Note : Un grand merci pour les nouvelles reviews et pour votre fidélité ! J'espère que ce chapitre ne s'est pas fait trop attendre et qu'il vous plaira !
Enjoy !
Chapitre 11 : Premier objectif et feu d'artifice
La troisième nuit de James à Azkaban fut interrompue par la voix mélodieuse de Rogue accompagnée d'un détonement sonore sortant de sa baguette magique :
- Debout, incapable !
Incapable, incapable…espèce d'enf…
James avait horreur d'être réveillé brusquement et encore moins par un individu pareil.
Pourquoi les réveillait-il de si bonne heure ? Attendez… c'était incapable ou incapables ? Peut-être n'était-il pas visé directement…
Il entreprit de se tourner vers la grille de sa cellule et reçut un Aguamenti en pleine face.
C'était trop beau d'espérer…
- Ça t'apprendra à te lever si tard, Potter. Ça te servira de douche pour aujourd'hui, ceux de ton groupe ont déjà pris la leur. Ne me regarde pas avec ces yeux, imbécile ! Je n'ai fait que suivre les ordres, ajouta-t-il dans un rictus de mépris devant le regard noir de James. Figure-toi qu'on m'a ordonné de laisser la Belle au Bois Dormant roupiller jusqu'à dix heures s'il le fallait. Pour récupérer de tes petits bobos…
Dix heures ? James n'avait pas dormi autant depuis de longues semaines ! À croire que la fatigue accumulée, couplée avec le choc de ses blessures et le nettoyage de la baguette de Dumbledore avaient eu raison de lui. Mine de rien, nettoyer une baguette était un exercice tellement minutieux qu'il requérait une concentration maximale, tant de l'esprit que des muscles…Mais…
- Mon groupe ? Quel groupe ? demanda-t-il alors avec surprise.
- Évidemment… soupira Rogue dans une attitude méprisante et supérieure. Il faut aussi que je te répète ça…
Comme si ça ne te plaisait pas de savoir quelque chose que j'ignore, c'est tellement rare pour toi… pensa James dont la mâchoire était encore crispée de rage d'avoir ainsi été réveillé.
- Si Monsieur s'était donné la peine de se réveiller à temps, il aurait appris que le directeur a décidé de faire des groupes de prisonniers. Il a soigneusement étudié tous vos dossiers et a réussi à former des groupes dont les membres ne se sont jamais rencontrés en principe. Tout ça pour éviter que des lavettes dans ton genre se fassent refaire le portrait… Ton groupe vient de sortir de la douche collective de la semaine et je suis donc venu t'offrir la tienne. Tu devrais me remercier, Potter, j'aurais pu te laisser dans ta crasse encore une longue semaine.
Rogue le fixa pendant quelques secondes, une expression de suffisance intense sur le visage alors que les dents de James étaient tellement serrées à présent qu'il craignait qu'elles ne se brisent. Satisfait de cette scène – un James dégoulinant, plus que furieux, mais impuissant –, Rogue sortit enfin de la pièce.
James essaya de reprendre peu à peu une respiration normale. Se calmer était la première chose à faire. Une fois quelque peu détendu, il alla se caler à sa grille du côté de la cellule de Franck et l'appela :
- Franck, t'es là ?
- Ouais. Ça va, toi ? Pas trop échaudé ? ne put-il s'empêcher de plaisanter.
- Très drôle, soupira James encore un peu à cran. Dis donc, c'est quoi cette histoire de groupes ? On n'est pas ensemble alors ?
- Eh non ! Mon groupe a pris sa douche avant le tien. Je n'connais aucun des détenus personnellement. Je les ai tous plus ou moins vus dans cette prison lors des repas collectifs mais bon, les conversations n'étaient pas vraiment mornille courante à l'époque.
- Hum…
James ne savait trop que penser de cette nouvelle réforme. Il aimait bien parler avec Franck et il avait l'impression de pouvoir lui être un peu utile, de lui remonter le moral en discutant avec lui. Mais, mis à part cela, cette nouvelle mesure impliquait que ni Franck ni lui ne se retrouvaient dans le groupe de Warrington.
- Tu sais dans quel groupe est La Vipère ? demanda soudain James.
- Je… Qu'est-ce que tu mijotes, James ? La dernière fois que tu as été lui parler tu t'es retrouvé en sang et inconscient je te signale.
- Oui, mais c'était à cause de Warrington. La Vipère n'a pas l'air aussi violent… juste un peu… dérangé…
- Sadique, sournois et opportuniste surtout, oui. Il fout les jetons ce mec ! Pourquoi tu veux tant lui parler ?
- C'est… ça serait vraiment trop long à t'expliquer, Franck. J'ai besoin de quelque chose que seul lui peut me fournir à l'heure actuelle. Je comprendrais très bien que tu ne veuilles pas m'aider mais… j'en ai vraiment besoin. Si tu pouvais juste me dire dans quel groupe il est, ça m'arrangerait déjà beaucoup…
- Ouais et après ? soupira Franck. Il est dans mon groupe, si tu veux tout savoir. Mais me demande pas de trafiquer quoi que ce soit s'il te plaît. Je… en temps normal, j't'aurais sûrement donné un coup de main mais là… je sors bientôt maintenant. J'ai pas envie de tout foutre par terre.
- Bien sûr ! Je ne te causerai aucun ennui, je… ne t'en fais pas. Merci pour les infos, Franck.
James retourna s'asseoir sur son lit. Il comprenait parfaitement la situation de Franck. Lui aussi se tiendrait à carreau s'il avait une femme qui l'attendait dehors. Enfin, une femme enceinte dont il était vraiment amoureux. Il ne pouvait donc pas lui demander un coup de main, ça serait égoïste. Et il y aurait bien trop de risques que La Vipère cafte. Il était hors de question que Franck en pâtisse à sa place. Il devait suivre son plan, seul, et trouver des solutions, seul, comme c'était prévu depuis le départ. Il entreprit alors de réfléchir à l'étape suivante de son plan. Celle-ci était encore loin d'être réglée mais voir plus loin lui permettrait de se motiver.
Vers midi, Rogue vint chercher un groupe pour se rendre au réfectoire. Désormais, ils iraient à tour de rôle dans la semaine, soit le midi, soit le soir, c'était plus facile à contrôler. James, qui avait espéré faire partie du groupe allant au réfectoire pour connaître ses nouveaux « compagnons », avait à présent hâte d'être de « sortie » le soir. Aussi fut-il étonné lorsqu'à son retour, Rogue appela son groupe à se former pour une petite excursion. Et sa surprise fut encore plus grande lorsqu'il s'aperçut de la destination : l'extérieur !
Bien sûr, les rafales de vent gelé n'avaient rien de très appréciable – au moins ne pleuvait-il pas – mais le fait d'être dehors, de voir la mer se déchaîner et de pouvoir bouger à l'air libre était très agréable. Les sourires qui se formaient sur les visages des autres détenus et leurs yeux éblouis en disaient long là-dessus. Avant de desserrer les chaînes invisibles des prisonniers, Rogue les informa des nouvelles procédures :
- Comme je l'ai dit ce matin à ceux qui ont bien voulu prendre la peine de se lever, le directeur a décidé de réorganiser des sorties à l'extérieur afin que vous ayez un minimum d'activité musculaire. Il a donc aménagé cet espace, délimité par des barrières magiques très puissantes, dans votre propre intérêt. Inutile de vous mettre en garde une fois de plus sur une quelconque tentative désespérée. Je resterai là à vous surveiller pendant une heure. Ceux qui le souhaitent peuvent… s'amuser avec ces objets moldus, ajouta-t-il en désignant de façon condescendante un ballon et un panier de basket flambant neufs. Les autres peuvent marcher ou, s'ils sont une fois de plus trop fainéants, s'installer dans un coin pour dormir, ajouta-t-il d'une voix doucereuse en regardant James qui resta sans réaction. Allez, dispersez-vous maintenant !
James s'avança de quelques pas le long du mur et entreprit d'observer cette aire de jeu. Ils étaient à l'opposé de l'entrée de la prison. À plusieurs mètres en face de lui, les vagues se fracassaient avec force sur les rochers abrupts. L'espace aménagé par Dumbledore devait être plus ou moins plat à l'origine mais on voyait clairement que certains rochers avaient été volontairement arrondis pour éviter tout accident. Ses yeux se portèrent alors sur la gauche, derrière Rogue, qui l'observait du coin de l'œil. James ne voulait pas paraître suspect, aussi s'avança-t-il vers le ballon délaissé par les autres sorciers. Oui, dès son arrivée, son regard avait été attiré vers la gauche mais il s'était retenu de montrer le moindre signe d'enthousiasme ou d'intérêt. Derrière Rogue se trouvait ce qu'il supposait être un cimetière de fortune. Les rochers avaient laissé place à du sable et plusieurs monticules pointaient. Cela en soi n'avait rien d'utile mais, comme dans nombre de cimetières, une végétation persistait dans ce climat humide et froid : des ifs. Malgré leur capacité à résister à ces conditions, ceux-ci ressemblaient plus à du bois mort qu'à des arbres. Mais du bois, c'était justement ce dont avait besoin James.
Il fit quelques dribbles tout en réfléchissant au moyen de se rendre de ce côté sans attirer l'attention de Rogue. Lorsqu'il tira un panier, ses côtes lui rappelèrent douloureusement qu'il devait y aller en douceur. Peu à peu, quelques détenus, voyant comment se pratiquait le basket, vinrent se joindre à lui. Cela lui permit de se tourner plus naturellement vers l'endroit qui l'intéressait. Rogue se déplaçait à présent, voulant bénéficier du meilleur angle de vue possible pour surveiller ses prisonniers.
Tout à coup, un détenu qui s'était avancé vers la mer pour s'isoler rencontra la barrière magique qui se mit à briller, montrant ainsi clairement qu'ils étaient enfermés dans une sorte de cube. Rogue s'avança alors vers lui pour le sermonner tandis que James observait le coin du cimetière. La barrière empêchait de s'y rendre mais quelques ifs se trouvaient dans l'aire aménagée. Avec un grand sourire, James reprit le jeu alors que les autres portaient encore leur attention sur Rogue, qui maudissait les incapables tout en réinitialisant la barrière magique. James en profita pour faire une passe trop forte à l'un des joueurs en direction des ifs et s'excusa en allant chercher la balle. Discrètement, il cassa une petite branche de bois qu'il glissa soigneusement sous l'élastique de son pantalon, au niveau de la ceinture, puis ramassa le ballon avant de le relancer vers les joueurs au moment où Rogue se tournait à nouveau vers eux. Il revint vers le terrain, se forçant à prendre un air ennuyé et essoufflé alors qu'intérieurement, une flamme d'espoir crépitait joyeusement en lui : premier objectif atteint.
oOoOoOoOoOo
De retour dans sa cellule, il ne tarda pas à entendre Franck l'appeler.
- Alors cette nouvelle « sortie » ? C'était bien ?
- Et comment ! Pourquoi tu ne m'avais rien dit ce matin ?
- Je pensais qu'une surprise te ferait plaisir. Après le réveil que t'avait infligé Rogue... Merde.
Franck se tut à l'arrivée d'un courant d'air glacé. Deux Détraqueurs venaient d'entrer dans la pièce et se dirigeaient vers la cellule de James dont ils firent glisser la grille. James mobilisa toutes ses forces à fermer son esprit lorsque ses geôliers le prirent chacun par un bras mais ne put s'empêcher de se demander ce qu'il se passait. Pourquoi le sortait-on de sa cellule ? Quelqu'un s'était-il rendu compte de ce qu'il avait fait ? Et pourquoi n'était-ce pas Rogue qui se chargeait de lui?
Arrivé devant la porte de l'infirmerie, ses craintes se dissipèrent quelque peu. Un Détraqueur ouvrit et le poussa vers l'intérieur. Il vit alors Lily, une lettre à la main, se figer, parcourue de frissons et le teint blême. Elle réussit à reprendre ses esprits et fit sortir des formes argentées de sa baguette magique, intimant ainsi aux Détraqueurs de se retirer. Encore sous le choc, elle mit plusieurs secondes à calmer les tremblements de ses mains.
-Lily, je… Ça va ? s'inquiéta James.
- Ou… oui, oui. Tout va bien. J'ai juste été surprise, je… Je ne pensais pas être interrompue maintenant et encore moins par ces… Pourquoi n'est-ce pas Rogue qui t'a amené ? demanda-t-elle en rangeant la lettre dans un tiroir.
- Aucune idée. À vrai dire, je me demande même ce que je fais ici.
- Ah… Eh bien… J'ai appris que ton groupe avait fait du basket alors j'ai demandé à Rogue de te faire venir ici après. Il m'avait dit que ça tarderait un peu parce qu'il avait d'autres occupations mais bon, il a trouvé une autre solution, ajouta-t-elle les yeux voilés, encore perdue dans ses sombres pensées. Je…
Quand elle croisa le regard inquiet de James, sourcils froncés, un léger sourire lui échappa. Elle se dirigea vers une boîte posée sur une étagère et en sortit deux carrés de chocolat. Elle en croqua un et tendit l'autre à James.
- Voilà, ça va mieux maintenant, ok ? Ce n'est pas à toi de t'inquiéter, ici, mais à moi. Tu n'aurais pas dû jouer au basket ! Je t'avais pourtant dit d'attendre encore quelques jours, non ?
- Oh ! mais tout est déjà réparé, ne t'en fais pas. Je n'ai eu aucune douleur… Aïe !
- Aucune douleur, hein ? J'ai à peine pressé mes doigts sur ton torse, Potter. Tous les mêmes… soupira-t-elle en se tournant vers une étagère.
- Potter… Pourquoi tu… ? murmura James pour lui-même.
Lily fit comme si elle n'avait pas entendu. Depuis leurs retrouvailles, elle s'était efforcée de ne pas l'appeler par son prénom. Autrefois, les élèves de Poudlard qui n'étaient pas des amis proches s'appelaient en général par leur nom ou évitaient d'avoir à prononcer leurs prénoms. Peut-être eux deux avaient-ils quelques fois échappé à la règle, en cours de potions quand ils étaient en binôme par exemple, mais Lily avait mis un point d'honneur à ne pas prononcer le prénom James depuis l'autre jour. Elle ne devait pas être familière avec lui, elle devait au moins donner l'apparence de se comporter comme avec n'importe quel autre détenu.
- J'ai bien fait de te faire venir, reprit Lily qui se tournait vers lui, un pot de crème à la main. J'ai pu acheter les ingrédients nécessaires pour fabriquer cette pommade depuis l'autre jour. Elle va s'imprégner et aller ressouder tes os pour de bon. Mais évite de te faire cogner dessus à nouveau ou de trop forcer encore pendant un ou deux jours. Ça reste tout de même moins efficace qu'une potion plus puissante.
- Oui, maman, lui sourit-il.
L'attitude si protectrice de Lily lui avait fait dire ces deux mots sans réfléchir, mais il regretta bien vite ses paroles. Lily se força à sourire mais se retrouva à nouveau comme absente, plongée dans ses pensées. Elle finit de lui appliquer la pommade, lui indiqua de rester allongé quelques minutes le temps que le produit soit bien absorbé et alla s'asseoir à son bureau. James l'observa discrètement, réfléchissant à ce qu'il devait dire, tâchant de comprendre la situation. Lily semblait hésiter à ouvrir le tiroir où elle avait rangé sa lettre. Finalement, elle se décida à prendre un parchemin vierge et commença à écrire quelques mots avant de les rayer. Elle ferma les yeux pour essayer de se concentrer, pour contenir ses larmes aussi, et se remit à la tâche. James regardait cette scène impuissant. Il aurait tellement voulu l'aider.
Une idée lui traversa alors l'esprit… Maman… c'était à l'évocation de ce mot que Lily avait changé de comportement. La lettre qu'elle tenait dans ses mains tout à l'heure avait-elle un rapport avec sa famille ? James se souvenait que la mère de Lily était morte lors de leur sixième année… Il s'était senti tout aussi mal à ce moment-là, incapable de l'aider tandis que ses amies l'entouraient. Alors, en désespoir de cause, il s'était rendu sur la tour d'astronomie en fin de soirée pour lancer un feu d'artifice. Il ne savait plus quand exactement, mais il avait un jour entendu Lily dire à une amie que sa mère adorait regarder ces lumières multicolores dans le ciel avec ses filles. Il s'en était rappelé parce qu'il avait imaginé un instant les grands yeux verts de Lily, baignés de milliers d'étincelles. Et puis Remus lui avait donné une tape un peu trop amicale sur la tête pour le sortir de ses rêveries. Par la suite, il avait toujours un peu espéré que Lily aie vu ce feu d'artifice et que cela lui avait remonté le moral. Peut-être que cette fois encore…
Il se leva doucement, attrapa un bocal vide avec un couvercle sur une étagère et s'approcha de Lily qui, les coudes posés sur son bureau, se maintenait à présent la tête entre ses doigts tout en se massant les tempes et en fermant les yeux. James hésita quelques secondes avant de faire ce à quoi il pensait. C'était tout de même risqué. Mais un regard vers le beau visage de Lily rongé par l'anxiété finit de le convaincre. Il déposa sans faire un bruit le bocal devant la baguette de Lily qu'il effleura en prononçant mentalement la formule magique. Aussitôt, des minis feux d'artifice explosèrent dans le bocal dans un détonement sourd. Lily releva la tête dans un sursaut et prit note de la scène, bouche bée.
- Pardon, souffla James avant de baisser la tête et de se mordre la lèvre inférieure, croisant les doigts pour que Lily ne signale pas cet acte de magie minime.
Lily l'observa un instant sans réagir, puis reporta son attention sur le feu d'artifice comme hypnotisée.
James venait de faire de la magie ? Comment avait-elle pu laisser faire cela ? Elle était complètement inconsciente de s'être ainsi laissée aller. Merlin ! D'accord, elle avait manqué de vigilance parce qu'elle se sentait en confiance avec lui. La situation ne démontrait d'ailleurs pas qu'elle avait tort. Il aurait pu faire n'importe quoi s'il avait été un vrai criminel. Mais au lieu de ça…
Elle leva à nouveau son regard vers James qui s'était remis à la contempler en silence.
- Alors, tu… tu savais ce soir-là ? En sixième année ? parvint à articuler Lily la gorge nouée, les larmes à nouveau au bord des yeux.
- Je… remis de sa surprise de ne pas être accusé, James se reprit. Oui. Je t'avais entendu le dire un jour et je… tu l'avais vu alors ?
- Humm, acquiesça Lily en retournant son visage vers le bocal. Merci. Pour les deux fois, murmura-t-elle… Je crois qu'il vaut mieux que tu partes maintenant. La pommade doit être bien absorbée, se reprit-elle en se levant et en essuyant ses yeux d'un revers de manche.
- Ça va aller, Lily ?
- Oui, oui. Merci. Je t'ai déjà dit de ne pas te faire de soucis. Ni pour moi, ni pour toi dans ce cas-ci, d'accord ? lui dit-elle en souriant pour lui faire comprendre qu'elle ne dirait rien.
- Bien mais…
- James ! le coupa-t-elle à bout de nerfs avant de s'apercevoir de ce qu'elle avait dit. Je… merci, mais ça ira, bredouilla-t-elle en rougissant un peu et en lui glissant un carré de chocolat dans la main avant d'ouvrir la porte sur les Détraqueurs.
Aussitôt James dehors après un échange de regards lourd de sens, Lily ferma la porte et s'y adossa en s'y laissant glisser le long.
Comment s'était-elle mise dans une situation pareille ? Elle était venue ici pour échapper à ses problèmes et voilà que, non seulement ils la rattrapaient, mais qu'en plus elle s'en créait d'autres. Être amoureuse de James n'était vraiment pas la chose qu'il lui fallait à l'heure actuelle. Pourquoi devait-il être aussi gentil avec elle ? Cela serait tellement plus simple s'il n'était pas aussi attentionné.
Les feux d'artifice attirèrent son regard, la plongeant peu à peu dans ses souvenirs…
Oui, cela serait tellement plus simple si elle n'avait pas la sensation qu'elle l'intéressait, s'il avait déjà quelqu'un dans sa vie…
Ah ! Je me suis retenue de noter « Croyait-elle.» à la fin, ça aurait fait un peu trop mélo, non ? J'espère que ce chapitre vous a plu ! J'ai mis du temps à l'écrire encore une fois.
