Hello everybody !!
Voilà enfin la suite de Dédale. En espérant que ce chapitre vous plaira autant que le précédent, nous vous souhaitons Olympe et moi une bonne lecture !
Chapitre 12 : Je te rends ton amour
Hermione s'habilla de très mauvaise humeur. Elle était angoissée, stressée. Elle préférait se pendre que de prendre son repas dans la grande salle. Elle ne voulait pas voir le manège de la pouffe de serpentard. La voir s'approcher de Ginny, lui susurrer des mots qui se voulaient tendre la révulsait. Mais apparemment, cela plaisait à Ginny.
Hermione était déçue. Comment une jeune femme aussi belle et intelligente que Ginny pouvait-elle s'intéressée à pareille groluche ? Etait-elle désespérée, désemparée à ce point pour sortir avec cet ersatz d'être humain ? Cependant, si Ginny en était arrivée à ce point, c'était entièrement de la responsabilité du jeune professeur, et à cette pensée, Hermione sentit les larmes coulées à nouveau sur sa joue.
Elle avait décidé de ne pas aller déjeuner. Voir Ginny se pavaner au bras de cette… serpentard lui était insoutenable, impossible, au dessus de ses forces. En plus, elle n'avait pas faim. C'était même le contraire. Elle se sentait incapable d'avaler quoi que ce soit. Une profonde envie de vomir l'assaillit. Elle se décida à aller voir Pomfresh, histoire de voir si l'infirmière pouvait lui faire passer ses nausées.
Pompom fronça les yeux en voyant le teint pâle, quasi vampirique de l'ancienne préfète.
- Bonjour professeur Granger, que vous amène-t-il ?
- Bonjour Madame Pomfresh… en fait, j'ai un sacré mal de ventre, et je suis incapable d'avaler quoi que ce soit…
Pompom fit asseoir Hermione et commença l'auscultation. Il s'avéra, au bout de quelques minutes, que la directrice de gryffondor souffrait d'une sévère baisse de tension (7 au lieu des 11 habituels), d'un manque de sommeil flagrant, conjugué à une crise d'anxiété, qui se traduisait par ses fameuses nausées.
Pomfresh essaya de faire dire au professeur ce qui n'allait pas, mais elle heurta à un mur. Elle lui préconisa deux bonnes heures de sommeil, au lieu d'aller en cours avec Flitwick. Hermione dut boire contre son gré une potion de sommeil sans rêve, et s'écroula sur l'oreiller. La dernière chose qu'elle vit, était Pomfresh appelant McGonagall par le biais de la poudre de cheminette.
Ce matin là, Ginny arriva la tête haute dans la grande salle, un grand sourire aux lèvres. Cependant, ce n'était qu'un jeu. Son esprit était toujours tourmenté. Le plan que lui avait proposé Rogue lui avait fait du bien,, mais en moindre mesure. Elle avait perdu cette petite étincelle qui l'habitait quand elle était amie avec Hermione.
En ne voyant pas son professeur à la table, elle fronça les sourcils d'inquiétude. Jamais Hermione n'avait raté un petit déjeuner. Et elle n'était jamais arrivée en retard non plus. Que pouvait-il se passer ? Elle s'installa près d'une de ses amies et commença à grignoter un toast en buvant distraitement un café. Quand McGonagall arriva, l'air grave, le cœur de la rousse rata un battement. Quelque chose lui disait que la directrice allait annoncer une mauvaise nouvelle. Et cette dernière concernait Hermione.
- Un peu de silence s'il vous plaît ! commença sèchement McGonagall. Le professeur Granger ne pourra pas assurer ses cours aujourd'hui. Mais sachez que ses heures ne seront pas de la permanence pour autant. Vous aurez tous des cours à réviser et dès son rétablissement, elle vous donnera une interrogation. Bonne appétit.
Ginny devint blanche et tourna la tête vers le professeur Rogue. Ce dernier n'avait pas l'air d'en savoir plus que ce qui venait d'être dit. Ginny finit rapidement sa tasse, ramassa ses affaires et sortit de la grande salle. Elle se retenait de courir en direction de l'infirmerie. Si Hermione n'assurait pas ses cours, c'est qu'elle était vraiment mal en point. Arrivée à l'infirmerie, elle tomba nez à nez avec Pomfresh. L'infirmière refusa de laisser entrer l'élève, le professeur Granger ayant besoin de beaucoup de repos.
Elle tourna donc les talons et se dirigea vers la classe de sortilège. A midi, elle retenterait d'aller voir son amie.
Quand Hermione ouvrit les yeux, elle se sentait toujours autant nauséeuse, mais plus reposée. Cependant, la lassitude qui l'avait envahie il y a quelques jours était toujours présente, et ne semblait pas vouloir partir. Elle voulut se redresser sur son oreiller mais une main l'en empêcha. La directrice de gryffondor tourna la tête et son regard croisa celui de Minerva McGonagall.
- Vous allez mieux Hermione ? demanda-t-elle.
Le jeune professeur acquiesça, mais la directrice de Poudlard fronça les sourcils. Pomfresh s'approcha et reprit la tension de l'ancienne préfète.
- Toujours aussi basse. Professeur Granger, vous allez devoir passer la journée alitée, voir même la nuit… commença l'infirmière.
- Mais… J'ai des cours à assurer ! objecta Hermione.
- Je ne tiens pas à ce qu'un de mes enseignants s'évanouisse en pleine classe. Ce serait du plus mauvais effet… coupa McGonagall.
Pomfresh eut un regard triomphant et s'éloigna. McGonagall s'approcha de son ancienne élève.
- Hermione… Vous savez que vous pouvez vous confier à moi… murmura Minerva en prenant la main de la jeune femme.
Hermione sentit les larmes couler sur ses joues. McGonagall l'attira à elle et le professeur de métamorphose se pelotonna contre son ancienne directrice et laissa aller le flot de ses larmes.
- Je ne sais pas quoi faire… Elle me hait… commença Hermione.
- Non, la rassura McGonagall. Loin de là… Je pense qu'elle veut vous rendre jalouse.
- Je ne veux plus la voir. Elle ne veut pas de moi, alors je lui rends mon amour. Je ne veux plus souffrir…
Minerva serra contre elle sa protégée. Elle ne l'avait jamais vu comme ça et cela lui faisait de la peine. Elle irait parler à Weasley. Il fallait réconcilier ses deux là, et au plus vite.
Au bout d'un moment, Hermione s'était endormie, appuyée contre la directrice de Poudlard. Cette dernière déposa l'étudiante doucement sur le lit et la couvrit jusqu'au épaule. Après avoir déposé un baiser sur le front de la jeune femme, Minerva sortit rapidement de l'infirmerie, bien décidée à en découdre avec Rogue. L'idée de mettre Ginny avec cette serpentard vulgaire venait de lui, elle en était sure. Cette pathétique comédie portait la signature du maître des potions.
