Chapitre 12
Et dire qu'en commençant cette fic je pensais juste me dégourdir les doigts !
Bonne lecture
Et merci à tous ceux qui me soutiennent !
Désolée pour le retard mais j'ai été un peu submergée ces derniers temps :S et j'ai un demi-millions de review à laisser !!! oo!
Bise
XXXXX
- Quatre, il faut que je te parle…
- oui ?
- je veux te dire pour Heero et pour moi…
- tu veux dire quoi?
- nous sommes ensemble. Tu n'es pas surpris?
- pas plus que le reste du campement !
- Quoi !
- tu n'es pas du genre discret cher frère ! Et tes vocalises vont faire entrer Heero dans la légende !
- hein !
- tu sais ce n'est pas moi qui te dira quelque chose ! Mais apparemment Heero est du même bois que son cousin…
Duo mâchoire à terre, rouge pivoine… dévisage son frère au visage impassible, terriblement sérieux hormis ce soupçon de sourire.
- je n'ai rien à dire sauf te demander de ne pas présumer de vos forces pour demain.
Quand soudain un garde demanda à voir Quatre en urgence.
XXXXX
Dans la tente proche de celle de Quatre qui sert d'infirmerie, il ne peut retenir un sentiment d'allégresse en voyant Wufei de dos tenant la main d'un homme étendu et dont il ne peut encore voir le visage.
- Wufei tu es revenu !
- oui mon prince !
- je suis heureux, et Zech ?
- il est blessé et affaibli mais il n'est pas en danger.
Quatre s'approche et découvre le prince héritier de Sanq étendu, amaigri avec des coupures sur son visage. Ça et là des bandages sont mis sur son corps. Ils sont en train de lui laver les yeux. Son regard dérive sur la main du prince qui serre inconsciemment la main de Wufei. Ce dernier le couve littérairement du regard.
- Wufei, je suis désolé mais il faut que nous parlions…
- oui prince je vous rejoins dans la tente de réunion
Quatre s'éloigne non sans voir Wufei se pencher et déposer un chaste baiser sur le front de Zech.
Son cœur se serre.
XXXXXX
Dans la tente de Quatre.
- Je suis heureux que ta mission soit un tel succès. J'envoie un message à Réléna immédiatement.
- merci Prince
- Ils lui ont fait du mal ?
- non, ils l'ont juste enfermé dans le donjon mais ils n'ont pas osé le toucher.
- comment as-tu pu le délivrer, un otage de cet importance devait être bien surveillé.
- pas vraiment, un grand désordre règne en ces lieux. Treize semble avoir complètement perdu l'esprit et son principal allié, Romfeller, est très malade.
- as-tu pu voir l'état de leur armée ?
- oui, mauvais, et surtout ils sont démoralisés.
- bien. Et pour les moyens d'accéder au château ?
- une petite voie conduit à l'arrière, elle est faiblement gardée car peu d'hommes peuvent l'emprunter en même temps.
- tout cela est bon et augure une fin prochaine de la guerre.
- oui prince
- Wufei, tu t'es illustré par ton courage et ta loyauté. J'aimerais que tu escorte le prince Zech dans notre royaume pour qu'il puisse y recevoir les soins appropriés.
- mais prince !
- pas de mais mon ami. Il est temps pour toi de goûter au repos. Nous nous reverrons, si dieu veut, d'ici quelques mois quand notre ennemi sera définitivement mis hors d'état de nuire !
- à vos ordres prince.
Wufei quitta la tente princière sous le regard absent de Quatre.
XXXXX
L'aube se levait sur le champs de bataille. L'armée était étincelante sous les rayons du soleil que pas un nuage ne venait arrêter. La journée serait belle, sauf pour eux.
L'armée d'Oz se tenait sur ses terres défendant le dernier bastion. Un général représentait Treize qui n'apparaissait pas sur le champs de bataille.
Quatre se tenait comme toujours en première ligne, son armure noire brillant sinistrement. D'un geste sur et élégant il prit un des simitar et le brandit. Chacun dans les deux camps retint son souffle, le moment était venu.
Il abaissa son bras et ce ne fut que fureur.
Mais contrairement à ce tout que qui était attendu, l'armée d'oz céda rapidement et les soldats commencèrent à fuir. Ils atteignirent bien vite le château qu'ils purent prendre sans presque coup férir.
Quand Quatre entra dans la salle du trône, encore à cheval, ce fut pour y découvrir un spectacle désolant. La salle était plongée dans la semi obscurité, les murs étaient tendus d'épais drapages en velours noirs.
Treize gisait au sol, la poitrine ensanglantée, un poignard enfoncé dans son corps. La mort l'avait figé ainsi, ombre de l'homme qu'il avait été, aigle foudroyé tombé sur le sol dur, avec ce côté grotesque des oiseaux privés d'ailes. Dans un coin une veille servante pressait sur son sein la princesse mariemeia. Les gardes avaient fui, tout était vide, froid.
Quatre donna des ordres rapides. De toute part, ses généraux l'informaient que les groupes de soldats se rendaient. Il ne restait qu'à pacifier le pays et la guerre serait enfin finie.
XXXX
Dans le château d'oz, on a allumer des bougies par dizaines pour éclairer la salle du Trône. Autour de la table amenée là pour l'occasion, Quatre et ses généraux font le point sur la situation.
- Quatre tu savais ! (Duo)
- Wufei m'avait donné quelques informations sur la situation exacte d'Oz
- mais tu ne nous as rien dit !
- je ne voulais pas affadir votre ardeur, elle était nécessaire à ma stratégie, la peur est une arme comme une autre.
- Que va-t-on faire maintenant ?
- La lourde tâche qui est la notre est encore loin d'être achevée ! Il faut pacifier le royaume et le réorganiser. Il reste la question de Romefeller, bien que je sois sur qu'ils ont déjà envoyé un émissaire pour faire allégeance, reste à savoir si le vieux Catalognia est mort ou pas et ce que nous allons faire de son unique héritière. Il faudra l'emmener avec nous en otage…
- non ! Mieux vaut mourir au combat ! (Duo)
Devant le cri du cœur du plus jeune prince les autres se mirent à rire de bon cœur, partagent avec effroi la penser de la supporter pendant le voyage du retour qu'ils aspiraient à être paisible sinon plaisant !
Quand le calme revint, on leur servit à manger, ils reprirent leurs discussions.
- je veux qu'on évite les pillages, la faim et la peur les pousseraient à se rebeller, posons nous en libérateurs…
- ce sera difficile, les hommes sont à bout et aspire à rentrer chez eux, récompensés pour ces trois années de sacrifices
- promettez leur de larges récompenses, mais la mort s'ils se font surprendre en train de piller !
- à vos ordres princes !
- et qu'allons nous faire de la petite princesse
- nous n'avons guère le choix, il faut la prendre avec nous, elle devra être éduquée au palais.
- Prince, combien de temps avant de rentrer chez nous ?
- nous partirons au fur et à mesure, je rentre dans quelques mois, le temps de désigner quelque un pour me remplacer ici.
- Prince, je sais qu'il est un peu tôt, mais j'aimerais avec votre accord rester ici, mes terres ancestrales se trouvent aux confins de ce royaume. (heero)
- Mais Heero! (Duo)
L'entrée d'un messager les interrompit.
- Prince pardonnez moi de vous déranger !
- ce n'est rien parles !
- Je porte un message de Romefeller, Catalognia est mort ! La princesse Dorothy demande allégeance et protection à votre altesse !
- bien tu peux te retirer et te reposer car demain il te sera remis la réponse.
- merci votre altesse.
- Mes amis, demain bien des choses nous attendent, je vous propose de prendre un peu de repos.
Ils quittèrent la salle et chacun gagna sa chambre avec l'aide de serviteurs terrifiés et soulagés à la fois.
XXXXX
Dans la chambre princière, Duo se tient prêt du feu en attendant qu'Heero sorte de la salle d'eau attenante. Le bruit de la porte sonne la fin de son attente.
- mon amour, pourquoi ne m'avoir pas parler avant de tes projets…
- Duo… je ne pensais pas te blesser, mais il est de mon devoir de m'occuper de mes terres, je ne suis pas un prince mais…
- je croyais que tu voulais être désormais être à mes côtés…
- c'est mon vœux le plus cher mais je dois accomplir mon devoir
- je me fous moi de mon devoir !
- ne dis pas cela
- pourquoi ?
Heero baissa les yeux devant l'intensité du regard violet, comment lui dire qu'il était à deux doigts de capituler, de se jetter à ses genoux, de l'étreindre jusqu'à la mort ne le surprenne… Mais comment être digne de lui sans le moindre honneur ?
Il ne l'avait pas sentit s'approcher, il sursauta quand les bras puissants l'emprisonnèrent dans la plus douce des prisons…
- Heero, je ne parle pas à la légère, je ne veux pas te quitter, je ne rentrerais pas, je resterais ici avec toi.
- Duo, les larmes dans les yeux, Heero l'étreignit de toutes ses forces. Mon amour, mon amour…
Ils s'endormirent étroitement enlacés, point d'encrage dans ce monde étranger.
XXXXX
Dans la chambre de Quatre.
Quatre se tenait à son bureau lisant une lettre venant de son épouse. Sally si douce, lui relatait avec subtilité les menus évènements de sa maison, lui donnant l'impression d'appartenir encore à une famille. Il entreprit de lui écrire, un léger sourire flottait sur ses lèvres.
XXXXX
Sur la route, Wufei veillait sur le prince Zehs. Il savait au fond de son cœur que c'était plus que de la loyauté, de l'amitié. Il avait été marié jeune, trop jeune avec une amie d'enfance. Il l'avait aimé mais sans passion, sans rien savoir. Mais cruellement, encore une fois, rien n'avait d'avenir.
Perdu dans ses sombres pensées, il sursauta quand il fut enlacé par le bras puissant de Zech.
- Prince
- Viens
Sans plus de paroles, il fut attiré par la prince tout contre lui. Son cœur battait si fort. Il fit une tentative pour se relever mais Zech l'en empêcha de toutes ses forces. Bien au contraire, il le força à s'allonger à ses côtés, le serrant de toutes ses forces. La fatigue le submergea bien vite et il s'endormit la tête enfouie dans son cou.
Wufei n'osait bouger de peur de le réveiller.
XXXXXX
Dans la salle du trône , le lendemain matin.
- Quatre, il faut que je te parles.
- oui entres
- merci, c'est pour Heero et moi
- oui ?
- Je veux rester ici avec heero
- tu veux t'occuper de l'administration et de la pacification de ces terres ?
- tu es prêt à ma laisser faire ?
- en tant que prince tu ne peux rester ici sans pouvoir et sans charges digne de ton rang. Je te fais confiance après tout tu es un des héros de la guerre…
Duo resta sans voix devant ce compliment inattendu, qui le touchait si fort, car Quatre était son frère mais plus que cela l'homme qu'il admirait le plus…
- merci…
- ne me remercie pas trop tôt, un travail ardu t'attend, et l'hiver est froid dans ces contrées. Il m'est d'avis que pour te réchauffer tu n'auras pas trop de soucis !
- Quatre !
Les deux frères se serrent dans les bras.
- tu pars quand ?
- dans deux ou trois jours, je commence demain à organiser le retour. Je te laisse deux régiments, composés pour la plupart de volontaires et quelques soldats raliés. Récompenses les avec des terres, tu t'en feras les alliés les plus sûrs.
- je ne manquerais pas de suivre tes sages conseils grand frère !
- alors il fera peut-être chaud cet hiver si le grand dieu de la mort lui-même obéit aux ordres !
Les deux frères rient de bon cœur, le premier rire vrai depuis plus de deux ans.
XXXXX
La journée se passe doucement, tout s'organise peu à peu dans ce pays appauvri et dévasté. Les populations rassurées contre le risque de pillage les accueillent plutôt en libérateurs, ce qui rend la tâche plus facile.
Duo peut voir de partout les fils de son frère, sa subtilité, sa puissance, un de leur ancêtre avait été qualifié d'universelle aragne, ce surnom lui allait à merveille. Duo avait mûri et appris suffisamment pour comprendre qu'il lui restait beaucoup à apprendre.
Le crépuscule aux couleurs magnifiques, de pourpres et de violet, comme il n'en avait jamais vu dans son pays natal, rendait le paysage si triste de cette région en un tableau irréel, inquiétant et magnifique, il était en train de tomber amoureux de ces terres lointaines.
Il entra dans sa tente, là encore un tout autre spectacle et non moins merveilleux l'attendait. Pendant une minute il pu admirer le corps de son amant à peine dissimuler par un pagne court. Sa peau de bronze luisait sous la leur des bougies, ses cheveux encore humide du bain, Heero était le plus désirable des hommes, et le prince sentit la lave couler au creux de ses reins. Comme au ralentit, Heero se retourna pour lui sourire, mais son sourire se figea, son regard se voila quand il vit le désir de l'autre.
Pas besoin de mots, la nuit était à eux.
Duo après l'avoir goûté encore et encore se demandait si un jour il pourrait être rassasié. Ses pensées s'envolèrent quand il sentit les lèvres de son aimé lui caresser sa nuque, ses mains calleuses entourant son torse, mesurant sa largeur, ce nouveau corps façonner par les années de vie militaire…
- je t'aime…
La voix d'Heero après l'amour, si différente…
L'avenir était soudain plein de promesses…
XXXXX
