DISCLAMERS : Les personnages ne m'appartiennent pas. Dans ma version Sirius n'est pas mort. Dumbledore non plus. Je ne tiens pas compte des tomes 5, 6,7.

RESUME : La guerre est de plus en plus proche. Harry retourne dans le passé, pour acquérir plus de pouvoir. Il doit les sauver, LE sauver.

RATING : M. Ceci est un Slash. Donc homophobe vous pouvez partir.

PARING: HP/SS, SB/RL …

ETAT : 12/25.

BETA : Jelyel (Chapitre corrigé.) Mais vu qu'il est prêt depuis déjà plusieurs mois je voulais vous le faire partager. J'espère qu'il vous plaira.

A tout vite.


Encore vraiment désolé pour le retard. J'ai eu une année 2014 assez chargée, mais aucune inquiétude: Je n'abandonnerais JAMAIS cette histoire! C'est mon bébé. LE chapitre 13 est presque fini et j'ai les grandes lignes des prochains. Je suis vraiment navrée !

J'espère que vous apprécierais ce chapitre.

Bonne lecture!


Dans les chapitres précédents : Harry débarque à l'époque de ses parents afin de gagner du temps pour s'entraîner en vue de la guerre qui se prépare. En moins d'une journée, il affronte les maraudeurs, Lucius et Bellatrix qui ne voient pas d'un très bon œil que le nouvel élève prenne la défense de Severus. Alexandre se rapproche comme il peut du jeune homme taciturne de Serpentard mais celui-ci met un terme à leur début d'amitié par crainte de ce que Voldemort ferait à Alexandre s'il l'apprenait. Alexandre se rapproche alors de Remus et Lily. Remus accepte de l'aider à s'entraîner et lui fait découvrir comment accéder à ses formes animagus. Mais un soir, Remus subit une transformation plus violente que les autres et son loup prend le dessus. Alexandre se voit alors obligé de l'empêcher d'approcher du château sous une de ses formes animales : un lion. Lily parvient à calmer Alexandre qui, pour survivre, a laissé ses instincts sauvages prendre le dessus. Mais en voyant sa mère Harry plonge trop profondément dans ses remords et ses souvenirs douloureux. Il plonge ainsi près de deux semaines dans le coma. Le passé demande de l'aide au futur pour sortir le jeune homme de son étrange sommeil. Ils envoient leur meilleur élément en Légilimancie : Severus. Il parvient à percer les défenses mentales d'Alexandre et le ramène dans la réalité. Une discussion avec les Maraudeurs a été faite, Alexandre a promis vengeance contre son père. Un début d'explication entre Severus et Harry à commencer. Severus lui a posé un pseudo ultimatum. Après s'être ignoré pendant plusieurs jours, la discussion eu lieu. Les sentiments ont été avoués et acceptés. En larme, Harry du laisser rentrer Severus à leurs époque. Après avoir affronté ensemble Halloween, Severus et Alexandre se sont promis de s'entraîner mutuellement pour progresser en magie. Noël et le nouvel an les ont enfin rapprochés. Severus a enfin pu reparler avec sa mère grâce au cadeau d'Harry. Les secrets ont été révélés. Une confrontation entre Lucius et Harry a eu lieu, ce qui a entrainé l'obligation de Severus de révéler la vraie identité d'Alexandre aux Gryffondors. Lucius ayant récupéré certains souvenirs a décidé pour son fils de rejoindre l'ordre du phénix.


Chapitre 12 : … s'impose d'elle-même.

Quand Harry ouvrit les yeux, il sut immédiatement qu'il s'était produit quelque chose d'important. Un tournant dans son voyage temporel. Mais il n'y pensa pas plus longuement tout de suite, car, pour l'instant, tout son corps était lourd et sa magie était encore faible. Bien présente mais faible. Elle avait arrêté de s'agiter dans tous les sens, elle parcourait son corps lentement comme elle le faisait toujours. Ses tatouages étaient revenus à leur place, même s'il sentait encore l'inquiétude de ses totems en lui. Ils savaient qu'il était sorti d'affaire. Cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas laissé ainsi submerger par les épouvantards. Severus avait vraiment des pouvoirs exceptionnels. Pour l'heure, le problème restait que ses pouvoirs servaient l'autre camp, même si plus tard il deviendrait espion pour l'Ordre. Or, le jour où sa couverture serait découverte, sa puissance ne serait d'aucune utilité contre un avada.

Il devait vraiment trouver un moyen de lui enlever sa marque quand il rentrerait dans son époque. Car oui, il devrait bientôt rentrer… Pour la première fois depuis qu'il était arrivé, il pensa à son retour, ce qui l'attendrait là-haut. Une boule au ventre se forma au fur et à mesure de ses pensées. Il allait bientôt devoir laisser le passé derrière lui, il allait bientôt devoir abandonner Severus, ainsi que sa famille. À cet instant, il se détesta d'avoir envie d'avouer la vérité à ses parents, de pouvoir profiter d'eux quelque mois encore. Il s'était fait la promesse de ne pas leur confier, alors pourquoi aujourd'hui cette envie était devenue si forte ? Pourquoi aujourd'hui il avait envie de courir vers les dortoirs des Gryffondors et de leur dire la vérité ? De leur crier : « Je suis votre fils ! » peu importe les conséquences ?

Mais il ne devait pas, la vérité serait trop dure.

« Je suis votre fils, mais vous êtes morts pour me protéger. »

Non, il ne pourrait pas faire ça, voir la tristesse dans leurs regards, détruire leurs rêves d'avenir. Ils étaient heureux sans savoir, ils garderaient un bon souvenir de lui en tant que camarade de Poudlard, le lion parmi les serpents. Rien d'autre. Juste ça.

Mais alors pourquoi cela lui faisait si mal ? Pourquoi son cœur lui soufflait de leur révéler la vérité ? Harry savait que les jours de ses parents étaient comptés. Il leur restait environ cinq ans à vivre. Il restait également à Sirius deux ans de liberté et à Rémus cinq ans de bonheur auprès de son amant avant de sombrer dans la dépression, le doute et au final retrouver l'amour quand Harry serait en troisième année. Harry savait tout qui allait arriver à ces personnes. Après la mort de ses parents, Severus deviendrait espion, Sirius serait enfermé en prison et Remus ferait le tour du monde pour oublier que sa vie avait volé en éclat, sans jamais cesser d'aimer Sirius ce qui le rendrait encore plus malheureux. Les deux maraudeurs allaient devoir attendre plus de douze ans avant de se revoir. Puis, ils allaient devoir attendre encore quelques années avant de prouver au monde sorcier que celui qui avait vendu les Potter n'était pas celui que tout le monde croyait mais Peter Pettigrow.

Les années à venir ne seraient que souffrance pour le reste du groupe. Jamais avant aujourd'hui, Harry n'avait réalisé cela, il n'arriverait plus jamais à les regarder dans les yeux en sachant tout cela. Au début c'était simple, il n'était qu'Alexandre Prince, mais depuis que Severus connaissait sa véritable identité, le poids de son secret était de plus en plus difficile à supporter.

Alors qu'il s'entrainait avec les maraudeurs, plusieurs fois il avait failli se vendre. Connaissant des sorts qu'il n'aurait pas dû connaitre, ayant des capacités qu'il n'aurait pas dû avoir. Sa facilité à lancer des sorts sans baguette, sa force physique acquise en s'entrainant avec Remus les veilles de pleine lune, seuls jours où Remus ne retenait pas ses coups. Mais tout cela, il l'avait acquis auprès de Sirius et de Remus dans leur futur à eux et dans son passé à lui. Il avait créé à lui seul une boucle temporelle, il était dans son futur mais toutes les personnes présentes autour de lui étaient dans leur propre passé. Il ne devait en aucun cas causer d'impair, les dégâts seraient trop grands et surtout trop imprévisibles.

Après ces réflexions, Harry décida de se lever ; il devait parler de tout cela à Severus. Il s'étira en sortant de son lit, faisant craquer ses os. Il s'habilla d'un t-shirt noir et d'un jean noir également. N'ayant aucune envie de se dissimuler sous son apparence de couverture, il sortit de sa chambre sous les traits d'Harry Potter.

À peine sorti de sa chambre, il se figea net, regardant tour à tour les personnes qui se trouvaient dans son salon. Sirius et Remus étaient assis sur le canapé, Severus, lui, était installé dans son éternel fauteuil et ses parents étaient assis sur le deuxième et dernier fauteuil qu'accueillait la pièce. Severus voulut le prévenir qu'il était en train de faire irruption sous la forme d'Harry Potter et non d'Alexandre. Mais avant qu'il ne puisse prononcer un mot, il fut coupé par ce dernier :

– Severus, que font-ils ici ? Demanda-t-il les yeux toujours rivés sur les Gryffondors, oubliant au passage qu'il n'avait pas repris son apparence d'Alexandre Prince.

La réponse ne vint pas toute suite, Severus réfléchissait à la manière de lui présenter les choses. Quant aux quatre personnes, elles étaient plus préoccupées par le fait de graver dans leur mémoire le visage d'Harry, mais surtout à chercher les yeux du jeune homme qui étaient toujours cachés derrière ses cheveux rendant la chose impossible.

– Harry, il s'est passé quelque chose que nous ne pouvions pas prévoir. Ils sont ici pour des réponses, déclara Severus faisant exprès d'utiliser son prénom pour le faire réagir.

Il se leva et se dirigea vers lui pour lui donner plus de courage.

– Comment m'as-tu appelé ? Réalisa-t-il, tournant son visage vers le Serpentard.

– Par le prénom que tes parents t'ont donné, répondit-il en le serrant dans ses bras.

Le jeune homme, ne voulant pas toute suite affronter cette nouvelle épreuve, se laissa couler dans les bras du Serpentard, se sentant immédiatement à sa place. Lançant un regard suppliant à son futur amant, Harry demanda :

– Explique-moi la situation, s'il te plait. J'ai encore les idées embrouillées.

– Te souviens-tu de notre entrainement ?

Harry lui fit un geste affirmation de la tête, il continua donc sur sa lancée.

– Après ça, tu as disparu sous ta forme d'animagus. Mais sachant que tes pouvoirs se mélangeaient à ton état d'esprit je suis parti à ta recherche, sachant pertinemment que si quelqu'un te croisait dans cet état et te provoquait trop, il risquait de voir ta véritable apparence. Alors j'ai couru à ta recherche, sauf que dans la précipitation j'ai rencontré ces quatre-là, expliqua-t-il en désignant d'un signe de main les quatre lions. Après quelques chamailleries, Lily m'a proposé d'utiliser la carte du Maraudeur.

A ces mots, Severus comprit qu'Harry venait de comprendre la signification de leur présence. Seul le véritable nom de la personne s'affichait. Si Severus s'était servi de la carte pour le retrouver, il avait dû donc utiliser son véritable nom et pas celui qu'il avait emprunté comme couverture. Severus put voir à cet instant la peur d'Harry au fond de ses yeux. Il lui caressa la joue pour le rassurer. Lui qui connaissait à peu près toute l'histoire, comprenait mieux que quiconque ce qu'il se passait dans la tête de son compagnon. Il devait être terrorisé, il devait se sentir trahi. Les pensées de son réveil revinrent à Harry. Alors c'était donc pour ça qu'il avait tant pensé à toutes ces choses.

– Je suis désolé, Harry. Je suis désolé de t'avoir trahi. Mais …

Severus ne put finir sa phrase que les lèvres du voyageur se posèrent sur les siennes. Le baiser était doux, rempli d'amour et de confiance. Ce genre de baiser qui pourrait rassurer n'importe qui sur les sentiments qu'Harry portait à Severus, se moquant complètement de choquer sa famille.

– Tu ne m'as pas trahi, Sev'. Tu m'as sauvé et permis de faire quelque chose que je redoutais de faire, déclara-t-il en lui souriant, ses yeux toujours fixés aux siens.

Le moment était venu, les mensonges allaient laisser enfin la place à la vérité. Il prit la main de son futur professeur de potion pour se donner du courage et se retourna vers sa famille, avec une détermination à toute épreuve. Finalement, le destin lui donnait l'opportunité de rencontrer et de partager de vrais souvenirs avec ses parents en tant que Famille et non en tant qu'amis. Le sourire aux lèvres, il regarda les lions et déclara :

– Enchanté, je me présente ; Harry James Potter, voyageur dans le temps. »

Les quatre lions n'en revenaient pas, le fils de James se trouvait devant eux, se présentant comme si de rien n'était. Enfin, rectification, il se présentait typiquement comme un maraudeur, avec franchise, les deux pieds dans le plat avec un sourire ravageur et espiègle. Il attendit que l'un des Gryffondors prenne enfin la parole. Mais il profita des derniers moments de silence avant longtemps.

Severus avait un rictus amusé. Le spectacle allait bientôt commencé. Il se demandait lequel des quatre allait prendre la parole jusqu'au moment où contre tout attente ce fut le loup qui parla.

– Enchanté Harry. Enfin, je suppose que je peux t'appeler Harry maintenant. C'est comme ça que James et Lily t'ont nommé à ta naissance.

Le rire d'Harry surprit tout le monde.

– Tu me feras toujours rire sans le vouloir, Rem' ! Tu me demandes sans réellement me demander si ma mère est bien Lily. Je suis né de deux purs Gryffondors, dit-il en soulevant ses cheveux laissant voir enfin la couleur de ses yeux.

Lily étouffa un cri et se blottit dans les bras de James, sous le choc. Ils avaient devant eux le fils de James et de Lily.

– Alors, oui, je suis bien le fils de James et Lily, je suis aussi votre filleul à vous deux. Je suis né le trente et un Juillet mille-neuf-cent quatre-vingt, déclara-t-il, le regard nostalgique.

Lily fut la première à bouger et vint prendre son fils dans ses bras, les larmes aux yeux. Elle fut vite suivie par James. Severus se décala pour laisser place aux retrouvailles, attendant la suite avec appréhension. Harry allait-il leurs révéler toutes la vérité ? Celui-ci se dégagea à regret de l'étreinte de ses parents, leurs indiquant leur place. Severus vint se placer à ses côtés pour le soutenir, lui soufflant un « je suis avec toi ». Maintenant, il devait prendre une décision qui changerait la donne. Harry se déplaça pour faire face à ses parents.

– Je pense qu'il est temps que je vous révèle certaines petites choses, déclara Harry, un sourire aux lèvres.

Les quatre Gryffondors attendaient les paroles d'Harry, pendu à ses lèvres et affichant une curiosité non-feinte.

– Il y a de cela dix-sept ans, ma famille et moi-même avons été attaqués par Voldemort. Cette nuit-là, il m'a marqué comme son égal, dit-il en montrant sur son front la cicatrice en forme d'éclair très visible, comme si celle-ci savait qu'Harry parlait d'elle. Cette marque, je la dois au sortilège de la mort. Si je ne suis pas mort cette nuit-là, c'est grâce à toi Maman. Tu éprouvais tellement d'amour à mon égard que celui-ci a contourné le sort. Après cette nuit, les choses ont été très vite. Voldemort étant mort, le monde sorcier s'est occupé de ses Mangemorts. Sans savoir qu'il avait survécu, possédant des corps d'ancien Mangemorts, se nourrissant de sang de licorne. Mais cela personne ne s'en doutait hormis quelques rares personnes qui n'ont jamais été entendues. Je l'ai rencontré pour la seconde fois en première année à Poudlard, et pratiquement chaque année de ma scolarité j'ai dû me battre contre lui. A l'heure actuelle, je suis également en septième année mais les choses commencent à devenir plus concrètes et j'ai eu besoin de temps pour pouvoir accumuler plus de pouvoir. Car il y a une prophétie qui nous concernent tous deux. Elle exprime très clairement qu'aucun de nous ne peut vivre tant que l'autre survit. Nous devons nous battre. Un combat à mort. C'est pour cela que le sort de la mort n'a pas d'impact sur moi. Et pour nous aider à nous tuer, nous sommes liés aussi magiquement, sa baguette est la jumelle de la mienne. Donc aucune de nos baguettes ne peut tuer l'autre. Voici, un rapide résumé de ma vie et des raisons qui m'ont poussées à venir dans votre époque. Certes, j'aurai pu aller dans son époque et essayer de le tuer quand il était encore adolescent, mais je ne veux pas me permettre de changer le passé. Je pense que vous avez des questions, mais sachez que je ne pourrai pas répondre à toutes, termina Harry, en les observant attentivement.

Sirius allait intervenir quand Lily eut un hoquet de stupeur. Elle regarda Harry comme si c'était la première fois qu'elle le voyait. Son visage montrait énormément de tristesse et de souffrance. Elle se leva et marcha en rond dans la pièce essayant de garder son calme, mais elle ne le pouvait pas. Une conversation avec Simon Rogue lui revenait sans cesse en tête.


Flash-Back

Severus se mit devant eux pour que tout le monde puisse l'entendre et, bien que le fait que les Maraudeurs soient présents l'énerve, il ne dit rien. Il n'était pas censé les connaître.

– Bien. Avant de vous expliquer ce que j'ai vu, je vais devoir vous informer de quelques petites choses sur Alexandre. Tout d'abord, Alex a perdu ses parents à l'âge d'un an, tués par un mage noir très puissant. Sa mère s'est sacrifiée pour lui. D'où le fait qu'il vous ait appelé 'Maman' quand il est tombé dans ce coma. Sachez, Mademoiselle Evans, que vous avez les yeux de sa mère. C'est pour cette raison que, sans le vouloir, il vous a sans doute associé à elle. Alexandre a été pris au piège dans un de ses rêves, il a vu et revu la mort de ses parents. Pendant deux semaines, il a couru après le temps. Quand je suis arrivé dans son esprit, il ne me reconnaissait plus. Ce n'était plus Alexandre Prince mais juste son enveloppe corporelle avec une idée fixe en tête : sauver sa mère. Je suppose que quand Alexandre s'est senti partir et qu'il a vu votre regard, il a tout relié ensemble et s'est piégé tout seul. Vous ne devez pas vous en vouloir, aucun d'entre vous ne doit s'en vouloir. Personne ne pouvait l'aider concernant cela. Si j'ai réussi, c'est parce que c'est moi qui aie initié Alexandre à l'Occlumancie. J'ai dû lui faire comprendre qu'il s'agissait bien de moi avant qu'il n'accepte de me laisser entrer dans sa tête. Quand nous nous sommes entrainés ensemble, nous avions mis au point une sorte de passe partout. Il a été créé afin que, s'il arrivait quelque chose à l'autre pendant un combat, celui qui resterait pourrait soit bloquer l'esprit de son coéquipier pour empêcher l'ennemi d'y pénétrer, si ce n'était pas déjà fait, soit pouvoir y pénétrer pour aider l'autre à s'en sortir. Alexandre est sujet à des cauchemars vraiment horribles. Il fallait donc qu'il soit un parfait Occlumens mais il y a des moments où les cauchemars sont trop forts, alors il essaye d'abandonner son esprit. Et dans ces moment-là, je dois intervenir. Une dernière information avant que je retourne au chevet d'Alexandre. Je ne pense pas que vous l'ayez mordu, Lupin. Donc arrêtez de vous inquiéter, ce n'était pas de votre faute. J'espère que j'ai répondu à toutes vos questions.»

Sur ces dernières paroles, Severus se retira dans un mouvement de cape.

Fin du Flash-Back


Elle avait déjà su la vérité quand Harry s'était fait attaqué par Remus, mais jamais elle avait cru cela possible. Mais avant de lui dire qu'elle savait qu'elle était morte ce soir-là, elle décida de le tester.

– Harry te souviens-tu de ton coma après ton combat contre Lunard ? Demanda-t-elle en sondant son fils de son regard vert qui lui fit comprendre quelque chose comme : « n'essaie même pas de me mentir ».

Le regard d'Harry se voila.

– Oui, je me souviens de ce moment-là, c'est toi qui as réussi à me faire reprendre forme humaine, répondit-il omettant exprès de ne pas parler de son rêve.

– Tu dois savoir également que Simon Rogue, ton cher professeur de Potion qui, si je ne me trompe pas n'est d'autre que Severus Snape dans le futur, est venu pour t'aider à te sortir de ton cauchemar, continua-t-elle, sans même se préoccuper des réactions de ses amis quant à la révélation de l'identité de Rogue, même le concerné ne le savait pas.

– Je me souviens qu'il m'a sorti de cet état. Sans lui, j'y serais encore, dit Harry ne voulant pas rentrer dans le jeu de sa mère.

– Harry te moques-tu de moi ? Severus nous a parlé après ça ! Il nous a dit de quel rêve tu étais prisonnier. Tu n'as plus besoin de nous mentir, je veux la vérité et je veux l'entendre de ta bouche ! cria-t-elle en colère, non pas contre son fils mais plutôt contre elle.

Elle aurait dû comprendre ce jour-là qu'Alexandre était son fils. Depuis le premier jour, il avait laissé des indices. Son combat contre son père et son parrain. Sa connaissance des maisons et des sorts que les maraudeurs avaient créés. Il savait que Severus était un Mangemort et pourtant il avait pris sa défense. Il ne faisait pas confiance à Malfoy et Miss Black. Et surtout… Surtout ses regards, chargés d'un amour inconditionnel envers les Gryffondors.

– Ce qu'a dit Severus était vrai. Tu es morte Maman ! Tu es contente ? Ça y est, je l'ai dit. Ce soir-là, j'ai perdu beaucoup. J'ai perdu mes parents, tués par Lord Voldemort. Car je suis l'enfant de cette stupide prophétie. J'ai été élevé par ta sœur et ton beau-frère. Ils me méprisaient, ils m'ont fait croire que mes parents étaient morts dans un accident de voiture ! Je ne connaissais rien du monde magique avant mes onze ans, au moment où Hagrid est venu me chercher pour m'emmener à Poudlard. Je ne savais pas que j'étais un héros pour eux, ou le survivant. C'est la vérité. »

D'un regard, Harry leur fit comprendre qu'il ne désirait pas être interrompu durant son récit. De toute façon, les Maraudeurs étaient présents quand Rogue leur avait parlé du cauchemar d'Harry. Ils avaient tous compris pourquoi Lily avait poussé à bout le jeune Serpentard. Car, maintenant, la vérité été connue de tous. Même s'ils avaient peur pour leur avenir, ils voulaient tous savoir. Trop de choses avait été dites pour qu'ils connaissent pas le fin mot de l'histoire. Alors ils firent ce que leur avait demandé le jeune Potter, ils ne dirent rien et attendirent la vérité.

– À mon entrée à Poudlard, j'ai été réparti chez les Gryffondors même si le Choixpeau hésitait avec Serpentard. Sauf qu'à onze ans et sans connaissance sur le monde magique, quand on vous dit que le meurtrier de vos parents et celui qui vous a fait cette cicatrice se trouvait à Serpentard, vous faites tout votre possible pour ne pas tomber dans sa maison. Je suis donc allé chez les Gryffondors. Mes premiers amis furent Ron Weasley et Hermione Granger. Hermione te ressemble beaucoup, Maman. Le soir de noël, j'ai hérité de ta cape d'invisibilité. Donc durant ma première année j'ai affronté pour la deuxième fois Voldemort. Lors de ma deuxième année, j'ai su que j'étais fourchelang et je me suis battu contre le basilic de Salazar Serpentard. Ma troisième année se passa plus tranquillement et c'est là que j'ai rencontré ou plutôt retrouvé Remus qui était mon professeur de défense et Sirius qui était en cavale, après avoir réussi à s'échapper d'Azkaban. Tu es le premier à avoir réussi par ses propres moyens et le seul. J'ai essayé de te retrouver grâce à la carte du Maraudeurs. Remus m'a appris à me servir du sort du Patronus et, je suis heureux de te le dire Papa, mon patronus est un cerf. Ensuite ma quatrième année fut rythmée par le tournoi des trois sorciers où j'ai participé en tant que quatrième sorcier. Un Mangemort avait mis mon nom dans la coupe. J'ai remporté ce tournoi mais durant la troisième épreuve, j'ai atterri dans le cimetière des Jedusor. Les Mangemorts étaient là et m'ont pris mon sang pour faire renaitre pour de bon Voldemort.

Durant tout le récit, les quatre personnes hoquetèrent de temps à autre, horrifiés et impressionnés par les aventures d'Harry.

– Je me suis de nouveau battu contre Tom, mais je n'étais pas assez fort et pour la deuxième fois de ma vie, ton amour maman m'a encore sauvé. Tu es sortie de la baguette de Voldemort pour faire diversion et j'ai pu m'échapper. Mais il avait réussi à tuer un de mes camarades. L'été entre ma quatrième année et ma cinquième fut horrible, le ministère ne me croyait pas, il ne voulait pas savoir que Jedusor était de retour. Ils ont attendu la fin de ma scolarité où je me suis encore une fois battu contre Tom dans le ministère et où Tom a réussi à prendre possession de mon corps grâce à la cicatrice. Mais j'ai réussi à le combattre. J'ai dévasté le bureau de Dumbledore après avoir su la vérité sur ma survie, c'est-à-dire la prophétie. Et ma sixième année a été peuplé de plusieurs combats contre des Mangemorts et un entrainement intensif de défense durant lequel Remus, Sirius et Severus ont été mes professeurs. Et encore un petit combat contre Voldemort. Mais je n'étais toujours pas assez fort. Alors d'un commun accord avec Albus, nous avons décidé de m'envoyer dans votre époque pour que je puisse me performer et surtout que je puisse faire des recherches sur la marque des ténèbres. Car, étant donné qu'à partir de ma quatrième année Tom et moi partageons le même sang, je sais que je peux enlever la marque. Mais avant de pouvoir le faire, il me faut plus de renseignements.

Harry souffla un bon coup, revivre cette époque n'était pas évident pour lui.

– Maintenant vous savez tout, vous savez pourquoi je suis là, pourquoi je savais tant de chose de ce château et de ses maisons. Pourquoi j'ai pu si facilement vous battre. La seule chose que je n'avais pas vraiment prévue c'est de me retrouver contre Lunard un soir de pleine lune et surtout de vous avouer la vérité. Parce que je suis désolé de vous le dire, je ne changerai pas le passé. Même si maintenant vous savez tout ça, j'ai gardé certaines choses sous silence. Mais sachez bien que je vous aime, que j'aurai tout donné pour vous avoir près de moi. Mais je ne peux pas sacrifier la vie des personnes qui comptent sur moi pour vous sauver. Je suis vraiment navré, j'espère que vous parviendrez à me pardonner, déclara-t-il, les yeux baissés.

Après cette explication, les questions commencèrent à fuser dans tous les sens, chacun voulait savoir quelque chose. Harry et les quatre autres personnes passèrent toute l'après-midi à parler de leur futur/passé. C'est à ce moment-là qu'Harry décida de tout révéler ou presque. Il leur confia la quasi-totalité, se promettant qu'il lancerait un sort d'oubli quand il partirait en Juin.

Le futur ne sera jamais changé.

Plusieurs jours étaient passés depuis les révélations d'Harry. Après cela, Severus avait été voir en cachette le directeur de Poudlard. Il devait lui parler d'une chose très importante. Quand il entra dans le bureau, le directeur et le phénix étaient là à l'attendre, sans qu'il ne sache comment ils avaient pu deviner. Snape parla, lui exposant certaines choses, essayant de convaincre le directeur. Une fois son discours fini, les deux hommes discutèrent pendant plusieurs minutes. Severus ne le vit pas mais, quand il sortit, les yeux du vieil homme pétillaient comme ce n'était pas arrivé depuis longtemps. Il se dit alors qu'Harry Potter faisait de vrai miracle depuis qu'il s'était parachuté dans cette époque et que, peut-être, la guerre finirait avec pour gagnant la côté de la lumière.

Quand à Harry, celui-ci savourait sa septième année. Ses entrainements avec Severus et les Maraudeurs portaient ses fruits, il sentait sa magie augmenter considérablement. Il s'était mis d'accord avec le Serpentard pour en apprendre plus sur la magie noir et en contrepartie, il l'aiderait avec la magie blanche. Mais Harry n'avait pas pensé que la magie noire demandait autant d'efforts. C'était une magie brute, sauvage qui ne se laissait pas facilement apprivoiser et manipuler. Elle combattait sans cesse la magie Blanche qui était présente partout dans le corps d'Harry. Celui-ci avait appris que la magie noire était égoïste, dominante et forte au contraire de la blanche qui était généreuse, soumise et douce. Mais il devait trouver, parvenir à la parfaite combinaison. Il devait devenir le nouveau yin et yang de la magie. Ne plus avoir peur de la noire, ne plus préférer la blanche. Voldemort avait privilégié les ténèbres, Dumbledore, quant à lui, avait choisi la lumière. Lui serait le juste milieu, un sorcier gris. Ni blanc ni noir, juste gris.

Severus arriva au point de rendez-vous des Mangemorts en ayant parfaitement bloqué son esprit. À partir de maintenant, son rôle n'avait plus les mêmes enjeux. Aujourd'hui il était devenu espion pour Dumbledore.

Même si à la fin de l'année, il allait l'oublier et qu'il trahirait les Potter. Mais il le redeviendrait pour le petit Potter. Harry. Ce serait toujours pour Harry.

Harry lui avait donné le courage de faire ceci et il espérait ne pas à avoir regretter sa décision. La réunion se passa sans problème jusqu'au moment où le sujet d'Alexandre Prince revint sur le tapis.

– Mon cher Lucius as-tu des nouvelles à m'apprendre sur ce Prince, susurra Voldemort, rapprochant son jeune visage du blond.

– Je sais que ce traître à son sang a d'énormes pouvoirs qu'il a du mal à cacher quand ses émotions sont trop fortes. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il est plus fort que vous, Maître, mais il a un réel potentiel qui pourrait vous être utile, expliqua le futur lord Malfoy.

– Seul moi peux juger de cela. Endoloris, cracha le Seigneur des Ténèbres.

Lucius était couché à terre, affligé du doloris. Severus savait que le moment était venu de protéger son plus grand secret. Harry.

– Et toi mon cher Severus, où en es-tu de ta mission ? Siffla l'homme serpent.

– Je m'y emploie, mais je pense que Prince ne voudra jamais faire partie de vos fidèles. Il se moque éperdument de ce qu'il se passe ici. Il a décidé de repartir à la fin de sa scolarité en France, apprit-il au Seigneur.

– Fais-le changer d'avis, séduis-le ! C'est un ordre et avant la fin de l'année scolaire je le veux devant moi, rampant et suppliant pour sa vie, est-ce clair ? Ordonna le lord noir.

– Très, Maître.

Il reçut bien évidement un doloris, mais il savait qu'il pourrait tout endurer pour son compagnon.

Comme à chaque fois qu'il rentrait d'une réunion, il se dirigea vers la chambre d'Harry. Celui-ci l'attendait en faisant les cent pas. Une fois sa porte ouverte, il se précipita vers Severus, le rattrapant de justesse. Il le dirigea vers le lit où il le fit s'assoir et commença à le déshabiller pour pouvoir le soigner par la suite. Pour détendre l'atmosphère, Harry lui parla de sa journée, des progrès qu'il avait faits en s'entrainant avec sa mère. Severus lui ne parla pas et se contenta d'écouter la voix de son Serpentard. Les soins avaient été vite finis, mais il ne se rhabilla pas. Il prit le voyageur dans le temps dans ses bras et s'allongea sur lui, le couvrant de baisers. Il avait peur pour lui, cela se voyait, mais il ne disait rien. Harry se laissa aller dans les bras de son bien aimé, se laissant cajoler. Il aurait pu rester comme ça pendant plusieurs heures s'il n'avait pas senti la main de Severus passer sous son pantalon. À ce moment-là, il sut qu'il s'était passé quelques choses d'inhabituel durant la réunion. Jamais encore Severus n'avait fait un geste dans cette direction-là. Les baisers oui, les caresses légères également mais pas prononcés. Il prit sur lui et arrêta la main de son compagnon.

– Que s'est-il passé Severus ? Tu n'as jamais réagi comme ça avant. Dis-moi, ordonna-t-il.

– Le Maître te veut dans ses rangs.

– Ça je le savais déjà, tu m'en as déjà parlé.

– Il m'a demandé de te séduire.

– Ça c'est déjà fait, quoi d'autre Severus ? Dis-moi la vérité, s'il te plait, supplia Harry.

– Je suis devenu un espion pour l'ordre du Phénix.

La bombe était jetée. Harry n'en revenait pas, il se souvenait que son professeur de potion était devenu espion à la mort de ses parents mais pas avant. Il resserra ses bras autours de lui, de peur de le perdre.

– Pourquoi Sev' ? Pourquoi avoir fait cela ? demanda le lion, même s'il se doutait déjà de la réponse.

– Pour toi, ça sera toujours pour toi, souffla Severus.

– Merci, mon amour.

Il ne rajouta rien, il savait que c'était la décision de Severus et il était mal placé pour faire la moral à quelqu'un.

La soirée se passa entre deux eaux, pas une seule fois ils ne se quittèrent, mangeant ensemble dans l'appartement du voyageur et dormant ensemble. Ils ne discutèrent pas beaucoup, ce soir-là. Trop assommés par la nouvelle. Cela changeait la donne pour Harry et il le savait. Il laissa son esprit voyager vers son professeur de potion qui était toujours à son époque et se félicita de lui avoir donné le pendentif.

Après la nouvelle de Severus, Harry s'enferma le lendemain dans la bibliothèque de Poudlard. Il pouvait se le permettre sachant qu'il ne suivait pas les mêmes cours que ces camarades. Une dizaine de livre se trouvaient devant lui, certain ouverts et d'autres encore fermés. Un parchemin à sa droite et un livre à sa gauche, il venait de trouver un passage très intéressant.

Le signe d'appartenance est très peu connu. Il est dit que le symbole utilisé représente le Maître (ici celui qui marque l'autre). Il était très souvent utilisé durant le temps des Chevaliers et du Moyen-Age, sur les animaux ou alors sur les vêtements. Montrant à qui voulait le voir, à qui nous portions allégeance. Les chevaliers de la table ronde portaient l'insigne de leur roi Arthur. Dans le monde magique, ce symbole est toujours utilisé. Par exemple, les quatre fondateurs de Poudlard ont chacun leur symbole qu'ils apposaient chaque année aux nouveaux élèves. Il est très rarement utilisé au niveau magique, car très puissant. Par exemple le compagnon d'un loup garou aura automatiquement après leur union le signe d'appartenance du loup qui ne pourra être détruit qu'à la mort de ce dernier. Par contre, si un sorcier en marque un autre les conséquences peuvent être terribles. Il s'agit de la soumission du marqué envers le marqueur, à l'exact opposé des créatures magiques qui marquent leur âme sœur. Cependant, il est possible de trouver un remède pour enlever la marque. Il faut que le sorcier lui-même enlève la marque où alors un sorcier de force égale mais qui donnerait au marqué une nouvelle marque […].

Harry reposa le livre, il venait de trouver une solution. Il savait que les personnes que Voldemort avait marquées après sa quatrième année pourraient enlever les marques sans qu'on ne leur en appose une autre, vu qu'ils partageaient le même sang. Par contre pour des personnes comme Severus et Lucius, il serait obligé de changer leur marque. Il fallait qu'il réfléchisse sur ce point-là. Aujourd'hui, il aurait vraiment eu besoin d'Hermione. Mais la jeune fille était à leur époque et pas ici auprès de lui. Il fallait qu'il en parle a quelque, pas Dumbledore, il n'avait pas confiance en l'homme de cette époque. Harry était en train d'écrire tout ce qui lui passait par la tête quand une main lui frôla le visage. Il se retourna et rencontra les mêmes yeux que les siens, deux émeraudes.

– Lily, que fais-tu là ? Tu n'as pas cours ? Demanda-t-il en souriant.

– J'ai fini avant les autres la potion que l'on devait faire, alors je suis venue à la bibliothèque pour y lire quelques livres quand je t'ai vu, un air soucieux au visage. Voudrais-tu m'en parler ? expliqua la mère d'Harry en s'asseyant à ses côtés.

– Tu ne pouvais pas mieux tomber. J'ai besoin de toi sur ça, dit-il en lui tendant le livre et son morceau de parchemin.

Même s'ils n'étaient que tous les deux dans la salle, les murs de Poudlard avaient des oreilles et il préférait cacher ses découvertes pour l'instant.

– Tout cela a l'air fabuleux, Alex. Tu penses pouvoir y parvenir ? Demanda sa mère, les yeux pétillants.

– Je pense que je pourrai y arriver, mais pour cela il faut que je trouve ce qui dit pendant le marquage.

– Tu devrais peut être demander à Severus qu'il te montre ses souvenirs.

– C'est impossible Lily, la douleur est telle que les personnes marquées ne se souviennent plus de ce que dit Tom et, en plus de cela, je le soupçonne de lancer le sort en fourchelang, déclara Harry.

– Alors comment comptes-tu faire ? Interrogea-t-elle.

– Je compte le laisser essayer de me marquer, lâcha-t-il.

Lily laissa un cri d'effroi franchir ses lèvres.

– Mais, tu ne peux pas, c'est trop risqué ! Tu vas finir par devenir Mangemort, craqua-t-elle, des larmes dévalant son doux visage.

Harry caressa sa joue, un léger sourire aux lèvres.

– Il ne peut pas réussir à me marquer. Il m'a marqué comme son égal il y a des années de cela. Sa marque des ténèbres ne peut rien faire contre moi, je t'assure. Par contre j'aurais besoin de toi. A la prochaine réunion, je voudrais que tu gardes Severus loin de moi. Je veux que tu l'empêches d'y aller. Promets-moi d'essayer de le retenir et surtout que tu garderas tout cela pour toi. S'il te plait, Maman, finit-il en murmurant ce dernier mot.

– Je ferais mon maximum, Ha … Alexandre, promit-elle, abattue.

– Merci.


Année mille-neuf-cent quatre-vingt-dix-huit.

L'ordre du phénix et les Mangemorts se faisaient face au Ministère. Les sorts fusaient. Personne ne voulait abandonner le territoire. Les hommes du Seigneur des Ténèbres étaient là pour prendre possession des détraqueurs, quant à l'Ordre, eux, se battaient pour empêcher cela. Plus la bataille avançait et plus l'Ordre comprenait que la grande bataille allait bientôt arriver. Tout le monde se battait pour aider Harry, il allait bientôt revenir. Encore deux semaines à tenir et il serait là pour les aider. Personne ne savait ce qu'il était devenu, même ceux qui récupéraient leurs souvenirs petit à petit ne connaissaient pas tout. Seule Lily Potter aurait pu leur répondre mais elle n'était pas là et n'en avait parlé à personne.

Les Mangemorts perdaient du terrain, se faisant doucement repousser par l'ordre. De leur côté, les deux Malfoy et Severus faisaient leur possible pour lancer des sorts aux sous-fifres de Voldemort sans se faire voir. Mais ce que personne ne put prévoir se fut la lueur violette qui se dirigea vers Severus et qui le toucha, le faisant tomber à terre. Un cri de pure douleur sortit de sa bouche, le Sectumsempra venait de le toucher. Il vit juste Macnair lui sourire cruellement, avant de sombrer dans les Ténèbres. Draco, qui avait vu la scène, se dirigea vers son parrain à toute allure pour lancer le contre-sort en même temps que Remus lançait un avada sur Macnair.

Quand Draco arriva vers son professeur de potion, il fut subjugué par ce qu'il voyait. Le pendentif brillait pour la première fois depuis qu'il l'avait vu au cou de Severus, et autre chose le choqua. Les marques du sort disparaissaient du corps de Severus et quand celles-ci furent parties, il posa ses doigts au niveau du cou pour chercher le pouls de Snape. Il était vivant, son pouls était régulier. Il n'y avait plus de sang autour Severus. Harry avait réussi.

Merci Harry, tu lui as sauvé la vie. J'espère que tu arriveras à sauver la tienne.

La bataille n'était pas finie, il devait continuer à combattre.

Au même moment, à l'époque des Maraudeurs.

Harry était dans son appartement, attendant Severus tout en discutant avec Lily. Ils avaient mis en place un plan infaillible pour résoudre le problème de la marque des Ténèbres. Harry sentit la présence de Severus et quand il se leva pour lui ouvrir, il sentit une vive douleur dans tout son corps. Il tomba à terre, suffoquant et Lily se précipita vers son fils.

– Harry ! Cria-t-elle, ne sachant pas quoi faire.

C'est à ce moment-là que Severus entra dans la pièce, s'immobilisant quand il vit son compagnon à terre. Il réagit très vite, comprenant quel sort venait de subir Harry. À peine le contre sort fut formulé, que le sang d'Harry retourna dans son corps, les cicatrices se refermèrent mais laissèrent de nouvelles marques. Le Serpentard et la Gryffondors purent entendre quelques mots de la part d'Harry avant que celui-ci s'endorme.

– J'ai réussi, ça a marché, lâcha-t-il, le sourire aux lèvres.

Année mille-neuf-cent quatre-vingt-dix-huit.

Dans les appartements du Maître des potions de Poudlard, deux hommes se faisaient face. Un homme aux cheveux d'un blond plus clair que le blé et un homme aux mèches noir comme les corbeaux.

– Severus, je te préviens, si tu enlèves ce pendentif, Harry ne te le pardonnera jamais, cracha Draco, sa baguette pointée sur son professeur de Potion.

– Non mais il est devenu complètement fou ! Tu as vu le pouvoir de ce pendentif ! hurla à son tour le professeur de potion, perdant son self-control.

– Bien sûr que j'ai vu que ce pendentif a fait. C'est Harry et moi-même qui l'avons créé. Il a voulu le faire spécialement pour un moment pareil. Regarde ! Le sort n'avait même pas fini de t'atteindre qu'il avait déjà commencé à disparaître, lança Draco, passant certaines choses sous silence.

– Ne me prends pas pour un imbécile Draco, un sort ne peut pas disparaître comme ça et TU le sais ! Où a-t-il atterri ? Questionna sèchement Severus.

– Sur Harry, le pendentif est relié à Harry. Tant que tu as le pendentif autour du cou, il ne peut rien t'arriver, révéla le jeune Malfoy.

– Tu te fous de moi, Draco, dis-moi que tu te moques de moi, là ! Cracha Severus.

– Non. Simple, court et précis, dit Draco tenant toujours tête à son parrain.

– Tu es en train de me dire que tout sort qui me sera destiné sera automatiquement redirigé vers Harry ? S'énerva l'ancien Serpentard, ne faisant même plus attention au fait qu'il utilisait le prénom d'Harry et non son nom.

– C'est tout à fait ça.

– Êtes-vous devenu fous ? Tu te rends compte que si, par exemple, je venais à me prendre un Avada ce serait Harry qui le prendrait ?! hurla de nouveau l'espion.

Draco ouvrit la bouche pour répliquer mais il s'arrêta. Il n'avait jamais pensé à cela. Harry avait fait en sorte que tout sort d'attaque ou tout acte de torture ne touche pas Severus. Avait-il aussi pris des dispositions pour l'avada ?

– Je n'y avais pas pensé, murmura Draco, effrayé.

– Je m'en doute bien, votre dévotion pour que je reste en vie est plus qu'appréciable, mais tu comprends pourquoi je ne peux pas le garder autour du cou. Je ne peux pas me permettre qu'on puisse tuer Harry à travers moi, avoua doucement Severus, ému malgré lui du geste de ces deux personnes.

Il posa sa main sur le pendentif pour l'enlever, mais quand il essaya il n'arriva pas. Un sort le protégeait. La voix d'Harry s'éleva dans les airs.

Une fois passé, tu ne pourras pas l'enlever tant que je ne l'aurai pas décidé.

Il avait vraiment pensé à tout. Une sueur froide passa dans le corps de Severus. À partir de ce moment-là, il devait rester loin de tout combat.


J'espère que ce chapitre vous a plus et que vous avez réussi à le lire a travers les fautes. Donnez moi vos avis.

JE vous dit à tout vite pour le chapitre 13 et sans doute le premier lemon d'Harry et Severus =)

Juste une question: Aimez-vous les M-preg?

Shade Dreams