Chapitre 11 : une amitié grandissante

Le jour précédant les pleines lunes. Van était perché sur Escaflowne et il réfléchissait lorsque la voie de Salia le tira de ses pensés.

« Bonjours Van ça va mieux ce matin ?

_ Je vois que Merle en a encore trop dit. Oui ça va parfaitement bien.

_ Vous n'étes qu'un piètre menteur votre majesté. Si vous alliez aussi bien que vous le dîtes, vous ne seriez pas assis sur l'épaule de votre guymélef. Allons va y dit moi donc ce qui ne va pas.

_ C'est personnel.

_ Un problème avec Hitomie.

_ Non…

_ C'est ce soir que tu la revois n'es-ce pas ?

_ Oui.

_ Bon alors tout va bien de ce coté là. Tu es inquiet à cause du roi Koschin et de l'occupation de Gilker.

_ C'est vrai que les problèmes que cela engendre commence à m'énerver plus qu'autre chose.

Personne ne veut y mettre de la bonne volonté. A part le capitaine Tullit et le seigneur Urmel, et encore il rencontre beaucoup de résistance.

_ Je croyais le peuple au bord du gouffre.

_ Oui mais c'est un peuple fier comme leur roi. Ils ne veulent pas d'aide gratuite d'un autre coté, il y a mes ministres qui tirent aussi la tronche. Si bien que pour contenter tout le monde j'ai dû déclarer que tout ce qui serait produit, durant cette année à Gilker seraient envoyés à Fanélia, c'est une sorte de payement. Enfin ça à l'air de mettre tout le monde d'accord.

_ Alors plus de soucis.

_ Plus de soucis majeurs de ce côté enfin pour le moment.

_ Alors voyons ailleurs. C'est donc l'attitude du roi qui te gêne Merle m'a dit que vous vous étiez battu hier.

_ Elle parle vraiment trop celle-là. C'est vrai que l'attitude du roi me mettait dans une situation délicate mais depuis hier il n'a pas bougé un sourcil et semble s'être fait une raison.

_ Bon alors tu vas me dire ce que tu fais percher là-haut si tout vas bien.

_ Je réfléchissais.

_ Il y a des endroits plus confortables. Tu as refait un cauchemar ?

_ Mais dis- moi ce n'est pas un peu fini cet interrogatoire ?

_ Je continu tant que tu ne me dis pourquoi tu es là-haut.`

(Van sauta d'Escaflowne) _ Je n'y suis plus fin de l'interrogatoire.

_ Si tu crois t'en tirer aussi facilement.

_ Je n'y crois pas j'en suis sûre. Au fait qu'es-ce que tu fais ici ?

_ Une idée de Merle.

_ A oui ?

_ Elle pense que Mirta à besoin d'un peu de compagnie et comme elle est de plus en plus prise surtout avec ses cours de médecine. Elle a pensé à moi, surtout que cela me permettrait de revenir au palais. Et comme mon père est en voyage…

_ Ce n'est pas une si mauvaise idée que cela.

_ Alors je commence quand ?

_ Toi alors ! tu es vraiment pleine d'enthousiasme, quoi qu'il arrive.

_ C'est pour cela que l'on m'apprécie. Enfin tous excepter mon père.

_ Bien alors je vais vous présenter immédiatement.

_ Je vous suis ordonné seigneur et j'obéis.

_ Dans ce cas en avant marche esclave.

_ Esclave !

_ Cela ne te convient pas.

_ Pas le moins du monde.

_ Alors si ma chère sœur voulait bien se donner la peine.

_ A c'est mieux nettement mieux. »

Mirta était en train de lire lorsque Van et Salia demandèrent à entrer.

(Mirta) « Bonjours majesté, que me vaut l'honneur de cette visite matinale.

(Van) _ Bonjours Mirta, Je voulais juste te présenter une amie Salina de Frouille.

(Salia) _ Bonjours Princesse.

(Mirta) _ Bonjours.

(Van) _ Merle a pensé qu'un peu de compagnie vous ferait du bien et Salia a accepté. J'espère que vous vous entendrez bien.

(Mirta un peu surprise) _ C'est que…

(Salia) _ Laisse nous un peu faire connaissance avant de balancer les choses ainsi, allez laisse nous, maintenant que tu as bien mis les pieds dans le plat. L'illustre roi que tu es doit avoir du travail.

(Van éclatant de rire) _ C'est vrai excusez- moi. Je vous laisse entre de bonne main Mirta.

(Salia) _ Files. »

Et Van s'en retourna Mirta regardait Salia avec des yeux ronds personne ne parlait comme cela au roi sauf Merle peut être et encore pas dans de telles circonstances.

« Bien alors je recommence les présentations, je m'appelle Salina, mais tout le monde m'appelle Salia et je préférais cela de loin.

_ Enchanté Salia. Mais vous n'avez pas… Enfin de renvoyer ainsi…

_ Van a besoin qu'on lui remette les pieds sur terre quelquefois. La façon dont il m'a annoncé était vraiment insultante et pour nous deux.

_ C'est vrai. Mais de là…

_ Le pire c'est qu'il ne s'en saurait même pas rendu compte, alors en fait, je lui ai rendu service. Et j'espère sincèrement que nous deviendrons amie.

_ Et bien je ne vois pas comment vous résistez. Ma chère Salia.

_ Et bien maintenant que le petit malentendu est résolut si nous faisions connaissance. »

Et elles parlèrent durant tout le reste de la matinée, lorsque Merle vint chercher Salia pour déjeuner, elles riaient toutes les deux aux éclats. Mirta demanda à venir manger elle aussi, et Salia insista également. Merle céda et retourna prévenir les cuisines. Puis elle revint les chercher. Mirta avait passé une robe toute simple et s'était fait tresser les cheveux par sa nouvelle amie. Merle les conduisit à la salle à manger où se trouvait déjà Rio. Il fut surpris de trouver sa sœur debout.

« Mirta tu ne devrais pas…

(Mirta) _ Je ne resterais pas au lit une minute de plus. Je vais bien.

(Rio) _ Tu es sûre…

(Mirta) _ On ne peut plus sûre. Rio laisse-moi te présenté ma dame de compagnie Salina de Frouille. (à ses mots Salia et elle éclatèrent de rire, laissant Rio interdit) En fait je voulais dire ma nouvelle amie Salia.

(Rio) _ Enchanté.

(Mirta) _ Salia laisse-moi te présenter mon insupportable frère le roi Rio Koschin de Gilker.

(Salia) _ Je suis très heureuse de vous connaître enfin.

(devant la tête que faisait son frère Mirta ajouta) _ Ne fait pas cette tête nous plaisantions.

(Merle) _ Je vois que j'ai eu une bonne idée.

(Mirta) _ Excellente même nous nous adorons Salia et moi.

(Merle) _ Elle fait cet effet-là à tout le monde. Mais le déjeuné est déjà servi, on ferait mieux de passer à table.

(Mirta) _ Sans attendre sa majesté Van.

(Merle) _ Il ne devrait pas tarder. »

En effet Van arriva peu de temps après il fut surpris de trouver Mirta à table mais ravie qu'elle semble si bien s'entendre avec Salia. Le repas fut assez agréable.

Van était de plus en plus nerveux comme à chaque pleines lunes du reste. Pour se calmer un peu il entreprit de s'entraîner. C'était rare qu'il revienne dans la salle d'arme. Lors de la reconstruction, il avait longuement hésité avant de finalement la faire rebâtir à l'identique. L'atmosphère de cette salle était particulière, un peu sombre, mais propice à la concentration. Van s'entraînait rarement, mais à chaque fois il en avait pour plusieurs heures, et il en ressortait toujours apaisé, comme si le fait de répéter des enchaînements jusqu'à l'épuisement lui purifiait l'esprit. Rapidement il se retrouva littéralement trempé de sueur. Il enleva alors son débardeur, et reprit ses exercices le pendentif luisant faiblement et se balançant au rythme de mouvement de son buste. Il venait de finir une passe particulièrement complexe lorsqu'il s'aperçut de la présence de Rio. Il s'arrêta donc.

« Je ne voulais pas vous déranger, je vous en pris continuez. Je reviendrais plus tard.

_ Non j'avais presque terminé de toute façon je vous laisse la place. Je ne savais pas que vous veniez ici.

_ En fait c'est là que je me cachais la plupart du temps.

_ Pas étonnant que Merle ne vous ait jamais trouvé.

_ Majesté je voulais vous dire…

_ Quoi ?

_ Je vous remercie des efforts que vous faites pour mon peuple et pour ma sœur, et même pour moi malgré mon comportement. Je voulais vous dire que si vous aviez besoin de quoi que ce soit si je pouvais vous aider dans quelque domaine que ce soit dites le moi et je le ferais.

_ Je vous remercie sincèrement de votre offre majesté, et j'espère que je me montrerais digne d'elle.

_ Je n'ai aucun doute sur ce point.

_ J'ai moi aussi une faveur à vous demander.

_ Laquelle ?

_ J'aimerais que vous gardiez pour vous ce que je vous ai révélé l'autre soir. N'en parlez à personne et surtout pas à Merle. Vous voulez bien.

_ Bien sur mais si c'est une maladie…

_ Je crois savoir ce que s'est et ce n'est pas une maladie.

_ Si vous le dites… Mais je suis obligé de garder un droit de réserve quant à cette promesse.

_ Si vous voulez. Vous étes venu, vous entraînez, il me semble. Cela vous dérangerait si nous faisions quelques passes.

_ C'est avec plaisir, mais j'ai peur de ne pas avoir votre dextérité. Je ferais tout de même de mon mieux. En garde Roi de Fanélia.

_ En garde roi de Gilker. »

Et ils recommencèrent à se battre, mais plus du tout dans le même esprit, chacun y prenait maintenant du plaisir. Rio était déconcerté de la facilité avec laquelle Van maniait l'épée. Et Van lui aussi devait avouer que Rio était un bon adversaire pas aussi fort qu'Allen cependant un excellent épéiste tout de même. Au bout d'un moment Van réussit à percer la garde de Rio et à le désarmer. Ils s'arrêtèrent alors haletants. Et s'assirent ou plutôt se laissèrent tomber l'un en face de l'autre.

« Je vous remercie majesté il y avait longtemps que je ne m'étais aussi bien battu, cela remonte même à des mois lorsqu'Allen et Cid étaient à Fanélia.

_ J'avoue que c'est la première fois que je rencontre un tel adversaire, vous êtes meilleur que le seigneur Urmel. Votre technique est véritablement impressionnante.

_ Vous aussi vous êtes très bon.

_ J'ai encore des progrès à faire. Maître Vargas était vraiment le meilleur maître d'arme de Gaia. Enfin je suis mort de fatigue.

_ Moi aussi. Mais je me sens bien.

_ C'est vrai, il n'y a rien de mieux pour se purger l'esprit. »

« Maître Van ! Maître Van !

(Van) _ Je suis là Merle.

(Merle) _ A vous voilà, qu'es-ce que… Mais dans quel état vous êtes ! Et le roi Koschin aussi. Maître Van vous voulez tomber malade ou quoi. Couvrez- vous. Et vous aussi, on ne reste pas assis sur un sol froid alors que l'on est trempé de sueur.

(Van amusé) _ C'est vrai Merle excuse-moi.

(Merle) _ Vous dites toujours cela. Non mais quelle idée vraiment. Es-ce que vous savez au moins que vous avez plus d'une heure de retard pour le dîner. Qu'il est même terminé oui. Je vous rappelle que vous avez rendez-vous ce soir. Dans quel état est ce que vous serez.

(Van) _ C'est bon Merle, j'y vais pas la peine de le prendre sur ce ton tragique.

(Merle alors que Van sortait) _ Et mangez quelque chose avant, cela vous épuise toujours.

(puis elle se retourna vers Rio) Et vous aussi vous feriez mieux de rentrer dans votre chambre, de manger et de prendre un bon bain avant de vous coucher.

(Rio) _ Qu'y a-t-il de spécial ce soir.

(Merle) _ Les lunes sont pleines.

(Rio) _ Et alors ?

(Merle) _ Et alors cela ne vous regardent pas. Vous feriez mieux de faire ce que je dis si vous ne voulez pas tomber malade vous aussi. »

Hitomie et Van se regardèrent dans les yeux un long moment. Hitomie lui raconta tous ce qu'elle avait fait pendant le mois puis elle demanda.

« Van, il n'y a pas si longtemps un matin, je me suis réveillé en transe, j'étais sûr que tu m'avais appelé. Et cela m'est arrivé dernièrement aussi.

_ ….

_ Qu'est ce qui se passe ?

_ …

_ Van ?

(Van raconta l'épisode de la tentative d'invasion et du réveil d'Escaflowne, de la fin relativement heureuse de cette guerre, et de son voyage avec le roi Rio pour aller voir sa sœur malade)

_ Mirta a été empoisonner et Mirana a remarqué qu'elle avait les mêmes symptômes que toi lorsque tu étais en crise, alors elle m'a demandés d'aller la chercher.

_ Tu veux dire que tu as fais une plongée.

_ Oui, j'ai retrouvé Mirta mais j'ai eu beaucoup de mal à revenir, alors je t'ai… Enfin j'ai…

_ Je comprends mieux, je t'ai vu portant une fille dans les bras, tu m'as fait peur.

_ Hitomie tu sais bien….

_ Ne rougit pas comme cela, j'ai confiance en toi, et puis c'est moi que tu appelais c'est assez flatteur en fait. Mais pour l'autre fois…

_ C'est que…

_ Van tu peux tout me dire surtout si cela m'implique.

_ J'ai fait une nouvelle plongé…

_ Encore ?

_ Ce n'était pas volontaire, cela m'arrive de temps en temps, mais je ne sais pas cette fois-ci, j'ai eu plus de difficulté à m'en sortir.

_ Tu dit que cela t 'arrive souvent…

_ Pas souvent, mais assez régulièrement.

_ Cela ne t'inquiète pas ?

_ Non je crois que cela fait partie du rite de passage.

_ Qu'est ce que c'est.

_ Le jour de leur dix-sept ans les membres du peuple du dragon subissent une sorte de rite à la suite duquel leurs pouvoirs enfin oui on peut dire cela comme ça. Leurs facultés leur sont révélées.

_ Tu veux dire que tu…

_ Dans quatre mois c'est mon anniversaire, Je crois que j'en saurais plus à ce moment-là.

_ Tu es sûr.

_ Pas vraiment, ma mère ne m'en avait jamais parlé, Folken pourtant à dut le subir, mais je ne sais pas…

_ Il suffit de leur demander.

_ tu crois…

_ Folken tu es là on voudrait te parler.

(Folken) _ Je suis là Hitomie. Et pour répondre à ta question Van tu as raison, c'est en prévision du rite que tu as ces crises.

(Van) _ Mais je ne me souvins pas que toi…

(Varie) _ C'est parce que Folken n'avait pas la même sorte de dont. Le tien est extrêmement développer et lorsqu'il atteindra pleinement sa maturité tu devras être en mesure de le contrôler.

(Van) _ Mère…

(Hitomie) _ Pourquoi est ce que je enfin….

(Varie) _ Tu es très réceptive Hitomie, tu as toi-même un grand pouvoir, et tu le connais même si tu le redoute. Vous êtes en quelque sorte lié l'un à l'autre depuis que vous avez brisé la sphère par la seule force de vos sentiments.

(Hitomie et Van se regardèrent en rougissant, mais ils se prirent la main.)

(Varie) _ Van je ne pense plus que nous aurons l'occasion de nous revoir, car normalement ce temps vous est réservé à tous les deux. Aussi sache que le jour du rite, une prédiction est faite par le chaman de notre tribut.

(Van) _ Mais…

(Varie) _ Ils viendront certainement te trouver nous allons vous laisser mes chers enfants, nous continuerons à veiller sur vous. Mais il n'y a que par vous-mêmes que vous pourrez trouver la force de briser les obstacles qui se dresserons.

(Hitomie)_ Que voulez-vous dire ?

(Folken) _ Van il y a quelque chose qui te menace et qui menace Fanélia, nous n'en savons pas plus mais il faut que tu sois très prudent. Au revoir mon frère.

(Van) _ Folken, mère attendez…

(Hitomie) _ Ils sont parti. J'ai l'impression c'est comme s'il n'avait pas vraiment le droit de nous parler et qu'ils ont…

(Van) _ Oui je ressens la même chose.

_ Van soit très prudent.

_ Ne t'en fait pas Hitomie, il ne m'arrivera rien et je ne permettrais pas que l'on fasse du mal à Fanélia ni à personne, et surtout pas à toi Hitomie.

_ Van…

_ Hitomie je te protégerais, quoi qu'il puisse arriver.

_ Je sais Van, je sais.

_ Hitomie…

_ Tu dois partir ?

_ Oui, mais…

_ Alors il faut que tu repartes, il faut que nous soyons patient, dans quatre mois nous verrons bien, j'ai l'intime conviction qu'alors nous pourrons nous voir quand nous le désirerons.

_ Je l'espère de tout mon cœur, et c'est mon vœu le plus cher que t'être avec toi, le reste n'a pas d'importance je, je t'aime Hitomie.

_ Je t'aime aussi Van. Tu ferais mieux d'y aller tu commences à pâlir.

_ On se retrouve dans un mois.

_ Oui. Dans un mois. »

Hitomie se leva et marcha jusque dans la salle de bain, elle se passa un peu d'eau sur la figure et murmura « un mois, c'est tellement long si seulement… » Et des larmes glissèrent lentement le long de ses joues, elle les laissa faire, elle savait qu'elle ne pouvait pas s'en empêcher, elle essayait de positiver de se dire que dans quelques mois tout serait fini qu'elle et Van pourront enfin être ensemble. Mais cela lui paraissait tellement loin, et puis il y avait cette ombre qui tournait autour de Van, Varie avait dit que quelqu'un lui en voulait, malgré elle Hitomie s'inquiétait. Elle aurait tellement voulu pouvoir aider Van. Au bout d'un long moment elle secoua la tête et retourna se coucher, ne gardant que les bons souvenirs de la visite de Van, et essayant de chasser ses angoisses.