Chapitre 12
Sirius passa la main sur son visage, gratta brièvement sa barbe hirsute. Il observait son petit à la dérobé. Le gamin n'avait pas l'air très enclin à la discussion. Autant le forcer à parler brisait le cœur de Sirius, autant il ne pouvait plus garder les yeux fermer.
Harry ne bougeait toujours pas, les yeux rivé au sol. Il avait enfoui son menton contre ses genoux et s'était replier contre le mur de brique froide. Il semblait encore plus petit et fragile que d'habitude. Il se sentait tout aussi fatiguer et vulnérable. Sirius voulait des réponses. Dieux sait que lorsque son oncle voulait des réponses, il ne fallait pas le faire attendre. Mais Sirius n'était pas son oncle. Non, il en était tellement loin qu'Harry n'arrivait plus tout à fait à se rappeler des règles des Dursley. Mais lorsque le but même de son existence est d'être le plus inexistant possible, il est difficile de ce confier ouvertement à quelqu'un. Surtout si cette personne est la seule qui n'ai jamais montrer de l'intérêt pour soit. Le risque était tellement grand…Sirius était gentil, il ne lui ferai pas de mal….mais s'il partait?...s'il disparaissait de nouveau…
Sa tête tournait toujours.
Sirius se réinstalla à la droite de Harry. Assez loin pour ne pas le toucher ( il pouvait au moins lui laisser son espace personnelle ) mais assez proche pour entendre toutes les explications.
- Avec qui habite tu?
C'était donc commencé…
- Avec les Dursley…
- Qui?
-Les Dursley…
Harry resserra son étreinte sur ses jambes, ses yeux émeraude se refermèrent un peu plus. Sirius se pencha vers lui et reprit.
- Est-ce que tu sais qui sont les Dursley? Je veux dire…pourquoi est-ce que tu vis avec eux?
- Tante Pétunia m'a dit que c'était parce que mes parents étaient mort.
- Tante Pétunia…et comment s'appelle ton Oncle?
- Oncle Vernon.
Sirius réfléchie un instant. Il ne connaissait personne du nom de Vernon, et il était sure que James ne lui avait jamais parler de quelqu'un relié aux Potter nommer Dursley.
- Est-ce que tu sais quel est ton lien avec ses gens? Je sais que ce sont ton oncle et ta tante mais …. est-ce tu sais par qui ils sont lié à toi?
- Tante Petunia dit que ma mère était sa sœur.
La sœur de Lilly! Wow. Maintenant que j'y pense je crois qu'Hagrid m'avait parler d'eux.
- Tu as dit que ton oncle n'aimait pas Londres. Où habite-il?
- À Little Surrey, sur Privet Drive.
- Ah, en banlieux…un peu loin de la ville par contre…est-ce que tu connais beaucoup de gens qui peuvent faire de la magie?
Harry pivota légèrement sur sa droite, s'éloignant de Sirius.
- Harry?
Un marmonnement.
- Harry?
- Personne…
- Personne?
Le petit soupira et se retourna vers l'homme mais prit grand soin de ne pas croisé son regard.
- Je ne connais personne qui puisse faire de la magie. À part toi…
- Attends attends attends…Tu ne connais PERSONNE qui saches faire de la magie?
- …a part toi…
Harry restait recroquevillé sur lui-même, la tête basse. Sirius de son côté essayait tant bien que mal de comprendre.
- Où as-tu appris alors?
- appris quoi?
- À faire de la magie?
À cette question, Harry releva ses grands yeux vers Sirius, évidemment confus.
- Je ne fais pas de magie.
- Comment ca tu ne fait pas de magie! Tu vas me dire que tu es arrivé jusqu'à Azkaban, m'as sortie de là et que tu n'as jamais utilisé de magie durant tout ce temps? Et la lumière que tu avais avec toi à quand on s'est rencontrer?
Harry marmonna. Sirius soupira.
- …Je l'ai volée…
- Volée?
- Je suis désolé…
- Non attend comment ca tu l'as volée?
C'était la première fois qu'on donnait à Harry la chance de s'expliquer lorsqu'il avait fait quelques chose de mal. Il dut prendre quelques seconde pour mettre ses idées en ordre.
- Je ne pouvais pas traverser. Trop de voie et de cris…Je ne pouvais pas rester réveillé et la barque retournait toujours à la berge…Puis ils sont arrivés…
Le petit se tortillait les doigts.
- Qui est arrivés?
- Les … gens du feu vert… Ceux qui était la-bas…avec la magie.
- Les aurors! Et qu'est-ce qui s'est passé?
- Ils…ont appelé une lumière…avec une forme d'oiseau…
Un patronus. Normal, ils devaient arriver pour leur tours de garde.
- Je…ils ont pu entrer…et ne pas s'endormir…alors je…suis aller appeler la lumière aussi...
- Tu as créer un patronus?
- Hein?
- euh…tu as appelé un patronus…une de ces lumières. Tu peux en créer un?
- Non...j'ai rappelé celui qu'il avait appelé…il y avait un point…plus chaud et flou dans l'air…là où l'homme l'avait appelé…et … je lui ai juste donné de l'énergie…et elle est revenue…
- Elle est revenu?...comme ca?
Harry hocha la tête.
Sirius resta bouche-bé un instant. Il cligna des yeux plusieurs fois, ses sourcis de plus en plus froncés. Harry commençait à s'inquiété.
- Est-ce que tu peux le faire n'importe quand? Où est-ce que c'était juste la-bas?
- Je ne sais pas…je pouvais le faire tant que j'avais de l'énergie...mais plus j'attendais, plus c'était difficile de l'appeler.
Sirius réfléchie un instant.
Voler de la magie … c'est impossible de voler la magie d'une personne.
- Est-ce que tu as déjà fait autre chose comme ça? Rappeler la magie de quelqu'un d'autre?
- une fois…je crois…pour entrer dans la rue magique…
Diagon Alley…Comment peut on utiliser les pouvoir d'une autre personne? Pourquoi faut-il que Rémus ne soit pas là, il aurait peut-être su de quoi il s'agit.
.
Sirius se secoua la tête.
- Ok…lorsque tu es venu me trouver tu m'as appeler Padfoot…qui t'as parler de ce nom?
- … les rêves…
- Des rêves…
Quelques part, Sirius savait que cette réponse n'était pas complète. Il était claire que s'il voulait des réponses, il devait aller les chercher. Pourtant il aimait se convaincre que peut-être, quelques part au fond de sa mémoire, Harry s'était souvenue de lui. Alors il ne poussa pas la question.
- Et Rémus? Tu as entendu parler de lui dans tes rêves aussi?
- Qui est Rémus?
Sirius fronça un peu des sourcils.
- Moony?
- ah … Il était dans les rêves aussi…
- ah…ok….
Sirius tourna son regard vers le murs de brique devant eux. Il avait espérer qu'Harry aurait au moins eut Rémus dans sa vie. Mais apparemment les maraudeurs n'avait jamais été d'une grande présence dans la vie du petit. L'homme ricana amèrement.
Voler la magie … Cette notion le laissait encore perplexe. Cela n'avait pas vraiment de sens. On pouvait utilisé la magie, l'appeler, la manipuler, la contraindre, même l'emprisonner…on pouvait contrôler des êtres qui avait de la magie mais on ne pouvait pas la voler! Tout comme on ne pouvait pas l'inculquer dans une personne ou la retirer. Le petit ne connaissait pas grand choses au monde de la magie…ce qu'il appelait voler pouvait être quelques choses de complètement différent. Il ne pouvait qu'attendre d'assister à un de ces vols.
Ils restèrent silencieux un long moment. Lorsque Sirius s'aperçut finalement que la nuit était tombé, Harry s'était déjà recroquevillé sur lui-même, tête sur le sol. Sirius changea de forme et se blotti contre le petit.
Harry n'aimait pas du tout cette idée. Le moins du monde. Le duo avait reprit leur marche vers le sud, comme les autobus de ville n'embarquait pas les chiens non plus, ils devaient traverser Londres à pied tout en évitant les chasseurs de fourrière (et les espace trop peuplé…Sirius avait encore peur que quelqu'un les reconnaissent ou que les Auror les rattrapent).
- Padfoot, on peut aller ailleurs en premier…je ne suis pas presser de …
Le chien jappa et poussa le gamin dans le creux du dos.
Puisque finalement, aucun ne savait où était Moony. Sirius avait décidé que le plus logique était de raccompagner Harry chez les Dursley, après quoi il prévoyait vaguement reprendre sa chasse au rat. Harry n'avait pas été enchanté d'entendre le nouveau plan. S'il retournait chez les Dursley Harry savait qu'il allait devoir s'expliquer et faire en sorte d'être pardonné pour son absence. Il ne pourrait pas aider Sirius où le cacher. Et sa tante détestait les chiens.
- Je ne devrait pas … Il n'y pas quelque part où vous préféreriez allez?
Padfoot grogna puis le poussa de nouveau vers l'avant. Ce manège durait depuis le matin. Il était évident qu'Harry n'était pas presser de rentrer dans sa famille. Sirius avait conclu qu'il avait soit peur des représailles ou l'enfant c'était attaché à l'idée de l'aventure et ne voulais pas reprendre sa vie tranquille.
Le ministère n'a toujours pas d'explication pour l'incident qui auraient envoyer deux aurors à st-mangouste. De nouvelle source ont confirmer qu'il s'agirait d'une nouvelle forme de magie noir très lugubre. Un sortilège de mémoire qui permettrait de s'emparer des souvenir d'une personne…
Cela avait commencer il y avait quelques semaines. Le Daily prophète avait mit la main sur cette histoire et depuis c'était le chaos. Accusation sur hypothèse, de nouveaux experts se présentaient chaque semaine avec une nouvelle théorie puis c'était une autre vague d'information toutes plus lugubres et étranges.
Rémus referma son journal et reprit son chemin. Depuis quelques années, il était très difficile de le faire sortir de chez lui. Il s'était construit son petit monde coupé de tout, survivant de petit travaux de correspondance ou de multiple emploi à court terme. Juste assez pour survivre.
Cette histoire ne l'intéressait pas mais il ne pouvait plus rester caché chez lui. Il avait besoin de sortir un peu. Cela lui arrivait parfois, sans préavis, il avait besoin de sortir. À son plus grand malheur, aussitôt qu'il se laissait succombé a ces envie il se retrouvait quelques part en bordure de Londres, avec la vague idée de trouver une version miniature de son ami disparu. Il ne le réalisait jamais immédiatement. Mais aussitôt qu'il se suprenait à survoler les parcs des yeux, s'arrêtant à chaque petite tête de cheveux noires il rebroussait chemin et retournait se terrer chez lui.
Aujourd'hui il était sorti, un fois de plus, mais il refusait de se laisser prendre à son habitude. Cette fois il ce contentait de sortir, prendre un journal et retourné chez lui sans passer par aucun parc, sans penser ne serait-ce qu'un instant à ceux qu'il a perdu, et qui ne seront plus.
Alors qu'il traversait le premier boulevard, il dût s'admettre perdant alors que deux gamin d'une dizaine d'année, les deux aux cheveux noirs, passèrent près de lui, riant à gorge déployer.
Comme un autre couple d'ami, il y a si longtemps.
Une autre quinte de toux. Il ne respirait plus très bien, une main sur la bouche et l'autre plaqué contre le mur, il cherchait son souffle, les larmes aux yeux. Sirius ne pouvait faire autrement que de se tenir a côté de lui. C'était une toux creuse et sèche qui forçait tout le corps du petit a trembler et qui endolorissait chaque muscle du dos. Elle s'agravait de jour en jour, Sirius avait d'abord cru que ce n'était qu'un coup de froid, mais depuis qu'ils étaient entré dans la ville, il devait se rendre à l'évidence ; Harry n'allais pas bien. Il semblait vouloir le cacher et simplement continuer son chemin sans en parler mais cela s'empirait et deviendrait encore pire s'il ne faisait pas quelques choses.
Le petit reprit finalement son souffle. Ses cheveux lui collaient au front et il grelottait. Il se sentait étourdi et épuisé. Sirius avait peut-être raison de le ramener chez son oncle, Harry le ralentissait beaucoup depuis quelques jours, et il ne lui servait plus vraiment…ils étaient dans la ville et sirius pouvait se retrouver ici. Harry aurait dût trouver Moony avant de partir…il était peut-être supposé le faire….Sirius avait cru qu'il l'avait fait…peut-être était-il déçut qu'Harry n'ai pas fait ce qu'il était censé faire, et que c'était la raison pour laquelle il le renvoyait chez les Dursley…pour qu'il puisse faire ce que Harry n'avait pas fait…
Une fois la toux passer, ils reprenèrent leur chemin. Mais bien vite Harry était de nouveau trop étourdi pour continuer et ils bifurquaient dans une ruelle pour reprendre son souffle (parfois avec plus de difficulté que d'autre) puis le petit essayait de reprendre la route.
Sirius ne savait plus trop quoi faire. Harry était malade et avait besoin d'une aide que Sirius ne pouvait lui offrir. La seule chose a faire était de ramener le petit à la soeur de Lilly pour qu'elle en prenne soin.
La nuit était tombé depuis plusieurs heure et la neige avait commencer à tombé lorsqu'Harry arrêta simplement de bouger. Sirius fut un peu surpris mais il changea pour de l'inquiétude très rapidement. Le petit resta debout quelques minutes, il ne faisait que respirer, les deux yeux fermer et le souffle court.
Sa tête tournait tellement qu'il n'arrivait plus à avancer. Même immobile il sentait que tout autour de lui tournait, bougeait sans arrêt et il ne savait plus s'il allait tomber ou retrouver son équilibre…Après un instant, il entrouvrit les yeux et repéra une arrière cours un peu plus loin sur sa droite. Lentement, il réussit à mettre un pied devant lui, puis l'autre, et atteignit la ruelle lugubre. Il fixa un des murs de brique souillés jusqu'à ce qu'il arrive à l'attraper. Aussitôt que sa main eut touché la pierre froide, ses genoux faillirent et il se laissa glisser vers le sol, la tête contre la parois gelé.
Sirius le suivait toujours. Il eut peur lorsqu'il vit le petit s'écrouler contre le sol. Il se rapprocha du petit et lui colla son museau contre sa joue. Des yeux émeraudes, empreint de fièvre, se tournèrent vers lui.
Tu le ralentis encore…Pas étonnant qu'il veuille se débarrasser de toi...
- Je…je suis trop…fa…tigué…je….juste…une minute…une….min…ute…..
Sirius se glissa derrière le petit de manière a ce qu'il tombe bien callé contre sa fourrure.
- ju…juste…minu…te…pour…jus….dormir…un…peu…jj…s…
La petite tête de jais se laissa tombé dans le coup de l'animal. Comme Harry continuait de marmonner, Sirius lui lécha la joue une nouvelle fois pour le rassurer. Cela ne pris que quelques secondes pour que les marmonnements se changent en une respiration lente et tremblotante.
Les choses ne pouvait pas être pire. Sirius avait finalement la personne qui comptait le plus pour lui et il ne pouvait absolument rien faire pour l'aider. Son petit était souffrant. Il comptait sur lui et il ne pouvait même pas lui offrir un lit où se reposer…Il devait faire quelques choses….ce n'était pas possible qu'il le laisse souffrir ainsi sans rien faire… Sirius était responsable de lui…quel parrain il faisait…
Les heures passèrent, Harry ne se réveillait toujours pas. Il restait que quelques heure avant le coucher du soleil, il avait eut la chance qu'il ne pleuve pas. Mais si Harry ne se réveillait pas bientôt, Sirius ne pourait pas le laisser passer la nuit dehors dans cet état. Il entendait les voitures se suivre sur la grand route. Si un passant les trouvait, Harry irait directement dans un hopital de moldu. En un sens se serait peut-être mieux, mais Sirius se refusait de perdre son petit aussi vite. Il avait donc décidé d'attendre que le bruit des voitures diminues avant de partir à la recherche d'un abris pour la nuit. Harry était encore blottie contre lui. La seule chose qui avait changer était la respiration du petit qui se faisait tout doucement plus roque.
La circulation était encore trop présente au bout de la ruelle. Harry était très malade. Il allait avoir besoin d'aide. Sirius hésitait entre les deux posibilités, trouver un abris et prier pour que tout s'arrange ou ramener un piéton de la grande route jusqu'au petit et prier pour qu'il ne les sépare pas. Les deux choix lui brisaient le cœur. L'énorme chien retourna la tête et lécha le front couvert de sueur une nouvelle fois. Il allait se décider lorsqu'il entendit quelques choses s'approcher du fond de l'allé. La tête haute et les oreilles dresser, Padfoot vit un homme caché dans un énorme manteau ciré s'approcher d'eux. Il avait l'aire soigné, les cheveux bien mis et la barbe bien couper.
Sirius considéra de grogner pour éloigner l'intrus, mais il s'agissait peut-être du dernier salut de son filleul. L'homme ce rapprocha encore un peu pour s'arrêter à quelques pas des deux voyageurs. Il n'avait rien de suspect. Pour Sirius, c'était un homme d'âge moyen, mais son visage était indéchiffrable, comme si ses yeux étaient dénué de toute émotion, un peu vide.
Mais lorsqu'on se retrouve dans la situation qui les affligeait, il ny 'avait aucune autre solution.
Padfoot fit un son plaintif et baissa la tête. Cet homme allait se rapprocher et voir à quel point Harry avait besoin d'aide. Il aller pouvoir le sauver et l'amener quelques part où on pourrait prendre soin de lui. L'homme se rapprocha finalement, il n'avait pas l'aire de bien saisir la situation. Il avança la main vers l'enfant et la déposa doucement sur son front. Le petit n'avait toujours pas bougé, la main fermée sur une poignée de poils, il continuait de dormir.
L'homme fronça un peu des sourcils et scruta le petit de la tête au pied. Puis il posa les yeux sur le chien. Sirius essaya d'avoir l'aire le plus affable qu'il le pouvait. De toute évidence, cela fonctionna assez bien car quelques minutes après l'homme déposa son énorme main poilue sur la tête du chien. Sirius n'aima pas du tout le toucher à la fois trop doux et trop possessif de l'homme, mais il repoussa cette impression au fond de sa tête et resta impassible, il voulait se forcer à lécher les doigts de l'homme mais quelques chose en lui refusait de descendre aussi bas, sauf en cas d'extrême urgence. Heureusement pour lui, il n'eut pas à le faire, l'homme lui sourit en coin puis se pencha et ramassa le petit.
Harry sentie qu'on le bougeait. Il avait vaguement conscience que quelqu'un se trouvait autour de lui depuis un instant mais il ne s'en était pas inquiété jusqu'à ce qu'il sente une paire de bras le soulever. De peine et de misère, il essaya d'ouvrir les yeux, et a sa grande tristesse ce ne fut pas le visage de Sirius qu'il vit au dessus de lui. Il voulait paniquer, vraiment, mais il n'avait pas assez de force pour même donner un sens à ce nouveau visage. L'homme lui sourit, Harry n'aimait pas du tout ce sourire. Et lui dit ;
- Ne t'inquiète pas, je ne sais pas ce qui t'es arrivé mais je vais prendre soin de toi,.
Tu ne connais pas cette personne! Ce n'est pas sirius! Ce n'est pas Sirius! Je ne veux pas qu'il «prenne soin de moi» ! Je veux rester la! Je veux rester avec Sirius!
-…Sir…ius…
Sirius se releva et vint se placer à coté de l'homme. Celui-ci ne réagit pas vraiment. Il lui jeta un court regard et prit son départ. Sirius le suivit. Oui, cette homme pourrait sauver son précieux filleul mais il n'allait pas les lâcher d'une semelle jusqu'à ce que Harry aille mieux.
L'homme ne lui porta pas attention, il marchait rapidement, passant d'une ruelle à une autre. Il ne croisèrent absolument personne en chemin. Sirius n'était pas familier avec cette partie de la ville et il se contenta de suivre l'homme. Il y avait quelques chose de déplaisant chez cette personne, Sirius n'arrivait pas à identifier ce que c'était, plus il l'observait moins il comprenait. C'était comme son instinct canin lui disait de ne pas aimer cette personne. Il n'y avait pas de mauvaise odeur ou une animosité particulière, juste une sorte de dégout pour l'homme. Mais on ne choisit pas son sauveur. Lui-même aurait préfèrer voir Moony venir le secourrir dans sa prison. Il se sentait un peu coupable que ce fusse Harry qui soit venu pour lui. Le petit garçons de James, qui ne connaissait même pas toute l'histoire.
L'homme atteignit finalement un grande porte de bois, plutôt banal, ornée que d'une petite fenêtre à son sommet. L'homme ouvrit la porte mais avant d'y pénétrer il regarda sévèrement Sirius.
- Reste là toi!
Sirius émit un humph pour signaler sa désapprobation. Ok! Il attendrait dehors. Harry fit un petit bruit et essaya de bouger. Padfoot voulait le rassurer, il aboya doucement avant que l'homme ne referme la porte.
Sirius se lança alors à la recherche d'une fenêtre pour garder un œil sur son petit filleul. Pourquoi cette homme ne l'avait il pas amener à un hopital? Peut-être avait-il tout ce qui lui fallait pour soigner l'enfant chez lui. En un sens c'était une chance car Sirius n'avait aucun espoir de pouvoir suivre son filleul si on le placait dans un hopital. Au moins il pouvait être sur d'où se trouvait le petit ici.
Il longea les murs de la maison jusqu'à un énorme mur de brique et du admettre que les deux seule fenêtre de la demeure ne lui serai d'aucun secours. Celle de la porte était bien trop haute et trop petite pour qu'il puisse y voir quelque chose et l'autre était bloqué par un épais rideau violet et argent. Sirius retourna péniblement à la porte principale puis s'installa sur le porche.
La maison était assez éloignée des grandes routes, il n'y avait aucun passant à l'horizon et l'état des rues laissait deviner qu'elle n'était pas très achalandée. Au moins s'ils étaient suivis, on ne viendrait pas les chercher là. Les aurors n'avaient pas l'aire d'être sur leur trace. Et il n'y avait aucune trace de mangemort ou de n'importe quoi qui utilise la magie depuis qu'il avait quitter la berge.
La pensé des mangemorts n'avait qu'un seul train de penser dans l'esprit de Sirius. Les mangemort lui faisait pensé à Voldemort, Voldemort lui faisait pensé à la mort de James et Lilly, et cela le ramenait à l'envie irreprescible de tuer Peter Pettigrew. Le sale rat ne pouvait pas être loin. Il n'avait certainement pas prit le risque de se réintégrer dans le monde de la magie, il aurait déjà été découvert sinon. Et Sirius l'avait assez connu pour savoir que ce petit opportuniste n'allait pas passer sa vie terrer dans les égouts des moldus. Non ce traitre s'était certainement caché quelques part, bien discret dans son coin, sans faire aucune vague et il devait observer. Cette vermine aurait ce qu'il méritait.
La réflexion de l'homme suivit le même trajet quelques instants. Puis ses yeux se tournèrent vers le ciel. C'était la pleine lune. Claire et ronde, tout aussi inévitable dans le ciel que ce qu'elle impliquait.
Son cœur essayait d'assoupir la douleur de la vengeance et des regrets. Bien que cette lune aurait pue lui permettre de le calmer et de l'endormir perdu dans ses souvenirs, il fut ramener bien vite à la réalité par un cri de panique. Puis un autre, et le troisième appelait clairement son nom.
Le chien se releva d'un seul bond et se mit a aboyer et grogner à tue-tête. Il courra tout au tour de la maison, cherchant une ouverture, n'importe quoi. La voie de son filleul était plus claire derrière la maison. Sirius n'arrivait à rien dans sa forme de chien, il se retransforma de nouveau. La fenêtre était clairement une impasse. La chose était couverte de grillage. À l'arrière, il y avait une plus vieille porte de bois pourris, sans fenêtre ni sonnette. Sirius se mit à frapper dedans. Dans sa panique il n'avait plus aucune pensé pour la discrétion. Harry cria une nouvelle fois et il entendie la voie de l'homme lui répondre fortement. Sirius ramassa un débris sur le sol, une sorte de vieux tuyaux rouillé et fracassa la porte de toutes ses forces. Il réussi à casser la poigner après 2 interminables minutes. Il n'entendait même plus les appel de son filleul tellement son cœur battait à tout rompre. Sirius déboula dans le couloir principal de la demeure, des piles de livres se dressait partout autour de lui, pile qu'il renversa au passage. Il se retrouva rapidement dans un salon impersonnelle, tout gris et marron. Il regarda autour du lui un instant. Un couloir a sa gauche et un escalier qui reliait à l'étage inférieurs et à celui du dessus.
- Non! Lachez moi! Sirius!
À gauche.
Sirius ce précipita vers la voie de son petit. Il eut à peine le temps de toucher la poignet que la porte s'ouvrit précipitament et qu'Harry en déboula. L'homme qui l'avait rammasser était juste derrière lui, il eut à peine le temps de voir Sirius que ce dernier lui envoya l'énorme tuyau rouillé en plein visage.
Cela ne prit rien de plus pour que l'homme s'effondre et que Sirius puisse retourné son attention sur le gamin.
- Harry! Harry est-ce que ca va?
Les grands yeux émeraudes se plantèrent dans ceux de Sirius. Il ne parla pas tout de suite et refusait de rester tranquil. Sirius le retenait par le bras et essayait tant bien que mal de voir si l'enfant était blesser, mais il ne voyait rien d'autre que l'habituelle peau trop pale et les larges cernes qui soulignait ses yeux depuis quelques jours. Il y avait bien trois perles de sueur qui descendaient doucement sur sa joue, et une panique totale qui transparaissait dans son regard. Sirius s'aperçut que le gamin n'avait plus ses souliers et que ses bas était déjà plein de boue.
- On s'en va! On s'en va MAINTENANT! Je veux m'en aller! On s'en vas!
Le petit parlait extrêment vite et se débattait contre son parrain. Il regardait partout à la fois et semblait incapable de se calmer. Il n'avait plus que ses pantalons, ses bas et un gros chandail sous lequel dépassait une chemise sale. Son manteau, deux ou trois épaisseur de chandail et ses souliers avaient disparue. Soudain, l'enfant changea de but, au lieu de repousser Sirius il l'aggripa par le bras de toute ses forces et essaya de le tirer vers lui.
- Il faut partir! On s'en va! On part!
Puis il tourna les talons et s'enfuit à toute jambe. Sirius se plia a la volonter du petit, se retransforma en chien et le suivit.
Les petits pieds nus heurtait le béton mouillé. Harry avait le souffle rond et refusait de se retourné. Courir! Plus vite! Courir plus vite! Un abris! Il lui fallait un abris!
Je veux me cacher! Je veux être loin!
Il avait froid sans s'en rendre compte. Il courrut à toute jambes pendant une dizaine de minutes avant de déboucher sous un vieux viaduc où il dut s'arrêter à bout de souffle. Il eut à peine ralentis le pas qu'il fut pris d'une longue et pénible quinte de toux. Il se tenait presque plier en deux, une main sur la bouche et l'autre sur son point de coté, l'épaule appuyer contre la parois froide et impardonnable. Une longue goutte de sueur froide lui coula le long du dos. Les yeux pleins de larmes, il se tourna d'avantage vers la pierre lorsqu'il sentit quelques choses s'approcher de lui il se retourna en panique.
Sirius retira sa main. Il avait voulu aider son petit à garder son équilibre. Harry essayait tant bien que mal d'arrêter de tousser mais il n'arriver même pas à garder les deux yeux ouvert. Sirius resta la sans pouvoir faire quoi que ce soit. Le sentiment de culpabilité le gagna de plus belle, il allait probablement causer la mort de son petit si les choses continuaient ainsi.
Harry pleurait à chaude larme. A la fois à cause de sa toux et à cause de la frayeurs qu'il ressentait. Il fit alors quelques chose qu'il n'avait jamais cru pouvoir faire, entre deux respirations il fit un pas devant et se jetta dans les bras de l'homme.
Sirius est là. C'est ok. Sirius est venu me sauver. Il ne viendra pas me chercher si Sirius est là.
Sirius prit un instant et fini par entourer son petit de ses grands bras. Il aurait aimer avoir plus de force et de chaire dans ses membres pour mieux protéger l'enfant mes ses années dans la prison des sorciers l'avait laisser affaiblie et il ne pouvait pas le nier. Il espérait seulement avoir la présence nécessaire pour rassurer le petit être qui venait de s'y réfugier.
- Je ne te ferai jamais de mal Harry. C'est fini. Je te le promet. C'est fini.
Harry continuait de pleurer et refusait de bouger. Il était aggriper à la taille de Sirius et refusait de relàcher son étreinte. Il réussi finalement à reprendre sa respiration.
Et pour la première fois, Harry pouvait croire qu'il n'était plus seule.
Cela dura quelques minutes. Puis la panique diminua et Harry commença a grelotter. Sirius lui fit lacher prise et retira la couverture miteuse qu'il utilisait comme manteau pour la mettre sur la tête du petit. Harry le laissa hors de son étreinte à contre cœur. Pour un cours instant il pensa que Sirius ne voulait plus de lui, mais Sirius était venue le sauver, il ne le laisserai pas. Il l'avait dit.
- Je ne peux pas te laisser comme ça. Tu as besoin de vêtement chaud et d'un endroit où t'abriter. Je vais trouver un abris. Restes ici, je reviens vite d'accord?
Harry acquiessa. Il regarda Sirius se transformer en chien et partir en courant droit devant.
Harry resta donc là, sous son abris de pierres froides. Il avait mal d'être aussi fatiguer. Il avait le cœur si lasse qu'il se tordait jusque dans son ventre jusqu'au fond de son être.
Mais depuis un moment c'était comme s'il avait vraiment un espoir pour lui. Sirius l'avait sauver. Son étoile ne pouvait donc pas le detester. Si son étoile ne le détestait pas c'est qu'il ne pouvait pas être si mauvais que ça. Il n'était peut-être pas encore un bon garçon, mais au moins il n'était plus un mauvais petit monstre.
Il avait essayer d'être à la hauteur chez les Durshleys, sans jamais pouvoir y arriver. Il n'avait jamais même eut une chance d'être normal. Peut-être qu'il était trop idiot et bizare pour être bon chez son oncle et sa tante. Mais avec Sirius il avait une chance. Il sentait que Sirius lui donnait une chance d'être bon. Il l'avait sauver. Harry avait dut faire quelques choses de bien pour mérité cela.
Une voie en lui voulait le narguer, lui rappeler que Sirius l'avait peut-être seulement sauver pour rembourser sa dette parce qu'Harry l'avait libérer de sa prison. Mais pour Harry, Sirius n'avait aucune dette. Harry voulait le libérer. C'était une action très égoîste selon lui et il ne pouvait pas concevoir que Sirius pourrait lui devoir quoi que ce soit.
Harry resta là quelque minute, il aimait l'idée que Sirius ne l'abandonnerai pas. Qu'il avait peut-être un ami lui aussi. Son esprit embrouillé par la fièvre n'allait pas plus loin que cela. Il songeait doucement à ce qu'il pourrait faire pour remercier Sirius de l'avoir sauver. Harry avait souvent eut peur dans sa vie, mais cet homme l'avait terrifié. Il s'efforçait de penser à Sirius et à ce qu'il pourrait faire pour lui.
Il réfléchissait encore lorsqu'il fut ramener à la réalité par la voix de son étoile qui l'appelait. Il releva les yeux et le regarda. Sirius pausa la main sur son front et fit un petit son de désabrobation.
- Ça va aller. J'ai trouver quelques choses. Je vais te porter jusque là. Tu vas voir ca sera parfait. Je peut te prendre?
Harry ne trouvait même plus la force de répondre. Il laissa ses yeux se fermer et il sentit Sirius le prendre dans ses bras. Il sentit alors le mouvement régulier des pas de l'homme qui le soutenait et se laissa bercer dans l'étreinte de l'homme. Cela n'avait rien a voir avec l'effroyable présence de l'autre homme, Harry était bien avec Sirius. Il ne savait toujours pas où il allait, mais il se sentait en sécurité. Il sentait son esprit s'embrouillé et s'éclaircir de nouveaux.
Il se laissa emporter dans ses pensées en écoutant le souffle de l'homme et les paroles réconfortante qu'il lui répétait à court intervals.
Sirius voulait retrouver Rémus. Il voulait retrouver ses amis, mais pour ça Harry ne pouvait rien. Il y avait quelques choses d'autre chez lui. Quelques choses qu'il ne devait pas faire. Il y avait une personne qu'il voulait trouver plus que tout au monde. Mais ce n'était pas une bonne idée.
Il voyait un petit animal dans un coin qui se cachait. Et l'instant d'après il voyait Padfoot par terre coucher en cuillère au pied d'une montagne de pierre grise et froide des quelles s'échappait un nuage de condensation si froide qu'elle créait une sorte de brouillard autour de l'animal. Et le petit animal devenait une forme indistincte qui flottait au dessus du tableau cauchmardesque de son étoile, à nouveau enfermée dans son propre cauchemard.
- Tout vas bien aller. On y est presque. Tu tiens bon dis?
Une vermine restera une vermine. Elle a déjà fait beaucoup de mal. Mais quel bien y aurait il a la poursuivre? Elle n'apportera rien de bon, mais peut encore faire du mal. Sirius a déjà eut mal. Il ne doit pas continuer à chasser ce qu'il a perdu. Il a tout perdu. Il doit chercher autre chose. Il doit chercher ce qu'il ne pourra pas perdre. Pas ce qui l'ui a été volé.
- Ça y ait, on arrive. On va bien t'installer et tu verra, ça ira mieux dans peu de temps.
Sinon il risque de perdre ce qu'il ne peut même pas perdre. Il peut se perdre lui-même. Et là, personne, même ceux qui sont là lorsque personne ne peut, ne pourrait le sauver. Il serait partie. Les morts mêmes ne pourrait pas le receuillir. Il serait partie, et personne ne pourrait jamais le sauver.
- ….Sirius?...
- Oui harry? On y est ça va aller.
- … Ne pars... pas... d'accord….
Sirius observa le petit être alors qu'il le déposait sur le tas de couverture, de mousse et de foin qu'il avait rassembler dans ce coin de grange.
- Je ne part pas. Promis.
Sur ce, les petits yeux verts ce refermèrent et sombrèrent dans un long et reposant sommeil alors que l'homme préparait un petit feu à l'entrée de leur petit abris improviser. Il déposa une autre couverture par-dessus son petit filleul et entreprit de rendre cet endroit le plus confortable le plus vite possible.
