Chapitre 12 : Vengeance
Etrangement, une routine s'est vite installée durant les quelques jours qu'il restait de vacances entre les deux amants. Harry était fort tactile et son homme répondait tendrement dès qu'il le pouvait. Mais une guerre se préparait, il était donc quand même contant que le plus jeune retourne bientôt à l'école pour qu'il puisse travailler à ça. Et puis ça ne serait plus pour longtemps il le sentait bien. Avec Harry dans son camp, ses conseils et son travail sur son image publique, il sentait que l'opinion publique était en train de tourner sévèrement en sa faveur. Ils n'auront plus à attendre longtemps avant que leur victoire ne soit officielle. Et là, il pourrait enlever son mari et lui faire les pires outrages tranquillement dans son manoir privé en Irlande du Nord…Il en bavait déjà.
Harry dut bientôt retourner à l'école. Il savait que son changement de camp avait été rendu public par son mari mais il n'avait pas ouvert le moindre journal depuis donc il ne savait pas trop à quoi s'attendre bien qu'il s'en fichât de l'avis des autres. Au final, seul comptait celui de Draco, Severus et John dans une moindre mesure puisqu'il était moldu. Ça lui faisait penser qu'il devrait parler de lui à son mari. Histoire qu'il l'épargne en cas d'extermination de la vermine moldue. Il avait été vraiment sympa avec lui cet été, il ne serait pas là aujourd'hui sans lui.
Il se rendit donc par Portoloin à la gare King's Cross côté magique avec sa valise, comme chaque retour à l'école. La seule différence cette fois-ci fût lorsque tout le monde sur le quai se retournât à son passage, les yeux exprimant différentes choses : du respect, de la crainte, de dégout (quoique très peu),..Dans l'ensemble, c'était très positif ! Le public était de son côté ! Il avait bien vu les regards de haine que lui ont lancé les Weasley, mais il n'en avait que faire. Les Weasley sont une famille de Sang-Pur certes, mais sans le moindre sous et sans la moindre influence. C'était ok, ils ne servaient de toute façon à rien et ne pouvaient en aucun cas leur nuire.
Il grimpa dans le train pour soit trouver un compartiment vide, soit son ami Draco à qui il avait beaucoup de choses à raconter.
Il finit par trouver au fond du train un compartiment vide, qu'il s'empressa de réserver de sa personne. Il fut rapidement rejoint de son ami blond.
Hey superstar ! Comment vas-tu ? Demanda le blond d'un air enjoué qu'il ne se serait pas permis en publique.
M'en parles pas…Dis-moi plutôt comment ont étés tes vacances ?
On s'en fout de mes vacances, c'était chiant à mourir, raconte-moi plutôt tout en détails ! Tu m'en a fait des cachotteries, maintenant je veux tout savoir !
Et Harry dut s'exécuter, face à la tête de chien battu de son ami. Il parla donc de son amitié avec Severus sans préciser la nature exacte de ladite amitié, puis de son changement de vision des choses suite à cet été et enfin de son envie de rejoindre l'autre camp et mettre fin à la guerre. Cela ne lui prit pas autant de temps qu'il ne l'avait tout d'abord imaginé. Lorsqu'il eut fini, Draco le fixait les yeux écarquillés. Il était bluffé d'avoir trouvé un tel ami sans l'avoir su. C'était encore mieux que prévu !
Le voyage se passa calmement entre les deux amis, puisqu'ils étaient au fond du train personne ne vint les voir. Ils arrivèrent bientôt à Poudlard sous la pluie et s'engagèrent rapidement dans le chemin qui mène aux diligences. Ils entrèrent dans la première disponible puis refermèrent la porte comme si elle était pleine pour aller plus rapidement rejoindre la chaleur du château.
Tout était normal si ce n'est que tout le monde fixant le Survivant comme s'il était Madonna ou le Ministre de la Magie. Draco lui, en profitait pour lever le nez, fier d'être son ami. Lui, s'en moquait un peu. Tout ce qu'il voulait c'était la fin de la guerre pour pouvoir rejoindre son mari. Draco avait fait des yeux énormes quand il lui avait appris ce fait d'ailleurs. « Mari ? Comme marié ? » Avait-il soufflé, ça avait bien fait rire le brun qui lui avait alors montré fièrement son anneau de mariage.
Ils étaient maintenant installés dans la Grande Salle à la table des Serpentards, attendant le repas. Il se déroula bien, malgré les regards lourds que Dumbledore lui portait de temps à autre.
Il lança un regard lourd à son professeur de potions qui comprit rapidement le message : on doit parler.
Le repas prit fin et Harry souhaita rapidement la bonne soirée à son ami avant de s'éclipser vers les appartements se son ancien amant. Arrivé devant le tableau d'entrée, il n'eut pas à lever la main avant que celui-ci ne s'ouvre.
Entre Harry, installe toi je vais apporter du thé. Toujours Morocco ?
Il hocha simplement la tête avant de s'asseoir dans le fauteuil, face à la cheminée. Severus revint avec un plateau de thé et quelques biscuits qui avaient l'air délicieux.
Alors ? Dis-moi tout. J'ai bien vu dans les journaux mais je veux tout savoir, raconte-moi.
Et c'est ce qu'Harry fit, en détails. Il ne lui épargna rien, même s'il ne lui avait pas décrit les parties de sexe, il les mentionnât tout de même. Il vit bien que Severus grimaçait mais Harry ne voyait pas d'autre moyen de lui faire comprendre, si ce n'est lui montrer sa bague. Ce qu'il finit par faire.
Severus était pâle. Il avait fini par s'attacher à son amant et voir que celui-ci était marié si vite, lui fit un coup au cœur. Ils ne s'étaient jamais rien promis, il en était conscient mais de là à le voir marié, il ne s'y attendait pas. Non vraiment, ça ne lui plaisait pas vraiment. Mais il ne dit rien, et garda pour lui ses sentiments car il ne voulait pas faire souffrir son ex amant. Il savait qu'en lui disant qu'il avait le cœur brisé, tout ce qu'il ferait serait de faire souffrir le plus jeune qui n'avait rien demandé de tout ça. Après tout on ne choisit pas son âme sœur, c'est la Magie qui le fait. Il se contint donc, et félicita le plus jeune. Il exigea même sur le ton de la boutade, d'être invité au mariage plus traditionnel. Ce à quoi Harry s'empressa d'accepter, le sourire aux lèvres de voir son mariage accepté par son ex amant et ami.
Les jours passèrent tranquillement. Harry se contentait de suivre en cours, faire ses devoirs, rester avec Draco ou Severus et dormir. Non vraiment c'était une belle vie. Il avait envie parfois de rejoindre son mari mais il se contenait en repensant au fait que ça serait pour bientôt, avec la fin de la guerre.
Ce fut un mois plus tard, en février, que la bataille finale fut annoncée dans la presse. Elle aurait lieu le 17 février, sur les terres de Poudlard. Dumbledore avait été vert en voyant ça. Et Harry ne contint pas sa joie, tout le monde pu le voir au repas.
L'école fut vidée, les élèves renvoyés chez eux. Les effectifs du vieux se regroupèrent alors au château tandis que ceux de son homme, le faisaient dans le Manoir. On voyait la fin arriver. Quand Harry revint, avec Draco, son mari lui expliqua tout. Le peuple s'était rangé en grande majorité de son côté et la bataille « finale » ne sera en réalité qu'une formalité. Il pouvait venir mais il n'était pas indispensable, c'était à Harry de choisir s'il voulait participer. Harry hésitait. En même temps il voulait faire partie de la bataille finale et puis il s'était promis de se venger des Dursley. Il n'aurait pas meilleure occasion que celle-là pour le faire. Après il ne pourrait plus sans qu'on ne sache que c'est lui. Alors que là avec les retombées médiatiques, personne ne s'occuperait d'une petite famille moldue morte dans d'étranges conditions…
Il prit le temps de la réflexion et le soir il prévint son amant qu'il irait faire sa vengeance. Tom sourit simplement, étant d'accord avec ce choix.
La bataille était dans 2 jours, tout le monde se préparait, travaillait dur pour être prêt. Harry lui, préférait se prélasser avec son amant dès qu'il le pouvait, ce qui était plutôt rare.
Le jour-J, Harry se leva plus tôt que les autres, bien avant l'aurore. Il prit sa douche, se prépara, et toucha du bout du doigt le Portoloin de 7h30 qui devait l'emmener chez sa « famille » tant honnie.
Quand Harry atterrit, il n'eut aucun doute sur ce qu'il allait faire et n'en avait aucun remord. Non il était content, il allait enfin avoir la vengeance qu'il attendait depuis si longtemps. Alors il entra. La maison était encore silencieuse à cette heure si matinale bien que ça ne tarderait pas à prendre vie dans les minutes qui devaient suivre. C'est pour ça qu'il se dépêcha de lancer quelques sorts : de silence, d'intimité, de repousse moldu, de protège identité. Ainsi, personne ne saurait jamais qu'il était venu ici un jour commettre le plus sanglant meurtre qu'il n'ait jamais fait. Il commença par enfermer son cousin dans le placard, en attendant son tour. Il emmena alors sa tante dans la cuisine. Sa put*** de cuisine. Qu'est-ce qu'il avait pu détester cette cuisine…Harry tortura sa tante de longues minutes, par quelques sorts de découpe, de flammes, de torture celtique,…A chaque fois, il la réanimait. C'était plus drôle comme ça. Il eut finit lorsqu'elle rendit son dernier souffle. Son premier meurtre, sa tante était morte. Et Harry ne ressentait que du soulagement. Il retourna dans son placard chercher son cousin à qui il réservât le même sort bien que ce fut plus court du fait de la faible endurance à la douleur du cher Dudlynouchet.
Et là le vrai plaisir commença. Il monta les escaliers calmement bien que son cœur battait à tout rompre, l'adrénaline coulant dans les veines dans l'attente de ce qui allait se produire. Il allait enfin avoir ce qu'il souhaitait depuis tellement de temps !
Il entra dans la chambre de son porc d'oncle. Il gisait là, allongé sur son lit XXXL tel le cachalot qu'il était. C'est là qu'Harry prit le pied de sa vie en ôtant celle de son bourreau. Il n'aimait pas spécialement tuer d'ailleurs il ne pensait pas le faire un jour après ça sauf cas échéant mais là vraiment il adorait ce qu'il était en train de faire.
Il n'avait pas voulu jouer comme il l'avait fait avec les autres. Ici il voulait de la douleur pure et dure alors il avait lancé un Doloris retentissant et voyait désormais son oncle détesté se tordre de douleur sur son lit. Il avait les yeux exorbités, le visage violet, et le corps qui prenait d'étranges positions pour une telle masse. Non vraiment c'était un spectacle jouissif qu'offrait Oncle Vernon à son neveu.
Lorsqu'il rendit son dernier souffle dans la douleur, Harry ressentit une douce chaleur au fond de son cœur. Il l'avait fait, il avait réussi, c'était enfin fini. Enfin presque, il avait juste une petite chose à faire pour qu'enfin il puisse vivre une vie de rêve avec son mari Ministre de la Magie et ses futurs enfants.
Harry sorti de la maison le pas léger, et transplana devant la maison d'un ami qu'il n'avait plus vu depuis longtemps. Il ne pensa pas au fait qu'il se pouvait qu'il ne soit pas là mais au travail et sonna. Il eut de la chance car quelques instants plus tard, il lui ouvrit la porte. Les yeux grands ouverts d'étonnement, John sourit largement à Harry.
Harry entra sans dire un mot, il prit son ami par la main et l'emmena dans son bureau. L'endroit où ils avaient eu tant de conversations, tant de massages, et un tel rapprochement qu'Harry ne l'oublierait jamais. Alors il s'assit en face d'un John très perplexe et lui dit tout. Absolument tout, sa famille, la magie, ses années à Poudlard, la guerre, ses choix et ce qu'il venait de faire ce matin. Tout. Sans détours, sans formes. Cela prit du temps, plusieurs heure mais John ne l'interrompit jamais et n'eut jamais dans le regard du doute. Il croyait Harry et ne doutait pas de ses paroles. Et lorsque le plus jeune lui dit qu'il était marié, il eut simplement un sourire. Il était vraiment heureux pour lui, Harry méritait le bonheur et quoi de mieux que l'amour d'un mari pour cela ?
Il était tard lorsqu'il eut fini son récit. Il n'attendait pas de réponse de son ami et fut contenté du sourire que celui-ci eut lorsqu'Harry dit qu'il allait maintenant partir. Juste avant de transplaner, il lui dit tout de même qu'il s'arrangerait pour que lui et sa mère vivent tranquillement jusqu'à la fin de leurs jours, avec un clin d'œil avant de disparaitre sous ses yeux étonnés de moldu.
Lorsqu'Harry arriva au manoir il tomba au plein milieu d'une pièce bondée de gens en train de crier de joie, de sauter, de chanter, de rire,…La guerre avait visiblement été remportée, oui la belle vie pouvait commencer. Tout ça était très inattendu, Harry n'en avait jamais espéré tant, mais lorsqu'il croisa le regard de Tom à travers la foule, il se dit qu'il en était très heureux finalement, de cette nouvelle vie inattendue.
FIN
Voilà les gens la fin de cette histoire. Comme vous l'avez vu, je n'avais plus publié depuis un bout de temps, c'était pour être sûre d'avoir fini cette histoire pour la publier. Voilà chose faite ! Je vous avais dit que je n'abandonnais pas ! )
Soyez indulgents je n'ai pas de Beta d'ailleurs si quelqu'un se sent le courage de corriger cette fiction ou une autre, je suis toutes ouverte aux propositions )
Sinon comme toujours, si vous avez des critiques constructives ou des remarques sur l'histoire (c'est fort possible, un long lapse de temps s'est écoulé entre le début et la fin de cette histoire, il se peut que j'aie foiré certaines choses) Bref, Reviews ! C'est juste en bas et ça fait toujours plaisir !
Bisous bisous à la prochaine =*
