Réponses aux review anonymes:
Tsuyakuroko: Merci beaucoup pour cette review respirant l'enthousiasme! Tu as illuminé ma journée! :) En ce qui concerne l'intrigue, je suis heureuse de voir qu'elle te captive, bien qu'au commencement de cette fic, j'avais peur que mes lecteurs trouve le scénario totalement WTF et que ça les fasse fuir! X'D Je suis contente de constater que ce n'est pas le cas! Haha, effectivement, voir Doffy mettre son cœur à nu est un fantasme ô combien délicieux! *o* (oui faut que je consulte! XD) Et bien, voici la suite très chère, et pour ce qui du lemon, tu auras sûrement une crise de frustration en fin de chapitre!(mouhahaha je suis cruelle XD) Bonne lecture! :3
Guest: Merci beaucoup! J'espère que tu appréciera d'autant plus le chapitre ci-joint! ;)
Yoyo: Voilà la suite que tu attendais tant, lecteur affamé! De plus, j'adore ton pseudo! XP
Hey la marmaille! Avouez que je vous ai manquer, deux mois sans ma divine présence, c'est long! :3 /SPAF/
Nan, plus sérieusement, c'est avec une grande fierté (ce qui est rare! XD) que je vous présente le onzième chapitre de Perfidie... Cette fic va d'ailleurs bientôt toucher à sa fin, j'en ai bien peur, sûrement au prochain chapitre! :'(
J'ai un pincement au cœur rien que d'y penser! Je tiens beaucoup à cette fic, premièrement car je me suis éclaté à l'écrire, à imaginer un scénario sans queue ni tête et des couples complètement barrés! Mais aussi car les lecteurs de cette fic se font de plus en plus nombreux, et cela me comble de bonheur! ça me motive toujours plus à progresser et à créer de nouvelles histoires! "Perfidie" a sûrement été l'une de mes plus grandes réussites! Et tout ça en grande partie grâce à vous! :)
Mais bon, trêves de déprime et de remerciements, la fic n'est pas tout à fait terminée pour l'instant! ;)
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture mes chouchous! ^^
Ils doivent payer, car ils ont essayé de m'enlever celui que j'ai toujours considéré comme mien...
Ces mots ne cessaient de résonner dans la tête de Bellamy, qui ne savait plus du tout quoi dire ou faire. Avait-il seulement bien compris les mots que le monarque lui avait adressés ? Si c'est le cas, il ne sait toujours pas comment il est sensé réagir : doit-il se jeter sur les lèvres du souverain pour rattraper le temps perdu ou alors rester planter à sa place comme un piquet pour éviter de faire une gaffe ? La hyène n'eut finalement pas besoin de faire un quelconque choix puisque c'est avec un regard camouflé et brûlant de convoitise que Doflamingo lui intima de retourner dans sa chambre afin de le laisser régler une bonne fois pour toute ce conflit. Bellamy jeta cependant un regard désespéré au roi de Dressrosa, angoissé à l'idée que le grand corsaire ait toujours l'intention d'exécuter les deux traîtres…
- Ne t'inquiète pas, fit Doflamingo en effleurant du dos de ses doigts une des joues écarlate de la hyène, si tel est ton désir, je ne les tuerai pas. Bien que je veuille tout de même leur administrer une sanction qu'ils ne risquent pas d'oublier…
Laissant sa phrase en suspens, le monarque entoura de sa main gauche la hanche de la hyène et la fit avancer vers la sortie du bureau, non sans jeter un regard lourd de reproche aux deux renégats de la famille Don Quichotte, qui étaient toujours scotchés par l'inhabituelle attitude du Grand Corsaire.
- Va donc te reposer, Bellamy. Les récents événements t'ont énormément affaibli, je le sais pertinemment… De plus, tu as perdu énormément de poids ! Déclara le souverain d'un air contrarié tout en touchant le ventre bien trop plat du jeune blondinet de sa main libre, je demanderai à ce qu'on t'apporte un repas adéquat.
Très gêné par la proximité du grand corsaire, mais agréablement surpris par sa subite bienveillance, Bellamy se sentit obligé de le rassurer :
- Non jeune maître, ce ne sera pas nécessaire ! Je vous assure que je vais b…
Mais le doigt que Doflamingo posa sur sa bouche empêcha la hyène de continuer sa tirade. Avec un petit sourire, le monarque susurra un petit « chut » avant de répliquer :
- Je n'accepterai aucune protestation. File vite dans mes quartiers ! À moins que tu ne veuilles que je t'y amène de force…
C'est donc sur cette réplique on ne peut plus persuasive que Bellamy, les lèvres tremblantes, les joues cramoisis et le cœur qui tambourinait à deux cents à l'heure dans sa poitrine, sortit du bureau avec empressement. Une fois en dehors de celui-ci, il se mit à dévaler le couloir aussi vite qu'il le put, tout en essayant de retrouver la chambre du jeune maître, et accessoirement de remettre de l'ordre dans ses idées chamboulées !
Bon Dieu… C'était un rêve. Il était forcément en train de rêver. Ce n'était pas possible autrement ! Ce qu'il vient de vivre était tellement irréaliste, improbable même ! Premièrement, il venait d'apprendre que deux des membres de la « familly » l'avait manipuler durant trois jours dans le seul but de l'éloigner du jeune maître, qui avait apparemment bien plus d'estime à son égard qu'il ne le pensait jusqu'à présent… Deuxièmement, le grand Don Quichotte Doflamingo venait de déclarer haut et fort qu'il l'avait toujours considéré comme sien ! Que signifiait cette phrase ambiguë, bon sang ?!
Une fois avoir retrouvé les quartiers du monarque de Dressrosa, Bellamy ouvrit précipitamment la porte de la chambre à couchée, s'avança vers la table de chevet, et composa avec empressement le numéro de Bartoloméo sur l'escargophone de Doflamingo.
- Allô ? Fit la voix du coq vert.
-Bartoloméo ! S'exclama de bonheur la hyène, un grand sourire aux lèvres. Tu n'en croiras jamais tes oreilles ! Il vient de m'arriver un truc de dingue ! J'ai l'impression de rêver !
- Qu… Quoi ?! Bégayait Bartloméo, totalement incrédule. Mais qu'est-ce qui t'arrive, tout d'un coup ? Et puis je peux savoir pourquoi tu m'as raccroché au nez tout à l'heure ?
- Alors déjà, boucle là, et écoute mon histoire jusqu'au bout, crétin de coq ! Fit Bellamy, toujours avec un grand sourire béat aux lèvres.
S'en suivit donc une bonne dizaine de minutes d'explication.
Pendant ce temps, dans le bureau du souverain de Dressrosa, les tensions étaient presque palpables. Doflamingo avait fait appel à des gardes via un interphone situé sur son bureau. Seulement quelque minutes plus tard, deux hommes pénétrèrent dans l'office du grand corsaire, tout deux armés d'un fusil à pompe, en position de « garde-à-vous ». L'expression des deux traîtres passèrent de la stupéfaction à l'appréhension. À quoi pensait donc le démon céleste en faisant appel à des gardes ?!
- Je vois que vous avez fait vite… S'exclama le monarque. Tant mieux. Plus vite ce problème sera réglé, mieux je me porterai…
Tout en lançant un ultime regard courroucé à l'encontre des deux renégats, Doflamingo énonça avec fermeté la sentence qu'il avait choisie pour mettre un terme à cette mascarade.
- Je vous ai fait venir dans le but de procéder à une arrestation.
Horrifiés rien qu'à l'entente de cette réplique, Diamante et Dellinger voulurent vivement protester la punition imposée par le grand corsaire… Mais c'était sans compter les fils parasites du souverain qui les maintenait fermement sur place. Les deux gardes purent donc procéder à l'arrestation des deux individus en leur passant des menottes en granites marins aux poignets. Les traits de l'épéiste étaient crispés de rage tandis que l'homme poisson avait les larmes aux yeux.
- Lieutenant Diamante, Officier Dellinger, vous êtes à présent tout les deux déchus de votre rang. Vous croupirez dans les cachots du palais jusqu'à nouvel ordre. Gardes, emmenez ces vulgaires déchets loin de ma vue ! Tonna Doflamingo d'un mouvement de main significatif.
- ATTENDS UNE MINUTE, DOFFY ! Hurla de détresse Diamante. Tu ne peux pas nous faire ça après tout ce qu'on t'a révélé ! Je ne sais toujours pas pourquoi tu tiens autant à un gamin comme Bellamy… Mais ce merdeux se moque de toi, ça saute aux yeux ! Tout ce qu'il l'intéresse, c'est le pouvoir, l'argent ! Et tous les humains sont comme ça Doffy, tu le sais mieux que quiconque après tout ce que tu as vécu durant ton enfance ! Tu aurais dû le tuer dès que tu en avais l'occasion ! Bellamy ne t'apportera rien du tout, si ce n'est de la déception ! Peut-être même qu'en découvrant tes véritables origines, il te rejettera !
Le roi tiqua à cette ignoble pensée. Si Bellamy osait le juger comme ces vulgaires chiens d'humains qui l'ont regardé de haut et violenter à l'âge de ses 10 ans… Il n'éprouvera aucun remords à le punir comme il se doit ! Il y a huit ans, il lui a promis de le servir jusqu'à la mort… De par cette promesse, Bellamy lui appartenait corps et âme !
- Je t'en prie Doffy, reprit l'épéiste, il n'est pas trop tard pour ouvrir les yeux ! Ne me dis pas que tu as plus confiance en ce crétin qu'à ta propre famille !?
Lassé par toutes ces jérémiades, Doflamingo décida de dire tout ce qu'il avait sur le cœur à son tour. Peut-être qu'au moins, ça réglera les choses une bonne fois pour toute…
- Diamante… Regarde-moi bien. Commença calmement le monarque. Me prendrais-tu pour un homme stupide ? Naïf peut-être ? Toi, qui prétends être un membre de ma famille, tu devrais savoir que je n'accorde pas ma confiance aussi facilement. Tu as raison sur un point cependant : les nombreuses expériences du passé m'ont permis de nourrir ma haine infaillible envers les humains… Par contre, ce que tu n'as pas l'air de comprendre, c'est que cette rancœur me force à analyser continuellement mon entourage… Pour savoir qui est digne ou non d'intérêt… Aujourd'hui, je me suis rendu compte qu'il m'est impossible de croire en la soi-disant « honnêteté » de ceux qui sont censés être des membres de ma famille… Et dire que j'avais toujours eu une confiance aveugle en vous tous… Quelle erreur !
Totalement sidéré, et quelque part blessé, par les mots employés par le démon céleste, Diamante ne savait absolument plus quoi dire… Il n'avait plus aucun argument valable pour répliquer, de toute façon…
- Quant à Bellamy… reprit Doflamingo, c'est totalement différent. Durant mon enfance, les humains ne m'ont adresser que des regards haineux, méprisants, parfois même craintifs... Alors que Bellamy, qui est censé être de la même espèce que les vulgaires insectes m'ayant humilié, m'a toujours contemplé avec un profond respect, du dévouement, de l'admiration, et de temps à autre avec une infinie tendresse. Car oui, je ne suis pas dupe, j'ai réalisé depuis bien longtemps que je détiens une place particulière dans son cœur. Il ne me craint pas, il ne me voit pas comme un monstre sanguinaire, ni comme une vermine de bas-étage ! Il ne joue pas dans la même catégorie que ces autres déchets d'humains ! Cette constatation aurait fait de lui un officier et un compagnon irremplaçable à mes yeux… Si toi et Dellinger n'aviez pas osez vous mettre en travers de ma route. Vous avez tenté de vous opposer à une de mes décisions. Vous avez voulu décider de ce qui était bon pour moi. Vous avez même essayé de mener ma vie privée comme bon vous semblait… Et rien que pour ça, vous ne méritez plus aucune considération de ma part. Car s'il y a bien une chose que je ne pardonne pas, c'est la rébellion.
Sur ces derniers mots, Doflamingo ordonna aux deux gardes d'emmener les deux traîtres, faisant fi des appels désespérés des personnes qui avaient jadis été ses proches…
Bien… Ce terrible quiproquo étant à présent de l'histoire ancienne, il est peut-être temps de faire le point avec sa belle hyène, non ?
- Bon sang… Murmura Bartoloméo, toujours au Den Den Mushi. Mais c'est quoi cette histoire de malade ?! C'est sans queue ni tête ! Attends deux secondes, récapitulons une dernière fois : Dellinger et son amant Diamante t'avaient en réalité manipulé depuis le jour de ton affectation, n'est-ce pas ?
- C'est exact ! Ce qui veut dire que Doflamingo n'avait jamais voulu me faire la peau ! Répondit Bellamy.
- Et si ces deux cons t'ont fait ce gros coup de pute, c'était dans le but de t'éjecter de la famille Don Quichotte afin que tu n'accède pas au rang d'officier, c'est bien ça ?
- Car ils ne m'avaient jamais fait confiance jusqu'à présent, je n'étais donc pas digne, à leurs yeux du moins, de passer du rang de subordonnés à celui d'officier de Doflamingo. C'est bon, tu as compris cette fois-ci ? Soupira bruyamment la hyène, lassée de répéter à chaque fois la même chose à cet abruti de coq.
- Plus ou moins, oui ! Répondit Bartoloméo. Mais quand même… C'est assez choquant de voir qu'un lieutenant aussi important que Diamante soit capable de tenir tête à son roi et de s'opposer à ses décisions de manière aussi vicieuse… Si tu n'avais pas usé de tes charmes pour dissuader le flamant rose, lui et son amant n'auraient déjà plus la tête sur les épaules !
- Mais c'est même pas vrai, ducon ! Protesta bruyamment Bellamy, le rouge aux joues.
Le coq éclata d'un rire franc qui le caractérisait si bien, avant de répliquer d'un ton malicieux.
- Tu as dit lui avoir quasiment sauté dessus pour le stopper, je te rappelle...
- Je lui ai juste saisi le bras, je ne vois absolument pas ce qu'il y a d'obscène là-dedans… Marmonna la hyène dans sa barbe, embarrassée. Quand bien même, j'ai accompli un miracle : convaincre Doflamingo de ne pas laisser libre cours à sa rage !
- C'est clair que t'as été vachement courageux, mon gars ! Répliqua Bartoloméo sur un ton soudainement très sérieux. Imagine un peu, il aurait très bien pu s'en prendre à toi rien que pour le fait que tu te sois opposé à lui ! N'oublie pas que t'as eu affaire à l'un des pirates les plus perchés et sanguinaires du Nouveau Monde !
Ces quelques mots suffirent amplement à faire bouillir le sang de Bellamy. Il vit rouge. Comment ce stupide coq osait-il parler de la sorte ?! Il ne connaît même pas Doflamingo, il ne lui a jamais adressé la parole une seule fois ! Comment ose-t-il le qualifier de « fou » et de « barbare » sans connaissance de cause ?!
- Espèce de gros con ! Clama avec rage Bellamy. Je t'interdis de parler de lui de cette façon ! Certes, Doflamingo n'est pas réputé pour être un ange, je ne le nie pas ! Mais il reste un homme de tout ce qu'il y a de plus normal, comme toi et moi, avec une cervelle, et des sentiments ! Il me l'a prouvé aujourd'hui ! Pendant toutes ces années, et encore ce matin, il m'a défendu face à ceux qui étaient contre moi ! Il a eu assez de confiance en ma personne pour me proposer de devenir un de ses officiers, Bartoloméo ! Il a toujours eu de la considération à mon égard… Et moi, comme le crétin que je suis, j'ai cru dur comme fer aux paroles de Dellinger et j'ai eu le culot d'insulter le jeune maître de monstre… Alors oses encore le critiquer, et je t'étripe !
- Eh oh, du calme la hyène, j'ai compris, pas la peine de hurler ! s'écria Bartoloméo avec agacement.
Après un court silence, le coq reprit la parole :
- Désolé, j'aurais pas dû l'ouvrir sans réfléchir… Marmonna le coq d'un air contrit. J'avais oublié que t'en pinçais pour le flamant rose ! D'ailleurs, ça avance comment, maintenant que toute cette histoire a été éclaircie ? Il y a quelque chose d'envisageable entre vous deux ou pas ?
Alors que les joues de la hyène se colorèrent légèrement en repensant aux doucereuses paroles que son amour lui avait adressées dans son bureau, il déchanta très rapidement à l'entente de la question fatidique de Bartoloméo : est-ce qu'il pouvait oser espérer que ses sentiments soient réciproques, malgré la différence d'âge, de milieu social, et de caractère de son souverain ?
D'après certaines sources de la famille, le jeune maître a eu bon nombres de conquêtes… Majoritairement des femmes, dont ses courtisanes qui lui servait de "divertissement"… Mais ces gens ne restaient que des simples coups d'un soir ! Aucune relation dite « sérieuse » ne pouvait être envisageable. En ce qui le concernait, jusqu'à maintenant, aucun fait plausible ne pouvait prouver que le grand corsaire éprouvait une quelconque affection pour lui !
Conclusion : il est temps que Bellamy arrête de rêver. Doflamingo ne le voit que comme un simple sous-fifre. Ni plus ni moins. Et théoriquement, un officier n'a pas le droit de s'imaginer en train de partager la couche de son monarque, bordel de merde ! Surtout si l'officier en question est un homme ! Un HOMME, bon sang !
- Bellamy ? Demanda Bartoloméo, déconcerté face à l'absence de réponse de son ami. J'ai posé la question qui fâche… ?
- Plus ou moins, oui… Fit la hyène d'un air morose. Bartoloméo, je crois que c'est mort pour Doflamingo. Il y a trop de choses qui nous éloignent l'un de l'autre ! Il est le roi de Dressrosa, et je ne suis qu'un de ses sous-fifres ! J'ai 23 ans alors qu'il vient d'atteindre la quarantaine ! Et pour couronner le tout : je suis un mec ! Il faut que je me fasse à l'idée que je ne suis rien de plus qu'un subordonné, à ses yeux, et ça n'ira jamais plus loin. Pourquoi il perdrai son temps avec moi de toute façon ? Il possède toute une assemblée de pouffiasses payées exprès pour le satisfaire ! De plus, mon corps est horriblement difforme, et mon visage est affreusement laid, je ne serais jamais aussi désirable et élégant que le peut être l'une de ces femmes de la noblesse qu'il côtoie au quotidien. Soyons réaliste: je ne suis pas fait pour lui, c'est peine perdue. Termina Bellamy d'un petit sourire amère.
- Sérieusement ?! S'écria Bartoloméo d'un air scandalisé. Mais… C'est pas juste, putain ! Après avoir morflé pendant tout ce temps à cause des deux autres connards qui était jaloux de ta réussite, ce crétin de flamant rose pourrait au moins te récompenser comme il se doit !
- Mais je ne veux pas qu'il ait pitié de moi, abruti ! Clama la hyène, désespérée. Depuis l'âge de mes 15 ans, cet homme m'obsède ! Je l'aime comme un fou depuis tout ce temps ! Je n'éprouverais aucune satisfaction à le voir faire semblant de m'aimer rien que pour espérer me consoler un tant soit peu ! Je préfère encore qu'il ne sache rien de mes sentiments… Je ne veux pas qu'il me voie différemment ! Je ne veux pas que les choses changent entre nous ! Quitte à souffrir pendant 20, 30 ou même 100 ans… Je m'en moque. Être à ses côtés me suffira amplement. Je veux me battre pour lui, pour finalement le voir devenir le roi des pirates. C'est tout.
La hyène n'avait plus qu'une envie : celle de pleurer. Malgré toutes ses bonnes résolutions, son cœur souffrait… Il aurait tellement voulu qu'il y ait quelque chose entre lui et son roi… Pas forcément de l'amour, il n'en demandait pas tant ! Mais quelque chose comme un lien indescriptible, qui le lierait à Doflamingo, qui ferait d'eux des compagnons d'armes inséparables… Un lien indestructible qui ferait de lui quelqu'un d'irremplaçable aux yeux de son souverain... Ridicule, n'est-ce pas ?
Bellamy, assis par terre devant le Den Den Mushi et de dos à la porte d'entrée, se laissa aller à la détresse qui envahissait tout son être… Trop occupé à évacuer toutes ses angoisses par le biais de ses larmes, il ne put sentir la présence du nouveau venu.
Cette personne s'avança dans la pièce à pas de loup, tel un prédateur guettant sa proie, puis, de ses bras puissants, enserra le corps de la hyène afin de la lever du sol. Celle-ci sursauta violemment en sentant son dos être plaqué à un torse divinement bien sculpté. D'une poigne autoritaire, l'individu saisit le visage du jeune blondinet, puis le fit légèrement pivoter dans sa direction dans le but de l'embrasser avec passion et avidité…
To be Continued
