Comme promis la suite ... Baignoire, glaçons, boissons fraîches, tout est près ? :P
Vous pouvez y aller alors XD
Bonne lecture & A bientôt :)
Bisous Bisous
Chapitre 11
« Taisez-vous » cria Bors « Vanora va chanter » continua t il en tirant sa femme devant tout le monde.
Celle ci protesta, je ne pouvais que la comprendre, néanmoins l'assistance insista.
« Chante » répétait sans cesse Galahad
« Fais moi plaisir, aller chante ! S'il te plait. » lui demanda à nouveau le vieux Chevalier Sarmate.
Assise à la table de la taverne, je n'avais d'yeux que pour cette femme, ses cheveux auburn tombaient dans son dos comme une cascade de boucles et bien qu'elle avait un visage angélique, c'était une femme forte et pleine de caractère. J'appréciais déjà beaucoup Vanora. Rien que pour le fait qu'elle ai mis 11 enfants au monde, dans cette époque moyenâgeuse où rien ne pouvait vous enlever la douleur d'un accouchement.
Quand elle se mit à chanter, tout le monde se tu, une aura de mélancolie et de nostalgie flottait dans l'air. Bors et Galahad chantaient silencieusement, je pouvais lire le chant sur leurs lèvres. Lancelot fut pris de chagrin, comme si il ne réalisait toujours pas que le jour de la libération était enfin arrivé. Gauvain affichait un maigre sourire tout en, je suppose se remémorant les paysages de son pays d'enfance. Dagonet, appuyé sur une poutre, le regard dans le vide paraissait triste, tandis que Tristan lui, avait toujours ce visage impassible, comme si il ne ressentait aucun sentiment... C'était exactement comme dans ma vision, sauf que là je le voyais de mes propres yeux !
La magie du moment se stoppa quand Jols interpella Arthur, qui venait certainement d'arriver.
« Arthur » dit Galahad en marchant vers son commandant. « Tu n'es pas encore complètement Romain, n'est ce pas ?» Demanda celui-ci en versant du vin dans sa chope.
Je me levais, suivie de Morri' et allâmes rejoindre les Chevaliers qui venaient tous de rejoindre Arthur. Je remarquais son air sérieux, et fut prise d'un pressentiment. Ce n'était pas bon du tout...
« T'as vu sa tête, » Me demanda ma cousine à mi-voix.
« C'est pas bon signe ! » Lui répondais-je avant d'arriver à hauteur des hommes.
Les Chevaliers nous avaient accepté – enfin, presque tous – néanmoins, nous n'étions pas encore considérées comme des leurs, je décidais donc de rester en retrait de leur conversations.
« Chevaliers ! » Commença le Commandant « Frères d'armes ! Votre courage a été durement éprouvé »
Bors acquiesça...
« Mais je me tourne vers vous pour une dernière épreuve » fini pas dire Arthur.
« Quoi ? » demanda le vieux chevalier Bors, tandis que Galahad semblait prendre les paroles d'Arthur pour une plaisanterie.
« Rome nous confie une dernière mission » continua Arthur tandis que les regards des chevaliers se plantèrent sur lui. « Avant de nous offrir la liberté » termina le Commandant.
Gauvain, Bors et Galahad se mirent à rire, pour eux cela ne pouvait apparemment être qu'une plaisanterie. De mauvais goût, je vous l'accorde
« Derrière le mur, très loin au nord, se trouve une famille qui a besoin d'être secourue. Ils sont encerclés par les saxons. Nous avons ordre d'assurer leur protection »
« Moi je dis que les Romains n'ont qu'à régler ça eux même » intervint Bors.
« Derrière le mur » Dit Gauvain. « En territoire Picte »
« Notre devoir envers Rome, si l'on peut parler de devoir... est soldé » S'énerva Galahad. « Notre pacte avec Rome est soldé ! »
« Chaque chevalier ici » Commença Bors « A risqué sa vie chaque jour pour toi... Pour toi » dit il en pointant son doigts vers Arthur. « Et au lieu de la liberté tu veux encore plus de mort ? Notre mort ! Le sang romain à plus de valeur à tes yeux que le nôtre ? » Fin le chevalier tandis que son Commandant répliquait :
« Ce sont les ordres ! »
Bors était comme anéanti
« Nous partirons à l'aube. A notre retour votre liberté vous sera offerte sur le champ. Une liberté que nous accepterons avec honneur ! »
« Mais je suis libre moi! » S'emporta Bors. « Libre de choisir mon destin ! »
« Ouais ouais , faut bien mourir un jour !» Ricana Tristan qui n'avait encore dit un mot jusqu'à présent. « Si t'as peur de mourir face à un Saxon... Reste chez toi ! » Lança t il d'un ton provoquant à son ami, tout en continuant d'avaler sa pomme.
« Si tu es aussi pressé de mourir tu peux mourir maintenant ! » s'emporta Galahad, tandis que Tristan restait de marbre.
Je me levais de la table sur laquelle j'avais posé mes fesses, prête à agir au cas où cela tournait mal, mais Lancelot fut plus rapide que moi et repoussa Galahad.
« Je veux vivre, des projets m'attendent ! » continua le jeune chevalier.
« Les Romains n'ont pas tenu parole » Dagonet qui jusqu'ici n'était pas intervenu, prit la parole face à ses compagnons. « Nous avons la parole d'Arthur, c'est suffisant ! Je vais me préparer ! » Lança t il avant de partir...
« Bors ? Tu viens ? » Demanda Dagonet à son ami.
« Bien sûr que je viens ! » Cria celui ci. « Je ne peux pas te laisser partir tout seul, tu serais tué ! Je dis seulement ce que tout le monde pense !»
«Ah ben en voilà une façon de voir les choses » me disais-je à moi-même.
Je me levais et suivi les hommes qui partaient en laissant ma cousine là. C'était une occasion à ne pas rater pour accomplir mon devoir de protectrice. Il fallait que Morri' et moi partions avec eux ! Si c'était une mission suicide, il fallait que je sois dans les parages...
Je courrais à notre chambre, et commençais à préparer les affaires pour le voyage. Quand tout fut prêt, je sortais en hâte de la pièce, et me dirigeais vers les écuries, où je commençais à préparer Epona, ma jument récemment mit à ma disposition par Arthur. C'était la première fois pour moi, et je n'étais pas certaine que ce que je faisais était correct, néanmoins, je m'appliquais.
« Tu devrais resserrer les sangles de la selle » Me dit une voix qui me fit sursauter.
Je me retournais, et vis Tristan, affaires en main, qui entrait dans l'écurie. Comment avait-il vu que les sangles n'étaient pas bien serrées, surtout à cette distance?... Aucune idée !
« Merci » Lui dis-je, il me répondit avec un hochement de tête tandis qu'il se dirigeait déjà vers sa monture.
Quelques minutes passèrent dans un silence de mort. Epona était une jument qui en avait déjà beaucoup vu, je sentais venant d'elle une impression de peur, elle savait qu'elle allait reprendre la route. Quand j'eus fini , j'allais lui caresser la tête...
« Tout se passera bien » Lui chuchotais-je à l'oreille en continuant mes caresses, certainement plus pour me rassurer moi qu'elle. « Beidh gach rud a bin » répétais-je.
« Quelle est cette langue bizarre que tu parles ? » demanda Tristan, en me prenant par surprise encore une fois.
Je me retournais pour le regarder. Il était accoudé à la barrière de l'enclos d'Epona, coupant un morceau de sa pomme avec un couteau bien trop grand pour sa tâche.
Son regard me hantait toujours. Faisant ressortir des émotions que je n'avais jamais connu auparavant. Bien que je connaissais la raison, je semblais lui rester totalement indifférente, même après le baiser déroutant que nous avions échangé.
Peut-être m'étais-je trompée. Peut-être n'était il pas celui que je pensais, celui qui durant tant d'années avait fait grandir un amour plus qu' irrationnel en moi ! Comment aimer quelqu'un qui n'existe pas dans votre monde ? Oui, parce que ce grand Chevalier Sarmate, taciturne, au visage impassible, je l'aimais, depuis la nuit des temps...
« On appelle cette langue du gaélique ! » dis-je en secouant la tête, essayant de sortir de mes pensées.
« Mmh... Connais pas ! »
« Ça ne m'étonne pas » Lançais-je cyniquement en refixant mon attention sur mon cheval.
Quelques secondes de silence passèrent, j'étais certaine que ma réplique l'avait fait fuir.
Mais je m'étais trompée... Encore une fois.
Je sentis sa présence tout près de moi, trop près à vrai dire ! Je pouvais presque sentir son souffle chaud dans ma nuque. La proximité de nos corps fit monter une chaleur atroce en moi. Chaque fois qu'il se trouvait trop près, j'avais cette envie de lui qui me prenait toute entière... c'était comme un besoin inconditionnel de le toucher, de l'avoir encore plus près qu'il ne l'était déjà...
Et comme si mon souhait avait été réalisé, je sentis le bout de ses doigts caresser l'endroit même où les battements de mon cœur me trahissaient. Délicatement, sa main toute entière passa sur ma nuque, écartant ma longue tresse de son passage. Je fermais les yeux. Mon corps tout entier était pris de frissons et de chair de poule.
Sa respiration était calme et régulière, tandis que je me sentais suffoquer. J'attendais ce moment depuis des siècles.
Je fus prise dans son emprise quand sa main gauche s'enlaçait autour de mon ventre, me collant honteusement à son corps dur. Je me laissais totalement aller dans ses bras.
« Tà mé ag fanacht chomh fada... » soufflais-je tandis que je sentais mes genoux sur le point de céder sous moi.
Comme s'il avait compris ce que je lui disais, sa main qui caressait mon cou descendit vers mes hanches. Je sentis le cordon qui serrait ma robe sur le coté se défaire lentement, puis ce fut au tour de l'autre.
Délicatement, du bout des doigts il fit glisser le morceau de tissus qui atterri à mes pieds dans un froissement de satin...
A présent seule la bande enroulée autour de ma poitrine et des braies me séparaient de la chaleur de son corps.
D'un mouvement brute, Tristan me fit pivoter pour lui faire face... Il m'observait de son regard froid et dur, comme il le faisait depuis notre première rencontre, mais une flamme brillait au fond de cette océan noir, la même flamme qui brûlait dans ses yeux quand son épée tranchait la chair fraîche d'un ennemi. Il m'observait de toute sa hauteur, attendant le moment où je reculerais. Mais pour rien au monde je n'allais reculer, et surtout pas de peur... j'aimais ce regard ! Et une armée de Saxons n'aurait pu m'empêcher de faire ce que j'allais faire...
Plantant mon regard dans le sien en signe de provocation, je le mis au défi... Je défis sa ceinture et ensuite les attaches de sa lourde veste de cuir, qui allèrent rejoindre le tissus soyeux de ma robe sur le sol. Doucement, je passais mes mains sous ses chemises, caressant son torse du bout des doigts. Il frissonna en fermant les yeux.
« Déan Ls breà liom » lui chuchotais-je à l'oreille, profitant de son moment d'absence passagère pour m'approcher un peu plus.
Caressant sa peau sur mon passage, je lui fis comprendre mes intentions en soulevant ses deux chemises, il leva les bras, et doucement je passais les vêtements par dessus et les jetais au sol. Mon regard fut attiré par les dizaines de cicatrices qui ne rendaient absolument pas justice à la beauté de son torse viril. Délicatement, je passais mes doigts sur les boursouflures. Quand je caressais une blessure récente, je le sentis tressaillir... Mais son regard fiévreux ne me quittait pas une seule seconde, trop fier que pour montrer sa faiblesse...
Son regard me rendait folle. Délaissant un instant la peau de son torse, je laissais mes mains agir seules, mon cerveau n'était plus opérationnel et la seule chose que mon corps réclamait était le sien. Je le voulais contre moi... Je le voulais en moi...
Jusqu'ici Tristan s'était contenté de m'observer. Je lâchais un hoquet de surprise quand sa main froide frôla la peau nue de mon ventre.
Tandis que je m'affairais à défaire le nœud qui maintenait son pantalon de cuir, doucement il rapprocha son visage du mien, je pouvais sentir son souffle chaud me caresser la joue. Ses lèvres se déposèrent sur celle ci, et je soupirais lentement. Ses baisers descendant vers ma jugulaire me donnaient la chair de poule. J'étais dans un état second, mon corps était là, mon corps le réclamait, mais pour la première fois de ma vie, mon corps et mon esprit étaient en parfaite symbiose... A l'instant où ses mains se mirent à caresser ma peau à l'unisson avec ses baisers, je savais... C'était plus qu'une certitude, plus jamais je ne pourrais me passer de cet homme...
Ses bras s'enroulèrent autour de moi, me serrant dans une étreinte possessive, j'avais juste envie de lui dire que j'étais à lui, que je lui appartenais, que je lui avais toujours appartenu, même à 16 siècles d'écart...
Mes pieds décollèrent du sol tandis qu'il me soulevait, instinctivement j'enroulais mes jambes autour de sa taille, et je m'accrochais fermement à ses épaules musclées. Ses muscles se contractèrent sous la pression de mon corps contre le sien.
Nos lèvres se retrouvèrent fougueusement, Tristan pivota et marcha jusqu'à la cheminée la plus près de nous, le foyer brûlait aussi fort que l'intensité de mon désir pour lui. Il me reposa au sol, nos lèvres se quittèrent et nos yeux se retrouvèrent...
Le regard planté dans le mien, Tristan déroula le bandage qui serrait ma poitrine, je le laissais faire, parfois son regard quittait le mien pour se poser sur mon corps, et bien que je détestais cela, je rougissais...
Le tissus tomba au sol, me laissant dans le plus simple appareil devant ce guerrier taciturne à l'allure d'un dieu... Lentement, il laissa remonter ses doigts le long de mes hanches, jusqu'à ma poitrine et à ce moment là, je su que j'étais perdue... il faisait preuve d'un tel contrôle de soi, d'une telle tendresse envers moi, que c'était comme si je le découvrais pour la première fois...
Mais je n'étais pas aussi forte que lui à ce jeu là, et je fus à bout de ce manège bien trop rapidement. J'aurais voulu faire durer le plaisir plus longtemps, l'observer, voir ses réactions, apprendre à le connaître lentement, tout en douceur, connaître la moindre partie de son corps, mais au point où j'en étais, je ne désirais plus qu'une chose...
J'enlevais mes chaussures et mes braies et les laissais retomber un peu plus loin, et comme si encore une fois il avait lu en moi comme dans un livre ouvert, nous nous couchâmes sur la paille éparpillée devant le foyer.
Positionné entre mes jambes, Tristan caressa doucement sa virilité tendue contre mon point sensible, je me laissais aller à l'intensité du moment, tout en bougeant lentement mon bassin à l'unisson avec le sien. Une chaleur incommensurable naissait au fin fond de mon être. Emportée dans un élan de plaisir, je quittais mon amant du regard, fermant les yeux pour mieux ressentir.
Je m'accrochais à ses épaules, laissant glisser mes doigts sur les muscles de son dos avec ferveur et détermination. Mes hormones dansaient déjà une java endiablée, et mon cœur battait bien trop vite quand j'arrivais au creux de ses reins, il lâcha un soupir contre mon cou.
Tandis que je m'affairais à lui enlever le dernier rempart qui séparait nos deux corps en laissant mes mains glisser sur ses fesses nues, sa main à lui, glissa le long de ma cuisse, qu'il palpa doucement.
Quand le vêtement fut envoyé loin, d'un mouvement de reins, je le fis pivoter pour me retrouver à califourchon sur lui... et tandis qu'il me mitraillait du regard, je lâchais un petit rire, qui radouci lentement son besoin de domination. Peut-être était-ce la première fois qu'une femme le mettait sur le dos après tout... Et il fallait bien avouer qu'à mon époque, nous n'en étions plus à une seule position...
Doucement, j'approchais mes lèvres des siennes, ses yeux se fermèrent tandis qu'il lâchait un soupir en souriant discrètement, l'une de ses mains me caressait le dos, remontant vers ma nuque qu'il agrippait. Nos lèvres se touchèrent à peine, se caressaient, du bout de la langue je redessinais sa lèvre inférieure.
Il se laissait aller au baiser sans omettre la moindre désapprobation. Doucement et sans quitter sa bouche, je caressais son torse, le mettant tout de même dans de bonnes dispositions quand à cette nouveauté.
Son emprise sur ma nuque se fit plus pressante tandis que son autre main palpait toujours ma cuisse nue, je me laissais aller à me dandiner sur son sexe déjà tendu alors que notre baiser se fit plus pressant, de moins en moins contrôlé. J'avais cette horrible sensation de besoin, je le voulais en moi, je voulais qu'il me fasse l'amour et qu'il me fasse oublier jusqu'à mon prénom...
Nos lèvres se quittèrent et il parcourut mon corps, le parsemant de baisers ici et là, mordillant ma chair à certains endroits, lapait de sa langue humide les endroits plus sensibles me laissant gémissante sous ses caresses. Il se redressa. Ses mains quittèrent ma cuisse et ma nuque pour venir se mettre sous mes genoux pliés, où il me souleva afin que j'enroule mes jambes autour de sa taille, tandis qu'il se relevait.
Je m'accrochais à ses épaules quand il nous fit basculer. Couchée sur le dos avec lui entre mes cuisses je soupirais.
Doucement, il se glissa en moi, nous provoquant un râle à tous les deux, mais il ne bougea pas. Il vrilla son regard au mien alors que du bout des doigts il écartait une mèche de mes cheveux. Perdue au fin fond de ses yeux noirs, son odeur m'envahissait, un délicieux mélange entre le parfum musqué de sa peau et celle du bois qui brûlait intensément dans le foyer. Je me laissais entraîner dans un tourment d'émotions, mes hanches commencèrent à bouger sans que mon cerveau ne leur en donne la permission.
Tristan ferma les yeux et d'un mouvement opposé au mien commença à son tour à se mouver en moi doucement, lentement, faisant glisser son membre dur contre les parois serrées de mon antre.
Enlaçant mes jambes autour de sa taille, je relevais le bassin, lui laissant un angle de pénétration plus approfondi, et quand le premier coup de rein se fit sentir au fond de mon être, je me sentis basculer dans un tsunami de désir et gémissais de plaisir alors que le deuxième coup de rein se fit plus dur. Il m'attira à lui, collant nos deux corps déjà presque en sueur et capturait mes lèvres dans un ballet de langues des plus pressant.
Mes mains palpaient son dos, ou j'essayais tant bien que mal de m'accrocher, caressant les muscles de ses omoplates avec ferveur. Ses lèvres quittèrent ma bouche, se déplaçant de mon menton jusqu'au creux de mon coup où il vint nicher son visage.
Il me serrait fort dans ses bras tandis que nos corps, pris de frénésie l'un pour l'autre, bougeaient de plus en plus vite, de plus en plus fort.
Le contrôle n'était plus de mise, je n'entendais plus que le battement saccadé de mon cœur et sa respiration haletante tout près de mon oreille, où son souffle chaud venait caresser ma peau.
Quand son étreinte se resserra encore un peu plus, je sus qu'il n'était plus loin. Les vas et vient se firent plus courts, plus lents, de plus en plus profonds. Je resserrais l'emprise de mes jambes autour de lui, et quittais son dos pour venir m'agripper à ses fesses toutes aussi musclées que le reste, l'invitant à aller encore plus profondément, et plus fort...
Étranglée par mon propre désir, j'enfonçais mes ongles dans sa peau alors que je fus prise de spasmes qui provoquèrent une explosion de plaisir intense. L'orgasme me frappait de plein fouet, m'arrachant un cri de béatitude des plus expressif.
Ses mouvements se furent plus brusques, alors que je le sentais grossir en moi. J'enroulais mes bras autour de ses épaules, collant ma poitrine à la sienne, tandis que ses bras se resserrent encore, toujours plus, me coupant presque le souffle. En quelques rapides et violents mouvements, Tristan se déversa en moi, alors que moi-même, je replongeais dans un orgasme plus violent que le précédent.
Nous restâmes un instant dans cette position, son visage niché dans mon cou, mes bras autour de ses épaules, tous deux dégoulinant de sueur. J'aurais pu rester ainsi durant encore 16 siècles... Mais il en décida autrement. Et quand son regard accrocha le mien, je me sentis partir dans une autre dimension.
Tristan se rapprocha doucement, attendant une réaction de ma part, j'allais me réfugier contre lui. Il m'enlaça de ses bras, laissant courir le bout de ses doigts le long de ma colonne vertébrale tandis que l'autre main allait se frayer un chemin sous la tresse à moitié défaite . Ses lèvres pleines vinrent se poser délicatement sur le haut de mon front pour y déposer un baiser.
Cette douce chaleur se propagea dans mon corps, je me sentais reprendre le contrôle. Je pouvais entendre les battements de son cœur à travers sa poitrine, sa respiration était calme et lente, ce qui m'aidais beaucoup à rester. J'étais comme dans un état second, mais je me sentais bien, j'avais la sensation que même si le ciel nous tombait sur la tête, rien ne pourrait nous séparer... Rien, pas même la distance, ou même la mort...
Nous restâmes en silence quelques instants, profitant du moment présent. Je me sentais en sécurité dans ses bras, et la lueur qui éclairait ses yeux quand il les posait sur moi me rassurait, sa peau chaude réchauffait mon cœur et je serais resté dans ce silence et cette plénitude si cela n'avait tenu qu'à moi.
« Tu ne peux pas nous accompagner » Me dit il doucement d'une voix rauque.
Je me détachais lentement de son étreinte, et le fixais droit dans les yeux, le défiant... Les bonnes habitudes ne se perdent pas comme on dit, et ni lui ni moi allions déroger à la règle.
« Et pourquoi ça ? » Demandais-je.
« Parce que c'est dangereux » Répondit-il d'une voix plus dure et mieux contrôlée.
« Je viendrais... que tu le veuilles ou non ! » Lâchais-je en me défaisant totalement de ses bras rassurant. « Ne me dis pas que... » J'hésitais un instant.
« Que quoi ? » Demanda t il durement...
A l'instant il était redevenu l'homme que je connaissais. Dur, froid, sans pitié... Et je pris peur...Je me levais et ramassais mes affaires, ou tout du moins celles à proximité.
« Que quoi ? » Répéta t il. « Que tout ceci n'était qu'une mascarade pour te dissuader de nous accompagner demain ? »
Je m'arrêtais net ne pouvant croire aux paroles qu'il venait de prononcer. Ce n'était pas possible que tout ceci avait été un plan minutieusement préparé pour m'empêcher de partir... Nous avions été un instant plus tôt comme deux êtres se reconnaissant, deux âmes baignant dans la même osmose.
« C'est le cas ? » Demandais-je peu sure de moi.
« Pense ce que tu veux ! » Lâcha t il d'un ton sec.
Mais il ne bougea pas, il restait de marbre, alors que moi, j'étais sur le point de me décomposer, mon cœur se brisant en des milliers de morceaux qu'il serait impossible de recoller... Je me rhabillais à vitesse modérée, laissant croire que tout ceci ne me touchait guère... Puis je lui fis face et prenant mon courage à deux mains
« Je pense, que même si tout ceci était vrai, que j'ai ta bénédiction ou non, rien ne m'empêchera de monter sur ce putain de cheval et de vous accompagner ! »
Je retournais auprès d'Epona, ramassais ma robe sur le sol, l'enfilais du mieux que je pouvais, et sans un regard en arrière, je quittais les écuries. Pourtant, je sentais son regard me suivre de loin, mais pour rien au monde je n'allais lui montrer ce que je ressentais à l'instant même... si lui avait une fierté mal placée, avec moi il était mal tombé !
