Bonjour à tous !

Voici la suite, le chapitre suivant c'est la fin, je vous souhaite une bonne lecture !


Chapitre 11 : fête.

Roxas : Cloud disparu trois jours. Durant ces trois longs jours la maison était comme au ralenti, rien n'allait. Naminé confondait les ingrédients du repas, Ventus oubliait les heures d'arrosages et moi … oh moi, c'est simple je ne marchais plus et il fallait être Axel pour m'arracher un mot. Le sourire désertait nos visage et il nous arrivait de fixer un long moment le passage vers la route. Je pense que les autres sont bien patient avec nous, ou alors ils ont trop pitié pour nous abandonner.

Aqua : Sans être là depuis longtemps je vois que les trois blonds ont une véritable adoration pour leurs grand-frère. Surtout Roxas qui est dans un état … j'ai peur pour lui. Axel, un ami de longue date, je le vois collé à ce petit blond et il tente par tous les moyens de le sortir de sa catatonie. Aerith, Xion et moi nous occupons de Naminé mais la pauvre se trompe sans arrêt, elle fait tomber des verres et s'excuse à longueur de temps. Terra et moi sommes provisoirement aux commandes de la maison puisque Zack, Angeal, Genesis et Sephiroth cherchent Cloud. Aerith n'est malheureusement d'aucune aide, elle s'occupe des jumeaux qui se font mal à une fréquence inouïe.

Alors que je prépare le repas j'entends des sanglots dans un coin de la cuisine. C'est Naminé, Ventus la serre fort dans ses bras et Vanitas les surveille tous le deux. Je n'aurais jamais cru qu'un garçon aussi turbulent que Vanitas puise être aussi doux et attentionné avec autrui. Pourtant il protège les jumeaux, pas seulement son petit copain mais aussi la sœur de celui-ci. Je finis le repas qui se compose une fois de plus de salade composée et de galettes de légumes. Je fais avec ce que j'ai sous la main et suis très limité dans mes plats. Xion, qui arrosait le jardin, entra et découvrit les jumeaux en larmes, je la surveillais du coin de l'œil. Elle se mit face à Naminé et lui tendit un mouchoir.

Xion : En arrivant dans la maison, j'avais cru voir un ange en croisant les yeux de Naminé. Elle est tout ce que je ne suis pas, j'aurais pu être jalouse mais je cherchais à être son amie. Si ça a marché un temps, depuis la disparition de son frère elle semble se briser. C'est comme si ce Cloud était la clef de voûte de la maison, sans lui pour remplir les lieux, tout s'effondre. Au propre comme au figurer. La maison semble tomber en ruine, et de minute en minute c'est pire, hier on a dû réparer la plomberie en catastrophe.

Je vais dans le salon et vois Roxas que Axel serre contre lui. J'ai énormément de peine pour eux, Axel est mon ami et le voir avec dans ses bras une cause perdue me fend le cœur.

Riku : Avec le départ de Cloud beaucoup de choses se sont effondrées. La routine rassurante qui berçait tout le monde c'est brisée. Sora sourit moins, il fait son travail sans plus, il a perdu son éclat de joie. Je me souviens qu'il parlait toujours de Cloud comme d'un héro, un peu comme quand il parlait de Terra. Moi même j'ai du mal à effectuer certains gestes sans sentir une nostalgie qui me fait mal. Ces gens ont pris une très grande place dans nos cœurs à tel point que vivre sans l'un d'eux dans cette maison a quelque chose de faux. Comme si c'était contre nature. Alors que Terra nous annonce qu'on a fini pour le moment, on entend un bruit de moteur. Pourtant je ne me fais pas d'illusion, c'est juste Sephiroth et les autres qui rentrent.

Zack : Je ne sais plus quoi faire, rentrer est pire que de chercher Cloud. Depuis trois jours je fais face à ses frères. Je n'ai pas le courage d'affronter la vue de Roxas, ça fait trop mal. J'ai eu des nouvelles de Cid comme quoi Cloud était venu à l'audience contre sa tante mais depuis on n'a plus aucun signe de sa part. Enfin si, un courrier de menace de cette folle et une visite des services sociaux mais rien d'autre. Autant dire que je commence à désespérer. La vieille radio diffusait l'oiseau de feu et je regardais encore une fois le sentier qui menait ici. Le pire c'est que je n'ai même pas pu toucher la magnifique moto de leur mère.

Roxas : La nuit tombait pour la troisième fois sans que Cloud soit là. Je restais sagement dans les bras d'Axel qui dormait. Pour ma part le sommeil me fuyait. Mon frère me manque. Son absence est horrible de bien des façons. Je sors des couvertures et rampe à quatre pattes jusqu'à l'engawa, de là je vois le ciel. Ainsi je me sens plus proche de Cloud car sans être au même endroit nous sommes sous le même ciel. "La fin de l'oiseau de feu" me résonne dans la tête et alors que je la fredonne un bruit de moteur trouble la nuit.

Les fards réveillent tout le monde alors que je cours comme un malade pour m'accrocher à Cloud. Mon frère est revenu !

- Doucement Roxas, se plaignit cet idiot de grand-frère.

- Cloud ! Cloud …

Cloud : Roxas répétait mon nom en m'étouffant de ses baisers. À croire que je n'étais pas réel. Quand j'arrive enfin à me détacher de mon frère et à descendre de Fenrir, c'est pour être écrasé sous les jumeaux. Je suis heureux de les avoir dans mes bras, enfin …

Quand je peux finalement bouger c'est pour être pris dans l'étreinte d'ours de Zack. Je vois distraitement les autres qui me grondent gentiment, tout en essuyant une larme pour les plus émotifs. Beaucoup me demande le pourquoi de ma disparition soudaine mais j'évite la question. Pourtant je vois le regard de Terra, lui va insister et je sais déjà que je vais tous lui dire. Avec le temps Terra et moi sommes devenus des confident, lui me parlait de sa famille trop parfaite pour être vraie et moi de ma vie trop vraie pour être parfaite. Je sais que je lui dirais tous, il ne m'a jamais jugé et dans les vacances on prend toujours un moment pour parler de tout et de rien. Enfin...

- Bon ça suffit maintenant ! Je vous veux tous au lit lumière éteinte dans trois minutes !

- Chef ! OUI, CHEF !

Ah, j'adore cette routine. Ils m'obéissent tous et en deux minutes il n'y a plus un bruit. Je me faufile entre les futons et embrasse le front des moins de 16 ans. Je presse mes lèvres un peu plus longtemps que nécessaire sur le front de Roxas et ensuite pars pour ranger Fenrir. Je sortais un sac du coffre de la moto et allais pour me coucher mais Terra me fit face.

- On doit parler.

- Je sais, ma réponse n'était qu'un soupir mais il l'avait entendue.

Il me suivit jusqu'à ma chambre, vide.

- L'audience ?

- Comme prévu ta mère s'est faite passer pour une victime qui ne savait rien, elle m'a accuser de lui donner l'argent, j'ai sorti certaines de ses lettres de menaces et l'affaire s'est réglée. Dans quelques jours des hommes vont venir réparer le domaine en suivant les anciens plans plus quelques modifications.

- A quoi cela va servir ?

- Pouvoir tous vous accueillir l'année prochaine et les suivantes. Et puis j'aimerais bien que Zack reste vivre ici et un pavillon personnel ne serait pas du luxe...

- Pervers !

- Non amoureux !

On étouffa un petit rire en marchant vers les plantations. Dire que tout cela allait disparaître pour laisser place à des pavillons personnels. Je regardais le ciel, une question me brûlait les lèvres mais j'avais peur de la réponse.

- Avant que tu ne demandes tes frères ont été très affectés par ton absence. Il faudrait que tu penses à racheter de la vaisselle.

Alors que je pensais que c'était tout, je sentis un poing s'enfoncer dans mon ventre. Ce crétin de Terra m'avait …

- C'est pour avoir disparu, m'explique-t-il.

Les minutes qui suivirent il me détailla l'état de tous dans la maison. En 72 heures j'avais fait tant de mal. Ma gorge se serra encore plus quand j'appris pour Roxas. Je dois être un monstre au fond.

- Je … je suis désolé …

Même si c'était vrai, ça sonnait faux. Je me sentais lâche d'être parti.

- Ce n'est pas à moi qu'il faut le dire … Sache que je ne t'en veux pas et que maintenant appréhende un peu mieux la charge qui est tienne tous les jours. Cloud, c'est moi qui devrais m'excuser pour n'avoir rien vu.

- Non, ce n'est pas ta faute Terra.

Un instant de silence se fit, mais ce n'était pas un silence lourd où chacun étouffe sous les non dit, plutôt un silence qui permettait de préparer la prochaine vérité.

- Zack a parlé d'une lettre …

Sans rien dire je lui passais le bout de papier sur lequel je m'étais usé les yeux ces derniers jours.

« Cher Cloud,

Désolé, si tu lis cette lettre c'est que nous sommes mort sans avoir pu vous dire tout ce que nous avions à vous révéler. Sache d'abord que où que l'on soit vous êtes dans nos cœurs et que nous vous aimons plus que les mots ne peuvent l'exprimer.

Je sais que cela va être dur pour toi mon chéri mais il faut que tu sois fort et que tu prennes soin de tes frères et sœurs. Et n'oublie pas, Naminé mange la mie du pain mais pas la croûte et Roxas n'aime pas les poivrons, et surtout ne laisse pas Ventus toucher à un compteur électrique ! Je te rappelle aussi que tu es allergique aux asperges mon chéri alors même si c'est bon tu ne dois pas en manger, pareil pour Roxas !

Mon Dieu, j'aurais aimé vous dire ça en face, vous le répéter des centaines de fois ou avoir des kilomètres de papier à noircir, mais ton père m'oblige comme toujours à être synthétique. J'aime votre père mais des fois il est pénible !xp (Je me demande pourquoi je l'ai épousé des fois ? Ah, oui ! Parce que c'est le plus beau et le plus gentil)

Plus sérieusement … Vous avez tout pris de votre père ! Yeux, cheveux et j'en passe, même le sérieux c'est de lui, j'avoue je suis sérieuse deux minutes par heures. Mais vous avez aussi mon caractère de cochon et mon sens de la persuasion (c'est grâce à ça qu'on a un super banquier).

Bon, j'ai essayé d'être rapide mais je te le dis et vous le répète, je vous aime tous de tout mon cœur, vous êtes ma plus grande fierté, ne l'oubliez jamais ! Rester soudés quoi qu'il arrive c'est votre plus grande force.

P.S. : Votre père et moi même avons laissé une jolie somme d'argent sur un compte spécial au cas où, il est au nom de Roxas Hearts (mon nom de jeune fille), si vous avez un problème, utilisez le.

Je vous aime !

Maman.

Votre mère a encore écrit plus qu'elle ne doit...

Cloud je vais reprendre les mots de ta mère mais moi aussi je vous aime, même si je n'étais pas toujours là le soir, vous êtes une partie de mon cœur et le resterez à jamais – l'autre partie est à moi ! X3 – ne l'oublie pas.

La seconde partie de cette lettre est malheureusement moins gaie. J'ai longtemps fait des recherches sur la maladie du fer et aujourd'hui j'ai enfin réussi à soigner votre mère de cette abomination. Mais si je n'ai pu soigner Roxas ou même prévenir la création de la maladie comme je l'ai fait pour vous trois, c'est parce que votre mère a très mal vécu sa troisième grossesse et lui donner les traitements pour la maladie du fer l'aurait trop épuisé – c'est faux ! –

J'ai donc dû attendre la naissance de Roxas avec beaucoup d'angoisse. Tu dois t'en souvenir mais je vous avais alors confiés à votre grand-mère et Cid pour les trois derniers mois. Le résultat est que Roxas est né avec cette fascinante abomination – raye le fascinante chéri – et que je n'ai rien pu faire pour le soigner. Il était trop faible pour tenter quoi que ce soit et après les premières minutes de vie cela aurait été vain. Ta mère et moi nous sommes fait une raison. - fataliste ! - (mon amour, je t'emmerde)

Mais je me suis juré de créer un médicament pour que Roxas ait une vie normale, il doit être en développement en ce moment (ta mère m'a servie de cobaye). Avec ça, ton frère aura une vie normale dans les limites du faisable, quand bien même la maladie aurait évolué en autre chose ce médicament stopperait les effets. Je ne peux extraire cette maladie de Roxas, elle fait partie de son métabolisme, et la lui retirer serait sans doute pire que de la contrôler.

Si je t'explique tous cela en insistant autant c'est pour que tu ne te lance pas dans une quête inutile et dangereuse, je sais que tu aimes beaucoup Roxas... Je me souviens de la première fois ou tu l'as vu, tu avais peur de lui faire mal mais en même temps tu cherchais maladroitement son contact, ce fut un des plus beau jour de ma vie. ( … tu ne dis rien ) – non je gagatise – En bref n'oublie pas qu'on vous aime plus que tout.

P.S. : Ne cédez rien à ma sœur, argent ou autres, on se fiche de son avis. Si elle cherche à vous extorquer de l'argent dites lui que vous savez pour … et elle vous laissera tranquille. - chéri c'est quoi … ? - ( tu n'as pas à le savoir et eux non plus) »

Il m'a fallu du temps pour me faire une raison. Je regarde Terra et le sens dans un état proche du mien.

- Tes parents étaient un peu …

- Timbrés, je sais.

- Franchement … je ne dirais pas ça, ta mère est … originale et ton père … bon d'accord ils sont un peu originaux.

Ça veux tout dire. Mais sans savoir pourquoi lire cette lettre me remonte à bloc. Je ne lui fait pas lire la petite note spéciale mais la connais par cœur.

« N'oubliez jamais.

Nos joies c'est vous !

Nos peurs, nos incertitude, nos larmes, c'est pour vous !

Nos rires, c'est encore vous !

Vous êtes la cristallisation de notre amour, des diamants brillant plus fort que les étoiles !

Nous vous aimons plus que tout et où que l'on soit vous aurez toujours une place dans nos cœurs.

Avec tout notre amour papa et maman »

Cloud décida de ne pas montrer ce mot à Terra, pour lui c'était quelque chose de trop intime, de trop précieux. Ce mot il le ferait passer aux jumeaux et à Roxas mais c'est tout. C'était leur trésor !

-XOXOX-

Le lendemain matin je fus, ou plutôt nous fument, réveillé par un grand cri.

« Glaces à l'eau de mer ! »

Ah oui, on est le jour de la fête du temple et ce jour là il y a un stand de glace farfelue ou classique. C'est comme ça qu'on a découvert une des addictions de Roxas.

Axel : voir mon amour d'amant sauter partout en criant « Glace ! Glace ! Glace ! » a quelque chose d'étrangement fascinant. Surtout qu'il porte juste un tee-shirt avec un boxer trop grand – je vais finir par croire que Roxas et cleptomane – chaque saut laissant voir un bout de peau appétissante.

C'est alors que Cloud et Terra descendent de la chambre du premier, je remarque le regard remplit de jalousie de Zack et voit le blond faire taire toute remarque d'un baisé. Cloud commença alors la journée normalement, en nous demandant d'aller arroser les tomates. Alors que Roxas partait avec moi, son frère le retenu. Il fit de même pour Ventus et Naminé et je devinais que ça avait un rapport avec la lettre dont avait parlé Zack. Je sortis donc profiter des premiers instants de la journée pour arroser ces satanées tomates.

Roxas : Cloud nous a retenus et maintenant nous sommes tous les quatre dans sa chambre. La lettre qu'il tenait à la main était posée au centre de notre cercle. Trop curieux je la pris et lu à voix haute toute la lettre de maman et papa. Quand j'ai fini un silence de plomb règne dans la chambre. Naminé est blotti dans les bras de Ventus comme moi dans ceux de Cloud. Je comprenais beaucoup de chose et quand Cloud mit une boite dans ma main une larme roula sur ma joue. Mon frère sortit alors un second papier et le lis, sa voix vibrait de sentiments trop longtemps refoulés et quand il fini la note d'amour de nos parents on était tous les yeux brillant de larmes. Cloud m'expliqua brièvement comment prendre le médicament, à quelles heures etc.

Puis dans un même ensemble nous quittâmes la maison pour faire un câlin à ceux que l'on aime.

Axel était debout face aux collines et donc dos à moi, je passais mes mains de part et d'autre de son torse et profitais de son dos pour respirer calmement et reprendre pied après cette séquence émotion. Il caressait ma main avec son pouce et ce simple contact me faisait du bien. Quand je me détachais de lui en poussant un soupir je constatais que les membres de notre petite communauté s'étaient rapproché entre eux. Cloud et Zack étaient tendrement enlacés quand mon frère dit avoir des cadeaux pour nous. Je lâchais donc mon amour et m'accrochais à Cloud avec un grand sourire innocent qui fit soupirer mon grand-frère !

- Mon grand-frère d'amour que j'aime le plus fort du monde entier !

- Oui Roxas ?

- Cadeaux ?

Cloud : mon frère doit être croisé avec un chat ou un animal super mignon parce que je fonds à chaque fois qu'il me regarde avec une idée derrière la tête. Je sais, je suis faible, mais on l'est tous face à Roxas*. Je me redirige donc vers la maison et sors la poche que j'avais en rentrant. Dedans il y a des habits pour ma famille. Une robe blanche pour Naminé, elle est magnifique dedans. La robe lui arrive au dessus du genou et a un dos nu, à chaque mouvement le tissu danse sur ses hanches. Ventus porte maintenant un baggy gris et beige avec un tee-shirt sans manche blanc et une veste à moitié noir, à moitié blanche. Quand à Roxas, il porte un mini short gris avec un tee-shirt moulant noir avec par dessus un maxi tee-shirt blanc coupé au dessus du nombril, il porte un bracelet mousse à damier noir et blanc au poignet gauche. Ventus à le même au poignet droit. Et à nous tous je nous ai acheté un maxi pull blanc qui tombe un peu au niveau des épaules, en grosse laine très douce.

Je vois alors trois anges blonds me sauter dessus et m'embrasser. La journée se passe très vite et trop vite je suis face à l'enfer.

- Cloud regarde il est là !

Ce maudit marchant de glace ! Tous les ans Roxas mange une demi-douzaine de glaces et tous les ans il est malade le lendemain. Trop de glaces ! Le pire c'est que tous les ans Roxas recommence !

- Je peux avoir une glace … s'il te plait !

Il me sort ses grands yeux bleu papillonnant et sans m'en rendre compte je viens de payer une glace à ce démon angélique.

Axel : Mon diabolique d'amant croque dans une glace de couleur étrange. Enfin bleu ce n'est pas normal pour une glace ! Et pourtant il semble aimer ça, je me retrouve donc, et sans le vouloir, initié à la glace à l'eau de mer. Drôle de nom, je me demande le goût que … Okay c'est dégueulasse ! Je croque une seconde fois pour être bien sûr mais finalement c'est spécial mais pas trop mal. Disons qu'on fini par s'y faire... troisième croque et je retire ce que je viens de dire et passe ma glace à Roxas, c'est juste trop bizarre pour moi. Je me console en buvant une gorgée de la bière de Reno.

En regardant autour de nous je vois un chemin qui mène à un vieux temple shinto, les échoppes se dispersent entre les torii rouges et des lampions également rouge avec des touches de jaune or qui offrent une lumière diffuse et intime. Je me balade tranquillement avec les autres quand Roxas se plante devant moi et m'embrasse. Je rougis un peu et trouve l'explication quand il me montre mon bâtonnet de glace avec marquer dessus ''winner ''. Cloud m'expliqua que grâce à cela mon amour aurait une nouvelle glace gratuite. Pour le coup j'étais fière de mon coup. Finalement les glaces à l'eau de mer ce n'est pas si mal et puis avec le goût des lèvres de Roxas c'est encore meilleur.

Eh oui, c'est possible !

On passe la soirée à jouer sur des stands de tir ou encore à se gaver de sucre ou de spécialité du coin. Le rire de Roxas est magnifique, il illumine la soirée en s'amusant comme un ado normal comme s'il n'était pas malade. Cloud aussi semble rire plus souvent, on les voit tous les deux jouer à un truc de danse et mon amour explose les scores. Nos blonds nous font vivre à un rythme impossible et en quelques minutes je suis dans un monde où eux seuls vivent. Je perds le compte des glaces que Roxas mange et la soirée se fini sur un karaoké géant.

Quand on rentre les feux d'artifices commencent et des chambres on a une vue magnifique sur le spectacle, pour le final on a tous migré sur le toit pas stable pour un sou. C'est superbe, je sers Roxas fort contre moi et au comble de la joie nous nous embrassons tendrement. Je sens tout son amour dans ce simple contact et lui rend tout mon amour.

Nous passons la nuit enlacés, ma tête contre son cœur, l'emprisonnant à jamais.

Le lendemain mon amant à un siège suspendu dans le pommier du jardin. Avec ça il peut nous voir bosser comme des malades sans bouger le petit doigt. Il fredonne un petit air de temps en temps et Cloud et Ven enchaînent lentement. L'après-midi c'est nous qui jouons un morceau de guitare et Sora chantonne quelques paroles par dessus. Alors que le soleil se couche je sers mon ange dans mes bras et embrasse son cou, véritable œuvre d'art.

Roxas : La journée après la fête se passe lentement et beaucoup d'entre nous la passent à se faire des câlins, voir autre chose quand on voit Ven et Vanitas partir vers le hangar. Entendre les garçons jouer de la guitare fait danser des papillons dans mon ventre et je regrette que Demyx ne soit plus là, il jouait bien. Des qu'il le peut Axel me picore le cou et m'enlace. Ses grandes mains brûlantes caressent la peau nue de mon ventre. Le maxi tee-shirt de Cloud est une idée de génie. Je repense à maman, de ce que je me souviens elle aussi était toujours dans les bras de papa, ou à nous faire des câlins. Je regrette de ne pas avoir plus de souvenir d'elle.

La mère de Sora a appelé plusieurs fois, elle nous insulte et nous accuse de choses et d'autres. Terra et Aerith sont en train de négocier avec Cloud pour rester ici et étudier à distance. Je pense qu'ils en ont mare de cette femme invivable.

Je me repose dans mon siège suspendu quand je vois Axel qui remonte des douches municipales. Je souris et cours le voir. Mes jambes me font moins mal avec les médicaments de papa. J'arrive à l'entré et voit Axel me sourire quand un camion qui descendent la colline me passe devant à toute vitesse. Je n'ai pas le temps de crier avant de voir une marre de sang gicler devant moi et maculer mes pieds du précieux liquide carmin.

« AXEL ! »


* constat fait il y a des mois de cela quand en jouant à 358/2 days j'ai pleuré face aux cinématiques.


Bonus :

Sasha : Je me préparais pour un concert quand un bruit suspect attira mon attention.

- Mama, zouli !

Mon adorable petit Ventus de trois ans et demi se tenait sur ses jambes depuis quelques semaines et avait prit la sale manie de crapahuter partout. Je soupirais en le prenant dans mes bras. Je l'embrassais sur le bout du nez pour le remercier. Il gloussa alors que je le portais jusqu'au bureau de son père.

- Thomas, ou est Ventus ?

- Dans son berceau juste à côté du bureau, il dort avec Naminé.

Effectivement ma petite chérie était sagement dans le lit à barreaux en train de faire sa sieste. Je me tournais ensuite vers mon époux et avec un peu de mauvaise humeur enchaîna.

- Si Ventus est dans son lit alors pourquoi je l'ai trouvé dans notre chambre entrain de me complimenter ?

Pour le coup mon mari releva la tête de son travail et me regarda avec un air perdu.

- Oh …

Ciel, j'aime mon époux plus que tout mais des fois c'est une vraie tête en l'air. Je posais Ven dans son lit et prenais quelques minutes pour me relever. Ça ne faisait que quelques mois mais mon ventre arrondit me posait déjà problème. Thomas fut dans mon dos en trois secondes et m'aida alors que Ven nous regardait perdu.

- Je vais bien mon petit cœur, maintenant soit gentil et fait la sieste, d'ac ?

- D'ac ! D'ac !

C'est la dernière fois que je leur fais regarder Cendrillon. Même si … C'EST TROP MIGNON ! Je sais, je gagatise totalement dés qu'il s'agit de mes enfants mais ce n'est pas ma faute, c'est eux qui sont adorable avec leurs grand yeux bleu. Mon époux me garde contre lui un instant avant de me pousser gentiment vers la sortie de son laboratoire personnel. Au début j'avais râlé contre le fait qu'il ramène le travail à la maison mais entre ça et savoir que des midinettes le draguait toute la journée j'avais fait mon choix. Mais en même temps c'est vrai que Thomas et beau...

Il me soutient jusqu'au salon, il sait que je n'aime pas qu'on me porte, et me fais asseoir dans son fauteuil. Je le fixe alors qu'il a un petit air inquiet. J'aime mon époux, pour ce qu'il est et pour son physique de rêve. Grand, blond comme le soleil, sa peau est naturellement mate et cela fait ressortir ses yeux bleus comme le ciel quand il est heureux et bleu comme l'océan quand il est en colère ou triste. J'ai précisé qu'il fait une heure de musculation tous les jours pour compenser le fait qu'il ne sort quasiment pas ? Eh oui, c'est mon mec, il est unique, et je l'aime comme une folle. Tout comme j'aime déjà notre quatrième bébé. Mon tout petit qui dort encore en moi. Je caresse distraitement la rondeur qui abrite ce petit cœur quand je sens la main chaude de Thomas sur la mienne.

- Tu es sur que c'est une bonne idée ce concert ?

- On en a déjà parlé, non ? C'est un concert pour les sinistrés des inondations et les enfants sans parents, c'est une chose qui me tient vraiment à cœur et je vais la faire !

Thomas : Mon petit bout de femme est impossible !

Dieu sait que je l'aime mais elle met sa grossesse en danger en faisant n'importe quoi. Déjà pour les jumeaux je la trouvais pâle par moment mais depuis qu'elle attend Roxas elle s'est affaiblie.

Oui, Roxas, non, je n'ai pas eu mon mot à dire et oui, ce nom me plait tout de même.

Je regarde mon inconsciente épouse qui refuse de prendre son traitement depuis qu'elle sait qu'elle attend un nouvel enfant. Et étrangement, j'approuve le fait quelle ne se soigne plus. On ne connaît pas les effets du traitement sur les femmes enceintes et leur fœtus et si ma femme est mon cobaye pour certaine chose, quand il s'agit de la vie de plusieurs personnes je préfère ne pas prendre de risques.

Cloud me tire la manche pour nous signaler la présence du taxi de Sasha et j'abandonne ma petite épouse à Cid. Son frère l'a toujours amené sur ses lieux de concert et j'ai plus confiance en lui qu'en Sasha pour savoir dire stop et rentrer à la maison. Je les laissais donc partir serein quand j'entendis un bruit de chute.

Je retournais donc dans mon bureau ou Ventus tentait une nouvelle évasion digne d'un prison break mais je le rattrapais par la ceinture et le calais dans mes bras. Je pris également ma douce Naminé, réplique miniature de sa maman, les yeux bleus en plus. J'aimerais tant que Roxas ai les yeux de sa mère, ces prunelles noisettes ou dansent des étoiles quand elle est heureuse, et se transforment en brun chaud dans l'intimité de notre chambre.

Oui on continue de le faire, oui notre chambre est totalement insonorisée, non le fait que nos enfants dorment juste à côté ne nous culpabilise pas. Et oui je respecte les vœux prononcés lors de notre mariage, ceux d'aimer et d'honorer mon épouse jusqu'à ce que la mort nous sépare.

Bien que pour moi la mort ne compte pas. C'est irrationnel et absolument pas scientifique mais je penses qu'après la vie notre âme (pour peu qu'on en ai une) devient immatériel et se promène partout avant de se réincarner ou simplement de disparaître pour laisser place à une nouvelle âme.

Tout à mes pensées j'ai faillit ne pas voir mes petits monstres prendre la clef des champs. J'attrape Ven par le fondement, ça le fait plus rire qu'autre chose et prend Naminé dans mes bras, je m'assure que Cloud trottine près de nous et je pars vers la cuisine. Sasha risque de m'en vouloir mais en son absence le seul moyen de tenir les enfants tranquille c'est de faire des gâteaux et si possible avec du chocolat.

Je pose donc mes assistants sur le plan de travail et soulève Cloud pour l'asseoir sur un tabouret. L'activité cookies commence et très vite mes petits monstres sont captivés par la confection des biscuit, je les laisse pétrir la patte et les aide pour faire les biscuit puis met à contribution leur créativité pour décorer les biscuits de pépites de chocolat – et ferme les yeux quand une pépite disparaît comme par magie. Après une bonne heure de cuisine je leurs lave les mains et les mets face au Roi Lion, ce film passionne les petits le temps que les gâteaux cuisent. Alors qu'on somnole affalés sur le canapé la bonne odeur des biscuits remplit la maison et je me lève pour les sortir du four.

Au même moment ma femme rentre avec une bonne heure d'avance et le teint blafard.

- Sasha tout va bien ?

En trente seconde elle est dans mes bras, je l'assieds sur une chaise et lui tend un verre d'eau sucré. Elle me remercie et regarde les pâtisseries avec envie. Je mets alors les cookies dans une assiette, en garde trois de côté et porte le reste aux enfants avec en prime un verre de jus de pomme. Quand je reviens à la cuisine ma femme va mieux même si elle est encore un peu pâle.

- Tout va bien ?

- Désoler Thomas … tu avais raison.

Sa voix est faible mais je sens qu'elle va déjà mieux que quand elle ne dit rien.

- Je sais, j'ai toujours raison, tu devrais le savoir depuis le temps.

- Le savoir et le vivre ce n'est pas pareille.

Je soupire et la force à manger. Elle dit ne pas avoir envie ce à quoi je réponds :

- Le besoin ne crée pas forcement l'envie, mais l'envie crée un besoin. Tu avais envie de fraises hier et tu en as fait un besoin vital et aujourd'hui ton corps à besoin de manger même si toi tu n'en as pas envie … mange ou je te le mixe et te force à avaler !

Mon ton est un peu plus dur que je ne le voulais mais à l'effet voulu, elle mange sans rien dire. Un pour elle, un pour Roxas et un pour la gourmandise. Ma femme est invivable, mes gosses sont des démons sous des traits d'ange et moi je suis un savant un peu fou. Pourtant je les aime tous et eux aussi m'aiment, je suppose que tant que j'ai au moins ça alors tout ira pour le mieux.

- Je t'aime chérie !

- Moi aussi Thomas...

- Et je t'aime aussi Roxas.

Je sentis un petit coup contre la main que j'avais mise sur le ventre de mon épouse et me sentis bêtement heureux. J'embrassais la plus belle femme au monde quand un concert de « Bah ! » nous interrompit dans nos caresses chastes. Mes enfants sont vraiment invivable des fois !