... : C'est les vacances ! C'est les vacances ! Pour une semaine de (presque) tranquillité. Wééé ! \o/ Moui, bon, c'est pas pour autant que mon taux d'updates va augmenter... Tout cela est intimement lié à une histoire de sorcière dans le placard et à l'utilisation d'une potion étrange (une plante verte qui se promène dans votre chambre, vous avez déjà vu ?). Faut vraiment que je pense à rattraper ce scorpion un jour...
Bonne lecture et n'hésitez pas à commenter.
Une lueur de malice brilla dans les yeux du chat. Xion eut un frisson. C'était la première fois que le chat la mettait aussi mal à l'aise, de la même façon que s'il lisait en elle comme dans un livre ouvert dont il s'amuserait à griffer les pages pour voir ses réactions.
La dernière fois que Naminé avait vu ce genre de regard, c'était avant que sa mère ne la brise contre ce mur blanc.
Elle avait revu ce mur depuis. Le sang n'était pas complètement parti.
Le chat parla lentement.
- Et toi ? Qu'est-ce que tu es ? Tu t'es déjà posé la question ?
- Ce que je… ? Je suis Naminé voyons, qu'est-ce que tu racontes ?
Le chat se laissa tomber au sol puis grimpa sur la commode. Xion le regardait faire, angoissée.
- Tu en es vraiment sûre ? Riku t'a pourtant bien dit que tu t'appelais Xion.
- Comment tu sais ça ?
Le chat avait bien dit qu'il ne les rejoindrait que le soir. Lorsque son passage serait ouvert. C'était bien ça, hein ?
- Et Kairi ? Comment t'appelle-t-elle ?
Le ton du félin était devenu mordant, incisif.
- Na… Naminé, articula-t-elle. Mais pourquoi ? Qu'est-ce que ça a à voir ?
Le chat descendit à ses pieds et en fit le tour, se frottant à ses jambes et ses chevilles. Il s'arrêta devant elle et leva les yeux.
- Qu'est-ce que tu es Naminé ? Si tu es bien Naminé.
- Qu'est-ce que tu racontes ? Je suis moi ! Qui tu veux que je sois ?
Il sauta sur le miroir, ou plutôt sur le cadre de bois noir.
- Qui es-tu fillette ? demanda-t-il à nouveau en désignant le reflet d'un signe de tête.
Xion porta la main à son visage, puis à ses cheveux. Noirs et courts entre ses doigts, longs et blonds sur le reflet.
- Naminé, c'est cette petite fille blonde aux yeux bleus que j'ai connue il y a huit ans. Celle qui me volait le soleil avec une bête serviette de bain, celle qui me donnait des gâteaux à manger, l'enfant qui s'est extasiée devant un oiseau ramené par une fillette d'un autre monde… Et celle qui ne voulait pas du monde dans lequel elle est née.
Elle remarqua qu'elle avait les jambes flageolantes.
- Tu… Tu te trompes. C'est ce monde qui ne voulait pas de moi…
Même sa voix tremblait. Le reflet changea, la montrant telle qu'elle était. Les cheveux aussi noirs que ses vêtements, la peau pâle et les yeux sombres.
- Au contraire, ce monde t'a absorbée. Naminé a presque disparue. Où est la couleur ? Tes cheveux, ta peau… Même tes yeux. Tu n'es pas Naminé, tu es Xion ! Naminé s'éteint petit à petit.
''Mais non, c'est moi. Je suis là…''
- Naminé ! feula le chat. Kairi devait te ramener, c'est moi qui lui ai demandé. Mais si tu laisses faire Xion, ça ne marchera jamais. Tu disparaîtras et rien d'autre. Ce sera tout. Fini. Zi end.
Bien planté sur ses quatre pattes, le dos rond, le poil hérissé, la queue dressée et les crocs découverts, le chat lui disait des mots incompréhensibles qui résonnaient dans sa tête. Comme lointains.
Elle était… Qui était-elle ?
Avec les cheveux noirs… Xion.
Et les yeux bleus ? Alors ?
- Je suis… Je suis…
Rien d'autre ne sortait. Elle se rendit compte qu'elle été tombée à genoux et qu'elle pleurait. Elle leva les yeux vers le chat.
- Mais qu'est-ce que tu es pour me mettre dans cet état bon sang ?
Il ne répondit rien. Il se contenta de lui passer devant et de disparaître sans un bruit. Mais sa voix résonna encore un moment dans l'esprit de la jeune fille.
- Il y a un trésor dans cette chambre. Trouve-le et tu te retrouveras toi-même.
A genoux devant le grand miroir, s'enlaçant elle-même, les yeux écarquillés et le souffle court et rauque, elle ne comprenait pas.
Xion, c'était ce qu'elle était pour beaucoup de monde. Mais Kairi l'appelait Naminé. Est-ce qu'elle pouvait être deux personnes à la fois ? Pour savoir… Pour trouver, il lui fallait trouver le trésor.
Elle se redressa difficilement, les jambes encore tremblantes. Si elle écoutait le chat, ça se trouvait dans sa chambre. Quel trésor ? Pour elle, ce qui pouvait s'apparenter à un quelconque trésor, c'était le miroir, les bibelots de verre et dernièrement, le coquillage rouge que lui avait laissé Kairi.
Elle mit toute sa chambre sans dessus dessous, retourna le matelas, sortit tous les vêtements de la commode, poussa tous les bibelots de verre, parcourut toutes les feuilles de ses carnets à dessins. Sans rien trouver. Il ne restait plus que l'armoire. Elle finit par y trouver quelque chose qui n'avait rien à y faire. C'était une sacoche noire, toute bête. Accrochée à une ceinture brune.
Il ne restait plus qu'à savoir ce qu'elle contenait.
Elle vida tout le contenu sur le lit. Il y avait des perles, des ficelles, un bout de bois et une dizaine de petits coquillages. Tous gris ou blancs. Tous sauf un, plus gros et plus large que les autres. Elle aurait été incapable de dire pourquoi, mais elle y trouvait un petit quelque chose de différent et agréable à regarder. Elle le tourna en tous sens.
- Tu t'en souviens ? fit une voix derrière elle.
Elle sursauta, Kairi l'avait rejointe sans qu'elle ne l'entende.
- Vaguement. Je me rappelle que j'ai voulu te le rendre mais que ça ne passait plus par le miroir.
Elle remarqua le drôle d'oiseau que Kairi tenait entre ses mains. Noir et blanc avec un bec très long, pareil à ses pattes. Un bec et des pattes d'un rouge plus vif que celui des cheveux de Kairi.
- C'est… l'échasse ?
- Oui, enfin… C'est plutôt le petit-fils du poussin que j'avais amené. Mais c'est quand même une échasse.
Elle posa l'oiseau qui étendit ses ailes pour les dégourdir.
- Le chat m'a aussi dit qu'il t'avait parlé de requin lorsque vous étiez venu il y a sept ans. J'ai pas trouvé d'aquarium assez grand pour te le ramener.
Kairi avait dit ces mots en souriant. Mais à la simple évocation du chat, elle sentit son amie se raidir.
- Un souci ?
- Si on veut.
Sa voix tremblait. Voir l'échasse dans sa chambre la ramenait sept ans auparavant. Au même endroit avec la même personne. Alors qu'elle échangeait des dessins contre des histoires d'un monde coloré. Alors que Kairi la faisait rire en lui racontant ses aventures sur l'île, qu'elle lui décrivait maladroitement les poissons des lagunes et les oiseaux de la jungle. Un temps où elle était Naminé, et pas Xion.
Et ça la frappa de plein fouet. Xion n'était rien d'autre qu'un masque. Une coquille vide incapable d'avoir les mêmes sentiments que Naminé pour les mêmes choses. Une fille qui se contentait d'esquisser la ville grise et déprimante plutôt que de chercher à mettre les oiseaux de Kairi sur le papier. Une jeune fille qui se contentait de noir et de gris alors que Naminé se plaignait silencieusement de ne pas avoir de couleurs à poser sur ses croquis. Après tout, il lui suffisait de faire entendre sa voix pour ça.
Voilà, elle voulait du vert, du mauve, du bleu et du orange. Là, de suite. Du rouge, du jaune et du magenta !
Elle ne voulait plus de cette identité terne et froide. Aux cheveux aussi noirs que ses yeux devenaient d'un bleu glacial. Elle voulait être Naminé ! Pas Xion !
Et comme elle en voulait des couleurs, comme le noir et blanc lui pesait…
Et quel bonheur lorsque les couleurs se montrèrent, reprenant leur place sur des coquillages et des bouts de ficelle qui les avaient perdues sept ans auparavant. Naminé en aurait pleuré si Kairi ne l'avait pas encouragé à continuer.
Mais rien à faire, à croire que son pinceau était déjà sec…
C'était pourtant une belle victoire gagnée sur ce monde froid et gris. Une poignée de coquillages et de perles.
- Bravo ! lança le chat dans le dos des deux filles.
Kairi se tendit instantanément et Naminé pu même voir qu'elle serrait le poing. Le félin se tenait sur la commode, l'échasse dans la gueule. L'oiseau gesticulait dans tous les sens, piaillant bruyamment et battant des ailes pour s'extirper de l'étau des crocs du chat. Il suffisait qu'il serre un peu les mâchoires pour briser la nuque du volatile.
- Rends-le moi ! hurla Kairi.
Le chat se contenta de la fixer dans les yeux.
- Pourquoi… ? murmura Naminé.
Le chat la vit et recracha l'oiseau qui s'éloigna le plus rapidement que ses longues pattes le lui permettaient.
- Désolé, mais c'était trop tentant.
La température semblait avoir chuté de quelques degrés.
- Je disais donc bravo. Naminé est de retour. Le seul souci maintenant, c'est de savoir où est passée Xion.
- Hé ?
De quoi il parlait ? Xion, c'était Naminé, et inversement.
- Oui, fillette. Où est ton ombre ?
Kairi tournait la tête en tous sens, l'air apparemment nerveuse, alors que le chat gardait son apparence posée. Naminé, quant à elle, n'y comprenait plus rien.
- Qu'est-ce que tu racontes ? demanda-t-elle. Kairi, explique-moi.
L'interpellée la fixa un moment dans les yeux, puis baissa la tête.
- Je suis désolée… Ca n'était pas censé se passer comme ça, fut sa seule réponse.
- En effet, reprit le chat. Tu m'as déçu Kairi.
Naminé pu voir que Kairi tremblait, mais son visage était caché par ses mèches folles. A l'autre bout de la chambre, l'oiseau s'agitait. La jeune fille vit qu'il avait une patte brisée.
''Comment ? Comment s'est-il cassé une patte ?''
Dans le silence de la chambre, les piaillements de douleur et de terreur de l'oiseau n'en étaient que plus déchirants. Kairi se boucha les oreilles tandis que Naminé regardait l'échasse se traîner lamentablement au sol. Elle regarda aussi la drôle de main d'un noir vaporeux attraper une aile et l'arracher sans résistance. Une main qui semblait sortie tout droit de l'ombre.
Le chat tourna la tête dans sa direction.
- Ah ? On dirait bien que Xion a décidé de se montrer, déclara-t-il d'un ton enjoué.
- Xion ?
L'oiseau ne se débattait même plus, le seul son d'une respiration difficile traversait sa gorge. Sa nuque fut rapidement brisée par une paire de mains qui semblaient totalement irréelles. Des mains rattachées à des bras qui semblaient tout aussi faits de volutes d'encre que le reste du corps. Une forme vaguement humaine se redressa difficilement, comme si elle n'avait pas assez d'équilibre pour se tenir correctement debout. Elle finit par adopter une position courbée.
Le chat s'approcha d'elle avec un calme qui n'avait rien de factice.
Naminé fut la première à bouger. Elle tira Kairi par un bras, la sortant de cette étrange léthargie dans laquelle elle avait sombré en voyant son oiseau se faire déchiqueter.
- Qu'est-ce que c'est ? Dis-moi Kairi, qu'est-ce que c'est ?
- C'est…
La chose regarda dans leur direction, une expression vaguement curieuse dans les deux sphères qui lui servaient de regard. Et dans ces deux yeux à peine esquissés, Naminé crut se reconnaître.
- C'est ton ombre Naminé… murmura Kairi.
- C'est ça ! rajouta le chat.
Toujours à côté de la silhouette humanoïde, le corps de l'oiseau dans la gueule et son regard jaune rivé sur Kairi et Naminé. Cette dernière en frissonna.
- Elle est belle, hein Naminé ? fit le félin. En même temps, c'est normal. Elle est faite de volonté pure. Ta volonté.
- M… Ma volonté ?
La silhouette se redressa un peu et tendit un bras en avant, en direction de Naminé. La jeune fille eut tout juste le temps de voir une main s'ouvrir. Kairi s'était interposée entre elle et l'ombre.
- Même pour ton espèce, tu es ignoble ! lança-t-elle au chat.
Il ne répondit pas. Kairi serra un peu plus fort le bras de Naminé et l'entraîna au travers du miroir.
Le chat leva la tête vers l'ombre.
- Elle t'a laissée. Elle t'a abandonnée…
La créature lui renvoya une expression étonnée, puis regarda ses mains.
- Ne t'en fais pas pour ça, ça va s'arranger quand il commencera à faire sombre. Après tout, la nuit est le royaume des ombres. Tu verras, ça ira mieux.
L'ombre attrapa la dépouille encore chaude de l'oiseau dans la gueule du chat et la porta à hauteur de son visage.
- Je ne sais pas trop si tu voulais le tuer ou pas. Le résultat est là, ça ne sert à rien de s'apitoyer sur son sort. Evite de mettre du sang partout.
Le silence s'éternisa. L'ombre ne pourrait parler que dans quelques heures, tout comme son aspect physique allait changer d'ici peu. En attendant…
- Ne pleure pas non plus. Ca me déprime.
- Arrête ! Kairi, arrête je te dis !
Naminé avait beau hurler, Kairi n'écoutait plus rien. Elle balançait les fragments du miroir dans toutes les directions, se déchirant les paumes sur les bords tranchants sans cesser de pleurer. Naminé du la prendre à bras le corps pour l'éloigner du miroir brisé, lancé à terre un peu plus tôt, juste après qu'elles aient atterries à nouveau sur l'île. Elles tombèrent à genoux.
Pourtant, même à trois mètres des fragments, Kairi continuait à griffer le sol et à lancer de la terre en criant à pleins poumons. Naminé ne savait pas quoi faire face à cet accès de fureur. Son amie allait mal, très mal et elle ne savait pas vraiment pourquoi. Elle se sentait bien inutile.
L'image de l'oiseau à la patte brisée et à l'aile arrachée s'imposa à son esprit. Kairi devait pleurer pour lui. Pour quoi d'autre sinon ?
Les trois minutes qui suivirent parurent les plus longues de sa vie pour Naminé. Trois minutes à entendre Kairi s'époumoner. Trois minutes à la regarder s'arracher les ongles contre un sol dur qu'elle griffait encore et encore, les mains en sang. Tout juste cent quatre vingt secondes à la voir pleurer toutes les larmes de son corps. Et Naminé ne pouvait rien faire à part regarder, impuissante. Jusqu'à ce que Kairi ne se jette sur elle pour sangloter contre son épaule.
Elle la laissa faire, à deux doigts de pleurer elle aussi, encore sous le choc.
Le sang de Kairi tâchait son t-shirt et elle s'en foutait. Elle avait l'image du chat, l'échasse dans la gueule, près de l'ombre qui lui tendait la main. C'était vraiment morbide.
Kairi se calma petit à petit. Elle se leva sans un mot et commença à se diriger vers sa maison. Elle stoppa un instant au niveau des restes du miroir mais ne fit rien d'autre que pousser un soupir. Naminé la suivit, avec tout de même quelques pas de distance. Elles traversèrent la petite salle de séjour, là où il y avait à peine un peu plus d'une heure, elles se tenaient autour de la table et discutaient tranquillement avec Riku. Il n'y avait plus aucune trace du jeune homme.
Naminé passa un doigt sur le rebord du verre dans lequel Riku lui avait servi le jus de fruit, toujours présent sur la table. Elle mit quelques secondes à se rendre compte que Kairi avait continué son chemin sans elle et lorsqu'elle la rejoignit dans la salle de bain, la rousse s'escrimait à essayer d'ouvrir un flacon d'alcool malgré l'état de ses mains.
Elle abandonna au bout d'une trentaine de secondes, balança la bouteille qui tinta dans le lavabo et se laissa littéralement tomber sur le bord de la baignoire. Naminé resta un instant dans l'encadrement de la porte, sans savoir quoi faire. Ce fut le bruit d'une goutte de sang qui tombait sur le carrelage qui la fit réagir.
Elle attrapa le poignet de Kairi, la força à se redresser, alluma l'eau froide et mit la main ensanglantée sous le mince filet d'eau. Kairi grimaça mais ne dit rien. Naminé lava les mains l'une après l'autre le plus délicatement possible et pu constater les dégâts. Des phalanges râpées jusqu'à la viande et des paumes tailladées. La grimace de Kairi s'accentua lorsque Naminé remplaça l'eau froide par l'alcool. Une fois l'opération finie, Kairi lui indiqua un petit placard au-dessus de leurs têtes. Naminé y trouva tout ce qu'il fallait pour panser les plaies de son amie. Coton, compresses, gazes, bandes et pansements. Elle n'effectuait peut-être pas cette action tous les jours, mais elle s'appliqua.
Tout se passa en silence. Aucune n'avait envie de parler.
- Va te reposer, je vais nettoyer.
Kairi se fit un peu prier et finit tout de même par déserter les lieux, laissant Naminé seule pour ranger tout le matériel et enlever le sang qui maculait le bord de la baignoire, le lavabo et le carrelage. Ses doigts tremblaient.
Cette chose dans sa chambre… Cette ombre. Sans être vraiment inquiétante, elle ne la rassurait pas. Et puis le chat lui avait dit qu'elle était faite de volonté. De SA volonté.
Xion.
C'était impossible ! Tout simplement infaisable. Un être ne naissait pas à partir de volonté. De la volonté d'un autre en plus. Naminé n'avait plus voulu être Xion, alors pourquoi cette chose existait ?
En levant les yeux, elle croisa son reflet dans le miroir de la petite armoire à pharmacie. Elle ne pu s'empêcher de sursauter, nerveuse à l'idée que cette fille aux cheveux noirs ne lui saute à la gorge.
C'en était trop. Il fallait à tout prix qu'elle se débarrasse de cette couleur qui salissait ses cheveux.
Elle ouvrit le robinet d'eau chaude à fond et partit dans la cuisine. Kairi n'y était pas. Naminé fouilla un peu dans les placards, attrapa une bouteille de vinaigre et la boîte de sel. En revenant dans la salle de bains, le lavabo était plein. Elle se brûla un peu les doigts en versant sel et vinaigre. L'idée stupide qu'elle allait peut-être se transformer en salade avec cette vinaigrette lui traversa rapidement l'esprit et elle la chassa en secouant la tête.
Elle plongea la main dans l'eau et passa ses doigts sur une mèche noire qui se décolora rapidement. Ca marchait. Elle finit par plonger la tête en entier, se jurant intérieurement de ne jamais recommencer. Trop chaud.
A la fin, lorsque l'eau était devenue noire et la fille dans le miroir, blonde, Naminé ne se sentait toujours pas mieux.
