Hello ! Non, non je ne suis pas mort, et cette fic' n'est pas abandonnée ^^

Je suis vraiment désolé de vous avoir fait attendre si longtemps, mais entre le lycée, le syndrome de la page blanche et le manque de motivation, j'ai eu beaucoup de mal à finir ce chapitre.

Le prochain est en cours d'écriture, il arrivera certainement avec un délais moins long, j'espère d'ici la fin des prochaines vacances ( prions pour que ça soit avant ^^)

Bref, j'espère que ce chapitre vous plaîra malgré le temps qu'il a mis à sortir

Bonne lecture

Chapitre 12: Héritages et Alpha

Sirius quitta brusquement la bibliothèque, prétextant une urgence impliquant une vieille voisine, un chat – animal qu'il détestait d'ailleurs (que voulez-vous, on ne se refait pas!) de part son côté... Canin - et un accident de téléphone – bien que le jeune homme ne sache pas exactement de quoi il s'agissait- qui ne cessait apparement jamais de sonner. Un argument fumeux à la Sirius quoi.

Remus et Regulus retinrent tous deux difficilement leurs rires en voyant l'air absolument outré de Walburga.

Pourtant, elle n'aurait pas dû être étonnée. Sirius était toujours comme ça. De plus, les deux jeunes hommes devaient bien reconnaître qu'elle avait une part de responsabilité dans la fuite de son fils aîné.

Walburga aurait dû savoir que son fils ne réagirait pas bien. Mais apparement, elle s'était un peu rouillée avec l'âge.

Flashback

Sirius soupira en levant les yeux au ciel. Que sa mère veuille absolument organiser sa leçon sur les traditions Sang-Pur comme un véritable cours, d'accord, il pouvait comprendre. Mais, par les caleçons de Merlin, était-il vraiment obligé d'avoir un cartable ?! A la rigeur, qu'il ai un sac pour metttre plume, encre et parchemins, c'était compréhensible, mais non, il n'avait pas pu prendre son sac à dos habituel. Walburga lui avait fait ressortir son vieux cartable en cuir... Oui, oui, celui qui, s'il lui avait effectivement appartenu, était sien lorsqu'il avait 6 ans !

Tandis que l'Animagus s'appitoyait sur son sort, et pleurait son sac à patchs comme si on le lui avait arraché à tout jamais, Remus, de son côté, retenait à grand peine ses ricanements. Eh oui, il n'avait pas eu besoin de changer de sac, Walburga ayant décrété que« puisque Regulus et lui ne ressemblaient pas à des dépravés sortis tout droit du fin fond de Soho, ils pourraient choisir leur sac, eux ».

Et puis il devait bien avouer que voir son ami avec ce vieux cartable était très drôle. On ne voyait pas tout les jours le grand Sirius Black, tombeur de ces dames, avoir un cartable en cuir très classe quoique élimé, bien trop petit pour lui et regardant d'un air de chien battu sa mère, laquelle ne semblait pas prête à céder face à son fils.

Ainsi, le Gryffondor – Sirius, pas Remus - fit ce que tous auraient fait dans sa situation ! Il pris son courage à deux mains et... Pris – toujours courageusement bien entendu ! - la fuite !

Flashback

HPHPHPHPHP

Regulus soupira. Il avait imédiatemment prévenu son frère lorsque Remus s'était effondré sur le sol de la bibliothèque. Pourtant, quand, en début d'après-midi, le jeune homme avait discuté avec lui, il semblait aller bien. Enfin, aussi bien qu'un loup-garou puisse espérer.

Sirius et son ami avaient passé un moment ensemble, puis l'aîné Black était repartit – Regulus soupçonnait de son frère de toujours autant haïr la maison de leur enfance et de vouloir fuir leur mère- tandis que Remus redescendait dans la bibliothèque, à ses côtés. Ainsi, ils avaient pu continuer leur discussion sur les traditions Sang-Pur, jusqu'à ce que Remus s'évanouisse, rompant au passage le glamour qui cachait son état.

Flashback

Regulus discutait avec Remus - ou plutôt, Regulus expliquait pendant que Remus écoutait lesdites explications – et lui apprenait les bases de ce qu'il fallait savoir sur les coutumes Sang-Pur - dont son frère n'avait d'ailleurs jamais voulu ne serait-ce qu'entendre parler – et surtout sur la façon dont fonctionnaient les héritages et la reconnaissance de tel lien au détriment d'un autre, ou sur la manière dont la magie coulant dans les veines des Black choisissait les différents chefs des différentes branches de la famille. Ce que le Serpentard avait vraiment voulu faire comprendre à son interlocuteur - et que Sirius n'avait compris qu'en devenant chef de la branche principale - c'était que la magie des familles anciennes et de Sang-Pur était une entité à part entière. Si tous les sorciers savaient que la magie était plus qu'une simple force, peu se rendaient compte de la réelle conscience que la magie avait. Et cela était d'autant plus vrai chez les familles sorcières les plus anciennes, celles ayant la magie la plus ancrée profondément dans leur sang, mais aussi dans leur noyau magique, et courant dans tout leur corps. C'est pour cela que la plupart des Sang-Purs étaient magiquement très puissants, mais cela causait aussi une forte natalité cracmole parmis ces familles. Leur magie était si profondément ancrée en eux que les nouveaux-nés membres de ces familles étaient plus souvent touchés par l'absence de pouvoirs. Parce qu'il était compliqué, et pour l'enfant, et pour la magie elle-même, de créer ce point d'ancrage permettant la diffusion et l'enfoncement de la magie dans le corps. Ainsi, il n'était pas rare que ces enfants cracmols naissent avec de la magie en eux, mais que celle-ci s'échappe au bout de quelques semaines. Et c'était aussi pour cela que beaucoup de Sang-Purs redoutaient le mélange des sangs. Parce que, si il était vrai qu'avec du sang neuf, la probabilité que les descendants soient cracmols diminuait, il était aussi vrai que la magie de la famille perdait une partie de son ancrage. Et c'est cela qui, réellement, bien plus que les persécutions des moldus contre les sorciers, poussait certains Sang-Purs à croire en la pureté du sang.

Remus était fasciné. Il n'aurait jamais cru que toutes ces traditions et coutumes qui, il devait bien l'avouer, lui semblaient d'un temps passé, étaient aussi solides sur leurs fondements. Il ne cautionnait pas les méthodes des pro-Sang-Purs, loin de là, mais même sans connaître la sensation d'une magie si vivante coulant dans ses veines, rien qu'à la façon dont Regulus parlait de cette magie, il comprenait à quel point elle était importante, et même vitale, pour ces sorciers. Donc, sans approuver l'idéologie de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom et de ces partisans, il effleurait ce qui pouvait pousser ces Sang-Purs à vouloir à tout prix préserver la pureté de leur sang. Le loup-garou saisissait l'importance de cette magie si profonde pour ces anciennes familles.

Mais il y avait toujours cette même question qui taraudait le jeune homme : Pourquoi Sirius avait-il fait de Harry l'héritier de tous ces biens ?

Oh, bien sûr, il comprenait que Sirius veuille faire d'Harry son héritier. Mais pourquoi lui donner la totalité de ses biens ? Après tout, Sirius avait aussi un frère. Et peut être aurait-il des enfants dans le futur ?

Décidément, Remus ne comprenait pas. Et comme son ami ne lui répondrait probablement pas, le lycan décida de demander à la deuxième personne la plus à même de l'éclairer sur la question : Regulus.

« Hum ? Regulus ? Est-ce que tu pourrais m'expliquer de quelle façon exactement fonctionnent les héritages ? Parce que je ne saisi toujours pas ce qui a poussé ton frère à faire de Harry l'héritier de tous ses biens.

-Eh bien, en fait, c'est assez simple. Pour une fois qu'une tradition Sang-Pur n'est pas compliquée ! Dit le Serpentard en riant, en fait, une fois qu'on sait comment fonctionne la transmission des différentes branches d'une famille, ça n'est pas difficile à comprendre. -Ah bon ? Et ça marche comment ?

-Il faut savoir que la direction d'une branche se transmet exclusivement aux descendants directs du chef de ladite branche.

-Je ne vois pas trop où tu veut en venir...

-Prenons un exemple. Sirius est le chef de la branche principale. Seuls ses descendants directs pourront hériter de sa direction. Si Sirius mourrait sans héritier – ce qui ne sera donc pas le cas – la branche principale des Black disparaîtrait. Parce que je ne suis pas héritier de cette branche. Seul l'aîné, s'il est un garçon, en hérite. Si l'héritier aîné est une héritière, c'est un peu différent, mais je ne vais pas entrer dans les détails de chaque cas de figure particulier. En bref, quoi qu'il arrive, jamais un cadet ne récupère la branche principale, sauf en cas de décès de l'aîné si, et seulement si, celui-ci est décédé avant de montrer ses premiers signes de magie, en cas de mort subite du nourrisson ou d'enfant mort-né. Cette loi a été adoptée afin d'éviter les fratricides, comme ceux que mes ancêtres ont pu voir chez les moldus.

-D'accord. Je comprend qu'il veuille donc avoir l'assurance de prolonger la branche principale... Mais, et si Sirius décide d'avoir des enfants ? Ça se passe comment ? Puisque Harry héritera de tout, ça voudrait dire que ses enfants n'auraient rien ? Ce serait injuste non ?

-Eh bien, sur le fond, tu as raison. Si mon frère avait des enfants, ça ne serait pas juste pour ceux-ci. Mais ce qui a peser dans la balance quand mon frère a fait son choix, c'est que... Ben, justement, il n'aura pas d'enfant. La joie de la consanguinité.

-Attend. Tu veux dire que...

-Oui, Sirius est stérile. C'ets d'ailleurs en partie pour ça qu'il n'a pas hésiter à sauter sur tout ce qui bougeait, était consentant, et avait plus de 14 ans, à Poudlard.

-Ah d'accord. Et c'est quoi l'autre partie ? Demanda Remus, sans être rellement sûr de vouloir connaître la réponse

-Oh, c'est juste que mon frère est un dragueur invétéré et surtout absolument obsédé ! Répondit Regulus en rigolant »

Les deux jeunes hommes avaient encore parlé un moment, puis ils avaient voulu migrer vers le salon en face. Mais Remus s'était alors relevé trop vite, et le cadet Black n'avait que pu le voir pâlir, vaciller dangereusement, puis s'effonder.

Par chance, les réflexes de Regulus lui avaient permis de rattraper le loup-garou avant qu'il ne s'écrase au sol, lui évitant au passage de se blesser plus qu'il ne l'était déjà, mais n'empêchant pas le glamour de tomber, alors que la respiration du jeune homme inconscient se faisait sifflante.

Flashback

Ainsi, Regulus en était réduit à jouer le rôle de la présence douce et rassurante pour son frère, lequel n'était pas loin de la crise de panique. Et il devait aussi, au passage, l'empêcher de se ruer dans la chambre de son ami pour vérifier son état. Et faire rentrer dans la tête de son frère l'idée selon laquelle Remus avait besoin de calme pour se reposer ne fut pas une mince affaire.

De plus, comme si ça ne suffisait pas, à peine une demi-heure après la chute de Remus, c'est Severus et Lucius qui étaient arrivés, dans un état inquiétant.

HPHPHPHPHP

Sirius soupira. Il perdait patience, et haïssait le sentiment d'impuissance qui le prenait aux tripes. Il ne l'avouerait jamais, mais, s'il était inquiet pour les deux espions – et pour Remus, bien évidemment - il était aussi soulagé. Soulagé parce que ce n'était pas son petit frère qui gisait inconscient dans un lit, aussi pâle que les draps et avec les nerfs d'un bras sectionnés.

Il se savait égoïste. Mais il avait eu tellement peur. En voyant les deux espions écroulés au sol, baignant dans une mare de sang, il avait eu une sorte de vision, de projection. Son esprit avait rejoué la scène, quasiment à l'identique.

La seule différence ? Ça n'était plus Severus et Lucius qui étaient devant lui, entre la vie et la mort, mais Regulus.

Son Regulus. Son petit frère . Ça aurait pu être lui.

Et Sirius avait été absolument terrifié, parce qu'il avait cru perdre son frère, comme il avait cru le perdre dans la grotte. Il avait peur de perdre son frère, que ce soit noyé par des Inferis, ou tué par Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom.

Sirius avait peur de perdre Regulus, de le voir mourir, parce que, par Merlin, il l'aimait.

Flashback

Sirius ne voyait plus ce qui l'entourait. Il vit pas Kreattur passer devant lui, puis revenir en arrière et s'arrêter devant lui . Pas plus qu'il ne vit le petit elfe sortir de la pièce.

Il ne vit pas non plus sa mère arriver. Il la sentit à peine le secouer. Il ne l'entendit pas l'appeller. Il ne voyait que la scène qui n'avait pourtant jamais eu lieu. Son esprit la rejouait encore et encore, dans une boucle infini.

L'image de son petit frère en sang, gisant à ses pieds, l'appellant, le suppliant de l'aider, tournait sans cesse dans sa tête. Comme si elle voulait se graver dans sa rétine.

Et lui restait immobile. Il ne pouvait bouger. Il était complètement paralysé, et horrifié, il voyait Regulus se vider de son sang sous ses yeux, sans qu'il ne puisse rien faire.

Walburga était totalement désemparée. Sirius avait déjà eu des crises commes celle-ci. Surtout dans la petite enfance, avant que ses barrières d'occlumencie naturelles ne se mettent en place, vers 5 ans, comme pour tous les enfants sorciers. Walburga avait d'ailleurs été stupéfaite d'appendre que Sirius ne gardait aucun souvenir de ses crises. Mais, au regard de son état, c'était peut-être mieux ainsi.

Walburga ne savait pas quoi faire. Les crises de Sirius n'avaient jamais été aussi violentes !

Soudain, le jeune homme sortit de sa catatonie, et leva ses yeux gris acier, hantés, vers sa mère.

« Il va s'en sortir hein? »

Et Sirius demanda ça avec une voix tellement terrifiée, et regardait Walburga avec un tel regard... Elle revoyait le petit Sirius, celui qui avait peur du croque-mitaine et venait la voir en pleine nuit parce qu'il avait fait un cauchemar. À cette époque, elle n'arrivait même pas à lui en vouloir, tant sa peur était palpable. Alors, oui, s'il lui avait demandé ça dans n'importe quelle autre circonstance, elle lui aurait dit de grandir. Mais là, ça n'était plus le grand Sirius qui était face à elle. Ça n'était plus l'homme qu'il était devenu, mais le garçon haut comme trois pommes qu'il avait été. Alors Walburga pris son fils dans ses bras et le serra fort contre elle. Probablement autant pour le rassurer lui que pour se rassurer elle.

Parce que si elle ne voyait pas la scène qui se jouait dans l'esprit de Sirius, elle avait peur. Walburga avait peur pour son fils.

Flashback

HPHPHPHPHP

Severus retint un hoquet de surprise en croisant le regard couleur miel du lycanthrope.

Le potionniste chercha immédiatement à se justifier, balbutiant quelques phrases sans grand sens. Mais il fut stopper par la voix rauque, presque cassée, de Remus.

« Severus. Tu n'as pas à te justifier. Ça me fait plaisir que tu soit là. » Dit doucement le jeune alité

Le Serpentard se sentit rougir – chose très inabituelle chez ce garçon toujours maître de ses émotions ( à condition qu'il en ai, aurai dit Sirius) et imperturbable – et baissa les yeux. Il ne comprenait pas plus la raison qui poussait Remus à lui dire ça que celle qui lui dictait de rester. Même, il ne comprenait pas pourquoi il s'était approché, pourquoi il avait été ne serait-ce préoccupé par l'état du lycan.

Severus ne comprenait rien à ce qui lui arrivait, mais étrangement, ça ne lui déplaisait pas tant que ça. Il se sentait presque... Apaisé.

Tandis que l'ex-espion se giflait mentalement pour avoir de telles pensées, Remus en profitait pour l'observer.

Oh, il voyait encore un peu flou, mais peu importe. Remus sourit doucement. Il était sûr de lui. Le loup grondait au fond de lui, et pour peu, il aurait laissé échapper un grognement satisfait.

Monny était ravi. Et pour une fois, sa partie humaine était d'accord avec lui.

C'est alors que Severus posa LA question. Celle que Sirius se posait en même temps, trois étages plus bas. Pourquoi Remus n'avait-il pas appelé ses amis pour la pleine lune ?

Remus se passa une main dans les cheveux – manie héritée de James – mais consentit à lui répondre :

« Hum. Cette pleine lune aurait été... Gênante. En fait... Comment dire ?

-Va droit au but, Remus. Répondit Severus, sans remarquer qu'il avait utilisé le prénom de son interlocuteur

-Bon, voilà. Les loups-garous ont une compagne ou un compagnon pour la vie. Et vers la vingt-et-unième année de leur vie, ils commencent à rechercher cette personne. Et donc, pendant la pleine lune, le loup saute plus ou moins sur tout ce qui bouge, mais contrairement à ses habitudes, non pas pour le manger, mais pour vérifier qu'il ne s'agisse pas de sa moitié. Des fois d'un lapin puisse être la moitié d'un loup-garou, hein.

-Oh. Je vois, je comprend pourquoi tu ne voulais pas que tes amis te voient.

-C'est ça. Je ne suis pas certain que Sirius aurait apprecié que Monny saute sur Patmol pendant la pleine lune. Dit Remus en grimaçantD'accord. Et tu n'a pas pensé à les prévenir ?

-Moony m'en a empêché, il n'aime pas devoir dépendre de sa meute. En tant qu'Alpha, il vivrait mal de ne pas réussir à trouver sa moitié tout seul.

-Et donc, tu cherche ta compagne ? Tu sais combien de temps les recherches peuvent prendre ?

-Certains loup-garous ne trouvent jamais leur partenaire. Ça les rend fou. C'est ce qui est arrivé à GreyBack. Et non, dans mon cas, c'est un compagnon.

-Oh... J'en conclus que tu le connais ?

-Oui, mais il ne voudra jamais de moi.

-Tu en est sûr ? Il est hétéro ? Ou déjà en couple ?

-Je crois qu'il est hétéro. Et il est célibataire.

Tu crois... Eh bien il faudrait que tu sois sûr avant de tirer des conclusions attives... En plus il est célibataire, disons que c'est ça de gagné.

-Severus... Est-ce que tu est gay ?

-Je suis bi, pourqu- Non ?! Je... Tu...

-Il, Nous... Bref, oui, tu es le compagnon de Moony... Désolé...

-Pourquoi ?

-Ben... Le loup ne décide pas et...

-Non. Pourquoi tu t'excuse ? Je sais bien que tu n'as pas choisi ça. »

Remus baissa les yeux. Et le Serpentard remarqua qu'il se mordillait les lèvres, comme toujours lorsqu'il était stressé ou qu'il culpabilisait (oui, il l'avait suffisament observé pour remarquer ça)... Severus pensa que cette façon de mordiller ses lèvres était vraiment trop mignonne, et il aurait bien voulu que Remus le mordille lui. Hein ?! Lui, il avait vraiment pensé que Remus était mignon ?! L'aura dégagée par les loups-garous alphas pour attirer leur compagnon était décidément très puissante. Remarque, à Poudlard, il trouvait déjà le lycanthrope attirant.

Oups. Il avait complètement oublié que le lycan était en face de lui. D'ailleurs, celui-ci avait fini par relever les yeux, et le fixait du regard, probablement depuis plusieurs minutes...

«Hum... Bon, concrètement, ça veut dire quoi, être le compagnon d'un loup-garou ?

-Ben, ça veut dire que le loup et son compagnon sont liés à vie, l'alpha ne pourra pas aller voir ailleurs, et si techniquement son compagnon le peut, dans les faits le loup ne le laisse jamais faire.

-Donc il est la « propriété » du loup-garou.

-Oui... Mais en compensation, si on peut dire, le loup sera à jamais fidèle et prendra toujours soin de son compagnon.

-Ok...

-…

-Remus ?

-Heu, oui ?

-Si je deviens ton compagnon, tu me laissera de la liberté ou pas ? Enfin, pas toi bien sûr, tu ne m'emprisonnerait pas, mais le loup ?

-Très honnêtement ? Je n'en sais rien...

-D'accord.

-Sev- Severus... Je ne t'oblige pas à devenir mon compagnon. Tu as le droit de refuser. C'est mon problème, pas le tien.

-Remus... J'ai envie de te gifler.

-Hein ?

-Non mais tu te fous de ma gueule ?! Bien sûr que c'ets mon problème ! Tu crois réellement que je vais me barrer et faire comme si de rien n'était ? Regarde toi enfin ! Tu as vu dans quel état tu es... Je ne laisserai pas le loup te faire du mal parce que égoïsement, j'aurai refuser de vivre avec un loup-garou. Je ne suis pas courageux comme un Gryffondor, mais clairement je ne suis pas un lâche.

-Mais...

-Et tu veux une preuve de plus ? Tiens. »

Et Severus se rapprocha de Remus, posa sa main contre la nuque pâle et zébrée de cicatrices. Puis il plaqua ses lèvres fines et roses sur celles ourlées et rougies -mais aussi abimées- de Remus.

Remus gémit, parce que Severus embrassait très bien, et parce que ça lui faisait du bien d'être enfin en contact avec son compagnon. Et surtout, au fond de lui, Moony hurlait de joie. Et jamais il n'avait été autant en paix avec son loup intérieur. S'il avait su, il aurait embrassé Severus plus tôt.

Doucement, Severus se recula, sans pour autant lâcher la nuque du lycanthrope. La peau de Remus était glacée sous sa paume brûlante. Les deux jeunes hommes avaient les joues rosies et le souffle court.

Remus se dit que Moony avait parfaitement choisi son compagnon, et Severus se dit qu'il n'aurait pas pu rêver d'un meilleur alpha.

Bien sûr, il faudrait du temps à Severus pour pleinement accepter le fait qu'il passerait sa vie avec un loup-garou. Mais au fond, il savait déjà qu'il ne pourrait plus quitter son alpha. Décidement, les phéromones émises par les loup-garous étaient très puissantes. Peut-être que Remus le laisserai étudier ça...

Remus, lui... Eh bien, Remus était sur un petit nuage. Dans toutes ses autres relations – pas qu'il y en ai eu beaucoup, mais quand même- il s'était toujours chercher des excuses, pour ne pas s'engager. Et là ? Rien à cirer. Moony hurlait à la lune de joie, et Remus lui-même devait reconnaître qu'il se sentait bien. Et pour la première fois depuis qu'il avait été mordu, il osait s'imaginer un avenir vraiment serein. Oui, il aurai un bel avenir, heureux, avec Severus.

Merlin, il se sentait tellement niais. Et le pire,c'est que ça ne le gênait même pas...

HPHPHPHPHP

Regulus venait juste vérifier que son ami allait bien, juré. Oui, quand il avait remarqué l'absence de Severus dans la chambre, il l'avait cherché. Normal, non? Ça n'était pas de sa faute si Severus était... Occupé avec Remus quand il l'avait retrouvé.
Et puis, il était parti tout de suite. Et si les deux jeunes hommes avaient voulu rester discrets, ils auraient lancer un sort de verrouillage. Non, définitivement, ça n'était pas de la faute de Regulus s'il avait surpris Severus et Remus en train de s'embrasser.
De toute façon, il ne dirai rien avant les deux concernés, et en plus, Severus avait vraiment besoin de se trouver quelqu'un. Alors que ça soit un loup-garou, un elfe ou un ornithorynque ailé arc-en-ciel, ça ne le regardait pas.

Regulus referma discrètement la porte de la chambre. Connaissant les deux zigotos, un simple grincement les auraient coupé dans leur élan.

Regulus redescendit les escaliers et se rendit dans le salon vert, désormais investi par la Malfoy Family, soit Lucius, Narcissa et le petit Drago. Ah oui, il y avait aussi une... Chose? S'il se souvenait bien, c'était un croup hongrois – cousin du croup occidental étudié dans le cours de Soins Aux Créatures Magiques - une sorte de chien fox-terrier, mais avec une queue fourchue et une fâcheuse tendance à cracher des flammèches pour exprimer l'amour porté à leur propriétaire. Sa tante Druella en faisait l'élevage, Narcissa en avait sûrement eu un comme cadeau de mariage de la part de sa mère. La pauvre. Regulus se jura de ne jamais se marier. Non mais, il avait déjà bien assez à faire avec Patmol, soit son frère sous sa forme de chien. Et le pire? Sirius était encore plus énergique et énervant sous sa forme canine. Donc il n'avait vraiment pas besoin d'un fox-terrier croisé avec un Boutefeu chinois. Son frère lui suffisait largement. Et non, il n'était pas méchant, juste réaliste.

HPHPHPHPHP

Lorsque Sirius passa la porte de la cuisine, il ne comprit pas pourquoi son frère le regarda fixement en se mordant la lèvre... Jusqu'à ce que celui-ci éclate de rire. Les bonnes manières des Sang-Pur ? Ouais, ben la vision d'un Sirius avec des oreilles de fox-terrier et de la fumée lui sortant du nez était hilarante, alors que les bonnes manières aillent se faire voir, Regulus n'allait certainement pas se priver, pour une fois qu'il pouvait se moquer -gentiment- de son frère.

HPHPHPHPHP

Lorsque 16h sonna à la vieille horloge de l'entrée, Severus remonta à regret dans sa chambre. Il fut rapidement rejoint par Lucius. Mme Pomfrey allait arriver pour vérifier leurs bras gauche respectifs.
Enfin, pas tant pour les soigner, il n'y avait rien à faire, mais pour être sûr qu'elle n'avait toucher aucun autre nerf que ceux du bras et de l'épaule. Elle n'avait pas pu vérifier sur le vif.
Clairement elle était plus occupée à vérifier s'ils respiraient encore.

Pomfrey s'activa autour de ses deux patients. Oui, les siens. Effectivement, l'infirmière pouvait être un peu – beaucoup, passionnémment, à la folie... - protectrice avec les malades qu'elle soignait.

Et alors que Severus fermait les yeux – voir l'infirmière bouger dans tous les sens lui donnait mal à la tête- il se dit que Mme Pomfrey avait décidement bien mérité son titre de Dragon de l'Infirmerie.

Pomfrey changea les bandages des deux hommes, les gava de potion – elle dû d'ailleurs instister fortement pour que Severus accepte d'avaler des potions qu'il n'avait pas concocter lui-même- et s'attaqua ensuite à... Tout le reste.

Ainsi, elle trouva que le potionniste était trop maigre – ce qui était vrai- et qu'il devrait dormir plus – ce qui n'était pas faux- s'attirant au passage une plainte de celui-ci, disant que merci bien, il n'était plus un bébé.

Puis elle s'attaqua à Lucius, qui apparemment était trop stressé – en même temps, le métier d'espion n'aidait pas des masses, pour ce qui était de se détendre- et fit hurler le blond lorsqu'elle lui annonça que ledit stress pourrait avoir des répercussions négatives sur la splendeur de sa longue chevelure platine.

HPHPHPHPHP

Severus grimaça lorsque le baume au tilleul toucha sa peau. C'était froid et ses cicatrices - cadeau de son père, moldu alcoolique et violent - le tiraient, mais bon, un peu d'inconfort n'était pas grand chose, si cela permettait au maximum d'estomper les marques dans son dos. Il en avait bien assez pour le restant de ces jours. Enfin, entre la guerre et son métier de potionniste, il ne se faisait pas tellement d'illusions. Des cicatrices, Severus en aurait d'autres. Il espérait juste ne pas finir comme Fol'Oeil.
Remus et lui étaient bien accordés, ils faisaient vraiment une belle paire de recousus. Cette pensée le fit sourire, chose assez rare pour être soulignée. Il devrait se trouver un alpha tous les matins, tient, ça améliorait son humeur.

HPHPHPHPHP

Regulus vint voir Severus en fin d'après-midi - après avoir vérifié qu'il était seul cette fois - pour lui parler du rituel du sang.
Si Severus ne devait pas réellement participer au rituel, seuls le jeune Black et lui étaient capables de manipuler la potion sans risquer de tout faire sauter. Et Régulus risquait de ne pas avoir la possibilité d'interrompre le rituel si il y avait un problème avec la potion. Surtout qu'il n'avait pas que ça à faire.

Donc, qui de mieux que Severus pour faire ça? Comme quoi, il fallait toujours avoir un potionniste sur soi!

Snape soupira en entendant la requête de son ami. Remus allait lui faire la tête. Le loup était déjà très protecteur, et, bien malgré lui, Remus grondait dès que Pomfrey approchait son compagnon, alors laisser celui-ci faire quelque chose de dangereux... Ça allait être pratique tiens...

HPHPHPHPHP

Severus respira un grand coup, puis ouvrit la porte de la chambre de Remus.

« Remus ?
-Oui?
- Je peux te dire un truc ?
- Bah ouais, viens, je vais pas te manger. »

Severus jeta un regard blasé à son alpha.

« Ok. L'expression était peu être pas très bien choisie. Mais bref, qu'est-ce qu'il y a ?
- Je vais devoir passer pas mal de temps avec Regulus, faudra que je supervise le rituel. Avec la potion, ça pourrait être dangereux. »

Oups. Severus su devant le regard de Remus qu'il n'aurait pas dû préciser la dangerosité du rituel. Le lycanthrope se rapprocha doucement de son compagnon, faisant légèrement peur au potionniste. Peu de gens étaient à l'aise quand un loup-garou surprotecteur approchait avec le regard bestial fixé sur sa cible. Et les grognements poussés n'aidaient définitivement pas Severus à se détendre.

Remus leva la main. Severus ferma les yeux, attendant un coup qui ne vint pas.
À la place, il se senti attiré contre un torse solide, et des bras puissants l'entourèrent.

Remus grogna: « À moi. Mon Sev. »

Le lycanthrope était étonnamment doux, caressant le dos de Severus, le visage plongé dans son cou.

Severus osait à peine respirer. Il ne s'attendait pas à ça. La vision qu'il avait gardé des loups-garous était celle d'un monstre sanguinaire le poursuivant dans le souterrain de la Cabane Hurlante. Mais il n'allait pas se plaindre. Il préférait largement un alpha protecteur et aimant au monstre qui lui avait fait face en 5ème année.

Remus se recula, plongea son regard mordoré dans celui onyx de son compagnon. Celui-ci ferma ensuite les yeux, lorsqu'il sentit les lèvres du Gryffondor se poser sur les siennes.

Ils s'embrassèrent et se calinèrent - ou plutôt, Remus embrassa et câlina Severus, qui se laissa faire bien volontiers - pendant quelques minutes, jusqu'à ce que le loup laisse les commandes à sa partie humaine.

Remus s'excusa, les joues rosées.

« Pardon, je n'ai pas pu contrôler le loup. Il... Je- J'avais besoin de t'avoir un peu juste pour moi. Je sais bien qu'il n'y aura jamais rien entre toi et Regulus, mais je peut pas m'empêcher d'être jaloux.
- T'en fais pas. Je comprends. Et puis, c'est pas comme si ce que tu me faisais n'était pas agréable hein. » répondit Severus avec un clin d'œil

Remus rougit plus, mais ne désapprouva pas.

Après tout, s'il n'était pas que le loup - il avait mis longtemps à le comprendre – ses deux parties étaient malgré tout complémentaires, les deux faces d'un même pièce - ça il avait aussi mis très longtemps à l'accepter, et encore plus de temps et d'acharnement de la part des Maraudeurs pour qu'il intègre que ça n'était pas mal - alors ses envies n'étaient pas totalement détachées de celle du loup.
Et autant il ne l'écoutait pas quand le loup voulait un steak très saignant - voir vivant - et était alors dégoûté de lui même, autant il eu du mal à ne pas aller dans son sens quand il lui hurlait de sauter sur Severus pour lui faire subir tout un tas de choses fort plaisantes.

Il devint rouge brique - si c'était possible - à ses pensées, et Severus se dit avec amusement que ses joues devaient être suffisamment chaudes pour faire cuire un œuf dessus. Il faudrait qu'il tente l'expérience un jour, tiens. Il aurait mis sa main à couper que Black - Sirius - l'aiderait sans hésiter.

Finalement, tous deux furent tirés de leurs pensées... Particulières, par la douce voix de Walburga Black, qui hurlait à Sirius de ne pas garer sa moto volante dans le salon. La routine quoi.

HPHPHPHPHP

Dès que Remus et les deux ex-espions seraient sur pied – il faudrait compter encore quelques jours mais Pomfrey étant une infirmière certes légèrement tyrannique mais efficace, ça ne prendrait pas longtemps – le rituel pourrait avoir lieu. Heureusement que la potion n'était pas parmis celles devant être utilisées immédiatement. Sinon, il aurait fallu tout recommencer. Par chance, il n'y aurait pas besoin. Severus et Regulus auraient probablement fait une dépression nerveuse s'ils avaient dû tout refaire depuis le début.

Sirius prépara donc plusieurs lettres, qu'il enverrait pour prévenir les Tonks et les Potter – les Malfoys étant déjà là- ainsi qu'Albus Dumbledore, de la date pour le rituel.

A suivre...