Oups : un petit raté vendredi.
Roukia : j'ai commencé a la mettre sur la Gazette, mais je suis vachement en retard (ie : je suis quasiment en flux tendu comme il s'avère que j'ai de nombreuses autres obligations prioritaires à satisfaire en ce moment)
Mystikal : merci donc pour ta review. Dans cette fic, l'histoire est vue à tour de rôle par les différents protagonistes, et c'est parfois un peu déstabilisant.
HAGRID/43 : Il est vrai que certaines tournures passent à travers les mailles du filet lors de la relecture.Cela me désole autant que vous que ces détails pourrissent un peu la fic, mais je ne peux pas prétendre être infaillible.
Philippe Gryffondor : merci beaucoup pour tes encouragements.
Falyla : merci beaucoup à toi aussi. C'est vrai que cela fait du bien d'être soutenu.
Et maintenant, la suite (et la fin de ce chapitre)
Mercredi 31 Décembre 1975
Comme le ciel s'éclairait à l'est, de pâles doigts de lumière rose commençaient à traverser le ciel plat et chargé qui reposait sur le sud du Pays de Galles, comme une chape de plomb. On ne pouvait pas voir le soleil. A la place, la lumière semblait émaner du ciel dans son ensemble, aucun endroit ne semblant plus clair que l'autre. Les mouettes criaient dans le ciel, s'installant à l'occasion sur les rochers gelés ou sur la rampe qui définissait les limites de Penarth Promenade.
James Potter regardait les vagues frapper sans merci les galets, l'écume blanche bordant les armes humides jusqu'à ce qu'elle se révèlent n'être rien de plus que de l'eau, coulant à nouveau vers la mer, presque en s'excusant. Il baissa les yeux vers l'urne noire de basalte qu'il tenait dans sa main. L'autre était dans sa malle au château d'Ascog. Il avait attendu pendant presque quatre mois pour disperser les cendres de ses parents, et maintenant, il hésitait, comme si cela signifiait défaire le dernier lien qui les rattachait à lui à jamais. Ils sont partis, se dit-il avec sérieux. Et c'est ce qu'ils voulaient. Il essaya de ne pas repenser aux funérailles, au cas où le souvenir du rêve arriverait dans sa tête à la place. Il n'avait parlé à personne de ce rêve. Ni à Bonnie, ni à ses amis, ni à Lily. Ils auraient pensé qu'il était fou.
James regarda Bonnie, se tenant à côté de lui. Son visage était compatissant, même comme elle resserrait sa cape autour d'elle. Le vent de la mer était vif, comme s'il envoyait une claque sur la figure encore et encore. Sirius se tenait de son autre côté, puis Lily, Peter et Remus. Ils étaient tous venus avec lui, sa petite amie, et ses meilleurs amis, juste comme ils s'étaient tenus derrière lui quand il avait fait la même chose à Poudlard. L'air froid lui piquait aux yeux, et son nez le démangeait. Il estima que ce devait être le temps, parce qu'il avait déjà pleuré beaucoup ses parents. Assez c'est assez. Il devait être fort, continuer à avancer et être un homme dont ils pourraient être fiers. Il leva son menton et renifla l'air marin. Il regarda les cheveux de Bonnie voler sur son visage, et il sur que le vent avait tourné. Il était derrière aux. Il pouvait y aller maintenant.
Il dit un adieu silencieux à sa mère et à son père, et ouvrit l'urne, regardant les cendres soufflées sur le sable et dans l'eau. Il regarda une mouette particulièrement bruyante faisant un écart vers le haut dans le vent, comme si elle savait ce que le vent emportait dans la mer. James pencha sa tête en arrière, regardant l'oiseau voler directement au-dessus de lui vers la terre, comme s'il lui disait que son passé était maintenant dans la mer, suivant l'oiseau volant vers la terre, le futur, son futur...
Les yeux de Lily lui piquaient, et elle les essuya à la hâte avec le revers de ses mains. Elle rechercha instinctivement la personne la plus proche d'elle, qui s'avéra être Sirius. Il referma ses bras autour d'elle avec compassion et lui sourit. Elle leva ensuite les yeux, étonnée, puis s'éloigna hâtivement de lui. Le visage de Sirius s'assombrit quand elle fit cela. Elle se tourna ensuite vers le garçon de son autre côté, et Peter tint son amie comme elle pleurait silencieusement pour les parents de son ami, qui ne faisaient maintenant qu'un avec la mer.
Sirius se détourna d'eux. Elle était encore en colère avec lui, ou avait peur de lui, au moins. Elle ne lui faisait encore pas confiance. Il soupira et appuya ses mains sur la rampe de bois rugueuse. Il rejouait sans cesse les événements d'avril dernier dans sa tête, souhaitant pouvoir reprendre tout ce qu'il avait dit et fait (et pas juste parce que cela avait été difficile de fonctionner pendant la semaine suivante). Il semblait ne jamais réfléchir avant d'agir. Il y allait toujours à l'instinct, et il avait regretté cela de nombreuses fois, et pourtant...
Sirius black regarda l'expression extatique sur le visage de Peter Pettigrew. Hmpf. Peter n'avait aucune chance avec elle... Cela, il le savait. Peut-être que c'était pourquoi elle se tournait vers lui maintenant. Il était aussi sûr qu'on pouvait l'être, Peter. Tu parles de quelque chose de non menaçant. Il se maudit encore. Zut ! Si seulement...
Il la regardait maintenant, se redressant après avoir pleuré sur Peter, et puis regardant Remus avec tellement d'envie que cela lui coupa le souffle. Puis, il vit que Remus lui retournait cela. Il l'aime aussi, il réalisa, surpris d'avoir pensé à ce mot. L'amour. Et pourtant... Pourquoi est-ce que les deux n'étaient pas collés ensemble ? Pourquoi y avait-il cette distance entre eux ? Il se souvint des voix qui s'étaient élevées de la salle commune la nuit avant qu'ils ne prennent le Poudlard Express pour rentrer chez eux pour les vacances. Avait-il mal compris ce qui se passait en bas ? Étaient-ils ensemble ou pas ?
Il se retourna vers James qui regardait encore la mer. La sœur de Sirius, Ursula, les attendait au bout de la promenade, prête à marcher avec eux tous jusqu'à un endroit discret où ils pourraient utiliser le portauloin pour rentrer au château d'Ascog. Ses parents avaient passé les quatre mois précédents à construire un autre étage au château, afin que l'ancienne chambre de Sirius devienne la chambre d'amis, et que lui et James aient une chambre au dernier étage. Sa mère avait dit qu'elle allait faire construire à son père un jardin sur le toit. James avait dit qu'il aimait sa nouvelle chambre quand il l'avait vue, mais il regardait tout sans intérêt ces derniers jours. Il avait simplement glissé tout au long du trimestre sans jamais sembler être vraiment complètement présent, pensant toujours, selon Sirius, à ses parents.
Sirius avait seulement quinze ans, et il pouvait être dénué de tact et de considération, mais il se souciait férocement de ses amis, y compris Lily, et il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour les protéger. Il espérait que Lily et Remus pourraient résoudre leurs problèmes. Si je ne peux pas l'avoir, que ce soit lui qui l'ait, pensa-t-il. Remus mérite un peu de bonheur. Cela avait été étonnant quand ils avaient accompagné Remus pendant la pleine lune la semaine précédente, sentant son pouvoir à côté de lui comme ils erraient sur les bords du Loch Ascog, et qu'il marchait sous sa forme de chien à côté du loup, son ami. Grâce à Remus, il avait appris une discipline de métamorphose follement difficile qu'il pourrait utiliser pour le restant de ses jours. Il n'en voulait pas à Remus d'être avec Lily. Il espérait seulement qu'il réalisait à quel point il avait de la chance, et qu'il ne gâcherait pas les choses. Comme je l'ai fait, pensa-t-il.
Comme le soleil continuait à se lever, James se détourna de la mer et tendit ses mains à ses amis. « Merci à vous tous. » leur dit-il doucement. Ils acquiescèrent et lui sourirent à travers leurs larmes. Puis, Sirius passa son bras sur l'épaule de James, et James mit le sien sur celle de Bonnie. Lily aussi mit son bras sur l'épaule de Bonnie, et Peter prit la main de Lily tandis que Remus balançait son bras sur les petites épaules maigres de Peter. Ainsi reliés, les six amis redescendirent la promenade dans le soleil levant, se ceignant les uns les autres pour faire face aux incertitudes de la nouvelle année.
