Hello !
Ça fait longtemps, hein ^^""
Désolée, mais avec l'Unif', c'est pas facile.
Entre les cours, la mise au propre, les recherches personnelles, les lectures et les loisirs, j'ai vraiment du mal à trouver la motivation pour cette fic
Enfin, je vais essayer de me motiver pour le prochain ;)
En attendant, voici le chapitre 12.
Bonne lecture.
Le blond reste quelques secondes immobile avant de me repousser en me tenant par les épaules, les yeux écarquillés, et vérifie que je ne mens pas. Je vois son visage d'ordinaire si blafard devenir rouge écarlate sous le coup de la honte et, sans aucun mot, il se lève, cachant ce qu'i cacher, et se précipite dans la chambre des garçons sous mes éclats de rire incontrôlables.
Le lendemain matin, Draco, un peu plus vêtu que la veille, et moi nous rendons au bureau de Dumbledore avec le fond de fiole que bébé Malfoy n'a pas ingurgité contre son gré. Lorsque le directeur nous voit, on remarque que son expression change du tout au tout. De profondément débile, elle passe à extrêmement triste. Sans que l'on ne s'y attende, il éclate en violents sanglots. L'héritier Malfoy et moi nous regardons étonnés, ne comprenant pas la réaction du vieux fou.
- Euh, vous vous sentez bien ? Demandais-je.
- Pourquoihahahahahahahahah ! Pleurniche « l'adulte » en tapant des pieds au sol. Pourquoi il est redevenu grand ? Il était tellement mignon en petit nenfanhanhanhant !
L'image fugace du dirlo portant un costume de Pedobear me traverse subitement l'esprit, mais, d'un mouvement de la tête, je l'éjecte aussi rapidement qu'elle est venue, me persuadant que Dumby a quelques problèmes dans sa caboche qui lui donnent la maturité d'un gosse de cinq ans. Le vieux fou ne se calmant pas, je m'approche de lui et lui tapote le dos en signe de soutient.
- Voilà, c'est fini. Lui dis-je sans grande conviction afin de le calmer.
Après de très longues minutes à lui tapoter le dos pour ma part et à arracher des plumes à Fumsek entravé d'un « Petrificus totalus » pour Draco, le prétendu adulte se calme enfin. Lui tendant un mouchoir à motif écossais déniché je-ne-sais-où par mon amoureux, je lui raconte comment la fiole que je tiens en main a annulé les effets du sortilège qui touchait le Serpentard.
- Mais, Vinners. Me demande Dumby en épongeant les larmes qu'il lui reste aux coins des yeux et en reniflant. Où avez-vous trouvé cette potion ?
Je reste interdite quelques instants. J'avais oublié qu'il me faudrait explique ce minuscule détails. Réfléchissant aussi rapidement que mon cerveau me le permet, je réplique d'un ton pressé afin de ne pas laisser à notre directeur le temps de réfléchir, à condition qu'il en soit capable.
- La façon dont j'ai trouvé cette fiole n'est point le plus important. Qu'est-ce que ça change après tout de savoir où j'ai trouvé cette fiole ? Rien du tout ! Et puis, peut-être est-elle périssable ? Dans ce cas, il vaudrait mieux aller la donner à Rogue le plus vite possible ! Quoique je le préfère en bambin. Dis-je en feignant un air de réflexion, le regard ancré sur un point du plafond. Au moins, là, je peux le martyriser sans problèmes. Mais cela ne serait pas correct ! Dis-je en me ressaisissant. Il faut qu'il redevienne adulte ! Donc, TOUS AUX CACHOTS ! Hurlé-je en me levant et en me dirigeant vers la sortie.
- Il est sûrement dans la Grande Salle avec Potty, pour le p'tit-dej'. Me fait remarquer Draco.
- TOUS A LA GRANDE SALLE ! Me corrigé-je.
Ne leur laissant pas le temps de réagir, je sors de la pièce en prenant bien soin de claquer la porte afin de soigner ma sortie. Alors que j'arrive au bas de l'escalier en colimaçon menant au bureau du soit-disant plus grand sorcier de sa génération, dont il doit être le dernier représentant, j'entends des pas précipités résonner contre les marches de pierre, me faisant m'arrêter et me retourner. Une poignée de secondes plus tard, je vois le blond débouler à toute allure, l'air apeuré.
- Tu as peur quand je ne te tiens pas la petite mimine ? Demandé-je comme si je m'adressais à un jeune enfant.
- Ne me laisse plus jamais seul avec ce psychopathe ! Réplique-t-il, traumatisé. Ce débile profond m'a demandé de jouer à la dînette avec lui ! Ajoute-t-il face à mon regard mi-interrogateur, mi-amusé.
- Et dire qu'il est censé aider Potter à sauver le monde sorcier ! Commenté-je en éclatant de rire. On est pas sorti de l'auberge, moi j'te l'dis !
Tout en nous moquant de la folie de notre directeur, nous nous rendons jusqu'à la Salle de Banquet. Lorsque nous y entrons, la grosse majorité des apprentis-sorciers s'y trouvent déjà. Jetant un regard à la table des Gryffondors, je ne trouve pas Potter parmi les innombrables tronches de winners des Lions. Ayant la flemme de chercher, je prends une profonde inspiration.
- POTTEEEEEEEEERRRRR ! AU PIED ! DE SUITE ! Hurlé-je à plein poumon.
Malgré mon appel, le Scarifié ne donne aucune réponse permettant de le localiser. Je retente une seconde fois, sans plus de succès. Légèrement exaspérée, je m'approche de la table des Rouge et Or et grimpe dessus. Donnant des coups de pieds aux divers plats afin de libérer le passage, je regarde chaque visage de part et d'autre de la surface de bois jusqu'à trouver ce que je cherchait.
- Alors on ne répond plus quand on t'appelle ? Ce n'est pas très poli, tu sais.
- Tu ne m'as pas appelé, tu m'as hurlé de venir. Chuis pas un chien ! Lance-t-il avec un regard dédaigneux.
- Ça, ça reste à prouver ! 'Fin, ton cerveau atrophié ne te fais rien remarquer ? Dis-je en lui montrant de la tête les portes de la Salle devant lesquelles se tient Draco.
Le brun regarde longuement dans cette direction. Finalement, à court d'idée, il me sort un commentaire sur une tâche étrange – probablement due à un sort râté des jumeaux Weasley – qu'il voit sur le mur. Suite à cette révélation, je le regarde une poignée de seconde l'air de dire : « Mais qu'il est stupide, ce con ! ».
- Tu ne vois vraiment rien d'autre qui devrait pas être là ? Du moins, pas comme ça ? Pas sous cette forme ?
Podfleur regarde une fois encore, sans me donner une autre réponse qu'un « euuuuh » des plus intelligent. Soupirant bruyamment, je me tourne vers Hermione assise juste en face de Harry.
- Toi qui est légèrement plus évoluée que tout ces macaques au QI d'huître, tu vois de quoi je veux parler, rassure-moi.
- Hum, je dirais le fait que la tête de Draco se trouve à environ 1 mètre 30 du sol.
- Le Hobbit, il fait trois têtes de plus que toi ! 'Fin bref, comme l'autre nous l'a fait remarquer. Continuais-je en me tournant de nouveau vers Potter. Draco est redevenu un grand garçon. Donc, aurais-tu l'extrême amabilité de me dire où se trouve le gosse horrible au nez crochu que l'on retrouve notre cher professeur de potion. Le sénile est pathétique. Dis-je d'un air dédaigneux en me tournant vers Slughorn.
Entendant cela, le brun se lève d'un bond, m'attrape le poignet, tire d'un coup sec pour me faire descendre de la table, manquant de me faire tomber et, ne me laissant pas le temps de me remettre sur mes pieds, il m'oblige à le suivre au pas de course. Au passage, j'attrape Draco et, tout trois, nous nous rendons à l'infirmerie où le mioche s'amuse à mélanger dans un bassin de lit toutes les potions à portée de ses mains ou de sa magie quoiqu'assez incertaine. Trouvant bizarre le fait que Pomfresh laisse un gosse s'amuser avec des liquides potentiellement dangereux, voire mortels si mélangés avec les mauvais ingrédients, je jette un regard à chaque coins de la pièce afin de trouver l'infirmière. Baissant les yeux au sol, je remarque une chaussure à talon abandonné entre deux lits. Je m'en approche et voit la pauvre garde-malade au sol, dans les vappes. Je m'approche davantage du corps et le pousse doucement du bout de ma chaussure. N'obtenant pas de réaction, je recommence un peu plus fort. Un ronflement sonore m'assure alors que la femme est simplement endormie. Je retourne près de Rogue, m'accroupis devant lui et lui demande si c'est à cause de lui que l'infirmerie est au sol. L'enfant relève les yeux de son travail, me regarde comme si j'étais la personne la plus débile de la Terre avant de reprendre son œuvre là où il s'était arrêté. Soupirant, je me relève, sors la fiole de ma poche et la tends à Potter.
- Tiens, donne-lui ça. Dis-je alors qu'il s'empare du récipient.
Draco et moi n'attendons pas et nous dirigeons vers la porte. L'Élu, suspicieux, nous demande pourquoi c'est à lui de lui donner la potion.
- J'ai toujours les marques de dents de cet idiot, démerde-toi.
Sans lui laisser le temps de répliquer autre chose, nous sortons rapidement. Une fois la porte fermée, j'attrape le fils Malfoy par le poignet et le force à s'arrêter. Face à son regard interrogateur, je pose un doigts sur ma bouche en souriant, lui intimant de se taire et d'écouter. Nous attendons quelques minutes, tendant l'oreille afin de percevoir chaque bruit provenant de l'infirmerie. Dans un premier temps, nous entendons bébé Rogue hurler à en faire exploser les tympans d'un sourd. S'en suit un mélange de pleurs, de jurons, de bruits de lutte, de verre cassé, de rideaux arrachés et de lits renversés. Subitement, le calme plat se fait dans la pièce. Durant une poignée de secondes, rien ne se passe puis, un cri de pure terreur déchire le silence.
- POTTERR ! Rugit la voix de notre professeur de potion.
Ce hurlement est suivi des pas précipités de Potter s'enfuyant de la pièce à toute vitesse, criant toujours. Le Survivant ouvre violemment la porte et passe devant nous, écroulés de rire au sol.
- POTTER ! REVENEZ TOUT DE SUITE M'APPORTER DES VÊTEMENTS !
Laissant notre pauvre professeur à ses malheurs, le blond et moi retournons dans la Salle de Banquet pour, enfin, manger.
