Disclaimer: Hidekazu Himaruya

Persos: France/Francis , Angleterre/Arthur, Treize Colonies/Alfred, Canada/Matthew, USA/Alfred

Paring: France/England

Genre: Humour , Romance, UA, Family, Aventure, ect...


Chapitre 11 : Empire


Alfred avait d'énormes cernes, le résumé n'avait pas du tout été court, loin de là. Il se tenait assis à la table de la cuisine, la tête enfouie dans ses bras et regardant mollement Francis qui s'affairait pour préparer le petit déjeuner. De bonnes odeurs lui parvenaient déjà, et ça lui rappelait des souvenirs, certains assez éloignés même. Mais de bons souvenirs.

Il décida tout de même d'entamer à nouveau la conversation: «Arthur part souvent comme ça? Je veux dire...il est souvent absent, occupé?

- Cela dépend des jours...parfois il ne s'absente que pour la journée, parfois pour plusieurs mois...et parfois il reste pendant de très longue période. Ca dépend de la situation dans l'Empire également.»

Usa hocha la tête. Dans son monde aussi, Arthur était quelqu'un de très occupé. Il avait beaucoup de colonies et ne pouvait être partout à la fois. Alfred avait souvent été seul, seul dans la grande maison que l'anglais lui avait fait construire. Ce qui ne semblait pas être le cas ici. Ici son double semblait avoir une véritable vie de famille.

Soudain une cavalcade se fit entendre et le plus jeune dégringola de sa chaise, se demandant qui arrivait aussi vite.

«Bonjour papa!» cria Seychelles en entrant comme une tornade dans la pièce, sans s'occuper d'Alfred, et bondissant au cou de son père qui l'accueillit comme il se devait. Quelques minutes plus tard Matthieu entrait à son tour dans la cuisine, serrant aussi son père dans ses bras. Son ours en peluche le suivait mollement, sans dire aucun ''who?'' pour une fois.

Alfred haussa un sourcil, Canada semblait avoir 12 ou 13 ans physique alors que son double à lui en avait 16...il n'y avait pas comme une incohérence? Non? Peut-être était-ce l'envie de plus en plus forte de liberté qui avait fait grandir le Al de ce monde. Sans doute était-ce le cas, lui aussi avait grandit d'un coup alors que son frère grandissait lentement. Mais à la même date dans son monde, son jumeau avait presque le même âge physique que lui. Il n'était pas si jeune.

Francis ébouriffa les cheveux de ses enfants et ordonna à son fils cadet de s'occuper de la nourriture pendant qu'il allait réveiller Hong Kong.

Une fois que l'adulte fut sorti, l'unique fille se tourna vers son frère aîné «T'es calmé idiot?

- Pardon?»

Seychelles le regardait, mains sur les hanches «Tu t'ai encore disputé avec Dad il y a trois jours...et tu peux enfin sortir de ta chambre, alors je te demande si tu vas encore lui hurler dessus aujourd'hui et encore le mettre encore en colère?! Il fait peur quand il crie. Et tu le mets tout le temps en colère ces temps-ci.»

Alfred eut un petit rire gêné. Non il n'avait pas l'intention de trop provoquer Arthur, pas trop...il ne faudrait pas qu'il soupçonne quelque chose ou que lui fasse une erreur qui le trahisse. Son double aurait des ennuis...et Francis aussi. Et ça le héros qu'il était ne le voulait pas le moins du monde.

Matthew intervint alors «N'ennuie pas ton frère Océane! Tu vois bien qu'il a mal dormi!» Il continua de préparer des crêpes, le sourire aux lèvres. Comme son père il adorait cuisiner.

La petite souffla, regardant l'autre colonie du haut de ses 8 ans physique et alla rejoindre la salle à manger, sans rien ajouter. Francis arriva un peu après, tenant un petit chinois, qui semblait avoir 4 ans physique, dans ses bras. Le petit bailla et se laissa assoir dans sa chaise. Alfred, qui les avait rejoint, nota soigneusement les places. Canada était à côté de lui, à se gauche. A côté de Matthieu il y avait une place vide, et vu la chaise c'était la place du chef de famille, donc la place d'Arthur. A gauche encore il y avait la place de Francis, puis Lin (Hong Kong), puis Seychelles qui était entre lui et le petit enfant et donc face à l'anglais.

Une disposition qui le laissait penser que jusqu'à peu, c'était disposé autrement. Son double devait avoir été à côté de son ''père'' et en face de l'autre pendant un long moment, à la place du fils préféré d'Arthur, jusqu'à ce qu'il commence à se rebeller...mais ça n'avait pas d'importance. Si tout marchait comme prévu, l'autre Alfred ne reviendrait peut-être pas ici, sauf en visite éventuelle, comme lui qui venait parfois enquiquiner son ex-tuteur dans son monde.

Si tout se passait bien.

Et ce n'était pas dit que ça arriverait.

Ou alors pas si vite.

Alors que tous avaient entamés leur petit déjeuner la porte claqua et ils se figèrent légèrement tandis que des pas se faisaient entendre jusqu'à la salle à manger. Arthur apparut alors dans l'encadrement de la porte, enveloppé dans un large manteau rouge (qui ressemblait fort à son vieux de pirate). Il avait des cernes sous les yeux, preuve qu'il n'avait pas dormi de la nuit...ou presque.

Ses yeux verts parcoururent ses possessions «Je vois que tu semble plus calme qu'il y a trois jours Alfred! J'espère que tu as compris cette fois?»

Cette attitude rappelait désagréablement à Alfred le comportement du Arthur de son monde juste avant sa guerre d'Indépendance, et sa haine de l'époque pour son ancien tuteur qui, à ses yeux, l'enchaînait et lui empoisonnait la vie. La réponse lui vint spontanément à ses lèvres, comme un rappel de la révolte qu'il avait ressenti à l'époque: «Compris quoi? Que t'es un tyran? Pas la peine je le savais déjà!

- Alfred!» Lança Francis tandis qu'Arthur plissait les yeux d'un air mauvais. Il ne dit pourtant rien et alla s'assoir entre son époux et Matthieu.

L'Empire le fixa d'un air froid pendant de longues minutes avant de lâcher, d'un ton sec:«Très bien tu resteras dans ta chambre jusqu'à demain...»

Le français se décida à intervenir, ne voulant pas qu'un conflit commence si tôt:«Arthur, ça ne sert à rien de l'enfermer tu l'a bien vu, ça l'énerve juste davantage à chaque fois!

- Tais-toi Francis!» Il soupira et se passa la main dans les cheveux avant de dire, résigné: «Mais tu as raison...Il t'aidera à tout préparer pour demain! Quelques corvées vont le calmer!»

Une seule chose passa dans la tête d'Alfred à ce moment: «Y a quoi demain?» Il savait quel jour on serait mais n'avait aucune idée de ce que cela symbolisait...Il n'osa cependant pas poser la question (dont il était censé savoir la réponse) tout de suite et préféra attendre être seul avec le français.

Celui-ci serra les dents, mais hocha la tête et versa ensuite un peu de thé dans la tasse de l'Empire, qui les fixait tous intensément et qui finit par se détendre après quelques gorgées bues. «Alors Mattie, comment trouves-tu le livre que je t'ai rapporté?» Il portait visiblement son attention sur son fils canadien pour le moment, agissant plus comme un père qu'avec le jumeau de celui-ci quelques instants avant.

«Très bien dad! Il est passionnant!» Fit doucement l'adolescent, relevant le nez de son assiette, répondant d'un ton aussi timide qu'il l'aurait fait son double dans le monde des États-Unis.

L'Empire britannique sourit et passa tendrement sa main dans les mèches soyeuses de son fils, le couvrant d'un tendre regard.


«Il se passe quoi demain?»

Ca y est, il avait pu poser la question. Il voulait tout savoir pour ne pas faire de gaffe. Il fallait qu'il sache tout pour être parfait, pour être le héros. Francis regarda Seychelles qui revenait vers eux en sautillant, tandis que le double de son fils l'aidait à faire la vaisselle. «Les frères d'Arthur viennent pour manger! Et pour parler affaires avec lui également.

- Pourquoi? Vu comment il en a parlé ça avait l'air spécial!

- Ca l'est.C'est pour une commémoration, un anniversaire...appelle ça comme tu veux!

- C'est pour rappeler quoi?» demanda le plus jeune, curieux de savoir ce qui se passait dans ce monde-là. Il voulait tout savoir pour ne pas se trahir...

Le plus vieux soupira et se passa une main dans les cheveux: «Ca nous concerne Arthur et moi!» En quelques mots c'était ça.

«C'est votre anniversaire de mariage?» voulut plaisanter Alfred. Voyant l'air décomposé de celui qu'il devait voir pour le moment comme son père, il comprit qu'il avait tapé juste. «Ha...Désolé, c'est pas cool pour toi en fait...» Il se sentit vraiment stupide pour le coup. C'était certain que pour Francis ça ne devait pas être drôle de se rappeler cette date, pourquoi Arthur en avait-il fait une fête dans ce cas? Par simple plaisir sadique?

C'était vraiment mesquin dans ce cas-là...

L'autre haussa les épaules, tachant de paraître indifférent: «Ca me rappelle juste chaque année ma défaite et mon annexion...rien de dramatique!» Il n'en voulait pas spécialement à Arthur, ce n'était pas vraiment lui qui avait décidé ça.

Ce qui l'agaçait, c'est que le britannique voulait absolument fête ça tout les ans.


«Je te hais...» Marmonna le français en retirant sa chemise sous le regard gourmand de son époux qui ne se gênait pas pour fixer la peau diaphane. La nuit était calme, les enfants envoyés au lit depuis deux bonnes heures et tout (ou presque) était prêt pour le lendemain.

L'anglais haussa les épaules, se redressant en position assise: «Ce n'est pas moi qui ait voulu en faire une fête! Ni la commémorer!

L'autre grogna, désapprobateur: «Comme si tu ne la faisais pas, cette fête! Tu insistes pour qu'on la fasse TOUS LES ANS!» Et ça ne lui plaisait pas vraiment...

Arthur pencha la tête de côté, amusé «Tu es encore et toujours fâché pour ça?» demanda-t-il avec une douceur inaccoutumée, enlaçant tendrement l'autre blond par derrière.

«Bien sûr! Tu me demandes de fêter la fin de ma liberté...» Il retint un cri surpris quand l'anglais s'amusa à suivre le tracé de sa colonne vertébrale de son index. «Arrête ça tu veux!?»

Faisant tomber l'autre sur le lit, à ses côtés, Arthur souffla:«Prends ça comme un anniversaire de mariage!» Il lui déposa un baiser léger sur sa nuque sans desserrer son étreinte. Ses doigts tracèrent cependant des petits cercles sur la peau pâle.

«Ca n'en est pas un?» ironisa Francis en se laissant mollement faire. Il n'avait plus envie de lutter depuis longtemps, trouvant un certain réconfort ou plaisir à être dans les bras de son amant.

«Si...oublie juste le reste!» chuchota le plus jeune, d'une voix pleine de convoitise, fermant à demi les yeux. «Ou prend ça comme une réunion de famille où tu peux revoir tes beaux-frères!

- Vu comme ça!» Soupira le plus vieux, abandonnant toute résistance, sachant qu'il n'avait de toute façon pas le choix.

Arthur le tourna dans ses bras, pour qu'ils soient face à face et enserra plus fortement la taille de son époux «Hum...je n'ai plus vraiment envie de dormir maintenant...» Ses yeux brillaient d'une lueur avide, et il se passa doucement la langue sur ses lèvres. «Tu me provoques à te balader torse nu devant moi Francis, je n'aime pas qu'on me provoque...je vais donc devoir te...» Il eut un rictus, se collant contre le français frissonnant, laissant sa main gauche se glisser dans les soyeuses mèches d'or. «...punir!» Il le força à s'allonger totalement, le sourire aux lèvres, tandis qu'il s'étendait sur lui.

«Et c'est moi le pervers?» ironisa l'autre blond, un sourire narquois aux lèvres, plaqué sur le lit.

Un baiser vorace le fit taire, Arthur s'installant alors confortablement a califourchon sur le ventre de son amant, laissant ses mains glisser sur sa peau. Docilement, Francis passa ses bras autour du cou de l'anglais, l'attirant plus près.

A Suivre