Bonjour et merci pour vos reviews ^^
Disclaimer : L'univers magique et les personnages d'Harry Potter appartiennent à JK Rowling . Il n'y a que quelques élèves de Serdaigle qui soient à moi ^^
Comme d'habitude, certains passages proviennent directement du livre « Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban » et également du livre "Les Animaux fantastique" toujours très utile pour les cours de Remus.
J'espère que ce chapitre vous plaira !
Bonne lecture à toutes et à tous:)
Chapitre 11 : Entraînement et questionnement
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Quelques jours après le nouvel an, où Remus était resté chez lui à se faire bichonner par l'elfe de maison, Touty, laquelle trouvait qu'il ne mangeait pas assez, un nouveau trimestre débuta pour les élèves.
Plein d'entrain, les Gryffondor ne tenaient pas en place, chacun voulant savoir ce que l'autre avait reçu pour Noël. Étrangement, seuls trois élèves se tenaient en retrait. Le trio inséparable, Harry, Ron et Hermione semblait être en froid. Harry ne disait mot, l'air songeur, Ron assassinait Hermione des yeux et celle-ci l'ignorait délibérément, le nez plongé dans son bouquin. Plusieurs fois, Remus crut entendre les mots « Eclair de feu », « Sacrilège » et « Traîtresse » dans la bouche du jeune Weasley.
Qu'avait-il donc bien pu se passer pour que les garçons en viennent à rejeter la jeune fille ?
Son attention fut détournée par un élève qui levait la main.
_ Professeur Lupin ?
_ Oui, Seamus ?
_ Qu'est-ce qu'on va étudier ce trimestre ?
_ Eh bien nous allons poursuivre le programme sur les créatures maléfiques avec les Acromantules...
_ Oh non, pitié pas ça, gémit Ron qui perdait des couleurs. Pas les araignées !
_ Puis nous étudieront les vampires au mois de février.
_ Vous allez en ramener un ici ? demanda Neville avec angoisse.
_ Non, Neville, non, le rassura Remus avec un sourire amusé. Je te promets qu'aucun vampire ne franchira les portes de Poudlard. Dumbledore ne me le pardonnerait pas, je crois, ajouta-t-il avec une pointe d'humour, faisant rire les élèves. Bien, ouvrez vos livres, page 221.
Remus attendit que les élèves sortent leur manuel scolaire et que le calme soit rétabli avant de poursuivre sa leçon :
_ Les Acromantules viennent majoritairement de Bornéo, une île située en Malaisie. Ces créatures très intelligentes aiment les endroits sombres et humides où elles pondent leurs œufs et vivent ainsi en colonie. Elles sont friandes de chaire humaine et...Ron ? Ron, tout va bien ?
A la fin de l'heure, Harry vint lui rappeler sa promesse de l'entraîner contre les Détraqueurs.
Entre les vacances et la pleine-lune, cela lui était presque sorti de l'esprit.
_ Voyons, dit-il, l'air pensif. Huit heures du soir, jeudi ça vous convient ?
« Cela me laissera le temps de trouver une solution »
_ La salle d'Histoire de la magie devrait être suffisamment grande...Il faut que je réfléchisse à à façon dont nous allons nous y prendre...Nous ne pouvons pas faire venir un vrai Détraqueur au château pour nous entraîner.
« Minerva en aurait une attaque ! Quand à Dumbledore, je n'ose y penser...Réfléchis Lunard, réfléchis, médita Remus en fermant la porte derrière Harry. Qu'est-ce qui ressemble le plus à un Détraqueur tout en étant moins dangereux ? »
Son regard se posa machinalement sur son armoire et une idée lumineuse lui traversa l'esprit.
« Mais oui, bien sûr ! Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt, c'est un épouvantard qu'il nous faut ! Sa forme serait suffisamment réaliste pour qu'Harry y croit et son impact serait moins nocif qu'un Détraqueur...Reste à en dénicher un...
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Dans l'aile ouest de Poudlard, non loin de la tour Gryffondor, Remus ouvrait les placards, fouillait sous les éviers, s'approchant de n'importe quel meuble susceptible d'abriter un épouvantard, tendant l'oreille dans l'attente d'un bruit suspect.
Depuis hier soir, le loup-garou s'était mis à nouveau en chasse, aucune salle désaffectée n'était épargnée.
_ Bon sang, marmonna-t-il en sortant d'une énième salle, ce château est tellement grand, j'en ai pour la semaine. Ce serait tout de même étonnant qu'il n'y ait pas de deuxième épouvantard, ici.
_ Un problème, Remus ? s'enquit une voix derrière lui.
Le fantôme Nick-Quasi-Sans-Tête flottait vers lui et sa tête, tout juste retenue par quelques centimètres de chair, l'observait avec curiosité.
_ J'ai besoin d'un épouvantard pour un cours de pratique. A tout hasard, vous n'auriez pas remarqué un meuble s'agiter de manière étrange ?
Le fantôme se grattouilla le menton, cherchant apparemment à se donner le temps de réfléchir à la question.
_ Il me semble avoir entendu Peeves râler parce qu'il ne pouvait pas accéder à l'armoire située dans le bureau de Rusard. Il voulait faire encore une de ces farces stupides à ce pauvre concierge, mais le meuble était pris par une autre créature...C'est peut-être ce que vous recherchez ?
Remus acquiesça en souriant.
_ C'est fort probable, je vous remercie, Sir Nicolas.
Le fantôme sourit à son tour, il avait horreur du surnom peu flatteur qu'on lui avait attribué. Rare étaient ceux qui l'appelaient par son vrai nom, ce qui les rendaient d'autant plus sympathiques à ses yeux.
_ Et comment vous portez-vous ? J'ai entendu dire que vous aviez été malade à Noël ?
_ Oui, en effet, j'ai toujours eu une santé fragile, répondit Remus en évitant d'en dire le moins possible et cela sans mentir.
C'étaient les principes de base quand on possédait un secret tel que la lycanthropie.
_ Avec les courants d'air frais qui circulent dans Poudlard, cela ne doit pas être facile tous les jours. Enfin, prenez-soin de vous. J'espère que votre recherche sera fructueuse.
_ Je l'espère aussi, dit Remus pendant que le fantôme le saluait et s'évanouissait à travers une tapisserie médiévale.
Il n'y avait aucune trace du concierge quand Remus entrebâilla la porte du petit office qui lui servait de bureau. Une vague odeur de poisson imprégnait les lieux, sans doute due à quelque restes du repas de Miss Teigne.
Le bureau de Rusard, une table en bois cabossée, croulait sous les piles de formulaires dédiés aux punitions, des menottes soigneusement astiquées étaient également posées dessus et étincelaient sous la lueur de la lampe à pétrole pendue en plafond.
Comme le lui avait annoncé Nick-Quasi-sans-Tête, l'armoire, isolée dans un coin, remua avec force dès que Remus se plaça devant elle. Avec un sourire satisfait, il se dirigea vers la porte, dans le but d'aller chercher un coffre et d'y enfermer l'épouvantard mais quelque chose attira son regard et le força à s'arrêter.
D'autres placards étaient alignés contre le mur et l'un deux avait un tiroir où était inscrit « Objets dangereux confisquées ». C'était ici, dans ce tiroir, que Rusard avait conservé tous les objets, babioles, jouets détournés, des élèves et ce, depuis qu'il travaillait à Poudlard.
Or, un objet avait appartenu autrefois aux Maraudeurs, un objet précieux que Remus avait fini par oublié : la carte des Maraudeurs.
Il leur avait fallu une année entière pour la mettre au point. A force d'explorer les couloirs lors de leurs innombrables escapades nocturnes et de découvrir de nouveaux passages secrets, ils avaient eu l'idée de collecter ces informations sur un parchemin et d'en faire ainsi une carte. Mais ce n'était pas une simple carte, elle avait une âme, leur âme. Et elle était même devenue leur complice, tel un cinquième membre de leur groupe.
Les Maraudeurs ne sortaient jamais sans elle, dotée du sortilège d'Homonculus, un sort puissant qui permettait à la carte de retranscrire les déplacements de toutes les personnes présentes au château, fantômes y compris, leur invention avait prouvé plus d'une fois son efficacité. C'était Sirius qui avait découvert ce fameux sortilège dans un vieux manuscrit appartenant à sa famille.
Par précaution, les quatre amis l'avaient également ensorcelé de divers sortilèges destinés à les protéger de la curiosité malsaine de leur ennemi intime, Severus Rogue. Le Serpentard s'était mis en tête de leur causer autant d'ennuis possibles et fourrait constamment son nez dans leurs affaires . Ainsi, si jamais Rogue tombait dessus, il se verrait insulté et conclurait à une mauvaise plaisanterie.
Les Maraudeurs ne purent profiter de leur carte que durant deux ans. Au cours de leur dernière année, elle leur fut malheureusement confisquée. Un incident fâcheux causé par un simple oubli : Poursuivi par Rusard dans les couloirs, Peter en avait oublié la précieuse formule « Méfaits accomplis » qui permettait de transformer la carte en un inoffensif parchemin vierge. Le concierge réussit à mettre la main sur Peter et sur la carte par la même occasion.
Devenu méfiant, Rusard s'était assuré qu'aucun Maraudeur ne pourrait la reprendre. Depuis lors, la carte croupissait dans son fameux tiroir, convoité par une bonne poignée d'élèves.
Et l'occasion était trop bonne pour que Remus l'ignore. Il vérifia que Rusard n'était pas dans les parages et, avec une pointe de culpabilité, ouvrit le tiroir. Si la carte était dedans, elle pourrait l'aider à dénicher Black.
Il fouilla de fond en comble le tiroir, écartant les diverses babioles magiques dont des frisbee à dents de serpent, un jeu d'échec trafiqué et des têtes de mort. Il soupira de déception en constatant que la carte n'y était pas. Où était-elle passée ? Rusard s'en était-il débarrassé ? Un élève l'avait-il volé ?...Ou pire...Et si c'était Black qui l'avait récupéré ?...Dans ce cas, Harry courrait un grave danger, car le fugitif pouvait savoir à tout instant où l'adolescent était.
_ Pourvu que la carte ne soit pas tombée entre de mauvaises mains, marmonna Remus, le front plissé d'inquiétude.
Il eut juste le temps de refermer le tiroir avant que la porte ne s'ouvre sur un Rusard abasourdi.
Le regard du concierge étincela de colère et, durant quelques secondes, Remus crut qu'il allait laisser libre cours à son courroux.
_ Vous...cherchez quelque chose ? demanda le concierge, ses bajoues frémissantes d'irritation.
Remus se composa un visage affable et répondit calmement :
_ J'ai entendu dire qu'un épouvantard hantait votre armoire alors je suis venu vous en débarrasser. Et je pense que vous allez pouvoir m'aider, Rusard, ajouta-t-il avec un sourire.
Le concierge ouvrit de grands yeux et dévisagea Remus comme s'il avait perdu l'esprit.
_ Moi...moi ? Bafouilla-t-il, guère habitué à ce qu'un enseignant lui demande de l'aide. Mais...
_ Il me faut juste un coffre, ou une caisse. Cela sera suffisant pour y enfermer l'épouvantard. Je ne demande rien d'autre...Pouvez-vous m'en apporter un ?
Rusard demeura silencieux, jaugeant Remus avec méfiance, puis après quelques secondes d'hésitation, il grommela et sortit de la pièce.
Il revint peu après, chargé d'une grosse caisse en bois. C'était parfait, Remus n'avait plus qu'à déplacer l'épouvantard de l'armoire à la caisse et le tour était joué ! Harry allait pouvoir s'entraîner sur lui. Le plus dur restait à faire...
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_ Qu'est-ce que c'est que ça ? lui demanda Harry en observant d'un air perplexe la caisse posée sur le bureau.
_ Un autre épouvantard, fit Remus en ôtant sa cape pour se mettre à l'aise. J'en ai cherché dans tout le château depuis mardi dernier et heureusement, j'ai fini par en trouver un dans l'armoire de Rusard. C'est ce qui peut se rapprocher le plus d'un vrai Détraqueur. Quand il vous verra, l'épouvantard va prendre l'aspect d'un Détraqueur et nous pourrons donc nous entraîner sur lui. Quand on ne s'en servira pas, je le garderais dans mon bureau.
Remus attendit que le garçon sorte sa baguette avant de lui expliquer :
_ Le sortilège que je vais vous enseigner, Harry, est un acte de magie très avancée qui dépasse de très loin le niveau de la Sorcellerie de premier cycle. On l'appelle le sortilège du Patronus.
Patiemment, il continua ses explications sous l'oreille attentive de Harry, prenant soin de l'avertir sur la complexité du sortilège.
En général, quand le sorcier exerçait ce sort, il devait à la fois se servir de sa force intérieur et surtout, garder à chaque instant le contrôle sur ses émotions, ne pas se laisser affaiblir par l'influence malfaisante du Détraqueur. Une entreprise particulièrement difficile. C'est pourquoi, le Patronus n'était souvent enseigné qu'aux élèves de dernière année.
_ A quoi ressemble le Patronus ? demanda Harry.
_ Chacun est unique. Il change de forme selon le sorcier qui le fait apparaître.
Celui de Remus était un loup et c'en était presque ironique dans la mesure où ce loup protecteur représentait sa force lumineuse, positive. Un comble pour le lycanthrope qui détestait tant cet animal, cette partie sombre de lui...
Il avait lu, un jour, une étude sur le sortilège du Patronus, menée par un certain Catullus Double-Blazon. Ce dernier affirmait que « l'apparence du Patronus possède une forme inattendue, une forme avec laquelle la personne qui lance ce sortilège a souvent peu d'affinités... ». C'était tellement vrai.
Remus montra ensuite à Harry la façon d'invoquer le sortilège, de puiser dans ses souvenirs les plus heureux et lui fit réciter plusieurs fois la formule.
Quand il jugea l'adolescent suffisamment prêt, il saisit le couvercle de la caisse et le souleva.
Aussitôt, une créature enveloppée de ténèbres, à la respiration rauque et menaçante, jaillit de la caisse. Elle tendit une main décharnée et dépourvue de chaire vers Harry qui chancela et pointa néanmoins sa baguette.
_ Spero patronum ! parvint-il à articuler. Spero patronum...Spero...
Son cri mourut sur ses lèvres, ses yeux devinrent vitreux, et Harry, blanc comme un linge, s'effondra sur le sol. Remus contint un juron et s'élança vers lui.
_ Harry ! appela-t-il en se penchant au dessus de l'enfant, parcouru de tremblements. Réveillez-vous !
_ …...
_ Harry !
Le garçon finit par reprendre conscience et se redressa lentement. Ses doigts tremblants essuyant son front couvert de sueur.
_ Désolé, marmonna-t-il d'un air honteux.
_ Vous vous sentez bien ? demanda Remus, toujours inquiet.
_ Oui...
« Non, il ne va pas bien. Pas bien du tout. » pensa le loup-garou en donnant une Chocogrenouille à Harry.
_ Mangez-ça, ensuite, on recommencera. Je ne m'attendais pas à ce que vous réussissiez du premier coup. J'aurais même été stupéfait si ça avait été le cas.
_ C'est de pire en pire, marmonna Harry avec amertume.
Il mordit dans sa friandise.
_Cette fois, j'entendais ma mère encore plus fort...et lui aussi...Voldemort.
Ces mots lui glacèrent le sang. Comment l'adolescent pouvait-il vivre... non revivre le meurtre de sa mère, sans rien pouvoir faire d'autre que d'entendre sa voix. ? Il y avait de quoi basculer dans la folie et Remus commençait à sérieusement douter du bien-fondé de cet entraînement. Ne serait-ce pas traumatisant, ou même malsain à terme pour Harry ?
Il avait dit ça d'une façon tellement étrange.
_ Harry, si vous préférez arrêter là, je comprendrais très bien...
Buté mais aussi déterminé, l'adolescent secoua énergiquement la tête.
_ Je veux continuer ! Il le faut ! Qu'est-ce qui se passera si les Détraqueurs arrivent pendant le match contre Serdaigle ? Je ne peux pas me permettre de perdre ce match. Si nous perdons ce match, nous perdrons la coupe !
Remus lui conseilla alors de puiser dans des souvenirs plus intenses, plus heureux avant de lever une nouvelle fois le couvercle.
Le Détraqueur s'éleva, dominant l'enfant de toute sa hauteur qui ne put lutter bien longtemps. Harry cria » Spero Patronum » avec force et perdit connaissance.
« Je n'aurais jamais dû accepter, se maudit Remus en tapotant les joues du garçon. "C'est trop difficile, à ce rythme, c'est à l'infirmerie qu'il va finir. »
L'adolescent reprit conscience et regarda autour de lui comme s'il se demandait ce qu'il faisait là.
_ J'ai entendu mon père, bafouilla-t-il. C'est la première fois que je l'entends sa voix...Il a essayé d'affronter Voldemort tout seul pour donner le temps à ma mère de s'enfuir...
Il se pencha et relaça ses chaussures, mais Remus avait eu le temps de voir des larmes briller dans ses yeux, tout comme il avait eu le temps d'y voir danser les fantômes de James et Lily.
« James, c'est au tour de James »
La voix enrouée d'une émotion contenue, le loup-garou ne put s'empêcher de demander :
_ Vous avez entendu la voix de James ?
Harry écarquilla les yeux de surprise.
_ Oui...Pourquoi ?...Vous...vous connaissiez mon père ?
Remus sentit ses muscles se tendre et son cœur se serrer, il avait tellement envie de parler, de lui raconter. Sa rencontre avec James dans le dortoir des Gryffondor, et tout ce qui en avait découlé. L'amitié, la confiance, le secret qui les avait uni à jamais. Puis la trahison qui les avait brisé, tel un coup de poing dans la glace d'un miroir, ne laissant que des miettes. Que Black avait piétiné, sans regret, ni remord.
_ Oui...oui, en effet. Nous étions amis quand nous étions élèves à Poudlard, fit-il sans trop en dire.
Parce qu'il ne sentait pas encore capable, que c'était trop tôt et pas le bon moment. Harry paraissait éreinté.
_ Je crois que nous ferions bien d'en rester là pour ce soir. Ce sortilège est beaucoup trop complexe...Je n'aurais jamais dû essayer de vous l'apprendre.
Mais Harry ne l'entendit pas de cette oreille et voulut tenter une troisième tentative. Et c'est à contrecœur que Remus enleva le couvercle, s'interrogeant sur l'état dans lequel finirait le garçon.
_ SPERO PATRONUM ! hurla Harry.
Une fumée argentée émana de sa baguette, dessinant une silhouette aux contours flous mais néanmoins suffisamment consistante pour stopper le Détraqueur.
Le garçon tenait à peine sur ses jambes, puisant dans ses dernières forces et Remus décida que cela suffisait pour aujourd'hui.
Il obligea l'épouvantard à rentrer dans la caisse et se tourna vers Harry en souriant.
_ Excellent ! Bravo Harry ! C'était un très bon début !
_On peut faire un nouvel essai ? Juste un ?
_ Non, pas maintenant, répondit Remus d'un ton inflexible. Ça suffit pour ce soir. Tenez...
Il lui tendit une barre chocolatée, apportée pour limiter les effets de l'épouvantard Détraqueur et s'occupa d'éteindre les lampes.
_ Professeur Lupin ? Si vous avez connu mon père, vous avez dû connaître aussi Sirius Black ?
La question prit Remus au dépourvu qui répliqua plus sèchement qu'il ne l'aurait voulu.
_ Qu'est-ce qui vous fait croire ça ?
Il ne voulait pas que Harry en vienne aussi à le soupçonner de complicité.
_ Rien...Je sais simplement que eux aussi étaient amis quand ils étaient à Poudlard.
La question de Harry était innocente, il n'y avait aucune accusation dans ses mots, juste de la curiosité enfantine.
_ Oui, je le connaissais. Ou plutôt, je croyais le connaître, corrigea-t-il sombrement.
« Nous le croyions tous. »
_ Vous feriez bien d'y aller, Harry, il est tard, lui rappela-t-il, mettant fin à la conversation.
L'enfant lui souhaita une bonne soirée et quitta la salle. Silencieux, Remus s'assit et croqua dans une barre de chocolat, ses pensées vagabondant entre deux visages : celui d'une jolie jeune fille rousse et d'un jeune garçon aux cheveux bruns ébouriffés et aux lunettes de travers.
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Remus transporta la caisse contenant l'épouvantard dans son bureau puis ferma la pièce à double tour. Entendant des bruits de pas dans le couloir, le loup-garou regarda de biais la personne qui marchait dans sa direction.
_ Ah Remus, vous tombez bien. Venez, Je vais avoir besoin de votre aide...
Voilà, voilà, à la semaine prochaine pour "Eclair de feu et match de Quidditch" !
N'hésitez pas à donner votre avis ^^
Bonnes vacances et à bientôt.
