Disclaimer : Les personnages des chevaliers du zodiaque ne m'appartiennent pas, mais l'histoire, si !
Couple : Nan, je vais pas faire la liste, ou sinon, c'est po rigolo :p
Rating : M.
Allez, tous en coeur ! (en mode pom-pom girl) Allez Didi ! Allez Didi ! Alleeeeeez !
Lys : T'as pas fini de te ridiculiser, oui ??
Maieuuuuh !! T.T
Lys : Bon, ok, on a compris, t'arrive toujours pas à finir le chapitre 41...
Marre de ce chapitre !! Trop long !! T.T
Lys : Et alors ? On s'en fout, tape !
Pourquoi t'es de mauvaise humeur ??
Lys : A ton avis, bécasse ?!
Ah, voui... C'est parce que t'es dedans...
Lys : Sans blague ?! T.T
Allez, on encourage Didi !!
Lys : Naaaan !! On lui lance des patates pourries !
:-)
Bonne lecture !
Chapitre 11
Un Cancer et un Bélier
Il avait fais très chaud. Toute la journée, un soleil de plomb avait surplombé le lieu, forçant les plus chanceux à se réfugier chez eux. Quoique, la chaleur avait été telle qu'il ne faisait pas moins chaud à l'intérieur qu'à l'extérieur. L'air lourd avait semblé se répandre dans toutes les habitations, écrasant de sa masse ceux qui supportaient le moins la chaleur. Mais lui, il y était habitué, à cette chaleur. Il vivait dedans depuis trop longtemps pour se plaindre de l'air irrespirable.
Assis contre le mur de pierre, il semblait dormir, les yeux clos. Il avait chaud, des gouttes de sueur coulaient sur sa peau bronzée, et il mourrait de soif. Sa gorge était sèche, il se sentait même plus capable de parler. Son dos et ses fesses lui faisaient mal, cela faisait trop longtemps qu'il était contre cette paroi rocheuse. Il avait essayé de bouger, de trouver une position plus confortable, mais il n'était arrivé à rien.
L'enfant ouvrit les yeux. La tête baissée, il regarda son poignet rougit enserré dans une anneau de fer, d'où partait une chaîne qui s'accrochait à la roche. Son autre poignet devait être dans le même état. Il posa son regard sur ses chevilles, toutes aussi rougies. Il se pinça les lèvres, retenant le flot de larmes qui menaçaient de couler sur ses joues sales. Il aurait voulu lever la tête, soulager sa nuque douloureuse.
Mais le soleil allait lui brûler les yeux, déjà qu'il lui brûlait la peau. Des rougeurs avaient coloré ses bras et ses pieds, il savait qu'il ne dormirait pas, ou mal, cette nuit. Les dents serrées, il ne put retenir une larme qui coula sur sa joue chaude. Sa colère montait dans son corps, une envie mauvaise commençait à le prendre.
Il devait être tard, le soleil commençait à se coucher. Bientôt, l'air se ferait plus respirable et il serait, peut-être, libéré de ses chaînes. Il avait très soif, mais il n'avait pas crié. Il s'était montré patient, lui qui était de nature impulsive. S'il hurlait, ça montrerait qu'il souffrait et cette punition n'aurait pas été utile. Il ne devait pas lui donner ce plaisir, il ne voulait pas entendre ses remarques sarcastiques.
Un heure passa. Son énervement était à son point culminant. Son maître aurait déjà dû venir le chercher. Ça ne lui suffisait pas de laisser ce gamin durant des heures sous un soleil de plomb sans eau ? Apparemment non, car le soleil déclinait et il n'était toujours pas venu le chercher. Son envie étrange continuait de le tourmenter. Il s'excitait, sa colère montait en lui. Livré à un combat intérieur, une partie de lui-même lui disait de se calmer et d'attendre patiemment que son maître vienne le chercher, et l'autre partie lui ordonnait de briser ses chaînes et de s'en aller. Il lutta un moment pour se retenir d'essayer une fois de plus de se libérer.
C'était un gamin. Et les gamins font ce qui leur plait. Il serra les poings et se débattit. Du sang coulait de ses poignets, il retenait ses gémissements de douleur. Comme un beau diable, il essayait de briser ces chaînes. Il avait de la force, mais ce métal semblait plus fort que lui. Il ne réfléchissait plus, excité par la douleur qu'il n'arrivait plus à sentir.
Ses larmes coulaient sur ses joues, il ne les sentait même plus lui brûler la peau rougie par le soleil. Ses paupières s'étaient rabattues, ses lèvres pincées, un filet de liquide rouge coulait. Une soudaine montée de fureur lui fit ouvrir ses yeux clos. Il regarda le soleil et une aura se forma autour de son corps. Ses yeux devinrent fous, il n'était plus capable de réfléchir. Et ses chaînes se brisèrent.
Se tenant à la roche, il se leva. Son corps entier lui faisait mal et il avait encore plus soif qu'avant. Mais il n'avait qu'une idée en tête. Un idée malsaine qui le torturait depuis bien trop longtemps. Qu'avait-il à perdre ? Il n'avait jamais rien eu. Il n'allait rien gagner et rien à perdre. Avec des soupirs de douleur, il marcha, un long moment. Il arriva devant une maison. Il ferma les yeux. Il devait rentrer à l'intérieur. À l'intérieur…
Ses yeux s'ouvrirent. Ses paupières s'abaissèrent, il porta sa main à ses yeux et soupira. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas fais de cauchemar. Il se souvenait de ce jour. Et de la suite de ce rêve. C'était au coucher du soleil de cette chaude journée qu'il avait commis son premier meurtre. Jamais il n'oublierait ce moment. C'était la première fois qu'il avait fais couler le sang, ce n'était pas quelque chose qu'on pouvait oublier.
Il eut un sursaut. Il regarda autour de lui avec stupeur. Il était vivant. Il soupira à nouveau. Il se demanda comment Athéna avait été assez barje pour le ramener à la vie. Enfin, il n'allait pas s'en plaindre. Il entendit la poignet de la porte de la chambre s'abaisser et Shiryu entra. Il dit un sourire.
« Enfin réveillé, Masque de Mort.
- Je dors depuis combien de temps ?
- Une petite journée.
- Je suis mort, logiquement, non ?
- Mais tu es vivant.
- Pourquoi ?
- Pourquoi quoi ?
- Pourquoi Athéna m'a fais revivre ?
- Ce n'est pas elle.
- Qui alors ?
- On ne sait pas.
- Explique. »
Shiryu s'assit sur le bord du lit. Masque de Mort bougea ses jambes pour qu'il ait un peu plus de place. Bizarrement, il se sentait serein. Le Dragon le trouvait bien trop calme. Devant lui, il n'avait plus le sarcastique chevalier du Cancer, mais plutôt un homme las et tout ce qu'il a de plus normal. Comme si plus rien ne pouvait l'étonner.
Calmement, Shiryu lui résuma ce qu'il s'était passé avant son arrivée. Il parut surpris, mais après tout, un mort de retour sur le monde des vivants, c'était quand même plus stupéfiant que retrouver des hommes sous de la neige. Le Dragon lui parla aussi de cette histoire de mot, dans un rêve. Masque de Mort, pensant que se rendre un peu utile ne ferait de mal à personne, réfléchit à son rêve. Le soucis, c'est qu'aucun mot ne lui venait en tête. Il essaya de trouver quelque chose, un endroit, un objet… Il se souvint de la fin de son songe.
« Si je te dis « intérieur », ça te va ?
- Dans ce cas, ça pourrait se rapporter à Saga ou Dohko.
- Ils ont été retrouvés où ?
- Dans un étrange tunnel.
- Quel monde de barjos.
- Tu exagères.
- Nan, je crois pas. Tu trouves ça normal, toi, de faire ressusciter des gens sous la neige ? Au Sanctuaire, ça aurait été plus logique.
- Tout n'est pas logique.
- Rien que me ramener parmi les vivants n'est pas normal.
- Tout le monde a droit à sa chance.
- Dis plutôt qu'on a besoin de têtes à sacrifier. »
Shiryu fut soufflé par cette réplique. Il n'avait pas pensé à ça. Mais c'était irrespectueux de faire revivre des morts pour les faire mourir ensuite. Quoique… Non, il ne devait pas y penser. Il devait croire à une nouvelle chance. Mais le Cancer était à homme qui n'avait rien perdu et ni rien gagné. Il vivait la vie comme elle venait. Il avait tué. Il avait joui de ce qu'on lui avait enseigné.
OoO
« Qu'est-ce que t'as à regarder partout comme ça ? »
Saga, surpris, se retourna vers Masque de Mort. Il ne put s'empêcher de sourire. Le Cancer était plutôt comique, emmitouflé dans un épais manteau, vêtu d'un pantalon épais également et chaussé de chaussures plutôt dures. Un air las sur le visage, on voyait bien que s'il avait su, il ne serait pas venu sur cette île gelée.
« Pourquoi tu souris comme ça ?
- Marrant avec ce gros manteau.
- C'est ça, fous-toi de moi. J'ai froid et je veux pas être malade. Alors, qu'est-ce que tu cherches ?
- Comme toi.
- Je reformules : Pourquoi tu regardes partout comme si tu cherchais quelque chose.
- « Rouge ».
- Comment ?
- Dans mon rêve, il y avait du sang. Et le sang, c'est rouge.
- Je sais, merci. »
Le Cancer s'approcha de Saga. Le grec cherchait quelque chose du regard, quelque chose de pourpre. Chaque nuit, il avait fais ce rêve. Ce rêve où le sang lui embrouillait la vue. C'était un message, il est était sûr. Il devait trouver quelqu'un comme les autres. Masque de Mort avait déjà retrouvé le sien, c'était soi lui-même, soit Dohko.
L'italien étudiait le visage clair de Saga qui semblait dans ses pensées, cherchant un point dans cette immensité blanche. Une couleur, ce n'était pourtant pas dur à trouver. Il fallait croire que si. Peut-être se trompait-il. Il préférait croire le contraire. DeathMask sourit.
« Tu espères le trouver.
- Hm ?
- Lui. Tu espères le trouver. »
Saga semblait calme, mais son cœur battait vite.
« Je ne vois pas de quoi tu parles.
- Oh si, tu le sais. Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que tu n'as pas envie de le revoir. »
Le Gémeau tourna la tête vers son compagnon d'armes. Au contraire ce qu'il aurait pu penser, le Cancer ne semblait pas se moquer de lui, il était plutôt amusé. Mais sans plus. Où était passé le tueur en série ? Peut-être enfuie là, au fond de son cœur. La tranquillité semblait l'avoir atteint, lui aussi. Plus de remords, il avait accepté son passé et tiré un trait dessus, ce qui n'était pas le cas de Saga qui était toujours rongé par les regrets, malgré les douces paroles de Saori qui ne lui en voulait, apparemment, pas.
Ses lèvres restèrent closes, il ne pouvait nier, mais avouer la vérité était impossible. Son cœur était serré, ses dents aussi. Masque de Mort soupira.
« Allez, on y va. Retrouvons-le. »
Un sourire étira les lèvres bleutées de Saga.
OoO
« La nuit va bientôt tomber. On rentre ? »
Dohko regarda son compagnon qui semblait perdu dans ses pensées. La balance sourit et lui secoua légèrement l'épaule. Sion revint sur Terre et tourna la tête vers la Balance.
« On rentre ?
- On ne peut pas rester un peu ?
- Je suis gelé.
- Alors rentre.
- Pas sans toi. »
Sion soupira avec un sourire. La température avait encore baissée, la nuit approchait. Sion était gelé aussi, mais il désirait rester ici encore un peu. Des souvenirs renaissaient en lui, des souvenirs lointains mais toujours intact. Il avait une agréable impression de « déjà vu ». Il pouvait encore entendre des rires enfantins, des cris de colère, le visage exaspéré de Dohko et celui tantôt furieux, tantôt rieur… d'elle… Lui et Dohko ne s'étaient pas échangés beaucoup de mots. La Balance aussi, revivait ces moments auxquels les apprentis n'ont, d'habitude, pas le droit.
Ils marchèrent un moment, jusqu'à arriver à un coin sombre de l'île. Ils ne parlaient pas, réfléchissant dans leur coin. Sion lançait de temps à autre des regards vers son ami qui semblait complètement ailleurs. Une envie le prit, une envie autrefois presque enfantine. Mais soudain, ils s'arrêtèrent.
Tous deux ouvrirent de grands yeux. Ils venaient de sentir, sous leurs pieds, quelque chose de mou. Et de dur, aussi. Ils baissèrent les yeux et retirèrent leur pied. Ils se baissèrent, balayèrent la neige, et un visage connu leur apparu.
« Mû… »
OoO
La pièce était sombre. On n'aurait su dire s'il faisait jour ou nuit. Il n'y avait pas de fenêtre. Une lit était placé contre un mur, une petite commode posée dans un coin. La chambre était plutôt grande, elle le paraissait encore plus avec ce manque de mobilier. Les genoux repliés, enserrés par des bras fins, l'enfant demeurait recroquevillé contre le mur. De ses yeux bleus, il fixait la flamme de sa bougie, seule source de lumière qui éclairait pauvrement la chambre. Il ne pensait à rien. Il était juste triste.
L'enfant leva les yeux vers la porte. Elle n'était pas fermée à clé, il le savait. Pourtant, c'était comme si elle l'était. Il ne pouvait pas sortir de sa chambre, c'était au-dessus de ses forces. Il aurait voulu, pourtant. Il aurait aimé s'échapper de cet endroit horrible, de cette chambre noire dans laquelle il lui semblait avoir toujours vécu. Il baissa les yeux et jeta un regard vague aux murs gris de la pièce.
Soudain, un cri déchira le silence. L'enfant sursauta. Il tourna vivement la tête vers la porte. Il entendit des cris de souffrance, de peur, de rage. Il entendit des bruits de coups, aussi. Des coups de ceinture, un corps qui rencontre le mur. L'enfant serait un peu plus ses genoux, reportant son attention sur la bougie. Il n'avait jamais été frappé. En fait, on faisait très peu attention à lui. Mais il n'aimait pas entendre ce genre de bruit.
Les cris cessèrent, ils laissèrent place à des gémissement plaintifs et de douleur. Puis, il n'y eut plus rien. L'enfant soupira. Il se leva et marcha lentement vers son lit, sa bougie dans la main. Il s'assit sur la couverture rêche et continua à regarder la flamme. Une larme coula sur sa joue. Il sentit soudain un frisson lui parcourir l'échine. Il regarda autour de lui, surpris.
Un sursaut de terreur le fit reculer sur son lit. Tremblant comme une feuille, il scruta le mur, au fond de sa chambre. Une forme sombre, telle une ombre, s'en détachait légèrement. Très légèrement. Mais suffisamment pour voir qu'une personne était là. L'enfant voulut crier, mais il avait trop peur pour cela.
La forme sembla s'avancer un peu. Ses yeux fixés sur elle, il remarqua un œil d'une étrange couleur dorée. La personne resta à une certaine distance de l'enfant, comme si elle craignait la lumière de sa bougie. L'œil se posa sur lui, puis se détourna vers la porte. À pas lents, une longue robe sombre traînant derrière elle, la personne se dirigea vers la porte. L'enfant ressentit un besoin indéfinissable de suivre cet inconnu.
Sans réfléchir, il posa sa bougie et suivit l'autre. Il faillit crier de peur quand il vit la forme passer à travers la porte. Tremblant, il l'ouvrit, et distingua à peine la personne devant lui. Le couloir était dans le noir complet, aucune torche de l'éclairait. L'enfant ne voyait rien du tout. Rien, à part cette forme qui, étrangement, semblait plus sombre encore que les ténèbres qui les entouraient. Pendant un moment, ils marchèrent, sans rencontrer personne. Sans qu'il ne sache comment, l'enfant se retrouva devant une porte. Une grande porte en bois. L'inconnu se retourna vers lui. Il vit son œil doré, qui disparut, comme toute sa personne. Il ouvrit la porte. Il sortit du tunnel.
Il ouvrit brusquement les yeux pour les refermer aussitôt. La lumière du matin était trop vive, il soupira. Le temps de se réveiller complètement, il se remémora son rêve qui disparaissait peu à peu avec les limbes du sommeil. Il s'était toujours demandé si c'était réellement un rêve. Cette personne qu'il avait vu, il avait toujours cru que c'était un spectre qui était venu le chercher. Peut-être pour l'emmener vers la mort. Mais c'est vers la vie qu'il l'a conduit. Cette présence l'a sorti de ce monde souterrain où il était né et d'où il ne connaissait pratiquement rien.
Il avait un léger souvenir d'un mère qui l'avait sans doute allaité. Ses repas étaient apportés par d'autres femmes, jamais les mêmes, ou il ne les reconnaissait pas. À cet âge, avec une telle obscurité ambiante, on ne fait pas attention aux visages sombres ou voilés des gens qui viennent de temps à autre. Il avait appris à marcher seul, se tenant à son lit ou au mur. Il ne savait pas parler, juste prononcer des sons sans particularité. Il n'avait même pas de nom. C'était l'homme qu'il avait trouvé dehors qui lui en avait donné un. Un homme qu'il avait énormément aimé et qui lui avait tout apporté.
Le jeune homme ouvrit les yeux et chercha instinctivement quelqu'un du regard. Il sourit en voyant un enfant dormir près de lui. Un moment, il détailla ce visage qu'il connaissait si bien. Il ne pouvait s'en lasser, il était la preuve qu'il était en vie. Il n'était pas mort. Il ne se posa aucune question, les réponses pouvaient attendre un peu. Il leva la main vers l'enfant et la posa dans ses cheveux qu'il caressa. Le gamin réagit inconsciemment, un sourire apparut sur ses lèvres. Le jeune homme s'amusa et continua à tripoter la chevelure rousse de l'enfant. C'était une façon douce de le réveiller.
La porte s'ouvrit. Il tourna la tête vers l'entrée de la chambre. Un homme, qu'il avait connu bien plus âgé, était à l'entrée et lui adressait un sourire tendre. Sion s'avança vers le lit et s'assit au bord. Son apprenti allait bien. Il était heureux.
OoO
« Saga !! »
Le grec cessa de marcher et se retourna vivement, surpris. Il vit avec autant de surprise Seiya courir vers lui, un sourire espiègle sur les lèvres. Il fut paralysé et regarda sans réagir le japonais arriver vers lui. Ils ne s'étaient encore pas vu depuis son retour, le froid ne réussissait vraiment pas à Seiya et il avait été obligé de rester au Sanctuaire avec interdiction de sortir de son lit. Saga, ne sachant que dire au sauveur du monde, fit un sourire gêné.
« Je suis content de te revoir, dit Seiya. La dernière fois, c'était pas terrible.
- Non, c'est vrai. J'aurais préféré qu'on se revoient dans d'autres circonstances.
- Bah, oublions le passé, et tournons-nous vers l'avenir ! »
Seiya lui fit un sourire éclatant. Il savait que le Saga qu'il avait vu avant sa mort et sous forme de spectre n'était pas le chevalier des Gémeaux tant respecté. Il l'avait enfin devant lui, et plus une seconde personnalité ou un être mort. Cela le rendait heureux.
Depuis ces retours, il avait l'impression que la vie reprenait vraiment son rythme, avec les personnes qu'elle se devait d'emmener. Il tendit sa main au Gémeau qui la regarda un instant sans oser la prendre. Il se souvenait d'Aphrodite qui avait pris de force la sienne pour la serrer, de Shura qui s'était montré plus patient, puis les autres qui lui avaient pardonnés sans trop de problèmes. Oh, il y avait toujours une rancune, mais après tout, à quoi bon l'entretenir ? Le mieux était d'oublier un peu le passé. Et de vivre le temps qui lui restait. Il avança donc sa main et serra cette de Pégase avec chaleur.
En parlant de tout et de rien, ils ne tardèrent pas à arriver dans l'île gelée de DeathQueen. Saga, non sans avoir éprouvé une longue hésitation, avait parlé de son rêve à Pégase qui l'aidait à chercher quelque chose de rouge. L'objectif du grec était maintenant de retrouver son frère et Aioros, principalement. Il savait Mû bien au chaud en Grèce, ça lui suffisait pour lui redonner courage. Ils ne s'étaient pas encore vu, le jeune homme était encore faible.
Il n'avait pas hâte de le voir. Il avait même peur. Il aurait souhaité que Mû soit le dernier à être retrouvé, alors que paradoxalement, il ne pouvait supporter l'idée qu'il reste enfuie sous la neige comme le Sagittaire et les autres en ce moment. À l'appel, il ne manquait qu'Aioros, son frère, Milo et Aldébaran. Et Kanon, bien sûr. Mais le grec avait la sensation qu'il ne retrouverait pas son jumeau sur cette île. Il avait peur. Peut-être était-il mort. Il espérait de tout cœur le contraire.
« Saga, tu connais cette île ?
- Très peu. Je n'y suis allé que très rarement.
- Pour quoi faire ?
- Visiter seulement. J'avais… oui, j'avais le besoin de voir un peu comment étaient certains endroits méconnus du monde mais célèbres au Sanctuaire. »
Il avait insisté sur le « je ». L'autre n'avait pas de nom, puisqu'il était lui-même.
« Mouais… Mais tu ne vois rien de rouge, ou avec du sang, quelque chose comme ça ?
- Non, rien du tout. C'est ça qui m'ennuie. Je… »
Boum !
Merci de m'avoir lue ! J'espère que ça vous a plu !
