Roi des Neiges

Arc de la Force

Chapitre 12 : La Foudre et la Fureur

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Ils pouvaient remercier Dieu pour la magie. N'étant pas des professionnels de l'alpinisme ou de la montagne, ils n'y serait jamais arrivé sans et surtout aussi rapidement. Une semaine. Il ne leur avait fallu qu'une semaine pour y arriver car non seulement la magie les avait aidé à monter plus vite mais elle avait aussi résolu certains petits problèmes liés à l'altitude.

Déjà il y avait eu le froid. Tous, sauf Erik et malgré l'habitude et leurs vêtements chaud, y avaient été sensibles. Un sortilège de chauffage appliqué toute la journée avait réglé le problème et la nuit, ils dormaient sous un dôme de protection, le même que Jīnfă avait montré à Erik quand ils avaient créé la nouvelle Terre Incertaine de Poudlard. Ils n'étaient certes pas près d'un node mais il était facile d'encrer le sort à la ligne de Ley la plus proche…même si celle-ci se trouvait à plusieurs dizaines de kilomètres de là.

Mais cela, ils y avaient réfléchis avant leur départ.

Ce auquel ils n'avaient pas pensés, c'était la diminution de l'oxygène. Erik avait estimé que la montagne était plus haute que le Mont Blanc, en France, mais qu'elle ne devait pas être au niveau des géants d'Asie qui faisaient tous plus de 7000 mètres. Ils n'avaient aucune données dessus mais ils pensaient que plus de 5500 mètre était une estimation assez juste de la hauteur totale de la montagne.

Hors à partir de 2000 mètres d'altitude, le manque d'oxygène pouvait commencer à se faire sentir. C'est à peu près à cette altitude qu'il avait commencé à présenter des symptômes de mal des montagnes. Fatigue, nausées, maux de tête…cela avait inquiété les Arendils mais pas au point de s'arrêter jusqu'à ce que son visage et ses mains se mettent à enfler. Ils avaient alors fait une longue pause et réfléchis. Il leur fallait un moyen de respirer en altitude pour éviter le problème. Le phénomène allait être de pire en pire à mesure de leur montée et tous finiraient par être touchés. Ils devraient à ce moment-là faire de très fréquents arrêts pour s'habituer et ils n'avaient vraiment pas le temps pour ça. Sans compter qu'au but d'un moment, leur corps ne pourrait plus s'adapter tellement l'oxygène serait rare.

Au final, c'est Hotun lui-même qui avait trouvé la solution. Son corps s'était rapidement adapté et il était allé mieux en début d'après midi le jour de son malaise. Il avait alors proposé d'utiliser le sortilège de têtenbulle. Il permettait de créer une protection étanche autour du nez et de la bouche qui en même temps délivrait de l'oxygène. Il savait que cela fonctionnait en extérieur pour avoir vu des élèves l'utiliser après une blague plutôt odorante des Jumeaux. La provenance de l'oxygène était inconnue et Hotun pensait que la bulle agissait comme un filtre qui ne laissait passer que l'oxygène, que ce soit celui présent dans l'eau ou dans l'air.

C'était assez risqué. Si le sort fonctionnait bien comme ça, alors il filtrerait bien l'oxygène de l'air mais vu qu'il y en avait peu, ça ne résoudrait pas leur problème. Ils essayèrent néanmoins et, à leur grande surprise, cela fonctionna. Apparemment, le sort semblait ponctionner de l'oxygène dans l'environnement ambiant sur une plus grande portée qu'ils ne le supposaient.

En tout les cas, ils purent maintenir leur cadence de marche et, grâce à beaucoup de sortilèges de lévitation, purent facilement passer au travers de différents obstacles qui les auraient forcés à faire un détour. Mais parfois, ils devaient se contenter de faire travailler leurs muscles.

Ils grimpaient une paroi particulièrement abrupte quand leur ascension prit un tour plus tragique. C'était l'une des fois où utiliser la magie serait plus dangereux qu'autre chose, enfin, pour ce qui était de la seule ascension. Ils étaient en ligne le long de la roche et encordés les uns aux autres.

Wolf était en tête. C'était le plus fort et au cas où tout les autres lâchant prises, il avait suffisamment de muscles pour que le choc ne l'arrache pas à la paroi le temps qu'il utilise un sort pour aider ses compagnons à s'y accrocher de nouveau. Tout au bout de la queue, Hotun, lui, utilisait son pouvoir de la Terre pour les aider. Il faisait naître des prises sous les mains et les pieds de Wolf et des autres et ramollissait de temps en temps la paroi pour permettre à son ami en tête d'y planter des pitons auquel serait accroché la corde. Il lui suffisait ensuite de la durcir à nouveau pour les sceller. Grâce à cela, même si Wolf tombait aussi, ils resteraient accrochés. C'était un travail fatiguant et surtout qui prenait beaucoup de sa concentration. Il n'était pas étonnant que par moment, Hans, qui se trouvait juste au dessus de lui, soit obligé de le traîner.

Ils ne voyaient pas grand-chose. Le vent soufflait assez fort et ils étaient au milieu d'un nuage. Ils ne savaient même pas combien de temps ils allaient encore devoir monter. Ils espéraient que ce ne serait pas trop long car d'après leurs estimations, la nuit commencerait bientôt à tomber.

Vous avez entendu ? Demanda tout d'un coup Wolf.

Non, quoi ? Demanda Hans.

Une sorte…de cri

Tous se mirent à tendre l'oreille. Le bruit recommença et cette fois ils l'entendirent tous. C'était un cri aiguë qui ressemblait à celui d'un aigle mais en bien plus fort. Soudain, il y eu un coup de tonnerre et un éclair zébra le ciel au dessus d'eux. Le vent redoubla de violence, plaquant les cinq amis sur la paroi, et commença à dégager le ciel.

Là ! S'exclama Hans en pointant du ciel quelque chose.

Ça ressemblait bien à un aigle mais pas complètement. C'était gros, bien plus gros qu'un aigle ordinaire, énorme même, au moins trois à quatre fois la taille d'un humain, plus gros encore si on comptait sa longue queue préhensile qui se finissait par un plumeau de rémiges blanches. D'une couleur dorée, l'oiseau n'avait non pas une mais trois paires d'ailes qui battaient furieusement, une attachée au sommet de sa cage thoracique comme pour les autres volatiles mais aussi une autre au niveau du bassin et une dernière dans la partie supérieur de sa queue.

Il était difficile de savoir si les éclairs qui l'entouraient le frappaient ou bien s'ils émergeaient de son corps, peut-être les deux en même temps. En tout les cas, son plumage brillait du même éclat bleuté que la foudre.

C'est un Oiseau Tonnerre ! S'exclama Ingrid qui avait reconnu l'animal. C'est impossible ! Ils ne vivent qu'aux États-Unis ! A moins qu'il n'ai migré je ne vois pas…

C'est pas le moment ! S'exclama Hans pour arrêter le cours d'ornithologie. Qu'est-ce qu'on fait ?

On reste immobile, peut-être qu'il ne nous verra pas, dit Erik.

Mais manifestement ça ne fonctionna pas du tout. L'énorme oiseau bascula vers l'avant et descendit droit sur eux. Il frôlant le groupe qui se plaquage contre la paroi.

Mais qu'est ce qu'il nous veut ? Demanda Hotun.

Je ne sais pas, répondit Ingrid. On est peut-être sur son territoire où alors…je sais pas, peut-être que notre odeur ne lui revient pas.

Peut-être que si on fait un sort d'occlusion mentale, peut-être…

Trop tard ! S'exclama Hans en interrompant Erik. Il nous a vu, il ne sera pas berné par le sort.

Alors il faut…

Erik n'eut pas le temps de finir. Déjà, l'Oiseau Tonnerre revenait. Son corps massif s'écrasa contre la paroi juste au dessus des Arendils et l'une de ses serres se planta dans la pierre tandis que l'autre se saisissait du corps d'Ingrid. Sa tête massive se pencha alors et son bec acéré entreprit de couper la corde entre la jeune fille et son partenaire du dessus qui se trouvait être Erik. Celui-ci essaya d'utiliser la magie mais il manqua lâcher la paroi.

Ingrid ! S'exclama-t-il.

Je fais ce que je peux ! Grogna la jeune fille en essentiellement de desserrer l'emprise de l'oiseau.

Elle essaya alors de lui envoyer une décharge. Mauvaise idée puisque la Créature vivait presque d'électricité. Cela ne fit que le rendre plus excité. Erik tenta de protéger la corde pour l'empêcher de la trancher mais peine perdu. Dès que celle-ci lâcha, l'oiseau se détacha de la paroi et s'envola avec Ingrid dans sa serre ainsi que Hans et Hotun à la remorque. Voyant qu'il avait des passagers clandestins, l'oiseau cria et secoua la patte pour les faire tomber.

E…Erik ! Wolf ! S'exclama Hans.

Hotun, lui, s'était évanoui.

Je…j'ai peur de vous toucher ! S'exclama Erik.

A ce moment là, l'Oiseau Tonnerre plongea à nouveau la tête et son bec se mit à cisailler la corde.

« Non ! » s'exclama Ingrid à voix haute en essayant d'attaquer la tête de la Créature.

Mais c'était trop tard. La corde lâcha et les deux garçons suspendus se mirent à tomber. Hans n'était pas loin de rejoindre son ami dans l'inconscience quand sa chute se mit à ralentir. Il leva les yeux et vit Erik et Wolf concentrés. Ils avaient dû unir leurs forces pour les retenir. Aussitôt, il leur envoya de l'énergie pour les aider. Leur chute finit par ralentir au point où ils étaient presque immobiles. Il arriva à se rapprocher d'Hotun et tenta de lui faire reprendre ses esprits.

Allez ! Réveille-toi mon vieux, on a besoin de toi, dit-il en lui tapotant les joues.

Finalement, Hotun gémit et ouvrit les yeux. Il regarde son amis quelques instants sans comprendre puis vit qu'ils étaient suspendus dans le vide.

Qu…qu'est-ce qui se passe ? Balbutia-t-il.

Pas le temps pour les explications, dit Hans. Il faut que tu envoi ton énergie à Erik et Wolf pour qu'ils nous fasse remonter.

Hotun leva mes yeux et vit les efforts de ses amis.

Ils ne pourront pas y arriver sans lâcher, dit-il. J'ai une meilleur idée.

Il tendit la main vers la paroi et, à un ou deux mètres en dessous d'eux, une saillie rocheuse se mit à émerger.

Lâchez tout ! S'exclama Hotun.

Erik et Wolf obéirent avec soulagement. Les deux autres garçons tombèrent sur la courte distance qui les séparait de ce sol nouvellement créé et se réceptionnèrent sur leurs pieds.

On vous rejoint, leur dit Erik.

Attendez une minute, leur dit Hotun, Hans et moi on va se connecter à la ligne de Ley et vous faire descendre par magie.

Erik et Wolf se détachèrent et se retrouvèrent rapidement sur la terre ferme.

« Bien, maintenant on répare le matériel et on va sauver Ingrid » dit Erik.

« Attends ! » lui demanda Hotun en le retenant par le bras. « Le soleil va bientôt se coucher. Ce serait suicidaire de reprendre l'ascension maintenant. »

« Il faudrait essayer de la contacter » dit Hans.

Ils essayèrent les uns après les autres puis tous ensemble mais ils n'obtinrent aucun résultat.

« Soit elle est évanouie, soit quelque chose créé des interférences » reprit Hans.

« Donc on va monter le camps » dit Hotun.

« Mais on ne peut pas laisser Ingrid ! Et si jamais… »

Il ne finit pas sa phrase.

« Je ne pense pas qu'il lui veuille du mal » dit Hotun. « Ce qu'il a fait est loin de ses habitudes alimentaires. On peut donc en conclure qu'il ne veut pas la manger donc jusqu'à preuve du contraire, elle ne risque rien. »

« Mais alors pourquoi l'a-t-il enlevé ? »

« Je ne suis pas un spécialiste des Créatures Magiques comme Ingrid donc je ne peux pas te répondre » dit Hotun en secouant la tête. « Tout ce que je sais, c'est qu'on ne gagnera rien à se rompre le cou en essayant de grimper cette paroi de nuit. »

« Mais… »

Wolf posa alors sa main sur l'épaule de son ami.

« Elle peut se défendre » dit-il. « De plus, grâce à ses connaissance, elle est la mieux armée pour faire face à ce genre de situation. »

Erik regarda Wolf quelques instant puis baissa la tête. Bien sûr, il avait raison.

Ce soir là, ils ne montèrent pas les tentes. Ils mirent en place leur bouclier et se pelotonnèrent les us contre les autres.

0o0o0

Ingrid ne s'était pas évanouie. Au contraire, elle avait lutté de toute ses forces pour se dégager mais c'était peine perdue. Enfin, l'oiseau arriva à une large saillie rocheuse où se trouvait un amas de branches et de feuilles. Ça devait être son nid.

Ingrid fut surprise quand il la lâcha juste au dessous mais elle réussit à se réceptionner sur ses pieds. Cependant à cause de la nature irrégulière et peu stable du sol, elle perdit l'équilibre et roula jusqu'au fond du nid. Seul des sortes de pierres stoppèrent sa course. Elle se mit à genoux et vit que ce n'était pas des pierres mais des œufs. Trois œufs qui, une fois debout, lui arrivait à mi taille.

Reprenant ses esprits elle se mit à réfléchir à sa situation. Elle se trouvait dans le nid d'un Oiseau Tonnerre, sans doute femelle. Cette espèce d'oiseau était trop territoriale pour qu'elle et son reproducteurs soient restés ensembles après l'accouplement. Elle venait de pondre des œufs donc elle devait chercher de la nourriture pour sa portée.

Est-ce que c'était elle la nourriture ? Non, non, non, ce n'était pas logique. Elle ne correspondait pas au gabarit de ses proies possibles. Généralement, les Oiseaux Tonnerre se comportaient comme des rapaces mais au lieu de petits animaux, comme des rongeurs, ils avalaient des animaux un peu plus gros, de la taille d'un chien ou d'un chat. Il pouvait leur arriver de manger des animaux plus volumineux mais seulement s'ils étaient déjà morts. Ingrid était plus grande qu'un chat ou qu'un chien et elle n'était de toute évidence pas morte non plus. En plus, ramener de la nourriture au nid n'avait pas le moindre sens. Les rapaces mangeaient sur les lieux de la chasse et ne ramenait des proies au nid que pour nourrir ses oisillons mais pas avant quelques mois. Pour des oisillons aussi jeunes, la mère commencerait normalement par prédigérer la nourriture puis la déglutir directement dans leur bec.

Donc normalement, ce n'était pas pour la manger qu'elle était là. C'était déjà au moins ça de gagné…même si elle ne savait pas pourquoi cette maman Tonnerre l'avait kidnappée.

La question aussi était, est-ce qu'elle pouvait arriver à s'enfuir ? La femelle Oiseau Tonnerre répondit à cette question quand elle avança sa masse au dessus des œufs et d'Ingrid et entreprit de se coucher sur eux. Ingrid eut juste le temps de se jeter face contre terre. Malheureusement, me bas de son corps se retrouva coincé par celui, massif, de la Créature.

Ingrid pensa un instant transplaner pour s'enfuir mais elle décida que c'était une mauvaise idée. Elle ne savait pas vraiment où elle était et le transplanage à l'aveugle était plutôt dangereux. Elle pourrait simplement le faire pour se dégager mais à quoi bon ? Où aller ? Même si la maman oiseau dormait (ce qui n'était pas sûr) elle ne pouvait tout simplement pas partir de là. Elle n'avait pas de matériel et en plus la nuit tombait.

Elle essaya de contacter ses amis mais c'était peine perdu. Elle n'y arrivait pas. Étaient-ils…non, impossible. Elle le saurait si jamais ils n'avaient pas survécu. La seule autre explication était qu'ils y avait en quelque sorte des interférences. Peut-être dû à l'Oiseau Tonnerre. Elle avait vu des témoignages que la magie était parfois erratique à proximité de ces Créatures. Encore une fois la preuve de l'incompatibilité de l'électricité et de la magie. Raison de plus pour ne pas transplaner. Il aurait plus manqué qu'elle se désartibule.

Comme il n'y avait rien à faire, elle décida de se préparer pour la nuit. Elle réussit à enlever son sac et y prit de quoi manger avant de se décider à dormir. Délicatement, elle connecta les deux sortilèges qu'elle avait sur elle, celui de chauffage et le têtenbulle, à la ligne de Ley et remercia le ciel que le pouvoir de l'oiseau n'ai pas grillé ces deux-là. Elle aurait été mal.

Elle roula sa couverture pour s'en servir de coussin et bascula rapidement dans le sommeil.

0o0o0

Ingrid se réveilla quand le soleil se mit à taper sur son visage. Elle grogna et ouvrit les yeux. La femelle Oiseau Tonnerre s'était relevée et permit à la lumière matinale d'atteindre la jeune fille. Elle se redressa lentement puis se frotta les yeux avant de fouiller dans son sac. Elle devait reprendre des forces si elle voulait partir. Avec un peu de chance. La maman allait bientôt repartir en chasse et elle pourrait en profiter.

Elle regarda autour d'elle. Il faisait sombre la veille au soir donc elle n'avait pas bien pu voir l'endroit où elle se trouvait. Aujourd'hui, le ciel était dégagé, autant que sa visions de son environnement. Ce qu'elle avait d'abord cru être une saillie était en fait plus un renfoncement. C'était un creux taillée de façon naturelle sur la paroi de la montagne. La partie inférieur était à peu près plate ce qui avait permis à l'Oiseau Tonnerre d'installer son nid. La petite supérieur formait, elle, une voûte qui permettait à l'énorme volatile de se tenir debout à l'intérieur.

Un battement d'aile la sortie de sa concentration. Enfin elle repartait. C'était le moment d'essayer de trouver un moyen de s'enfuir.

Ingrid se releva puis enleva son ancre sur la ligne de Ley avant de s'approcher prudemment du rebord. Elle soupira de soulagement quand elle vit que la paroi n'était pas a-pic et qu'il y avait un plateau rocheux à une vingtaine de mètres en contrebas. La question était de savoir comment descendre. Pouvait elle simplement se laisser tomber et utiliser la magie pour se faire léviter elle-même ? Elle ne l'avait jamais fait avant. C'était assez risqué, même si l'oiseau était partie. On aurait dit que son champs magnétique était persistant.

Alors qu'elle réfléchissait, elle vit quelque chose bouger à l'une des extrémités du plateau. Elle plissé les yeux et regarda plus fixement. Est-ce que c'était…on dirait bien que c'était Wolf. Donc ils l'avaient retrouvés. Elle ne savait pas comment ils avaient fait aussi rapidement mais elle était assez contente. Elle vit son ami prendre pieds sur le plateau ouïs se retourner pour tirer Erik, Hans et Hotun. Ouf, ils étaient tous les quatre en vie.

Ingrid était rassurée qu'ils n'aient rien. Elle se mit à réfléchir. Comment attirer leur attention ? Ils étaient trop loin pour qu'ils l'entendent. Elle essaya mais évidemment ça ne fonctionna pas. Et la télépathie ne fonctionnait pas non plus. Alors comment…et si elle utilisait ses pouvoirs ? D'un geste, elle envoya un éclair dans le ciel. Le coup de tonnerre provoqué réussit à attirer leur attention. Elle les vit se tourner dans sa direction et agita les bras dans les airs.

0o0o0

Erik sentit un poids se lever de son cœur. Enfin, ils l'avaient retrouvés. Elle était en vie et semblait aller bien.

Lui et ses amis s'étaient réveillés aux premières lueurs de l'aube et s'étaient préparés à repartir. Au moment où Hans allait défaire le sortilège qui les avait protégé du froid, il avait remarqué une seconde ancre sur la ligne de Ley et avait immédiatement reconnu la magie d'Ingrid.

Il en avait fait part aux autres qui s'étaient rapidement préparés pour repartir. Is allaient essayer de suivre la magie jusqu'à sa propriétaire en espérant qu'elle ne se retirerait pas avant qu'ils ne l'aient retrouvés.

Ils étaient en pleine escalade de leur troisième paroi quand c'était arrivé. Wolf était toujours en tête avec ensuite Erik, Hans et Hotun. Quand c'était arrivés, ils s'étaient arrêtés quelques secondes avant de reprendre l'ascension. Inutile de rester figé en plein milieu d'une paroi. Ils pourraient tout aussi bien parler sur le plateau.

Une fois arrivé, Wolf les avait hissé avec lui sur le plateau avant qu'il ne récupère la corde et ne la plie. Ils avaient alors remarqué que le sommet n'était plus très loin. Ingrid devait forcément être dans les parages. Son coup de tonnerre les avait fait sursauté mais ils étaient bien content de la voir. Le tout maintenant était de savoir comment la faire descendre.

Comme leur télépathie ne fonctionnait toujours pas même s'ils ignoraient pourquoi, ils durent communiquer par signes. C'est de cette façon qu'Ingrid leur avait fait comprendre d'éviter de se servir de la magie directement sur elle. Wolf avait alors essayé de faire léviter la corde jusqu'à elle. Cela avait été laborieux. La corde faisait des embardée comme un marin ivre et Wolf avait toute les peine du monde à contrôler l'ascension. Heureusement, elle finit par arriver au niveau d'Ingrid qui faillit tomber essayant de l'attraper.

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Maintenant, il lui fallait trouver quelque chose à quoi l'attacher. Elle regarda autour d'elle et vit un vieux tronc calciné. Elle s'en approcha et noua la corde autour. Elle fronça alors les sourcils. Mais au fait, qu'est ce que ce truc faisait là ? Pourquoi l'Oiseau Tonnerre l'avait elle ramené au nid ? Ce n'était pas un élément structurel du nid et c'était bien trop gros pour provenir d'une pelote de rejection…et en plus pourquoi avalé du bois ? Non, elle avait amené ça d'elle-même puis s'en était débarrassé. Mais pourquoi ?

Ingrid caressa la surface noircie. C'était froid. Évidemment. L'un des côtés du morceau de bois comportait des racines et de la terre. L'autre était presque déchiqueté. Mais comment ça avait bien ou arriver ? Et si…

Ingrid ouvrit sa perception magique et sentit le bois. Une odeur de foudre. Ce tronc avait été foudroyé puis avait brûlé. Mais pourquoi le ramener, quel intérêt pouvait avoir un Oiseau Tonnerre pour quelque chose qui sentait…la foudre.

Ingrid écarquilla les yeux. Rapidement, elle remonta dans le nid et s'approcha des œufs. Elle respira alors leur odeur magique. De la foudre. Les œufs des Oiseaux Tonnerre sentaient la foudre. Quoi de plus logique mais cette constatation fut comme un choc pour Ingrid. Cela expliquait tout. Le tronc avait la même odeur que les œufs et s'était pourquoi la mère l'avait ramené au nid puis rejeté quand elle avait comprit que ce n'était qu'un vulgaire bout de bois. L'instinct maternel à tendance à devenir plus important chez les espèces magiques que non magique. Il est possible qu'elle ait pensé que quelque chose ayant la même odeur que ses œufs devait en être un aussi. C'est pour ça qu'elle avait prit le tronc…et elle.

Ingrid avait le pouvoir de la Foudre. Elle sentait littéralement la Foudre. Comme les œufs. C'est pour ça que la femelle Oiseau Tonnerre l'avait couvée. Elle devait vite partir d'ici.

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Les garçons en bas étaient inquiets. Cela faisait plusieurs minutes qu'Ingrid avait prit la corde et elle ne descendait toujours pas. Enfin, il virent le filin passer par-dessus le rebord du renfoncement et se dérouler jusqu'au sol. Juste après, Ingrid la suivit et se mit à descendre en rappel.

A ce moment il y eut un bruit. Ou plutôt un cri, un cri que les cinq Arendils reconnurent. L'Oiseau Tonnerre revenait. Il avait dû entendre le bruit de l'éclair qu'avait fait Ingrid plus tôt. Il se précipita vers leur amie et voulut la saisir à nouveau dans ses serres. Mais Ingrid n'était plus encordée, elle était seulement en rappel et le brusque vent dû aux ailes de l'oiseau lui firent lâcher la corde. L'Oiseau Tonnerre plongea et réussit à la rattraper avant qu'elle ne touche le sol puis il remonta pour ramener Ingrid dans son nid. Il se posa ensuite sur le rebord et se mit à crier en battant des ailes pour les intimider.

Erik tendit la main dans le but de lancer un stupefix à l'oiseau mais rien ne se passa. Rien du tout. Il resta quelques seconde hébété et réessaya. A nouveau il ne se passa rien. Pourtant sa magie était là, bien présente, ce n'était pas comme quand il était transformé en Troll. Et pourtant il n'arrivait pas à lancer de sort. Ni celui-là, ni d'autres.

Pendant ce temps, là, ses amis n'étaient pas restés inactifs et avaient eux aussi commencé à attaquer sauf qu'ils s'étaient concertés (pas par télépathie puisqu'elle était à présent inaccessible) pour lancer des incarcerous sur la Créature. Des cordes se mirent à apparaître et commencèrent à attacher l'oiseau qui se débattait. C'était dur, il était gros et aussi très fort.

Voulant désespérément aider ses amis, Erik tendit à nouveau la main pour lancer un sort.

« Stupefix ! » cria-t-il en espérant faire une différence.

Cela en fit une. La force du sort était telle que l'oiseau fut propulsé en arrière et heurta la voûte du renfoncement.

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Ingrid était en train de chercher un moyen de faire cesser le combat quand l'attaque d'Erik propulsa la mère contre la voûte. Celle-ci retomba sur le rebord puis glissa jusqu'en bas de la paroi.

Ingrid voulut aller voir si elle allait bien mais à ce moment-là, elle entendit une craquement. Elle leva les yeux et vit que la voûte commençait à se fracturer. Un morceau se mit alors à glisser et menaçait de tomber droit sur le nid…et sur les œufs.

Rapidement, Ingrid se précipita et se plaça près d'eux pour dresser un bouclier au dessus d'eux. Le morceau de roche était volumineux, elle espérait qu'elle pourrait tenir. Elle aurait bien voulu lancer un reparo sur la paroi mais c'était inutile. Ce sort ne fonctionnait que sur des objets fabriqués par des humains. C'était comme s'ils gardaient le souvenir de la forme qu'on leur avait donné et qu'il leur était possible de la reprendre d'elle-même. Ça ne fonctionnait pas cependant avec des choses totalement naturel. On ne pouvait pas ressouder une fleur à sa tige ou replanter un arbre…ou empêcher une voûte de pierre de s'effondrer sur vous.

Le morceau finit par tomber et s'écrasa sur le bouclier. Ingrid souffla au choc en retour mais tint bon. Tout en maintenant le bouclier, elle réussit à éjecter le morceau de pierre et à le pousser hors du nid. L'effort l'avait vidé. Son bouclier tomba. Heureusement, ils semblait que la voûte ce soit stabilisée à nouveau.

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« Est-ce que vous pensez qu'il est… » demanda Hans après que le corps de l'Oiseau Tonnerre se soit effondré.

« Je ne pense pas » dit Erik. « Il faudrait vérifier. »

Les quatre garçons approchèrent alors prudemment du large corps mordoré. L'animal ne semblait pas avoir de blessures apparentes mais il ne bougeait pas d'un poil…ou d'une plume.

« Il est en vie » dit Hans qui avait analysé l'animal avec sa perception.

« Dans ce cas il faut s'occuper de récupérer Ingrid avant que… »

Erik n'eut pas le temps de finir. L'Oiseau Tonnerre ouvrit alors un œil d'une couleur or profond et se mit à crier en se relevant.

« Accrochez-vous à lui ! » s'exclama alors le jeune homme.

Les autres garçons obéirent et tous les quatre se saisirent d'une brassée de plumes. L'oiseau cria encore et se mit à se secouer. Comme les garçons tenaient bon, il s'envola et fit quelques cabrioles dans les airs pour se débarrasser d'eux. Rendu fou, il ne se rendit pas compte qu'il revenait vers son nid.

0o0o0

Ingrid la vit arriver et cette fois prit les devants. Concentrant ses dernières forces, elle arriva à ralentir l'oiseau qui s'écrasa tout de même sur le sol dur du renfoncement. Épuisée, elle tomba à genoux mais quand elle vit ses amis sauter du dos de l'oiseau et se tenir prêts au combat, elle s'obligea à se mettre debout, surtout que la femelle Oiseau Tonnerre avait repris ses esprits et, voyant les intrus dans son nid, était elle aussi prête à en découdre.

« Stop ! » cria Ingrid en se plaçant entre les combattant les bras levés.

Elle se tourna vers l'oiseau.

« Calme-toi » dit-elle d'une voix forte mais douce. « Tu n'as rien à craindre d'eux. Ce sont mes amis, ils croyaient que j'était en danger. »

« Ingrid ? Qu'est-ce que tu fais ? » demanda Erik. « Enlève-toi de là ! Il va… »

« Elle » répondit simplement Ingrid. « C'est une femelle. Avec des petits. »

Elle indiqua les œufs.

« Elle t'a enlevé et… »

« Ferme ta gueule ton Altesse et ramène tes fesses ! »

« Quoi ? »

« Fais ce que je te dis » siffla Ingrid.

Prudemment, Erik la rejoint et passa à côté d'elle. Elle lui prit alors le poignet et lui demanda de bien écarter les doigt alors qu'elle levait sa main en l'air.

« Regarde ! Regarde ! » dit-elle en secouant la main.

Elle leva alors son autre main et la posa sur celle d'Erik.

« Pareil ! Tu vois ? Elles se ressemblent ! »

« Qu'est ce que tu fais ? » souffla Erik entre ses dents.

« J'essaie de communiquer » dit-elle à avant de pointer son doigt vers l'une des ailes de l'oiseau. « Pas pareil ! »

Elle montra à nouveau sa main puis l'aile.

« Pas pareil ! Je suis différente ! Humaine ! Humaine ! » répéta-t-elle en détachant bien les syllabes.

Elle saisit à nouveau la main d'Erik et le tira vers le nid.

« Mais qu'est ce que tu fais ? » demanda Erik d'une voix légèrement paniquée.

« T'occupes, je sais ce que je fais ! » dit Ingrid.

En fait, elle faisait tout un peu au hasard en espérant que l'oiseau comprenne. Elle approcha de l'un des œufs puis le caressa. Elle essaya ensuite de tirer la main d'Erik. La mère poussa un cri et Ingrid leva à nouveau les mains en l'air.

« Regarde ! Ami ! Ami ! »

Elle caressa à nouveau l'œuf.

« Ami »

Elle prit la main d'Erik et la posa sur l'œuf pour qu'il le caresse.

« Ami aussi ! On ne te veux pas de mal ! Ni à toi ni à tes œufs. »

Elle leva à nouveau les mains en l'air et se mit à reculer.

« Commencez à descendre » dit-elle tout bas.

Erik fit signe aux trois autres qui comprirent le signal. Wolf commença à descendre suivit par Hans et Hotun. Erik et Ingrid continuaient à reculer sans quitter l'oiseau des yeux. Une fois arrivé au bord, Ingrid dit à Erik d'y aller. Le jeune garçon regarda son ami puis l'oiseau géant et puis se suspendit à la corde.

« Maintenant, je vais partir. Tu comprends ? Partir. Ce n'est pas chez moi ici. »

Elle regarda dans les yeux brillant de moi seau et sentit à ce moment-là qu'elle l'avait comprise. La femelle Oiseau Tonnerre pencha alors la tête en direction du plumeau qui ornait sa queue et en arracha une plume qu'elle tendit à Ingrid.

« Pour moi ? Merci ! » dit-elle en prenant délicatement la grade plume.

Elle avança la main et caressa la tête de la magnifique Créature qui roucoula de bonheur. Elle réussit à caler la plume en entre son sac et son dos et saisit la corde pour descendre. L'Oiseau Tonnerre la regarda faire puis se pencha sur le rebord pour la voire descendre. Quand elle vit qu'Ingrid était arrivée. Elle rentra sa tête et retourna rejoindre sa progéniture.

0o0o0

« C'est bien ici le sommet, non ? » demanda Ingrid.

Elle était fatiguée. Ils étaient répartit directement en direction du sommet puisqu'il n'était pas loin et elle avait mal partout. Ils étaient finalement arrivé au point le plus haut pour trouver…rien. Oh le paysage était magnifique mais il n'y avait pas ce qu'ils étaient venus chercher : des nains.

« Ils étaient pas censé avoir une citée ici ? » demanda-t-elle encore.

« Normalement si… » dit Erik.

« Où peut-être pas » dit Hans.

« Comment ça ? »

« Jīnfă a dit que la montagne était leur citée mais si on en croit les légendes, les nains sont des mineurs, non ? »

« Donc il serait logique que leur cité ne soit pas sur à montagne mais dans la montagne » en conclut Hotun.

« Donc il y a une entrée par ici ? » demanda Ingrid.

« Et bien… » commença Hans, gêné. « Si tu construisait ta ville dans une montagne, tu mettrais la porte tout en haut ? »

« Je pense que ce que veux dire Hans c'est que l'entrée doit être…au pieds de la montagne. »

« Vous vous fichez de moi ! » s'exclama Ingrid. « On s'est fait chié à monter jusque là et vous me dites qu'on a fait ça pour rien ! Je vous rappelle que je me suis fait enlever par un Oiseau Tonnerre moi ! »

« Écoute ! » essaya de la résonner Hans. « Il n'y a rien ici ! Je ne sens rien du tout, enfin rien de concret, juste des traces et une piste qui va dans la montagne. On a pas le choix, il faut redescendre ! »

Il y eut un moment de silence puis Wolf reprit la parole.

« Quand il faut y aller… »

« Non ! » s'écria Ingrid. « Stop ! On ne va nulle part aujourd'hui ! J'en ai assez ! Je suis crevé. Alors on va installer le camps, se reposer et partir demain, c'est clair ? »

Les garçons allaient protester mais leur amie n'avait pas fini.

« Et le premier qui fait un commentaire avant qu'on soit en bas s'en prends une ! »

Finalement, les remarques n'étaient pas si importantes que cela.

0o0o0

Ils étaient parfaitement conscient des tensions qui régnaient autour d'eux. Cela faisait à peine deux semaines qu'ils étaient élèves au temple et ils étaient déjà passé au niveau intermédiaire. Quelques jours auparavant, Maître Hū leur avait demandé d'enlever leurs ceintures blanches et leur avait donné à chacun une violette qu'il avait lui-même noué autour de leurs tailles. Dès le lendemain, les jeunes sorciers avaient du se lever encore plus tôt pour être à sept heure au temple. Heureusement, ils pouvaient escalader la montagne plus vite qu'auparavant, surtout après avoir appris et maîtrisé les techniques magiques qui renforçaient le corps et augmentait l'endurance. Ils n'étaient bien sûr pas au niveau des plus âgés mais ils ne mettaient à présent guère plus d'une heure pour arriver en haut de la montagne.

Cependant cette ascension fulgurante n'était pas au goût de tout le monde. Les maîtres et Jīnfă l'avaient bien sûr prévu et avaient prévenus les sorciers mais ils ne s'attendaient pas à une telle hostilité de la part de leurs camarades. Ces adolescents, qui avaient passés déjà plusieurs années dans l'espace confinés semblaient voir dans cette progression rapide une sorte de négation de leurs efforts. Ils avaient progressés à la sueur de leur front et ne supportaient pas de se faire passer devant par des étrangers arrivés au temple que depuis quelques jours. C'était humiliant. Ceux-ci ne semblaient pas comprendre que leur progression n'avait rien à voir avec un quelconque favoritisme mais avec le fait qu'ils s'entraînaient au combat bien avant leur venue au temple. Ils avaient déjà la forme physique et la maîtrise magique. Ce qu'il leur manquait c'était les connaissances et les techniques enseignés et ils les avaient assez rapidement assimilés.

Le problème c'est que l'hostilité s'était étendu à tous les autres élèves. Les plus âgés, ceux de la classe supérieure sentaient que ce serait bientôt leur tour de se faire humilier quand les étrangers passeront encore un niveau alors que les plus jeunes se sentaient trahis puisque la majorité était là depuis bien plus longtemps qu'eux.

Les sorciers se sentaient un peu gêné par ce climat de tension mais ils savaient qu'ils avaient des choses plus importantes à faire qu'à se disputer. Ils suivaient donc les cours et les entraînements avec assiduité et travaillaient entre eux plutôt qu'avec les autres. Ce n'était pas vraiment idéal puisque ça limitait le nombre de possibilités d'adversaire mais ils devaient faire avec.

Cela faisait déjà quatre jours qu'ils avaient obtenu leur ceinture et que les autres les snobaient. Ils venaient de finir l'entraînement de la journée et se préparaient à rentrer jusqu'à la maison commune au pied de la montagne. Depuis déjà quelques temps ils avaient prit l'habitude de ne pas descendre tout de suite mais de prendre une pause pour être ensemble et admirer le paysage.

« On devrait peut-être commencer à descendre » dit Hermione.

« On a pas trop de devoir ce soir » dit Draco. « On pourrait en profiter. »

Il prit sa gourde et voulut y boire mais celle-ci était vide.

« Donne, je vais aller la remplir » dit Hermione qui n'aimait pas trop rester à rien faire.

« Tu pourrais aussi remplir la mienne ? » demanda Théo.

« Et la mienne ! » demandèrent simultanément les Jumeaux en tendant leurs gourdes.

« Mais où est votre galanterie ? » Soupira Pansy en se levant à son tour. « Je viens avec toi. Ça sera plus pratique à deux. »

« On vient aussi » dit Neville en aidant Haldus à se relever.

« Je vous prévient » leur dit Pansy, « Si vous venez, ce n'est pas pour vous faire des mamours dans un coin sombre. »

« Ça ne nous serait même pas venu à l'idée ! » s'exclama Haldus dont le rouge qui recouvrait ses joues démentait ses propos.

Ils prirent finalement les gourdes de tout le monde et se dirigèrent vers un coin reculé du temple où se trouvait une source d'eau potable.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda Pansy à Hermione quand ils furent arriver.

La jeune fille semait mal à l'aise depuis déjà quelques minutes.

« Je ne sais pas… » dit-elle. « J'ai l'impression d'être observée. »

« Ah ? » dit simplement Pansy.

Les pouvoir d'Hermione étaient essentiellement mentaux. A plusieurs reprises ils avaient remarqués que son intuition s'était affinée en particulier quand il s'agissait de sentir la présence d'autres personnes. Utilisant son œil magique, Pansy regarda tout autour d'eux. Elle n'était pas comme Maugrey, elle n'était pas paranoïaque au point de regarder tout le temps partout autour d'elle. C'est la raison pour laquelle son œil ressemblait à n'importe quel autre œil si on omettait sa couleur. Pourtant il avait toutes les capacités qu'offraient celui de l'ancien Auror notamment de tourner à 360° et de voir au travers des objets, même du crâne de sa propriétaire ce qui permettait à Pansy d'avoir au moins un œil derrière la tête.

« On a de la compagnie » dit-elle.

Les autres se retournèrent pour voir quatre autres élèves du temple sortir des arbres. Il y avait deux garçons et deux filles et trois d'entre eux étaient armés. Ils devaient avoir le même âge qu'eux.

« Je ne suis pas sûr qu'ils viennent pour boire un coup » reprit Pansy en voyant les regards que leurs envoyaient les jeunes.

« On peut vous aider ? » demanda Hermione.

Ils ne répondirent pas mais l'un des jeunes garçon, qui tenait un bâton, se jeta sur eux et voulut frapper Hermione. Surprise, celle-ci se figea. Heureusement, Neville réagit plus vite et se plaça juste devant elle. Il croisa ses bras au niveau de son visage et stoppa le bâton.

« Ça répond à ta question ? » souffla le jeune garçon en repoussant l'arme.

« Ça va ? » demanda Haldus en s'approchant de lui.

« Ça va. J'avais renforcé ma résistance. »

« Donc on utilise nos pouvoirs ? » demanda Hermione.

« On a pas trop le choix » dit Pansy. « Je ne pense as qu'ils vont s'arrêter là. »

« Jīnfă avait dit que notre avancée pourrait poser des problèmes. Je ne pensais pas qu'ils iraient jusque-là. »

À ce moment-là, le garçon au bâton attaqua à nouveau suivit des deux filles. L'une d'elle portait une épée de bois et l'autre des tonfas. Les jeunes sorciers les évitèrent mais Hermione se retrouva coincé par un tronc d'arbre. La fille au tonfas l'attaqua à nouveau et elle réussit à l'éviter en roulant sur le sol, non sans d'abord recevoir une méchant coup sur l'épaule.

Le terrain n'est pas assez dégagé ici, dit-elle par télépathie. On a trop de mal à éviter.

Sans rire ? S'exclama Pansy qui avait déjà été touchée plusieurs fois.

Ils nous barrent le chemin, dit Haldus. Celui qui reste en retrait à l'air d'être plus spécialisé en magie. Il doit servir d'arrière garde.

Bref, il nous barre la route.

Il faut transplaner, dit Neville qui se protégeait à nouveau.

Où ça ? Demanda Hermione…

Pas loin, juste derrière ce gars. A trois ! Un, deux…

Les quatre sorciers disparurent en même temps et se rematérialisèrent à quelques mètres à peine du Magicien chinois. Des qu'ils furent stable sur leurs pieds, ils se mirent à courir jusqu'au temple.

Et après ? Demanda Hermione.

On a juste à atteindre un endroit un peu plus dégagé, là un professeur pourra nous voir et faire cesser le combat. Sinon on sera plus à l'aise pour combattre.

Heureusement, le chemin était assez court et ils se retrouvèrent rapidement sur l'esplanade du temple. Cependant c'était un coin assez encaissé et près d'un escalier donc il était difficile de les voir.

Je sens des présences autour de nous, dit Hermione.

C'est parce que nous avons un public, lui répondit Pansy en regardant autour d'elle. Il y a pas mal de niveaux intermédiaires mais aussi des niveaux supérieurs.

Ils étaient bien cachés mais pas suffisamment pour lui échapper.

Tu crois qu'ils vont se lancer dans le combat ? Demanda Haldus.

Normalement non. Nos adversaires ont été choisis pour que les combats soient à la loyal mais rien ne nous dit ce qu'il se passera si on gagne.

Tu veux dire quand on gagnera ? Fit remarquer Neville.

Vous avez besoin d'aide ? Demanda alors la voix de Draco.

Non, dit Haldus, restez en retrait. Je pense qu'on et de taille mais si ça devient plus compliqué, on vous appelle.

En tout les cas, le combat était à présent un peu plus facile. Ils avaient la place de bouger et d'éviter les attaques de leurs adversaires plus facilement. Chacun avait son adversaire. Neville le garçon au bâton, Pansy la fille au sabre de bois et Hermione, celle aux tonfas. Haldus, lui, restait en retrait et se concentrait sur le quatrième au cas où il agirait en usant de magie ou d'autre chose.

On est trop sur la défensive ! S'exclama alors Pansy.

Et tu veux qu'on fasse quoi ? S'exclama Neville. Les battre comme plâtre ? Ça va être pire avec les autres !

Comme le combat progressait, les élèves qui se cachaient avaient commencé à apparaître. Certains étaient près des arbres, d'autres au sol et d'autre encore sur les escaliers. Alors qu'elle avait réussit à s'éloigner de son adversaire, elle vit que certains jetaient des coups d'œil nerveux sur les côtés. Elle suivit leurs regards et s'aperçut que Jīnfă était là avec les autres professeurs, debout au sommet de l'escalier. Rapidement, la jeune fille utilisa ses pouvoirs mentaux pour établir une connexion mentale avec elle.

Mais qu'est-ce que vous faites ?

Je profite du spectacle, dit-elle d'une voix malicieuse.

Pourquoi vous les laissez faire ça ?

Tant que vous ne leur auraient pas prouvés que vous méritez d'être au niveau où vous êtes alors personne ne vous respectera.

Et si on se fait blesser ?

Ça n'arrivera pas. Vous êtes bien plus doués que ces quatre là. Ils ont été choisis en fonction de votre niveau par quelques élèves de la classe supérieur…enfin, le niveau qu'ils pensent que vous avez.

Mais pourquoi nous ?

Ils pensent que vous êtes les plus faibles. Ce qui est vrai dans une certaine mesure.

Merci du compliment.

Tu m'as mal comprit. Le fait est que vous paraissez moins doués que vos camarades au combat. Mais c'est sans compter vos pouvoirs personnels. Je te le répète, tous ira bien.

Mais Hermione sentait un goût un peu amer dans sa bouche du fait de la connexion et elle savait ce que ça voulait dire.

Si vous êtes si sûre de vous, alors pourquoi vous êtes inquiète ?

Hermione sentit la femme vaciller légèrement puis rompre la connexion entre elles. Hermione voulut la réformer mais à ce moment-là, une douleur la plia en deux. Son adversaire avait profité de son inattention pour lui envoyer une attaque du plat de son tonfa en plein en travers du ventre. Hermione tomba à genoux en se tenant l'abdomen et releva la tête. Voyant son adversaire préparer une autre attaque, elle ferma les yeux et propulsa inconsciemment son pouvoir vers elle.

Ne sentant pas le coup venir, elle décida tout de même de garder les yeux fermés quelques instants. Quelque chose clochait mais quoi ? C'est alors qu'elle se rendit compte que le bruit environnant avait cessé. Plus de coups, de pieds frappant le sol, rien, plus un son. Elle rouvrit prudemment les yeux. Elle ne se trouvait plus au temple. Elle était toujours en Chine, ça elle en était certaine, mais ce n'était pas le temple.

Autour d'elle s'étendait une vaste vallée luxuriante d'où émergeait des bâtiments dispersés ça et là. Leur forme était très structurée et ils étaient symétriquement disposés. Cependant ce n'était rien qu'Hermione ne connaissait.

Prudemment, Hermione se mit à avancer et son pieds but sur quelque chose. Elle baissa les yeux et vit que c'était une paire de tonfa. Elle les ramassa et en prit les poignets comme elle avait vu son adversaire le faire plus tôt. Elle ne savait pas s'en servir mais au moins elle avait de quoi se défendre.

Elle reprit sa route à travers la végétation et vit d'autres objets au sol. D'autres tonfas mais aussi des armes dans un état plus ou moins délabrés ainsi que des parchemins ouvert sur le sol. Elle émergea enfin sur un chemin dallé décoré de colonne sur les côtés. En regardant plus attentivement, elle vit qu'elles étaient étranges puisqu'aux trois quart du fut était planté une autre colonne, à l'horizontale. Elle réalisa alors que c'était des tonfas. Des tonfas géants.

Alors qu'elle empruntait le chemin, elle essaya de se concentrer pour savoir s'il y avait quelqu'un dans les parages. Elle fronça les sourcils, surprise. C'était incohérent. Il y avait bien quelqu'un mais cette personne était autour, partout autour d'elle. C'était tout bonnement impossible, elle ne pouvait quand même pas être…

C'est alors qu'elle comprit. Elle comprit pourquoi il y avait quelqu'un partout autour d'elle et pourquoi le paysage était étrange. Grâce à ses pouvoirs mentaux, elle avait plongé dans l'esprit de son adversaire et se trouvait à présent dans son paysage mental.

0o0o0

Hermione ! Hermione !

Les appels d'Haldus étaient vains. Malgré sa concentration, il avait vu l'adversaire de son amie lui porter un coup au ventre puis essayer de la frapper à la tête alors qu'elle était à genoux au sol. Et là, les deux s'étaient figés. Ni Hermione ni son adversaire ne bougeaient plus. On pouvait voir qu'elles respiraient mais leurs corps restaient dans la même position.

N'en pouvant plus, Haldus se précipita alors vers elle. C'était une grosse erreur car son adversaire n'attendait que le moment où il serait distrait pour attaquer. Il décrocha une bourse qu'il portait à la ceinture et en jeta le contenu devant lui. C'était des petits cailloux peints. Il leva la main et aussitôt les cailloux s'élevèrent du sol pour se mettre à flotter. Une énergie bleuté se mit alors à émaner d'eux et à prendre diverses formes de créatures étranges. Il fit un autre mouvement de la main et toutes ses petites créatures se précipitèrent sur Haldus. L'une d'elle lui saisit la jambe. Le jeune sorcier voulut se dégager mais la créature était fermement accrochée. A ce moment là, une autre s'accrocha à son bras et une autre à son dos. De plus en plus de créatures invoqués se mirent à s'accrocher à lui, pesant de plus en plus sur son corps jusqu'à ce qu'il s'effondre et disparaisse sous la masse.

Du côté des deux autres, ce n'était pas brillant non plus. Neville n'osait pas attaquer et ne faisait que se défendre. Son pouvoir de Renforcement lui permettait de résister à n'importe quel coup mais ses réserves d'énergies n'étaient pas infinies et il commençait à ressentir légèrement la douleur.

De son côté, Pansy était face à un autre problème. Son adversaire semblait maîtriser les illusions et créait des copies d'elle-même pour la tromper et l'attaquer par derrière. Normalement, son œil aurait dû être capable de voir au travers mais elle n'avait pas l'habitude de l'utiliser au combat et son adversaire était assez rapide. A chaque fois qu'elle frappait quelque part, elle se rendait compte que la fille avait été remplacé par un clone qui partait en fumée et elle se prenait un coup soit sur les côtés, soit dans le dos.

Ils étaient assez mal.

0o0o0

Après quelques temps à marcher, Hermione était arrivés aux bâtiments. Ils étaient de tailles différentes, tous de plein pied et reliés par des chemins. Le plus proche d'elle était assez grand. Elle monta les quelques marches qui menait à la porte et l'ouvrit. La pièce, unique, était vide. Enfin, vide, c'était une façon de parler. Des sortes de cubes blanc flottaient dans les aires, de tailles différentes certains reliés entre eux. Sur le plus proche d'elle, il y avait le mot « langue ».

Elle fronça les sourcils. Pourquoi y aurait-il des mots en anglais dans la tête d'une jeune fille chinoise ? Et puis elle se rappela. Le langage mental n'avait rien à voir avec le langage physique. Il n'utilisait pas des mots mais des idées et parfois même des sensations. Deux personnes parlant par télépathie se comprennent même s'ils ne parlent pas la même langue puisqu'ils se transmettent mutuellement des idées qui sont transformés en mot par le cerveau.

Prudemment, pour ne pas faire de bêtises, elle toucha le bloc de langues. Celui-ci frémit et deux autres cubes en émergèrent, plus petit et reliés au plus gros. Sur l'un des deux des deux était marqué le mot « Mandarin » et sur l'autre « Xiang ». Ça devait être les deux langues qu'elle maîtrisait se dit Hermione bien qu'elle ne connaisse pas du tout la seconde. Peut-être un dialecte chinois.

Le bloc de langues était reliés à d'autres blocs. Un appelé « lectures » et l'autre « cours ». Celui des cours étaient reliés à d'autres dont un appelé « combat ». Hermione comprit alors. Elle se trouvait dans la mémoire sémantique de son adversaire, c'est-à-dire celle de ses connaissances, de ses savoirs.

Hermione serait bien resté pour analyser tout ça mais elle devait trouver un moyen de sortir de l'esprit de cette fille. Elle continua à marcher et trouva un autre bâtiment, plus gros encore que le précédant. Elle rentra à l'intérieur et se figea. Au centre de la salle se trouvait quelqu'un. Pas n'importe qui, la fille a qui appartenait l'esprit. Elle était en position de combat. Par réflexe, Hermione fit de même et attendit. Son adversaire ne bougeait pas. En fait, elle avait même l'impression qu'elle ne la voyait pas.

Prudemment elle s'approcha et passa une main devant ses yeux. Rien. Elle tapota son épaule et il n'y avait toujours rien. En partie rassuré sur le fait qu'elle n'allait pas l'attaquer, Hermione se mit à regarder autour d'elle. A nouveau, il y avait des cubes blancs. Il portaient sur eux les inscriptions « famille », « maison » « nourriture », « papa », « maman »... Elle devait se trouver à présent dans la mémoire épisodique, celle des souvenirs. Et donc il était possible que la représentation de la propriétaire de l'esprit soit en quelque sorte son être, la représentation psychique de sa personne. Enfin, ce n'était qu'une hypothèse.

Ça ne lui disait pas comment sortir de là. Elle sortit du bâtiment et s'assit sur les marches pour réfléchir. Elle était coincé dans un esprit. Où pouvait bien se trouver la sortie ? A ce moment-là, elle se dit qu'elle prenait peut-être le problème dans le mauvais sens. Elle essayait de trouver une sortie physique mais ce monde n'était pas physique. C'était un monde de l'esprit, de volonté.

Elle ferma les yeux et se concentra. Elle se concentra sur son corps, la sensation son être, de son propre esprit. Elle commença à se sentir partir et puis tout à coup, elle arrêta tout. Une idée venait de germer dans son esprit. C'était une idée un peu folle mais tellement tentante.

Elle se mit à courir sur l'allée et retourna au bâtiment qui contenait la mémoire sémantique de son adversaire. Elle approcha du cube « combat » et le toucha. D'autres cubes émergèrent : « code du guerrier », « échauffement », « technique »… elle appuya sur ce dernier et trouva ce qu'elle cherchait : « tonfa ».

Elle se mit à caresser les armes passés à sa ceinture en se mordant les lèvres. Elle espérait de tout cœur ne pas faire d'erreur. Elle approcha sa main du cube mais au lieu de le toucher, elle l'imagina se dédoubler. Le cube se distordit et en quelques secondes, se divisa en deux. Le premier cube était toujours attaché au cube « technique » mais le second flottait dans les airs.

Excité par sa découverte, Hermione voulut entreprendre de copier toutes les connaissances de la fille mais elle se contraint à se calmer. Non, ce n'était pas le moment. Elle devait sortir. Elle regarda le cube puis se demanda comment le ramener dans son propre esprit. Elle l'imagina alors se fondre en elle et le cube obéit en entrant dans son corps par sa poitrine. Hermione attendit quelques instants mais ne sentit pas la moindre différence. Elle était déçu. Puis elle se dit qu'il fallait peut-être revenir dans son corps.

A nouveau, elle ferma les yeux et souhaita rentrer. Elle se sentit partir et émerger de la tête de la jeune fille pour regagner son propre corps. Elle pouvait même voir la scène qui se déroulait à l'extérieur. Elle vit le coup qu'allait lui porter son adversaire qui avait recommencée à bouger et sentit son corps bouger tout seule.

Quand elle sentit à nouveau son corps sur elle, elle avait les yeux fermés et des douleurs dans les bras. Elle rouvrit les yeux et vit que les tonfas de son adversaires avaient été arrêtés par ceux qu'elle tenait à la main. Elle ne les avaient quand même pas ramené de l'esprit de son adversaire quand même ? Elle avait des doutes. Ils étaient brillants, translucides et de couleur lavande. En dehors de ça, ils semblaient assez solide.

Son adversaire sauta en arrière et se remit en position de combat. Elle ne semblait pas savoir ce qui s'était passé. Elle répartit à l'attaque et toucha Hermione au bras. La jeune fille serra les dents. Pourquoi ça n'avait pas marché ? Elle devait à présent avoir toutes les connaissances de la fille sur l'utilisation de ses armes alors pourquoi…

Elle devait aller voir. Rapidement, elle plongea dans son propre esprit. Son paysage mental ressemblait à un Londres fantasy avec de nombreuses bibliothèques. Mais seuls certaines d'entre elle étaient importante. Elle chercha quelques instants son alter-ego à l'intérieur de son esprit avant de se traiter d'idiote. C'était elle l'alter-ego. Il fallait chercher ailleurs. Au centre de sa ville fantastique se trouvait un château qui ressemblait à Poudlard en plus grand. Elle rentra à l'intérieur et trouva ce qu'elle cherchait. Sa mémoire. Ici pas de cubes blanc, seulement des livres. Elle en trouva un au sol et vit le titre : « tonfa ». Pas étonnant que ça n'ait pas marché, il n'était pas rangé, c'est-à-dire connecté à son esprit.

Elle le ramassa rapidement et chercha où le ranger. Pas question de les mettre n'importe où. Salle de la mémoire sémantique, secteur des cours, étagère combat, section combat moldus, sous-section arts martiaux, techniques, armes.

Dès qu'elle plaça le livre sur l'étagère, elle émergea de son esprit. Sa tête lui faisait mal mais elle savait que ça avait marché. Elle bloqua son adversaire puis la repoussa. Celle-ci attaqua de nouveau mais Hermione fit voltiger ses tonfas lumineux et réussit à lui en faire lâcher un.

Allez les amis, on se reprend et on gagne. Ils ne nous respecteront pas tant qu'on ne leur aura pas montrer ce qu'on vaut vraiment.

0o0o0

Haldus fut le premier à réagir aux paroles de son amie. Depuis qu'il était enfoui sous ces créatures de pure magie, il avait essayer sans succès de les repousser. Mais quels que soit les sorts qu'il utilise, les petits êtres semblaient les aspirer. La panique avait commencé à prendre possession de son corps et ses sorts étaient de plus en plus erratiques.

En entendant la voix d'Hermione, il se calma et se mit à réfléchir. Les créatures aspiraient toute magie qu'il leur envoyait. Il avait donc deux solutions, soit utiliser la magie sur le sol…soit ne pas utiliser la magie du tout mais la force brut. Il n'était physiquement pas assez fort pour se débarrasser de ces Créatures…pour l'instant.

De l'extérieur, on ne pouvait voir qu'une masse informe. Le jeune magicien chinois concentrait toute sa force pour maintenir la prison en place. Son prisonnier allait se fatiguer à force d'utiliser sa magie pour sortir et il aurait gagné par défaut. Mais à ce moment là, la masse formée par ses invocations se mit à enfler pour finalement exploser alors qu'une énorme créature en émergeait en rugissant. C'était un imposant sanglier noir aux défenses acérés et aux yeux brillants. Ses sabots épais se mirent à écraser une à unes les créatures avant de tourner son attention vers le jeune chinois qui, surprit, tremblait de peur.

De son côté, Pansy avait réussit à se calmer. Prenant une position défensive, elle avait concentré sa magie autour d'elle pour se protéger. Elle devait réussir à contrôler l'œil. A cause des mouvements rapides de son adversaire, il ne cessait de tourner dans tous les sens en essayant de se fixer sur elle. Elle devait absolument en reprendre le contrôle.

Son adversaire ne lui facilitait pas la tâche car elle faisait en sorte de ne jamais frapper au même endroit. Heureusement, depuis qu'elle s'était figée, elle avait cessée d'utiliser des clones. Pansy commençait à avoir la nausée. Elle avait beau fermer les yeux, son œil continuait à voir et à tourner et ça lui donnait le tournis. Au bout d'un moment, elle décida que trop, c'était trop.

« Assez ! » explosa-t-elle subitement.

Comme répondant à son ordre, son adversaire se figea. Pansy fronça les sourcils. Avait elle arrêté le temps comme Haldus ? Non, elle pouvait voir la poitrine de la fille se soulever et ses yeux rouler dans ses orbites (chacun son tour, pensa la jeune fille). On aurait dit qu'elle avait été touché par un sortilège de saucissonnage mais qui l'avait tut simplement cueilli en plein mouvement et pas ramené bras et jambes le long du corps. C'était assez étrange, surtout pour elle parce qu'elle ignorait totalement comment elle avait fait. Oh et puis qu'importe, elle n'allait quand même pas chipoter. Elle s'approcha de la fille et frappa sa nuque du plat de la main, une prise qui la rendit immédiatement inconsciente. Son corps se relâcha et elle s'effondra sur le sol.

Il ne restait plus que Neville. Ses états d'âme encore présent, il avait hésité à répondre aux assauts mais en voyant ses amis attaquer, il se décida à agir. Alors que le bâton de son adversaire approchait à nouveau de son visage, il augmenta sa force et sa vitesse et l'attrapa au vol. Le jeune chinois essaya de le reprendre mais la poigne de Neville était bien trop forte. Le jeune sorcier ferma son autre poing et l'envoya sur le bâton, le brisant sous le regard complètement ahuri de son adversaire. Neville profita alors de sa surprise pour le repousser en lui envoyant un coup de pieds en plein torse. Le souffle coupé, le garçon recula.

Au même moment, Hermione et Haldus réussirent à repousser leurs adversaires au même endroit et Pansy leur jeta la sienne, toujours inconsciente, à l'aide de la magie.

Vous allez bien ? Dit Draco dans leur esprit.

Le sorciers levèrent la tête et virent celui-ci avec leurs autres amis. Ils se tenaient en haut des escaliers pas moins de Jīnfă.

Ça va, dit Neville, mais si Hermione à raison il va falloir marquer les esprit.

Tu as une idée ? Demanda Blaise.

Donnez-moi toute votre énergie.

Neville prend du poil…

de la bête ! Ça a l'air très…

amusant ! Dirent les Jumeaux.

Aussitôt, Neville sentit un afflux d'énergie dans son corps alors que tous ses amis lui transmettaient leur énergie. C'était tellement…intense. Il se demandait comment Erik avait pu le supporter. Lui ne pourrait pas tenir bien longtemps, il devait se débarrasser. Il posa son pied dominant devant lui et y prit appui alors qu'il ramenait ses deux mains en arrière et concentrait l'énergie entre elle. Il n'y avait pas de sort, pas de formule, juste de l'énergie brute qui formait une sphère incandescente qui prenait petit à petit de l'ampleur.

Quand il sentit qu'il ne pourrait plus tenir très longtemps, il utilisa son pouvoir de renforcement sur la sphère, décuplant la puissance de la magie puis ramena brusquement les mains en avant et laissa partir l'énergie. La sphère explosa en un rayon d'énergie pure qui passa juste au dessus de leurs attaquants, pulvérisant les arbres et continuant son chemin. Il fendit l'air jusqu'à percuter le flanc de la montagne voisine qui explosa.

Quand la lumière de l'attaque se dissipa, le sommet avait compétemment disparut, remplacé par un cratère fumant. Plus personne ne bougeait. Draco et les autres avaient rejoint Hermione, Neville, Pansy et Haldus et virent que tous les fixaient avec une lueur de crainte sur le visage. Ils se tournèrent vers leurs adversaires qui se mirent à trembler.

C'est alors qu'ils entendirent des applaudissement lents et rythmés.

« Bien, ça suffira pour cette fois » dit Jīnfă.

« Shifu ! » s'exclamèrent plusieurs des personnes qui ne l'avaient pas remarquée.

Les quatre jeunes qui les avaient attaqués blêmirent. La chinoise passa d'un geste leste par-dessus la rambarde des escaliers et flottait jusqu'au sol. Elle fit un geste et la jeune fille que Pansy avait assommé se réveilla. Elle regarda autour d'elle et quand elle vit la femme renard, elle cria et tomba en arrière.

« J'espère que vous avez tous vu » dit Jīnfă à la cantonade. « Depuis quelques jours déjà, j'entends des rumeurs. Des rumeurs d'injustices, de favoritisme…de népotisme. »

Hermione remarqua alors que Jīnfă avait regardé Haldus en disant ce dernier mot. C'était étrange. Surtout que ce n'était pas la première fois qu'elle surprenait la Fondatrice à fixer son ami.

« Il me semble que vous avez oublié que le temps passé ici ne compte pas et que seul le mérite vous fera progresser en ces lieux. Si ces jeunes gens ont reçu la ceinture violette en si peu de temps, c'est que vos professeurs et moi avons pensé qu'ils le méritaient. En fait, la seule raison pour laquelle ils ont eut un temps la ceinture blanche, c'est du fait de leur méconnaissance de nos techniques. S'il ne s'était agit que de cela, ils auraient été de niveau intermédiaire dès leur arrivée, voir même de niveau supérieur. Ces Magiciens occidentaux viennent d'un monde en guerre et ils se sont déjà battu pour leur vie. Vous qui apprenez à vous battre, vous avez toujours été protégés chez vous et entre ces murs mais ces magiciens se sont formés sur le champs de bataille. Ils sont plus que capable de lutter à armes égales avec n'importe lequel d'entre vous et vous le sauriez si vous vous étiez entraînés avec eux au lieu de crier à l'injustice. »

Elle se tourna alors vers les quatre assaillants qui baissèrent la tête.

« Il n'y aura pas de punition » dit-elle. « La honte de votre défaite est à mes yeux un châtiment suffisant. Cependant vous serez dès à présent assigné pour être des partenaires d'entraînements des camarades que vous avez attaqués. »

Après une telle démonstration de force, on pouvait considérer cela comme une punition.

« À présent, que tous le monde rentre » dit-elle. « Il ne s'agirait pas d'être en retard pour le dîner. »

Les quatre attaquants furent les premiers à partir, la tête basse, encore plus honteux qu'auparavant. Jīnfă jeta un dernier regard à leurs adversaires puis fit un petit geste. Aussitôt un petit vent entoura les sorciers et ils sentirent leurs contusions se résorber en même temps que leurs uniformes redevenaient comme neufs. La Fondatrice sourit, jeta un dernier regard discret à Haldus, puis s'en alla en direction de la pagode du temple où elle résidait.

« C'était…wow » dit Pansy en bougeant ses articulations dont la douleur avait à présent disparue.

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » demanda alors Théo.

Alors qu'ils commençaient à descendre de la montagne, le groupe écouta meurs amis leur raconter comment les événements s'étaient déroulés avant et surtout pendant le combat.

« Et tu ne sais pas comment c'est arrivé ? » Demanda Hermione à Pansy.

« Pas du tout » répondit la jeune fille. « J'essayais de contrôler ce foutu œil, il faudra d'ailleurs que je m'entraîne sérieusement, quand j'ai explosé et que la fille s'est figé. »

« Tu es sûr que tu lui a pas seulement fait peur ? » demanda Blaise avec un petit air innocent qui se transforma en grimace quand son amie lui donna une claque derrière la tête.

« La meilleure hypothèse serait qu'il s'agissait de ton pouvoir » dit Draco.

« Ça ne me dit pas à quoi ça correspond » grogna la jeune fille. J'en ai assez d'être la seule à ne pas savoir quel est mon pouvoir. »

« Allons, Pansy-jolie ! »

« Et nous alors ? »

« Nous non plus on ne sait… »

« …pas quel est notre pouvoir » dirent les Jumeaux.

« Vous voulez dire à part être super énervant ? » persifla la jeune fille.

« Personnellement, je suis plutôt intéressé par le nouveau développement apporté par le pouvoir d'Hermione » dit Théo pour éviter la dispute.

« Si tu peux prélever des connaissances à n'importe qui et les assimiler, les possibilités sont…infinis » rajouta Blaise.

« Pas totalement » dit Hermione. « Elles seront en fonction de ma capacité de mémorisation. La mémoire n'est pas extensible. »

« C'est vrai, c'est vrai » consentit le jeune homme. « Mais ça reste quand même impressionnant. »

« Et douloureux » ajouta la jeune fille. « Le sort de Jīnfă n'a pas fait passer ma migraine. »

« Est-ce que tu crois qu'il serait possible que tu puisse…faire l'inverse ? » demanda Draco.

« Comment ça ? »

« Et bien au lieu de prendre des connaissances à quelqu'un, est ce que tu pourrais lui en donner. »

Hermione cligna des yeux. C'était une question intéressante…dont elle n'avait pas la réponse. Il lui faudrait sans doute expérimenter.

« Je suis pas volontaire ! » les prévient alors Blaise.

« En ce qui concerne Hermione » reprit Théo. « Il y a aussi ça. »

Il désigna les tonfas que la jeune fille n'avait pas lâché.

« Tu dis que tu les as « ramenés » du monde mental de cette fille ? »

« Je suppose. Je les ai prit quand j'étais à l'intérieur puis quand je suis retourné dans le monde physique, ils étaient là. »

« Et ils étaient comme ça ? » demanda Blaise.

Il voulait bien sûr parler de la couleur…et puis de la texture aussi, et de la luminosité.

« Non ils étaient…normaux. »

« C'est quoi comme matière ? » demanda Neville.

« Je ne pense pas que ce soit quelque chose de physique » dit Hermione en levant les mains pour observer les armes. « Je pencherait plutôt pour de l'énergie solidifiée. »

« On dirait bien » dit Théo qui utilisait sa perception. « Mais je ne pense pas que ce soit de la magie. »

« Quoi alors ? » demanda Haldus.

« Et bien c'est évident. Les pouvoirs d'Hermione sont exclusivement mentaux, non ? Donc il s'agirait d'énergie psychique. »

« Ça existe ça ? » demanda Blaise.

« Pourquoi pas ? » demanda l'autre garçon. « Quand on crée un portail, on utilise notre pouvoir élémentaire, non ? Pourtant on utilise pas exactement notre élément, plutôt l'énergie élémentaire. »

« Ça se tient » dit Draco.

« Et si tu les lâche ? » demanda Pansy.

Hermione desserra les mains et aussitôt, les tonfa disparurent.

« Et tu peux les faire réapparaître ? »

« Je ne vois pas comment » dit Hermione.

« Théo à dit que c'était la même chose que créer un portail non ? » dit Neville.

« Je n'ai pas exactement dit ça » répliqua ce dernier, vexé. « Juste que ça utilisait le même type d'énergie. »

« Si tu veux. Sauf que pour créer un portail, il faut invoquer de l'énergie élémentaire, non ? Ça doit être pareil pour tes armes. »

Hermione tendit les mains et se concentra. Elle essaya de faire comme quand elle invoquait un portail mais en pensant plutôt à ses tonfas. Il y eu quelques étincelles lavandes mais rien n'apparut.

« Je n'y arrive pas » souffla Hermione.

« Mais si, il s'est passé quelque chose ! » la rassura Pansy. « Ça veut dire que tu es sur la bonne voie ! »

« Il faut juste que tu t'entraine…comme Pansy » dit Blaise avant de se faire frapper à nouveau.

Les autres éclatèrent de rire et le groupe se mit à descendre de la montagne.

« Je peux te parler une minute ? » demanda Hermione en retenant Haldus.

« Bien sûr » dit le jeune garçon.

Ils dirent signe aux autres d'avancer et marchèrent un peu à la traîne. Haldus attendit qu'Hermione lui parle mais elle semblait mal à l'aise.

« Est-ce que tu as remarqué si Jīnfă te…te regardais plus que les autres ? » dit-elle finalement.

« Me regardais ? » demanda le garçon.

« Oui » dit Hermione gênée. « De temps en temps, pendant nos entraînements, j'ai remarqué qu'elle te regardait fixement. »

« Elle a assisté à pas mal de nos entraînements ça ne veut pas dire que ce soit moi qu'elle observait. »

« Oui, tu as raison » dit Hermione rapidement « je suis idiote. Comme j'ai sentit qu'elle était inquiète quand j'ai communiqué avec elle dans son esprit je me suis mit à imaginer…et puis le fait qu'elle t'observe en parlant de népotisme… mais non, ce…ce n'est rien, je divague. »

Haldus essaya de la retenir mais elle était déjà en train de rejoindre les autres. Il leva alors les yeux en direction du temple, des questions pleine la tête et il ne savait pas si elles pourraient trouver une réponse.

0o0o0

Une tempête les avaient accueillit quand ils étaient enfin arrivés au pied de la montagne. La fin de la descente avait été pénible et ils étaient heureux que leurs sortilèges anti froid fonctionne. Comme ils étaient bien en dessous des deux mille mètres, ils avaient abandonnés les charmes têtenbulle et utilisait à la place une protection pour se protéger des bourrasques de neiges. Ils avaient d'abord essayé un bouclier mais la prise au vent était trop importante et les ralentissaient. Ils avaient donc du opter pour une protection plus près du corps.

Il faut se mettre à l'abri ! S'exclama Hotun. Impossible de voir où on va, je ne suis même pas sûr qu'on soit au même endroit que lorsqu'on est monté !

D'accord, dit Erik. Mais où ? Vous avez vu une grotte ou quelque chose ?

Tu veux rire ? S'exclama Hans. On y voit rien du tout avec cette neige !

Il faudrait alors trouver un gros rocher et se mettre contre le vent.

Je…je crois que je vois quelque chose, dit Hotun.

Il pointa le doigt vers une forme imposante à quelques mètres d'une large paroi. Si c'était bien un rocher, alors ils seraient doublement protégés. Ils s'y dirigèrent aussi rapidement qu'ils le purent et s'arrêtèrent, essoufflés, une fois qu'ils furent à l'abri. Ils étaient protégés mais la tempête continuait à hurle autour d'eux. Ils se recroquevillèrent contre la pierre et entreprirent de dresser un bouclier autour d'eux. Cependant, il y avait quelque chose d'étrange dans l'air qui faisait que dès que le champs de force excédait une certaine taille, ils s'affaissait. Ils en créèrent alors un plus petit, juste autour d'eux et attendirent que les éléments se calment.

Comme ils avaient mit un charme de silence, ils purent s'endormir un peu. Quand ils se réveillèrent, ils ne virent que du blanc. Malgré leur abri, la neige s'était un peu accumulé autour du bouclier. Une fois dégagés, ils virent que non seulement la tempête avait cessée mais qu'il faisait à présent assez beau.

« Quel heure est-il vous croyez ? » demanda Ingrid.

« Pas loin de quatre heure de l'après-midi » répondit Erik en regardant le soleil.

« Je ne sais pas du tout où on est » dit Hotun en regardant autour d'eux.

« Attends, je vais voir si je reconnais quelque chose » dit à son tour Hans en commençant à faire le tour du rocher.

« Il va falloir se remettre en route » dit Erik.

« Maintenant ? » demanda Ingrid. « On est au milieu de l'après midi et on ne sait pas où on est. Il vaudrait mieux attendre demain. »

« Ce n'est pas comme ça qu'on arrivera à trouver les nains » répliqua Erik.

« Parce que tu crois que les quatre heures avant le coucher du soleil vont nous y aider ? »

« Ce sera toujours mieux que de se tourner les pouces » s'énerva Erik.

« Je te rappelle qu'on vient de passer des heures à marcher dans une tempête ! Je n'appelle pas ça me tourner les pouces ! »

Elle aussi commençait à s'énerver. De leur côté, Hotun et Wolf se demandaient s'ils devaient intervenir.

« Arrêtez de vous disputer et venez voir ça ! » s'exclama alors Hans depuis l'autre côté du rocher.

« J'espère que c'est important » dit Ingrid en le rejoignant avec les autres.

« Jugez en par vous-même » dit-il d'un air content de lui en pointant du doigt la falaise.

Les autres se tournèrent pour voir ce qu'il montrait et écarquillèrent les yeux. Alors qu'ils croyaient que la paroi près de laquelle ils étaient restés pendant des heures était vide, ils virent que ce n'était pas le cas. Incrusté dans la pierre grise, il y avait une immense porte de métal sombre et ouvragé. Arrondit dans sa partie haute, elle devait mesurer plus d'une vingtaine de mètres.

« Mes amis je crois que cette fois on a trouvé Kazath Dúr, la cité des nains. »

À suivre…

Question, me haïssez vous ? Si oui alors je suis content parce que ça veut dire que mon chapitre était tellement bien que vous ne vouliez pas qu'il se finisse. Mais désolé, c'est tout pour cette semaine. Alors ? Vous en avez pensé quoi ?

Si vous ne savez pas comment imaginer un oiseau tonnerre, regarder sur internet ou mieux, regarder le premier filmé des Animaux Fantastique, y en a un magnifique. En tout les cas on avait un aigle (ou presque), des œufs, une plume…j'avais l'impression de récrire Bernard et Bianca au pays des Kangourou.

Et aussi plein de trucs sympa avec les pouvoirs des amis d'Erik. Bon, pour Haldus et Neville, rien de nouveau mais y'a des rebondissements avec Hermione et Pansy. Pour Pansy, vous pouvez m'envoyer des hypothèses mais sachez que vous n'aurez pas la réponse tout de suite, chaque chose en son temps.

Pour Hermione par contre, c'est déjà un peu plus claire. Sa capacité d'entrer dans mes esprits et d'y copier les infos vient d'une autre fic, Mastermind Hunting, de Louis IX. C'est une fic assez bien mais longue, complexe et en anglais. Et aussi y'a pas de slash. Vous êtes prévenus. Par contre pour sa capacité de matérialisation, c'est un peu plus connu car on les retrouve dans les comics Marvel. Les personnages de Bettsy Braddock, alias Psylocke et Quentin Quire, alias Kid Omega sont tous les deux des mutants capable de générer des armes grâce à leurs pouvoirs psychiques. Cool non ? Comme ça Hermione va avoir un côté un peu plus actif pour son pouvoir.

Aussi, est-ce que vous avez remarqué la référence à Dragon Ball dans ce chapitre ? Oh allez ! C'est pendant la partie en Chine !

Et enfin, petit appel à enquête : à votre avis, quel est le secret de Jīnfă ? Pourquoi regarde-t-elle Haldus ?

J'attends vos réponse et en attendant je vous dit à dans deux semaines !