Tout appartient à Stephenie Meyer.

Voici une réponse commune à vos reviews :

J'ai reçus pas mal de commentaires, assez constructifs d'ailleurs, sur la façon dont Bella réagit. Beaucoup d'entre vous n'ont pas trouvé « normal » que Bella soit celle qui change, et surtout qu'elle le fasse pour Edward et sa famille.

C'est là que je veux m'expliquer. Bella veut avant tout changer pour elle même. Sa disputes avec Ed' lui a fait comprendre qu'elle était devenue ce qu'elle ne voulait pas être.

Elle sait qu'elle a changé. Elle ne s'écrase pas forcément, par rapport au autres, mais sous le poids de sa propre réalisation. Elle a besoin de changer pour être elle même, pour être la personne qu'elle veut être.

Et ne vous inquiétez pas pour Edward, il va avoir un coup de pied au cul et il va prendre conscience de beaucoup de choses ! Il n'est pas qu'un con !

Même si je suis d'accord dans vos réactions, c'est un connard dans sa réaction, mais hé ! C'est ce qui fait qu'il n'est qu'un homme ! J'aime pas les Edward trop parfait dans les FF. Je trouve ça terriblement chiant (même si je lis les dites ff avec beaucoup de plaisir, cependant!)

Sinon, ce chapitre est un peu plus court, désolée pour le retard, les cours et ma vie sociale ont eu un rebond de vie! La suite avant la fin de la semaine, promis!


Lundi 15 Avril 2013

Ce matin sortant de la douche, je me sentais nettement plus détendue que je ne l'avais été depuis des jours. J'avais passé mon weekend à trainer en jogging dans mon appartement, à regarder des émissions à la télévision et à lire. J'étais sortie une fois, samedi pour acheter le nécessaire à la décoration de la vitrine et une fois que tout fut mis en plus, j'étais remonté dans mon appartement pour ne plus en sortir.

Pendant que je m'habillais , je jetais un coup d'oeil à mon téléphone pour regarder l'heure (7h07) et remarquais que j'avais un SMS d'Angela, à qui je n'avais pas donné de nouvelles du weekend, à part pour lui préciser que j'étais bien rentrée :

''Encore désolée pour vendredi. Je l'ai giflé pour toi, Ali aussi, et Jasper n'était pas loin. Ben a dormi sur le canapé. Donne un signe de vie.

Xx

Ang' ''

Je lui répondit rapidement.

'' T'inquiètes, tout va bien. C'était une bonne intention, mais c'était la dernière fois. Merci pour les gifles. Triste pour Ben. T'appelle plus tard.

Xx

Be' ''

Je ris en pensant à ce pauvre Ben qui avait voulu faire les choses biens et qui s'était retrouvé à dormir sur le canapé. Si je lui en avait voulu sur l'instant, je ne m'en formalisais plus, puisqu'il avait avant tout voulu faire ça pour moi, en tant qu'ami. Je devrais lui aussi l'appeler dans la journée pour m'excuser.

Après avoir enfilé un jean noir, une chemise bleu et une veste en laine grise j'allais dans la cuisine prendre mon café, avant d'attaquer. La journée commença doucement. J'aimais voir la ville s'éveiller en même temps que moi, voir les gens passer devant ma boutique, s'arrêter, flâner dans les rayons ou juste regarder la vitrine. J'avais eu quelques clients, j'avais appelé mon fournisseurs et j'avais commencé à regarder pour organiser un planning de rencontres auteurs/lecteurs dans les mois qui suivent.

Vers midi, je pris la salade que je m'étais confectionné ce matin profitant du calme relatif de la boutique. J'avais sérieusement , au moment où j'allais attaquer ma salade de pâtes bien méritée, quelqu'un entra :

« Bella ! Ma petite Bella !

-Hey, Emmett. Tu vas bien ? » demandais-je à mon beau frère en posant la boite contenant mon repas et en allant l'enlacer.

« Comme d'hab' Bells,. Et toi ? Tu ne m'as pas l'air très en forme.

-Mouais, j'ai connu mieux et je n'ai pas dormi cette nuit. Comment vont Rose et les garçons ?

-Très bien, comme toujours. D'ailleurs, je suis là pour te parler d'eux.

-Il y a un problème? » m'inquiétais-je

Il me sourit « Non pas du tout, on a juste besoin de toi.

-Oh. Et en quoi ?

-Et bien, Rose et moi avons une soirée dans quelques temps et on n'a personne pour les garder...

-Et c'est là que j'interviens.

-Exactement.

-Quand ?

-Demain soir.

-Tu m'avais dit quelques temps !Emmett, t'abuses là !

-Oui mais c'était pour te vendre le truc (je levais un sourcil) oui enfin, pour que tu accepte plus facilement et puis regarde, je t'ai apporté un dessert » Et sur ces paroles il déposa un sac plastique sur le comptoir.

Une généreuse part de brownie au chocolat comme je les aimais se trouvait dans le sac. Ce n'était absolument pas loyal

« Si je dis non, tu me reprends le brownie ?

-Non, mais je serais triste et les garçons aussi. Quant à Rosalie...

-T'es chiant, tu joues sur les sentiments. Et si j'avais eu un truc de prévu hein ?

-Oh Allez Bells ! On sait très bien toi et moi que c'est tu n'as pas de rendez-vous.

-Merci, j'apprécie. Et qui te parles de rendez-vous, hum ?J'aurais toujours pu avoir un truc avec Alice ou Angela

-Oui mais je sais que non. C'était vendredi soir.

-Tu leur a demandé ?! » m'exclamais-je. J'hallucinais en couleur

« Pas moi, Rose. Pour être sure que tu n'inventerais pas d'excuses.

-Bonjour la confiance. Et pourquoi vous ne prenez pas de baby-sitter hein ?

-Parce qu'on n'en trouve pas! Soit Rose n'a pas confiance (sans rire) soit elles ont déjà essayé et savent comment ils sont, mes petits monstres. Il n'y a que toi qui arrive à les calmer. Et puis tu les aimes autant qu'ils t'adorent. S'il te plait Bella, s'il te plait ! S'il te plait !

-Et pourquoi pas ma mère ?

-Ta mère ? Après le désastre de Janvier? Rose veut la tuer ! Surtout que quand ton père est venu chez nous l'autre jour et qu'il lui a annoncé leur histoire de libertinage elle l'a foutu à la porte en jurant ses grands dieux qu'elle n'avait rien à voir avec cette famille !

-D'accord, pas ma mère. Et...

-Ne mentionne ni la mienne, ni ma sœur. Elles sont incapables de les tenir et si elles restent à la maison, elles sont capables de tout fouiller. »

Je poussais un soupir plus ou moins résignée.

« C'est OK.

-Oh ! Merci, merci, merci! Tu nous sauves la vie ! Tu auras juste à venir et tout sera déjà prêt. Rose leur préparera à manger.

-Surtout pas ! Si je fois bien m'occuper d'eux, autant qu'ils mangent autre chose que du surgelé ou de la pizza pour les troisième fois de la semaine. Je leur ferais à manger.

-Comme tu veux, c'est toi le chef.

-A quelle heure tu veux que je vienne ?

-Tu peux être là pour 7 heure trente ?

-J'essaierai.

-Merci. Vraiment, merci !

-C'est bon Em', j'ai compris !

-Oh … Ok. Bon ben je file alors ! Merci encore Bell's et Rose t'appellera ?

-Déjà ?

-Heu .. ouais » il se gratta l'arrière du crane en me faisant un sourire gêné. Je le trouvais hilarant coincé dans son costume noir et du haut de son mètre quatre-vingt-douze, à se dandiner, mal à l'aise. « En fait, j'avais un rendez-vous dans le quarter et c'était l'occasion de passer te voir.

-Tu parles ! Allez, oust ! J'ai du boulot, et toi aussi apparemment ! Mais vous me revaudrez ça !

-Quand tu auras des gamins, promis, pas avant ! » rit-il

« Haha, rigole tant que tu veux, mais j'aurais ma revanche.

-Oui, oui, promis. Bye Bella !

-Bye Emmett et merci pour le dessert ! »

J'eu comme toute réponse, le claquement de la porte. Je ris en secouant la tête. Malgré tout, Emmett était bien intégré dans la famille, dans le genre sans gêne et envahissant, mais adorable.

D'une certaine façon, il me rappelais mon père dans sa façon de toujours prendre les choses le plus simplement possible, comme elles viennent. Et tout les deux avaient cette sorte de double personnalité d'homme-enfant. Même dans le regard il y avait quelque chose de semblable qui les rendait attachants et authentiques. Rose disait que c'était la paternité. Et que c'était ce même truc qui faisait que certaines fois, Em' se comportait réellement comme un frère avec moi, par exemple. Et tout les deux avaient le même défaut, ils étaient incapables de refuser quoique ce soit à Rose. Mais dieu merci, ils ne se ressemblaient pas physiquement et Em' ne portait pas la moustache.

La suite de la journée se passa comme elle avait commencé. Les clients affluèrent, notamment parce que le semestre allait bientôt se terminer et les étudiants étaient donc obligés de se ruiner en livres pour réviser. Avec chance, la boutique n'était pas situé très loin de l'université et du campus de Lettres notamment, donc ma clientèle était essentiellement jeune et variée.

Si les classiques comme Shakespeare ou Thomas More avaient toujours autant de succès, des ouvrages plus récents avaient également la côte.

Avant de prendre sa retraite et de me « donner » sa boutique, Carmen avait pensé à faire un partenariat avec la faculté.

Si les étudiants venaient prendre leurs livres chez moi, sur présentation de leur carte étudiant par exemple, ils avaient des réductions sur leurs achats et en contre partie, j'avais une publicité gratuite et plutôt importante auprès des personnes fréquentant la fac, aussi bien les élèves que les professeurs, les chercheurs ou le personnel administratif.

Seulement, pour mettre tout ça en place, il fallait monter un dossier en béton et surtout voir si mes finances me le permettait. Et pour ça, il fallait que je fasse mes comptes. Et là, j'étais pire qu'en retard et tout sauf motivée. Mon bilan annuel était à peine avancé alors que nous étions en février et je n'avais pas encore fini de payer tout mes impôts et mes fournisseurs. Bref, j'étais dans la merde et j'avais besoin d'aide.

Edward avait promis de m'aider avec ça, mais vu la tournure catastrophique qu'avait pris notre relation,il était certain que j'allais devoir faire appel à quelqu'un d'autre. Et vite.

Le soir, une fois la boutique fermée et rangée, je montais rapidement dans mon appartement, je pris un douche rapide mais relaxante après la journée remplie que j'avais eue. Puis je me couchais après avoir avalé un bol de céréales en échangeant des SMS avec Alice.

''Remise de tes émotions ? -A''

''Ouep, Je me demande si je suis vraiment faite pour les hommes''

''Tu veux le numéro de Siobhan lol''

''ta copine lesbienne ? La rousse ?''

''Yep''

''pourquoi pas''

''t'es sérieuse ?''

''bah … après tout …''

''tu fais comme tu veux mais tu me choques. Qu'avez vous fait de la prude Bella''

''Suis pas prude, juste discrète''

''hum... des révélations à me faire ?''

''Comment va Jazz ?''

''Change de sujet mais on en reparlera. Crevé, sorti scolaire au musée aujourd'hui''

''Ouch. Courage à lui''

''tu parles, il dort déjà.''

''il a raison, je vais faire pareil. ''

'Bande de vieux ''

''Tu nous aime quand même''

''Vrai. On s'appelle demain''

''Ok, mais le soir suis chez Rose.''

''Ok, bonne nuit vieille fille''

''Grr bonne nuit la frustré''

''C'est toi qui parle ?''

''On débattra de ça demain haha''

Le lendemain matin, je me levais sereine et reposée pour la première fois depuis ce qui me semblait une éternité. Je fis ma routine matinale et quand l'heure fut venue j'allais à la boutique et l'ouvrais. Puis, une fois fait, j'allais chercher le courrier.

Entre deux factures et une pub, je fus surprise de trouver une enveloppe non timbrée, avec seulement mon prénom écrit dans une calligraphie parfaitement reconnaissable : Edward.

Etrangement, je m'étais attendu à devenir nerveuse ou fâchée en seulement pensant à lui, ou en ayant de ces nouvelles, mais je fus juste surprise. Et curieuse de savoir ce que contenait cette lettre. J'étais bien sur un peu nerveuse, ayant malgré tout peur qu'il me rejette totalement par le biais de celle-ci mais j'étais bien plus calme que ce que je pensais. J'étais également un peu contrarié. Pourquoi une lettre ? N'était-il pas assez courageux pour me dire ce qu'il avait à dire en face ? Puis je réfléchis au fait, que nous n'arrivions jamais a avoir une discussion normale, sérieuse, sans que l'on finisse par se sauter dessus ou au contraire, par s'engueuler tellement fort que l'un des deux claquait la porte.

La journée commençant à peine, je décidais sagement de la lire lorsque j'aurais plus de temps, à midi ou ce soir, selon comment se passait la journée. Je posais donc l'enveloppe sur le comptoir et essayais de l'oublier pour le reste de la matinée.

Si celle-ci fut plutôt chargée, avec une foule inhabituelle de clients, elle ne passa pas plus vite pour autant.

Au contraire, il me semblait que tout se passait au ralenti et mes yeux semblaient être attirés malgré eux vers cette enveloppe.

Lorsque le calme retomber, vers seulement 2h de l'après midi, je sortis ma salade du midi frigo installé sous le comptoir, et après seulement quelques bouchées qui parurent fades, je laissais envahir par la curiosité et j'ouvris la lettre, le cœur battant.

« Ma Bella,

Je ne sais pas si j'ai encore le droit de t'appeler comme ça, de te revendiquer comme étant mienne. J'ai peur d'en avoir perdu le droit en faisant l'une des plus grosse erreur de ma vie avec toi l'autre jours.

Je sais que tu dois me prendre pour un lâche de me cacher derrière mes mots et mon stylos. En fait, j'ai seulement peur de ne pas trouver quoi te dire lorsque je serais face à toi. Tu me troubles Bella. Tu l'as toujours fais. Et tu ne l'as peut-être jamais su mais tu as une sorte de pouvoir dévastateur sur moi. Chaque gestes que tu fais me touche, me trouble, et je me sens toujours en phase avec toi. Tu es la personne la plus importante de mon univers et, depuis que je te connais, rien n'a changé.

Me séparer de toi tout au long de ces années a toujours été la chose la plus dure que j'ai jamais eue à faire. On en a déjà discuté et tu sais que je ne peux pas rester éloigné de toi bien longtemps.

Et il semblerait que ce soit encore le cas.

Mes mots, l'autre jour, ont très certainement dépassé ma pensée mais je pensais vraiment ce j'ai dit lorsque j'ai dit que tu avais changé. Tout comme moi.

Le fait que j'ai toujours vu en toi l'image de la Bella du début, celle que j'ai aimé dès le début au lycée. Et notre histoire ayant connu autant de séparations que de réunions, je n'ai pas eu le temps de voir quelle femme merveilleuse tu es devenue. Tu as su t'épanouir de façon extraordinaire, devenant ce que tu voulait être, menant ta barque et ne te souciant que de ceux qui comptent vraiment pour toi.

Et il est probable que je sois jaloux. Jaloux de tout ceux qui t'ont vu évoluer, changer, parce qu'ils ont été là tout le long, à chaque étapes, alors que je n'apparaissais qu'épisodiquement, souvent après la tempête. De plus, tu as su devenir ce que tu voulais être Bella, là où j'ai stagné, ou je me suis cherché et où je me cherche encore probablement.

Mais tout ce la ne change rien à mon comportement de la dernière fois, et ça ne l'excuse certainement pas. Peut-être l'explique-t-il mais une chose est sure, Bella, jamais je n'aurais pu être plus fier de toi aujourd'hui.

Et je ne t'ai jamais autant aimé. Chaque jour loin de toi est du temps perdu. Ca n'a pas de sens pour moi de vivre si tu n'es pas là. C'est égoïste, c'est sur, mais je l'ai toujours été avec toi.

Certes il est peut-être trop tard et tu as déjà jeté cette lettre dans la broyeuse. Mais je n'ai plus rien à perdre.

Je t'aime Bella, plus que je n'ai jamais aimé. Je ne vois pas ma vie sans toi, j'ai besoin de toi pour vivre, pour être heureux. Tu es une partie essentielle de ma vie, vitale, la partie la plus importante et la plus belle aussi.

Alors je te pris de m'excuser pour tout. Pour mes abandons, mes absences, mes mots, pour toutes les souffrances que je t'ai causées.

Et je te promets que plus jamais, jamais, je ne te ferais vivre vivre ça.

Je veux vivre avec toi, pour toi. Si tu acceptes de me pardonner et de me reprendre dans ta vie, alors je serais le plus heureux des hommes et je te promets que je ferais de toi la plus heureuse des femmes.

Prends le temps que tu veux, dont tu as besoin pour me répondre, si tu souhaites me répondre.

Saches juste que je t'attendrais. Toujours.

Parce que c'est toi. Ca a toujours été toi et ce sera toujours toi.

Je t'aime, plus que ma propre vie,

A toi, pour toujours .

Edward. »

J'eu du mal à finir de lire cette lettre correctement. Mes yeux étaient embués de larmes qui menaçaient de couler et brouillaient ma vue. Mon cœur s'était serré au fur et à mesure des mots. Encore une fois, Edward avait su trouver les mots pour me toucher et mon cœur lui était totalement acquis, ma tête avait encore quelques hésitations.

J'étais touchée au delà des mots par sa lettre. Connaissant Edward, connaissant sa façon de fonctionner, je savais qu'il avait eu du mal à se confier ainsi. Mais ça me paraissait trop facile. Il savait manier les mots mais j'aurais apprécié qu'il me dise tout ça en face, sans se cacher. Mais son explication était totalement valable. Je savais aussi bien que lui qu'il étais difficile pour nous de nous parler en face à face, sans nous laisser emporter.

Je posais donc la lettre sur le bureau, doucement comme si c'était la chose la plus précieuse que je possédais en cet instant (et c'était le cas). J'essuyais mes yeux de façon grossière et disgracieuse et fouillais dans mon foutoir à la recherche d'un mouchoir.

Je sursautais lorsque quelqu'un entra dans la boutique. J'avais complètement oublié que j'y étais et je ne m'étais pas attendu à avoir de la visite.


Voilà, voilà.

On se retrouve très vite!

J'espère que ça vous a plu!

A vos reviews!

S.