Cet OS a été écrit pendant la 105ème nuit d'écriture du FoF. Il fallait le rédiger sur le thème "Expérience" en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un MP.


Un protecteur :

Salazar Serpentard était terriblement inquiet. Pour ne pas arranger la situation, cette journée de cours avec été harassante. La bande de petits guerriers de Godric était, fidèle à elle-même, intenable ! Les nouvelles de la guerre étaient mauvaises, vraiment mauvaises.

Une heure de méditation dans un endroit calme serait parfait. Loin de tous ces morveux. La douce obscurité et le goutte à goutte de l'eau dans la grotte sous le lac serait idéal. Cela faisait bien longtemps qu'il ne s'y était pas rendu.

Salazar remonta des cachots et se dirigea vers le deuxième étage. Arrivé dans les escaliers, le Fondateur prit soin de se désillusionner. Nul n'avait besoin de connaître l'entrée de son cabinet secret. De toute façon, Rowena avait fait la même chose quelque part dans les étages. Que l'entrée de ce cabinet secret se trouve dans les toilettes des filles était bien ironique.

Salazar, passionné d'architecture avait proposé à ses collègues de créer un réseau de canalisation complet sur le modèle des égouts et des aqueducs romains. Godric s'était moqué de lui à l'époque. Un bol d'eau glacé suffisait à sa toilette matinale mais Rowena et Helga s'étaient montrées nettement plus intéressées. Bien entendu, Godric, chevalier un peu limité et à la mémoire courte, ne pouvait désormais plus se passer de son bain chaud matinal.

A l'époque des travaux, deux élèves d'Helga s'étaient perdus dans le réseau de grottes souterraines. Salazar avait mis deux jours à les retrouver en mobilisant une vingtaine de reptiles pour les chercher. Choquée, Helga lui avait demandé de sceller tous les accès aux souterrains. Salazar avait plus ou moins obéi. Ses grottes étaient magnifiques et calmes. Il avait donc fait en sorte de laisser un accès par le château, un par le lac et un par la forêt.

Et au moment où Helga avait poussé sa crise d'hystérie, Salazar aménageait les toilettes des filles du second. L'entrée du cabinet fut donc réalisée sur le moment. N'y voyez aucune perversité de la part du meilleur des quatre Fondateurs. Au contraire, des quatre, il était sans doute le plus prude et le plus à cheval sur la moralité, quoiqu'en dise le rouquin à la langue trop pendu.

Salazar ouvrit la porte de son cabinet secret en fourchelangue et descendit l'escalier. La première fois, il avait juste laissé le boyau lisse. Grave erreur ! Il avait dû ressortir par le lac avec une branchiflore. Depuis on pouvait faire apparaître ou disparaître des escaliers. Il suffisait de le demander. En l'occurrence, le Fondateur n'avait pas le cœur à s'amuser ce soir, il utilisa donc les escaliers.

Ce fichu évêque moldu avait rassemblé deux armées conséquentes et marchait désormais sur l'Ecosse. Cela faisait des mois que Salazar tentait de raisonner ses collègues. La récupération des enfants Né-Moldus les mettaient tous en danger. L'évêque prenait un malin plaisir à torturer les familles des jeunes sorciers rapatriés au nom de sa déité. Bien entendu chacun de ces Moldus fournissaient des informations sur Poudlard. Ils espéraient sans doute sauver leur peau et l'évêque les exécutait pour avoir engendrer des enfants soi-disant maléfiques.

Salazar n'était pas contre l'éducation magique de chacun. Du moment que les enfants provenaient de familles qui pouvaient conserver le secret de la localisation de Poudlard. Éduquer certes mais pas sacrifier toute la communauté au passage. Mais non, ces trois imbéciles étaient inflexibles. Pour eux, chacun avait droit l'éducation et voilà où ils en étaient tous.

La dernière réunion dans la matinée avait été aussi inutile que les précédentes. Ce fichu Gryffondor était partisan de faire une charge héroïque. Un vrai suicide mais ça collait avec ses valeurs. Helga pleurait et proposait d'abandonner le château. Utile à court terme bien évidemment mais à quoi bon s'ils continuaient à récupérer les Né-Moldus et à laisser des informations pour la soif de sang de ce religieux prêchant l'amour et la tolérance. Rowena au moins proposait de rendre le château invisible aux yeux des Moldus et si possible de les repousser. Ses idées avaient du mérite mais encore fallait-il y parvenir avant que le purificateur ne soit à leurs portes. Salazar avait bien pensé envoyer Godric et ses élèves retarder le monstre mais Helga s'y était formellement opposée. On en était revenu à la question des Né-Moldus. Cette fois-ci, le duel avait été évité de justesse. Merci Rowena.

Bien que très favorable aux idées de cette chère Serdaigle, Salazar refusait de miser sa vie sur un espoir aussi faible. La mort dans l'âme, Serpentard sortit un ouvrage de sa cape. Il avait juré de ne jamais employer les expériences du Grec Herpo l'Infâme, mais la situation était critique. Parmi toutes les expériences tordus du Grec, il y en avait une qui pouvait les sauver. En effet, Herpo et Salazar avaient un talent commun, ils étaient tous deux fourchelangues. Salazar pouvait donc contrôler un basilic. La créature serait élevée en secret et lâchée sur les Moldus en dernier recours. Si Rowena ne parvenaient à tisser ses illusions à temps bien sûr.

Le cabinet secret de Serpentard serait donc convertie en chambre secrète d'un basilic.

Serpentard sortit de ses poches, un œuf, prélevé dans le poulailler d'Helga, ainsi qu'un crapaud, capturé sur les berges du lac noir. Le Fondateur posa le livre sur un autel de pierres noir et se mit au travail afin de préparer minutieusement sa terrible expérience.


Une version possible comme tant d'autres. 10 siècles c'est bien suffisant pour déformer une histoire, surtout avec la probable rancune des autres Fondateurs. Qui sait ce qui a pu se passer. Il n'y a qu'une seule chose de sûre. Les quatre plus grands mages de leur époque se sont unis pour transmettre leurs connaissances et leur valeurs.