Guten tag ! =) Wie geht's ? =) Voici un nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira ! =) N'hésitez pas à m'envoyer des reviews pour me donner votre avis ! Il comptera beaucoup pour moi ! =)
Bonne lecture ! x)
Giny entra dans la pièce.
-Comment tu vas ?
-Ca va…
-Tu cicatrises à une vitesse folle ! Certaines plaies étaient déjà guéries avant que tu n'arrives ici.
-C'est Drago… Il m'a lancé le sortilège de Revigor…
-A ce propos, Hermione… Je dois te dire que le cas de Drago m'inquiète…J'aurai besoin de tes conseils…
-Quo…Quoi ?
-Drago…Tu sais qu'il a été grièvement blessé…
Giny parlait d'une voix mal assurée… Etais-ce le signe d'une amnésie ?
-Mais il est…
-Dans la chambre bleue. Il se remet difficilement… Je m'inquiète…
-Il est… Je le croyais… Je le croyais mort…
Hermione avait la tête qui tournait. Drago était vivant ! Elle était persuadée qu'il avait succombé à ses blessures. Il s'était effondré sous les sorts, ne réagissant plus aux nouveaux coups. Et tout ce sang l'avait fini de la convaincre. Elle mis du temps à assimiler la nouvelle. Elle riait alors que des larmes de joie et de soulagement roulaient sur ses joues.
-Il est vivant, mais il est toujours dans un état précaire. J'ai besoin de tes conseils…
-Je viens.
Dit-elle en se levant d'un bond. Ses jambes étaient aussi frêles que celle d'un poulain et elle marchait en tanguant.
-Non ! Reste couchée tu es fatiguée, tu as besoin de repos.
-Je me porte comme un charme ! Où sont mes affaires ?
La vie repris ses droits dans l'esprit d'Hermione. Elle renaissait avec une vigueur nouvelle qu'elle ne se connaissait pas. Elle retrouva ses gestes familiers : se laver, s'habiller… Toutes ses souffrances s'étaient éteintes et son cœur était gonflé de joie. En l'espace d'un instant, elle avait tout oublié, le jeune homme occupant tout ses pensées. Elle se sentait euphorique. Elle avait de la peine à croire à son bonheur tout neuf. Elle riait toute seule dans le couloir, en suivant Giny jusqu'à la chambre où se trouvait le blessé grave. Elle perdit néanmoins son sourire lorsqu'elle vit l'état du jeune homme. Son corps recouvert de bandages, le registre des soins qui lui avaient été administrés s'étirant sur un long parchemin. Elle consulta en diagonale et l'ausculta. Tout était en ordre, ils ne pouvaient rien faire de plus. La balle était dans le camp du malade. Elle sourit à Giny qui la regardait d'un œil anxieux.
-C'est bien Giny, tu as fait ce qu'il fallait. Nous ne pouvons qu'attendre. Demain, nous changerons ses bandages et redésinfecterons les plaies. La toilette devra être faite trois fois par semaine.
Giny sourit : la vitesse de récupération d'Hermione avait été fulgurante et sans doute motivée par un certain sentiment. Dans son travail, elle excellait. Il n'y avait rien de mieux pour l'occuper que de lui demander de soigner les convalescents de l'Ordre. Elle aimait son métier, c'était sa passion. Tout allait bien se passer, la rousse en avait maintenant la certitude. Hermione occupée penserait à autre chose et se remettrai sans s'en rendre compte, contrairement à la première fois. Drago, entre les mains d'une médicomage experte, avait toutes les chances pour s'en sortir.
Hermione dut de nouveau répondre aux questions des aurors. Elle fut de nouveau secouée par l'interrogatoire mais ses activités au sein de l'Ordre lui permirent de surmonter l'épreuve avec plus de sérénité que lors de son premier rapport. Si Hermione semblait en forme aux yeux de tous, à chaque seconde, l'inquiétude la rongeait un peu plus. Drago était très long dans sa guérison et restait inconscient. Alors qu'elle et Luna changeaient consciencieusement les bandages du jeune homme, cette dernière brisa le silence.
-Tu devrais lui parler…
-Parler à qui ? Harry ? Ron ?
-Drago.
-Mais tu vois bien, il est endormi et…
-Ca te ferait du bien, je pense. Je pense que quelque part, il t'entendra. Pas forcément consciemment, mais je pense que ça vaut la peine…
Hermione resta perplexe un instant. Luna avait toujours des idées un peu farfelues. C'était grâce à ça qu'elle était vivante, et pour ça elle en était reconnaissante, mais parfois, elle avait du mal à la suivre. Elle sourit et remarqua que Luna fixait un point sur la couverture.
-Décidément, ce nargol a complètement perdu la tête !
Il était tard, tout le monde dormait. C'était au tour d'Hermione de veiller Drago. Les autres voulaient qu'elle soit exclue du roulement mais son acharnement finit par les faire fléchir. Il était donc minuit passé quand elle pénétra dans la chambre éclairée uniquement d'un feu de bois crépitant dans la cheminée. Elle avait pris un livre pour s'occuper : histoire et anecdotes de la métamorphose. Assise dans un fauteuil, elle l'ouvrit à la page qu'elle avait gardé à l'aide d'un marque page. Cependant, elle ne réussit pas à lire, perdue dans la contemplation du jeune homme dont le visage paisible était éclairé plus ou moins par les flammes. Sa peau toujours très blanche, ses cheveux toujours blond. Ils étaient revenus de loin. Elle n'y avait pas cru alors que lui n'avait cessé d'espérer. Elle referma l'ouvrage posé sur ses genoux repliés sous elle. C'était peine perdue pour se concentrer. Elle se leva pour aller s'asseoir sur le bord du lit. Une mèche tombait sur les yeux clos de l'endormi. Ses yeux. Il lui semblait que cela faisait une éternité qu'elle ne les avait pas vus. D'une caresse, elle repoussa les cheveux. Alors, s'en étonnant elle-même, elle se mit à parler, d'un flot continu, d'une voie douce :
-J'ai eu peur, tu sais ? Pourquoi as-tu fais ça ? J'ai cru que tout était fini pour toi. Je l'ai cru longtemps. Et j'avais l'impression que ma vie s'était arrêtée en même temps que la tienne. Je m'étais préparée… Idiot, tu m'as guérie. Tu as tout abandonné… Chaque coup qu'ils t'envoyaient, je les ressentais comme s'ils m'étaient destinés. Il faut que tu saches que ce n'est pas parce que tu te sacrifies à ma place que tu me permettras de vivre… Sans toi, ce n'était plus une vie… Jamais, plus jamais… Je ne veux plus que tu refasses ça. Je ne pourrai pas le supporter…
Elle se tut se perdant dans ses pensées, imprimant ce visage dans sa mémoire. Soudain la fatigue s'abattit sur elle comme une chape de plomb. Elle ne résista pas longtemps. Elle s'allongea à ses côtés, juste comme ça. Le sentir à ses côté, juste là, la fit se sentir apaisée. Elle prit sa main et la serra dans la sienne. Elle s'endormit rapidement, avant même qu'elle ne puisse s'en rendre compte.
Il était six heures du matin quand Giny rentrait dans la chambre du grand blessé. Elle ne put réprimer son sourire lorsqu'elle vit qu'il ne dormait pas seul.
-Touchée, murmura-t-elle pour elle-même.
Georges lisait une revue de Quiditch quand soudain il entendit remuer. Drago venait de bouger. C'était une grande première ! Il se hâta d'appeler les autres et essaya de faire réagir par n'importe quel moyen le convalescent.
Quelque chose me chatouillait l'oreille. C'était la première sensation que j'éprouvais depuis longtemps. Mon corps tout engourdi m'indiquait que j'avais dormi longtemps. Ma troisième perception fut l'intense douleur qui monopolisait chaque partie de mon corps, les yeux toujours fermés je ne pus réprimer une grimace. Les rires que je pouvais entendre finirent de m'éveiller complètement. Lorsque j'ouvris les yeux, je sursautais à la vue de la tête de Seamus Finnigan en gros plan. Georges Weasley continuait de s'amuser avec mes oreilles tandis que Luna me chatouillait les pieds. Je ne sus réprimer mon premier sourire. Le temps de la solitude était fini, il allait falloir les supporter.
-Et bien, c'est pas trop tôt !
-Je savais que vous viendriez…
-Oui, on a un peu trop fait tenir le suspens, mais on a quand même réussi à te sauver mon vieux ! Tu nous dois une reconnaissance éternelle !
-Au moins, oui…
-Georges, laisse le, il ne doit pas trop parler. Il faut qu'il se repose.
Mes yeux se posèrent sur celle qui venait de prononcer cette phrase. Elle était là, Hermione, elle allait bien. Je soupirai de soulagement. Tout se passais à merveille et j'oubliais la douleur.
-C'est dommage, je l'aurai bien emmené faire un tour de balais…
-Très drôle.
La matinée se poursuivit sur le même ton léger, chacun prenant garde à ne pas évoquer la fameuse nuit où l'on m'avait infligé ces blessures.
Grâce aux soins que l'on m'administrait, je pus rapidement me rétablir, marcher, courir, et bien trop vite au goût d'Hermione, je sortais m'entraîner au combat avec les autres. Cette dernière avait beaucoup changé. Je ne savais pas clairement quoi. Il y avait quelque chose qui n'existait pas avant, qui maintenant me criais dans les oreilles. Des oiseaux chantaient dans mon ventre. Etaient-ce ses regards plus fréquents, plus longs, plus profonds ? L'attention qu'elle m'apportait alors que je me remettais de l'épreuve que nous avions vécu tous les deux ? Ses mains qui parfois frôlaient les miennes ? Ou mon imagination ? Je ne savais pas vraiment quoi en penser et toutes ses interrogations occupaient toute ma tête et mes réflexions.
Ash rageait. Elle avait sous ses ordres que des incapables ! Visiblement, le prestige d'une haute lignée ne fait pas tout… Elle les avait cru compétant et dignes de confiance… Quelle erreur ! Il était maintenant trop tard pour reculer. La haine l'avait toute entière dévorée. Elle ferait avec. C'était donc si compliqué de nuire à l'Ordre et de tuer cet arrogant ? Il était tombé dans le piège qu'elle avait dressé si facilement pourtant ! Cela montrait bien qu'il n'était pas infaillible… Mais ces abrutis l'avaient manqué ! Ils allaient se méfier maintenant, lui et ses petit copains justicier ! Elle aurait dû s'en douter… La présence de Malfoy n'avait pas été prévue dans le plan d'origine. Elle n'avait pas pris assez de temps pour réfléchir à une variante à son stratagème. Pour cet idiot de Bridgestone, la tâche de détruire l'Ordre et de se débarrasser de Malfoy avait été trop grande. C'avait été précipiter les choses. Elle frappa du point sur la table, le vase tangua dangereusement mais elle n'en avait cure. Il fallait tout recommencer, plus finement encore que la première fois. En plus de cet échec, on lui annonce que la moitié de la première division se fait décimer sans raison apparente, et que l'autre moitié se fait arrêter sans aucune résistance ! Et après, on croit la rassurer en lui indiquant qu'il reste un rescapé et que c'est Bridgestone ?! Le lâche s'est enfui en laissant les autres, tu parles d'une consolation ! Elle lui ferait payer chèrement son inaptitude à mener une mission à bien. Elle avait sa petite idée du moyen…Il allait revenir la voir très vite, elle en était sûre. Il fallait qu'elle détourne l'attention un instant. Elle se servirait d'Earl pour faire un peu de grabuge. Elle remettra ses objectifs à plus tard. Quand l'émoi et les aguets seront retombés.
L'Ordre est comme une biche. Il faut s'approcher doucement, l'apprivoiser. Parfois, en marchant sur une branche sèche, on peut l'effrayer et alors elle recule de quelques bonds pour assurer sa sécurité. Il faut attendre qu'elle se ressente en confiance pour recommencer son approche, mais cette deuxième fois, il n'y aura pas de brindilles cassantes pour l'inquiéter, elle y veillerait personnellement. Elle devra patienter encore, mais tout viens à point à qui sait attendre. Plus froide est la vengeance, meilleure est son goût.
Soudain, on frappa à la porte
-Entrez, Deakin.
Un vieil homme chauve, à la moustache de morse blanche très fournie ouvrit l'imposante porte en bois du petit salon. Sa démarche était raide.
-Madame, Bridgestone attend dans le hall, puis-je le faire entrer ?
La femme se mit alors à rire. Un rire sans joie, un rire cruel.
-Oui, avec plaisir.
Le vieillard s'inclina légèrement et ressorti pour chercher celui dont il n'enviait absolument pas la place compte tenu du rire glacial qu'il venait d'entendre et qui faisait encore frissonner sa carcasse.
Bridgestone avait du mal à déglutir : il se préparait à subir le terrible courroux de cette femme véritablement maléfique. Il ne cessait de penser à Sarah, enfermée quelque part dans ce grand manoir. Elle allait sans doute pâtir de son manquement. Il vit le vieil homme s'approcher de lui de sa démarche raide et bizarrement chancelante. L'expression de ses petits yeux perçants ne lui présageait rien de bon.
Ash était assise dans un fauteuil confortable entrain de siroter un thé. Il s'arrêta après quelque pas à l'intérieur du salon. Il ne voulait pas trop s'approcher. Il s'inclina bassement, à la limite de l'agenouillement.
-Alors Conrad, quelles sont les nouvelles ?
-Je… Je vous prie de bien vouloir recevoir mes plus plates excuses, je…
-Ne te répand pas dans ces futilités : je ne t'excuserai pas. Je vois que je t'ai surestimé… Je peux te promettre que ça ne se reproduira pas. Je pensais que tu serais irréprochable… Croyant tenir quelque chose en mes murs qui pouvait davantage te motiver… Je vois hélas, que je me suis trompée, encore une fois. As-tu bien conscience que dans la seconde, selon mon humeur, je peux la faire rejoindre vos parents ? Comme ça, d'un coup de baguette magique : Avada… Oh, mais pourquoi cet air si effrayé ? Pourquoi cette peau si blême ? N'est-ce pas justifié ? Au fond de toi, je sais que tu approuves. Je suis juste. Je m'occupe de ta sœur aveugle et toi c'est ainsi que tu me remercies ? C'est toi qui paies très mal tes dettes, Conrad. Alors, que dois-je faire ?
-Je…
-J'ai déjà pris ma décision, le coupa-t-elle froidement.
Elle tira sur un sonnette et un autre jeune homme entra directement par une autre porte.
-Vous m'avez appelé ?
Ignorant le nouveau venu, elle reprit :
-tu vas rejoindre Earl en tant que sous-fifre. Tu feras tout ce qu'il te demandera. Tout comme toi, ta sœur perdra sa place. Elle ne logera plus dans le petit appartement que je lui avais attribué… Elle ira dans la cave… J'aurai un rapport sur ton comportement et ton efficacité de la part de cet idiot de Dalton. Earl, transmettez cet ordre à Dalton. Je veux un compte rendu quotidien.
-Bien, Madame.
-Vous pouvez disposer, dit-elle avec un petit sourire cruel : Earl était un très bon choix.
