Hello à vous chères lectrices !

Wow j'ai vraiment mis du temps à posté ce chapitre xD

J'espère que mon absence ne vous pas a pas empêcher de continuer à aimer mon histoire !

Je vous laisse à votre lecture, j'espère que vous aimerez 3


Chapitre 12 : A cœurs ouverts.

Les lèvres de Malfoy étaient d'une douceur de soie, quoique légèrement froides. Drago sembla surprit par l'action d'Harry mais très vite il ferma les yeux et se laissa emporter par la vague de douceur qui le prit. Il agrippa la chemise de son compagnon et soupira légèrement. Ce faisant, il entre-ouvrit ses lèvres, donnant ainsi accès à la langue mutine qui en quémandait le passage. Et là, la vague de douceur se transforma en pure vague de plaisir. Un autre soupir se fit entendre mais, franchement, il était impossible de dire de qui il venait.

Les deux jeunes hommes s'agrippèrent l'un à l'autre, comme si leur vie en dépendait. Mais par manque d'air, ils finirent par se séparer. Harry baissa ses bras et enserra Drago par la taille. Il déposa un léger baiser sur le front jeune blond puis colla son front au sien, son regard scrutant le visage de son vis-à-vis. Drago finit par ouvrir les yeux, et son océan d'argent plongea dans une forêt émeraude. Un sourire légèrement niais apparu sur ses lèvres.

- C'est une façon plutôt déloyale de gagner un argument monsieur Potter, souffla-t-il doucement.

- Du moment que ça marche, réplica ledit Potter.

- Du moment que tu n'emploies cette méthode qu'avec moi…

- Il ne peut en être autrement, sourit Harry.

Il finit par se séparer, à contre cœur, de Drago et regarda à nouveau autour de lui.

- Comment tu as trouvé cet endroit ?

- Par pur hasard. Je me baladais dans le château et j'ai vu un elfe y pénétrer par la tapisserie. J'ai mémorisé la formule et je suis revenu explorer.

- C'était quand ?

- Oh, en quatrième année.

Harry siffla longuement.

- Et tu ne t'en aies pas vanté ? demanda-t-il incrédule. Je veux dire, Drago Malfoy découvre les appartements des Fondateurs mais ne cherche pas la reconnaissance de tous ?

Drago fit une moue ennuyée.

- Je sais bien que j'étais un gamin ennuyeux à l'époque, mais même moi j'avais besoin d'un endroit où pouvoir échapper à la pression d'être l'héritier Malfoy.

Il partit s'asseoir sur un sofa puis tapota la place libre à ses côtés.

- Tu viens ? demanda-t-il en inclinant la tete sur le côté.

Harry ne répondit pas mais se dirigea vers lui. Il s'assit à la place désignée mais au lieu de rester en position assise, il s'allongea, sa tete se retrouvant les genoux du serpentard. Ce dernier se contenta d'hausser un sourcil parfaitement dessiné.

- Ca va, tu ne te gênes pas ? C'est confortable ?

- Oui merci, lui répondit Harry avec un grand sourire.

- Gryffondor, murmura Drago, comme si c'était la pire insulte qui soit… quoique pour lui ça l'était certainement.

- Hey ! protesta Harry en boudant, ce qui causa le rire de son ami.

Finalement Drago sembla décider qu'Harry pouvait rester là vu qu'il se mit à jouer avec les mèches folles qui étaient amassées sur la tete du jeune brun. Ils restèrent dans un silence relativement confortable avant que Drago ne prenne à nouveau la parole.

- Depuis tout petit, on m'a lobotomisé le cerveau sur la pureté de la race et la position des Malfoy dans la société. Je suis arrivé à Poudlard en me croyant au-dessus de tout et de tous. Je pensais que de par mon nom, les choses m'étaient dues. Mais c'était sans compter sur Dumbledore, Severus et toi.

- Moi ?

- Tu me volais la vedette, expliqua Drago en haussant les épaules. Je devais être le plus populaire, mais tu étais Harry Potter. Populaire devait être ton deuxième nom. Severus malgré son favoritisme en vue de tous, s'arrangeait pour me remettre les pendules à l'heure dans son bureau et Dumbledore, eh bien il n'a jamais porté les Malfoy dans son cœur. Et avec raison quand on voit les deux Malfoy qui m'ont précédé : Abraxas était un connard sadique et Lucius est un imbécile imbu de lui-même.

Harry le regarda surpris.

- Je ne suis plus aussi aveugle tu sais, lui dit Drago en remarquant sa réaction. J'ai commencé à me rendre compte que mon père n'en avais rien à foutre de moi, que la pureté de sang était une pure connerie – Granger en est la preuve – et que je ne voulais surtout pas lui ressembler. Et j'ai été horriblement déçu et dégouté par mon père lorsque j'ai vu comment il réagit face au Seigneur des ténèbres. Il devient un objet, une petite chose apeurée, une bête marquée au bras comme un animal. Elle est où la fierté Malfoy dans ce cas-là ? Les Malfoy ne sont dirigés par personne. Mon père à oublier les propres leçons qu'il me répétait quand j'étais petit. J'ai énormément de fierté et d'amour propre, merci bien. S'agenouiller devant une personne qui n'est pas Merlin est une honte et une disgrâce. Je vaux plus que ça.

- Et même plus encore, dit Harry en souriant.

- Evidemment, confirma Drago d'un ton hautain.

- Tu ne m'as toujours pas dit pourquoi tu avais besoin d'un coin à toi…

- Hm. Tout simplement parce que je devais garder la face, continuer à faire comme si j'adorais être la copie conforme de Lucius Malfoy. Beurk. Mais dans cette salle au moins je pouvais faire tomber le masque et souffler un peu avant de reprendre mon rôle.

Un nouveau silence pris place dans la pièce. Puis Harry le brisa.

- Tu es différent cette année. Tu ne joues plus ton rôle n'est-ce pas ?

- Non. J'en ai eu marre. Et le fait que tu aies envoyé Lucius à Azkaban m'aide beaucoup. Le ministère l'a destitué de tous ses privilèges. Je suis maintenant la personne en charge. Et vu que je ne veux rien avoir à faire avec le seigneur des ténèbres, j'ai pris mes précautions. J'ai réduit le nombre de personnes qui m'entourent et j'ai envoyé ma mère à l'étranger. Dans toute cette histoire, les Malfoy sont désormais neutres.

- Wow… je n'aurais jamais cru entendre ça un jour.

- Je te rassure, je n'aurais jamais cru dire ça un jour.

Ils rigolèrent un moment, puis Drago se pencha et posa ses lèvres sur celles d'Harry. Ce dernier sourit et répondit au baiser. Celui-ci était différent du premier, il était joueur et léger. Leurs lèvres se séparèrent à nouveau et ils se sourirent. Ils passèrent le reste de leur après-midi à discuter de tout et de rien, savourant juste leurs premiers instants à deux.

Au moment du diner, un Harry plutôt de bonne humeur fit son entrée dans la Grande Salle. Son immense sourire ne passa pas inaperçu et tout le monde se demanda ce qui pouvait bien rendre le gryffondor aussi heureux. Harry, comme d'habitude ne se préoccupa pas de l'attention qu'il recevait et fit son chemin vers la table des gryffondors. Il prit place entre Dean et Seamus, en face de Neville. C'était devenu son nouveau poste depuis qu'il ne parlait plus avec Hermione et l'autre Weasley. Et franchement, il s'amusait beaucoup plus avec les autres membres de son dortoir qu'avant. Là, pas d'Hermione pour sermonner à tout bout de champs, pas de Ron pour faire preuve d'idiotie complète et surtout, ses amis ci avaient des manières à table ! Il refréna un tremblement en pensant à Ron et sa façon de manger. Cela devrait être interdit. Et il y avait aussi un avantage particulier à sa nouvelle place, il était juste en face de Drago. Son petit-ami. Il n'arrivait pas à y croire. Pour être tout à fait honnête, il n'était pas sur de savoir comment c'était arrivé. Et il s'en foutait. Tout ce qu'il savait c'était qu'il l'avait enfin à lui et qu'il était stupidement heureux.

Son sourire s'élargit encore plus et ses amis qui le regardaient depuis un moment, ne purent que sourire aussi. C'était bien de voir Harry aussi content, il n'en avait jamais vraiment eu l'occasion.

- Ben alors petit Potter, tu as mangé de la banane ou quoi ? le questionna Dean en le poussant légèrement.

- Gné ? fit stupidement Harry, complètement déconnecté de la réalité.

- Oh je connais ce regard ! enchérit Seamus. P'tit Potty est amoureux !

Toutes les personnes dans un rayon de 5 mètres ayant entendues la douce voix de Seamus stoppèrent dans leurs mouvements et se mirent à le fixer. Harry leva les yeux au ciel avant de répondre :

- Je ne vois pas de quoi tu parles Seamus.

- Oh ne me la fait pas à moi ! insista le jeune irlandais. Si tu voyais ton visage là tout de suite ! Tu as cette espèce d'aura de bonheur pur qu'ont les personnes amoureuses. Si je ne t'aimais pas, je qualifierais ça de niais à en pleurer.

Harry se contenta de lui faire un grand sourire avant de reprendre son repas. Il n'en fallut pas plus pour que de nombreuses messes basses prennent place sur la table des gryffondors puis gagna petit à petit les autres maisons : poufsouffle, serdaigle et enfin serpentard. Sentant un regard particulièrement perçant sur lui, Harry leva la tete et son regard se retrouva directement prisonnier de celui du prince serpentard. Ce dernier haussa un sourcil auquel Harry répondit juste en souriant légèrement et en haussant les épaules avant de se replonger dans son repas. Neville qui avait suivi l'action le regarda avec les yeux très grands.

- Oh mon dieu, dit-il simplement, fixant Harry.

- Quoi ?

- Est-ce que je viens de voir ce que je viens de voir ? questionna-t-il.

Harry le fixa à son tour.

- Et qu'est-ce que tu as vu ?

- Le serpent a charmé le lion.

Harry lui sourit avant de retourner à nouveau vers son plat. C'était tout ce que Neville désirait pour confirmation. Il sourit à son tour avant de reprendre son repas, laissant Dean et Seamus dans le flou total.

Après le repas, Harry fit son chemin vers la tour gryffondor lorsque sa trajectoire fut barrée par une chevelure rousse. Harry grogna avant de s'arrêter.


Au même moment, dans une autre aile du château, deux serpents étaient assis et se tenaient très proches l'un de l'autre.

- Tu vas me dire ce qu'il y a finalement ? demanda un.

- Il n'y a rien.

- Trésor, je te connais tu sais. Il y a quelque chose qui te perturbe. J'aimerais que tu me le dises.

L'autre soupira légèrement puis se retourna et lui fit face.

- J'ai un truc à te dire. Je ne sais pas comment tu vas le prendre et je suis mort de trouille.

- A ce point-là ?

- Et plus encore.

- William, qu'est-ce qui se passe ?

William soupira longuement puis se leva et se mis à faire les cents pas devant un Theodore Nott de plus en plus inquiet.

- Je suis né le 19 juillet 1778 à Madrid. Mon père était un marquis de la noblesse espagnole et ma mère était…est un vampire. Ce qui fait de moi un demi-vampire. J'ai arrêté de vieillir une fois que j'ai atteint l'âge de 21 ans.

- Et… ?

- Comment ça 'et' ? Je viens de t'apprendre que je suis un vampire ! Eh oh, buveur de sang, créature maléfique et tout le bla bla…

- Rectification, tu viens de me dire que tu es un vampire. Tu ne me l'apprends pas. Je le savais déjà.

- Quoi ?

- Franchement William pour qui est-ce que tu me prends ? J'ai un cerveau au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, et je sais très bien m'en servir. De plus j'ai une très bonne vue. Tu dégages quelque chose qui m'a intrigué dès le départ. Il m'a suffi de creuser suffisamment pour avoir la réponse à mes questions.

- Et ça ne te gênes pas ? insista William.

- Ca devrait ? le contrat Theo.

- Je viens tout de même de te dire que je ne suis pas totalement humain !

- Et je m'en fiche comme de ma première baguette ! Will, ça ne change rien. Tu étais déjà un vampire quand les choses ont commencé nous et tu le resteras même si un jour ça finit entre nous…

- Tu veux que ça finisse ? demanda William, paniqué.

- Non ! Bien sûr que non ! Mais soyons réalistes, les histoires d'école ne durent pas souvent. Je ne fais qu'une hypothèse et… qu'est-ce qu'il y a ? finit par demander Theodore, intrigué par le comportement de son amant.

- Je ne pourrais jamais être avec quelqu'un d'autre.

- Comment ça ?

- Eh bien, les vampires sont souvent destinés à finir seuls, de par leur nature. Mais cela peut être évité si le vampire concerné rencontre son compagnon.

- Son compagnon ? Comment cela ?

- Un vampire peut avoir plusieurs relations dans sa vie mais ne pourra se lier qu'à une seule personne. Cette personne est appelée un calice. Une fois que le vampire a trouvé son calice, il sera lié à vie à cette personne. C'est un peu comme la relation entre un veela et son compagnon. En deux cents ans, j'ai rencontré de nombreuses personnes mais jamais je n'ai rencontré celle faite pour moi. Mais ça c'était avant que je te rencontre.


De l'autre côté du château, Harry réfléchissait à comment se débarrasser de la sangsue rousse en face de lui.

- Harry, minauda Ginny, j'ai entendu la rumeur tu sais. Je le savais que tu t'en rendrais compte un jour ou l'autre. Le lien qui nous unit est plus fort que tout. Et je voulais te dire que moi aussi je t'aime Harry.

- Ginny, de quoi est-ce que tu parles ? grogna Harry.

- De ce qui s'est passé au diner bien sûr ! Je le savais que tu étais amoureux de moi !

Harry haussa un sourcil, croisa les bras sur sa poitrine puis s'adossa contre le mur du couloir.

- Vraiment ? commenta-t-il.

Ginny hocha frénétiquement la tete.

- Eh bien je vais t'apprendre quelque chose, Ginevra Weasley, je ne t'aime pas. Je ne t'ai jamais aimé et je ne t'aimerais jamais.

- Ne dis pas ça ! cria la rouquine. On est fait l'un pour l'autre !

- Ginevra, tu ne m'intéresses pas. Tu n'es vraiment pas mon genre. Le roux, très peu pour moi. Et pour info, bien que je te l'aie déjà dit, j'ai déjà quelqu'un qui me plait et nous sommes ensemble à l'heure qu'il est. Il va falloir dire adieu à tes petits rêves de gamine et passer à autre chose Ginevra.

- Mais Harry…

- Non. C'est la dernière fois que j'aurais cette conversation avec toi. Dorénavant fiches moi la paix Ginny, oublies jusqu'à mon existence, parce que moi, c'est ce que je vais faire.

Il la laissa enfin plantée là et repris son chemin. Arrivé au quatrième étage, il bifurqua vers les appartements de Scarlett. Il entra et trouva cette dernière assise sur un divan, William près d'elle. Mais ce qui le frappa le plus était l'expression sur le visage de son meilleur ami. C'était une expression de tristesse et de désespoir total. Jetant Ginny et consort aux oubliettes, Harry se précipita vers son ami.

- Qu'est ce qui se passe ? demanda-t-il frénétiquement.

- Je l'ai dit à Theo, répondit simplement le jeune vampire d'une voix éteinte.

- Est-ce qu'il l'a mal pris ?

- Pas la partie du « je suis un vampire ». Apparemment il s'en doutait déjà. Mais celle du calice l'a fait flipper je pense. Le truc du compagnon à vie n'a pas du bien passé, dit William avec un petit rire sans joie.

- Est-ce qu'il a refusé ?

- Non. Au départ il pensait que je l'avais piégé mais lorsque je lui aie expliqué qu'il avait le choix de refuser ou d'accepter, il s'est calmé. Il dit… il dit qu'il a besoin de temps. Qu'il doit y réfléchir. Est-ce que tu penses que j'aurais dû attendre pour le lui dire ? Peut-être que c'était trop tôt ! Merlin, on parle quand d'engagement à vie et lui et moi ça fait juste un peu plus d'un mois ! Pourquoi est-ce que je n'ai pas attendu ? se plaignit-il.

Harry sentit son cœur se serrer. Voir William aussi perdu et désespéré n'était pas quelque chose qu'il appréciait. Il s'assit près de son ami et le serra dans ses bras.


- Monsieur Potter, si vous voulez bien me suivre.

Harry grogna mais suivit tout de même le professeur de potions. Il savait qu'il ne pouvait faire reculer plus longtemps la date de cette discussion. Mais là ce n'était pas un bon moment. Cela faisait 3 jours que la discussion entre William et Theodore avait eu lieu et toujours aucune évolution. William avait une tete de déterré. La peur de la réjection l'empêchait de vraiment « vivre ». Harry détestait le sentiment d'impuissance qui le submergeait. Mais d'un côté il comprenait Theo. C'était une décision immense à prendre à juste 16 ans. N'avoir qu'un seul compagnon pour le reste de ta vie. Mais qu'est-ce qu'il ne donnerait pas pour pouvoir les aider !

Ses pensées furent malheureusement interrompues lorsque Snape ouvrit la porte de son bureau et s'effaça pour le laisser passer. Harry poussa un long, très long soupir avant d'entrer dans l'antre de la chauve-souris. Il s'assit sur le fauteuil que lui indiqua le maitre des potions et attendit.

- Monsieur Potter, il semblerait qu'il y ait des choses à mettre au clair entre nous.

Harry ne répondit pas et continua à le fixer.

- Les dernières volontés de Lily…

- Ne changent rien du tout, l'interrompit Harry.

- Potter, je ne peux pas ignorer les dernières volontés de la seule amie que j'ai jamais eue !

- Vous l'avez très bien fait pendant plusieurs années professeur. Dès que j'ai mis les pieds ici, vous avez décidé de ne me considérer que comme le fils de James Potter, oubliant que ma mère était Lily Potter. Vous avez fait votre choix il y a six ans professeur, et les choses sont très bien comme elles sont. Vous me haïssez et je ne vous aime pas non plus. Pas besoin d'hypocrisie ici. Je n'ai pas besoin de vous et vous n'avez certainement pas envie de m'avoir dans les pattes. C'est gagnant-gagnant. Il ne reste qu'un peu plus de six mois de cette année plus l'année prochaine à tirer en notre présence respective puis on se dira hasta la vista en espérant ne se revoir que le minimum nécessaire. Il n'y a rien d'autre à rajouter. Est-ce que ce sera tout professeur ?

- Potter…

- Bien. Je vais y aller. Bonne soirée.

Sur un geste de la tete, il s'en alla. Il ne voulait rien avoir à faire avec Snape. Le peu qu'ils se côtoyaient lui suffisait amplement. Si Snape ne l'avais pas traité comme la dernière des vermines pendant toutes ces années, les choses se seraient surement passées différemment. Mais il était trop tard maintenant.

Les mois se succédaient et ne se ressemblaient pas toujours. Harry et Drago continuaient d'explorer leur relation sans pour autant aller au-delà de câlins et de baisers. Ils prenaient les choses petit à petit, profitant juste des moments qu'ils avaient ensemble. Tout se passait pour le mieux dans leur monde, même Voldemort se tenait tranquille (ce qui en général ne présageait rien de bon). La seule ombre au tableau était que Theodore n'avait toujours pas pris de décision et que William, malgré tout son bon vouloir, n'arrivait pas à complètement cacher sa peine. Harry espérait juste que le miracle de Noel ferait en sorte que tout s'arrange entre ces deux-là.

Les vacances de Noel approchaient, il ne restait plus que deux jours avant que le château ne se vide pour la plupart. Harry se baladait dans les couloirs, à la recherche de son petit-ami. Il le retrouva finalement à la volière, en train d'attacher une lettre à la patte d'un hiboux.

- Hey, souffla Harry.

- Salut, lui répondit Drago en souriant.

Une fois le hiboux parti, Drago s'approcha de lui et l'embrassa tendrement du bout des lèvres.

- Bien dormi ? demanda-t-il ensuite.

- Comme un bébé, répondit le jeune Potter. Et toi ?

- Comme un charme !

- Parfait. Je voulais te demander quelque chose…

- Je t'écoute ?

- Eh bien je me demandais si tu voudrais bien passer les vacances de Noel avec moi.

- J'adorerais. Mais je voudrais voir ma mère aussi, répondit Drago.

- On pourrait passer la première partie des vacances à l'Antre puis au manoir Potter et ensuite prendre un portoloin pour l'Italie ?

- Je dis que c'est une très bonne idée que vous avez eu là monsieur Potter.

- C'est décidé alors. Je te ferais visiter l'Antre.

- J'ai hâte, sourit Drago.

Sur un dernier baiser, ils se séparèrent et allèrent chacun à leurs cours respectifs. Personne en dehors de Daphné, Theo, Neville, William et Blaise ainsi que Scarlett ne savait pour eux. Et ils préféraient que les choses soient ainsi. Il n'avait pas besoin que tout le monde vienne fourrer leurs nez dans ses affaires.