Avant-propos: Et un nouveau chapitre, un! Pour les reviews, Moni-K : Merci pour tes reviews, mais laisse tomber la piste de la télépathie, ça ne sert à rien! Dawn Delestre : Tu dis que je suis parfois difficile à comprendre, si tu pouvais m'indiquer quels passages sont incompréhensibles, ça m'aiderait beaucoup! Et je suis contente que mon histoire te plaise : )Roselia001 : Merci pour ta review, et pour le «souvenir» d'Élena, ce sera un peu plus tard, malheureusement :P
Disclaimer: Mes hommages à Lisa-Jane Smith et aux producteurs de la CW, aucun de leurs personnages ne m'appartiennent, mise à part Adélaïde. Je ne fais que jouer à la poupée avec leur oeuvre.
Résumé: Et si il existait quelqu'un sur cette planète de plus puissant que les Originaux eux-mêmes? Et si cette personne était en mesure de botter le joli petit cul de Damon Salvatore?
Mise en garde: Risque de suffocation. Peut causer la dépendance.
Précédemment...
-On a fait un marché, avoua-t-elle. Elle libérait mes souvenirs effacés et je lui donnais du sang pour qu'elle ait la force de s'enfuir.
-Des souvenirs effacés? l'interrogea Damon.
Aujourd'hui était un jour normal, à Mystic Falls. Il n'y avait rien d'anormal à déclarer, du moins pas plus qu'à l'habitude. Si la population «normale» était tenue à part des incidents surnaturels des derniers mois, même les plus initiés n'auraient eu le présage d'une énième menace.
Il y avait cet homme, au bar. D'apparence quelconque, cheveux bruns, yeux bruns, ni trop grand ni trop petit, ni particulièrement beau ou laid. Il sortit un objet noir de sa poche, d'où un petit écran lumineux affichait un point rouge en constante évolution qui avançait sur une carte. Le point s'immobilisa subitement, et un autre, bleu cette fois-ci, apparu juste à côté. Voyant cela, l'homme cru à un dysfonctionnement de son géolocalisateur et le frappa légèrement contre le rebord galvanisé du comptoir. Mais il revint vite à l'évidence, et une idée germa dans son esprit.
Il alla s'asseoir à une table libre –il y en avait beaucoup à ce moment-ci de la journée-, puis sortit un médaillon ambré et une carte routière de la région qu'il déplia et étala. Il enroula la cordelette du médaillon autour de son poignet et fit tournoyer la pierre au-dessus de la carte pendant quelques instants. Au bout d'une minute, il s'arrêta brusquement sur un emplacement bien précis. Cet endroit n'était pas inscrit précisément sur la carte, ce n'était donc pas une route ou un endroit habité. Plutôt comme une forêt.
L'homme esquissa un sourire satisfait, puis rangea tous ses instruments dans ses poches, sauf le GPS, où il entra de nouvelles données récupérées sur la carte routière. Il retourna payer sa consommation au comptoir, puis sortit de l'établissement d'un pas pressé. Son patron, un homme intelligent, n'en serait que plus fier de lui. Il était exigent et de plus en plus énervé, ces temps-ci, puisqu'il mettrait à exécution une vengeance datant déjà de plusieurs siècles.
Pour sûr, Maddox était le meilleur sorcier qu'un patron particulier pouvait espérer.
Toujours dans la forêt, Adélaïde ne savait plus si elle devait mettre ses dernières cartes sur la table ou attendre que quelqu'un ou quelque chose se manifeste à elle. À ses côtés, Katherine semblait tout aussi perplexe quant à suivre docilement ou tenter en vain de s'enfuir.
- Tu es sûre de savoir ce que tu fais? demanda-t-elle à Adélaïde.
- Absolument pas.
- Ta sincérité me fait peur à voir.
- J'hésite à m'effrayer moi-même.
- Tu devrais peut-être te décider, et vite. Si tu dis que tu t'es échappée du manoir, tu ne devrais pas tarder à avoir les frères Salvatore qui te collent au derrière. Et pas dans le bon sens du terme, ajouta-t-elle, stoïque.
- Parce que tu sais de quoi tu parles, hein? railla-t-elle.
- Oui. Mais j'ai passé l'âge de ces petits jeux.
- Si jolie, mais si sadique, soupira Adélaïde. Bon, tu sais quoi? Je crois que j'ai une idée.
- Non, sans blague? fit-elle en roulant des yeux.
- La seule solution potable qui me vient à l'esprit serait de retourner chez moi.
- Et moi?
- Tu me suis, bien évidemment.
- Et comment on se rend jusque là?
- On est des vampires, tu te souviens? Et on a des jambes, aussi, donc fais un lien!
- Trouble de personnalité limite, soupira Katherine pour elle-même. Tu sais que tu ne pourras pas toujours te liguer du côté des humains ou des vampires selon ce qui t'avantage le plus, Adèle?
- Ne m'appelles pas comme ça, siffla-t-elle.
- Tu vois? C'est exactement ce dont je parle! D'un coup tu es Adèle, la charmante humaine, et le temps de se retourner tu es déjà redevenue Adélaïde, vampire sado-maso qui me propose de courir jusqu'au Canada. Décide-toi, bon sang!
- Premièrement, répliqua-t-elle, j'ai bien le droit d'être qui je veux si ça me chante. Et deuxièmement, qui t'a parlé de traverser tout le pays à la course?
- Alors qu'est-ce que tu comptais faire?
- Y'a un aéroport, dans le coin?
- Oui.
- Eh bien c'est là qu'on va se rendre, maintenant, pour sauter dans un avion.
- Je ne voudrais pas te contredire mais, tu ne trouves pas que ton apparence fait un peu louche?
Adélaïde s'examina de haut en bas. «Elle a raison», pensa-t-elle. La jeune femme n'avait pas changé de vêtements depuis un moment, et ceux qu'elle portait étaient déchirés et souillés de sang. Et la robe de Katherine n'était pas en meilleur état. «Depuis combien de temps nais-je pas pris de douche?» songea-t-elle.
- Et si on s'arrêtait dans un hôtel? proposa-t-elle.
- J'en bave déjà!
- On a besoin d'un sort de localisation, décréta Stefan.
- Non, tu penses? railla son frère, un verre de sang à la main.
- Je crois qu'il est sérieux, Damon, lui fit remarquer Élena.
- Je sais, je ne suis pas stupide, non plus. Quoi? Non mais... Arrêtez de me regarder comme ça! Appelez plutôt notre sorcière bien-aimée pour qu'elle vienne à le rescousse, ça serait peut-être plus utile que de loucher comme des crétins!
Elle le gratifia pour toute réponse d'un regard exaspéré avant de sortir son portable de sa poche.
Élena s'éloigna un peu des deux frères pour appeler Bonnie, mais elle savait que c'était plutôt inutile car ils auraient pu entendre leur conversation même si elle s'était trouvée à l'extérieur de la pension.
- Élena? répondit Bonnie au bout de trois sonneries.
- Désolé de te déranger comme ça, fit son amie, mais on aurait besoin de ton aide.
- Pour faire quoi? demanda-t-elle simplement.
- Un sort de localisation.
- Je crois que ça pourrait être possible, déclara-t-elle après un moment d'hésitation.
- Est-ce qu'il me faut un objet appartenant à le personne concernée?
- Préférablement, oui.
- Alors passe chez moi avant de venir, mon frère pourra t'arranger quelque chose avec ça.
- D'accord, je serai bientôt là, une quinzaine de minutes tout au plus.
- Bonnie? fit Élena avant qu'elle ne raccroche.
- Quoi?
- Merci.
Et les deux jeunes femmes prirent congé.
- Je ne vois vraiment pas pourquoi vous vous acharnez tant à la retrouver, s'adressa-t-elle ensuite à Stefan et à Damon.
Ce dernier se contenta de rouler des yeux et de terminer son verre cul sec.
La porte du Mystic Grill s'ouvrit brutalement, laissant entrevoir un visage courroucé. Il était mécontent. Maddox lui avait indiqué le mauvais chemin. Enfin, presque. Ce qu'il cherchait n'était déjà plus là, il était arrivé trop tard. Et tant qu'à perdre son temps, il allait s'appliquer à bien le faire. Peut-importe, il avait encore l'éternité devant lui, et toutes ces années encore pour assouvir sa vengeance. Une éternité de rêves inespérables.
Au moment où il allait se commander un verre, son téléphone vibra dans sa poche.
- Maddox? répondit-il sèchement.
- J'ai les nouvelles coordonnées.
- Où?
- Dans un hôtel près de l'aéroport de Richmond.
- C'est loin d'ici?
- Non, environ un quart d'heure à vol d'oiseau, vers l'Est. Je vous y attends.
- Bien, le congédia-t-il avant de raccrocher.
Un sourire de satisfaction se dessina sur son visage. Sa quête était presque terminée. Sans même avoir consommé, il ressortit du Grill et embarqua dans sa voiture. Il fit bifurquer sa Cadillac sur l'autoroute nationale, vers l'Est, et dans un peu plus de vingt minutes il arriverait à bon port.
- Il me faut des bougies, déclara Bonnie.
- Je vais t'en chercher, décréta Jéremy.
Le jeune homme n'avait évidemment pas pu s'empêcher d'accompagner sa petite amie lorsqu'elle lui avait annoncé avoir besoin d'un objet appartenant à Adèle pour accomplir un sort. Il avait bien sûr été interpellé par l'effet dévastateur des pouvoirs de Bonnie sur son corps, ces temps-ci, mais aussi pour assister à la conclusion de l'histoire à laquelle il avait ardemment participé.
Il plaça les bougies qu'il avait trouvé un peu partout dans la pension autour de la sorcière, en prenant bien soin de les allumer lui-même afin qu'elle ne gaspille pas son énergie pour rien.
- C'est tout? lui demanda-t-il.
- Oui, ne manque plus que la photo.
La photo en question était l'objet le plus personnel et le plus représentatif qu'il avait pu trouver dans les affaires d'Adèle. Elle y apparaissait, souriante et placée en perspective devant une riche maison de campagne. On voyait bien que ça datait déjà de plusieurs années. «Les femmes traînent n'importe quoi comme vieilleries, dans leur sac à main», pensa Jéremy.
Il la tendit à Bonnie, qui la plaça à son tour dans un petit bol en cuivre, lui-même disposé entre une carte routière et un briquet. Toutes les lumières du manoir s'éteignirent du même coup, faisant sursauter bien malgré eux les frères Salvatore qui étaient jusque là restés à l'écart. La noirceur n'affectait malgré tout en rien leur vision nyctalope.
À la lueur des bougies, Bonnie commença à s'affairer. Elle prit la photographie et se mit à la déchirer minutieusement en lanières parallèles. Elles les remit dans le bol puis, avec le briquet, y mit le feu. Lorsque le tout fut entièrement consumé, la sorcière prit une poignée de cendres, ferma les yeux, et entra en transe. Un charabia incompréhensible s'échappa de sa bouche, ses paupières se mirent à papilloter et ses yeux révulsés prirent la couleur du sang. Lorsque finalement elle s'évanouit, les cendres glissèrent de ses doigts jusque sur la carte, s'accumulant en une fine ligne grise qui indiquait le chemin parcouru par Adèle depuis son échappée.
Jéremy accourut rattraper Bonnie.
Damon s'approcha de la carte, et reconnu l'endroit qui y était pointé. Richmond. Aéroport.
- Tu penses ce que je pense? demanda-t-il à son frère.
- Absolument, répondit Stefan. On y va?
- Oh que si, se résolut-il en se dirigeant vers la porte d'un air décidé.
- Tu crois qu'ils viendraient nous chercher jusqu'ici? demanda Katherine à Adélaïde.
Elles étaient arrivées à l'hôtel quelques minutes plus tôt. Chambre 307. La jeune femme inséra la clé électronique dans la fente réservée à cet effet, puis tourna la poignée.
- Comment sauraient-ils où nous sommes? répliqua-t-elle en refermant la porte derrière elles une fois qu'elle furent entrées.
- On ne sait jamais, fit Katherine en haussant les épaules. Ils sont beaucoup plus débrouillards qu'il n'en ont l'air.
- On verra bien, balaya-t-elle du revers de la main. Pour l'instant, c'est toujours toi qui à l'air le moins zarbi, alors c'est à toi d'aller réserver deux billets d'avion. Aéroport international Pierre-Eliott Trudeau, tâche de t'en souvenir, mais n'essaie pas de t'enfuir, tu sais aussi bien que moi que je te retrouverais en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.
- C'est vraiment ce que tu penses de moi? s'indigna la vampiresse.
- Rhoo, fais pas la gamine tu sais très bien ce que je voulais dire. Bon, allez, je vais m'offrir un décrassage en bonne et due forme, je te donne une demi-heure, pas plus.
Elle se dirigea vers la salle de bain, et verrouilla la porte à double tour.
- Uh... D'accord? répondit Katherine avec un moment de retard.
Au moment où elle allait quitter la chambre, Adélaïde rouvrit la porte en vitesse et interpella Katherine.
- Hé, Kat! héla-t-elle.
- Quoi?
- Tu pourrais nous rapporter des vêtements, tu sais... Uh... Acceptables?
- D'accord, soupira-t-elle de nouveau.
Adélaïde referma la porte pour de bon.
La jeune femme ne prêta aucune attention au luxe dont elle était entourée, son principal but étant de se débarrasser de la mauvaise odeur dont elle était affublée depuis un moment.
Elle ouvrit le robinet de la douche en marbre et plaça l'indicateur au plus chaud possible. Elle en avait bien besoin. Après s'être déshabillée, elle jeta ses vêtements dans la chute à lige qui était juste à côté. Prenant quelques secondes pour examiner l'état de son corps, elle découvrit plusieurs courants sombres qui marbraient son abdomen et son bas ventre. Son doigt s'y enfonçait légèrement plus qu'ailleurs, ce n'était donc pas de simple ecchymoses. Adélaïde sentit une croûte craquer dans son dos lorsqu'elle se pencha et entra dans la douche. Elle y toucha du bout des doigts, et découvrit qu'il s'agissait de sang séché.
Et pas le sien.
La jeune femme se mit à y réfléchir tout en essayant de la faire ramollir à grands renforts d'eau chaude et de coups de brosse. «Oh, mince», comprit-elle finalement. C'était le sang de l'hôtesse de l'air, Jessica, qu'elle avait tuée dans l'avion le premier jour de son arrivée.
Combien de temps qu'elle était arrivée, déjà?
Tout en faisant un rapide calcul, la croûte céda enfin, se décollant d'un coup sec de son dos, et elle eut l'impression qu'on lui avait enlevé un plâtre.
Adélaïde s'affaira rapidement, s'enroula dans une serviette puis, sortit de la salle de bains. Katherine l'attendait, confortablement installée dans un fauteuil Queen-Anne fleurit. Ne l'ayant pas entendue entrer, elle sursauta.
- Tu comptais mourir sous l'eau? railla-t-elle.
- Très drôle. T'as les billets?
Elle sortit les deux pamphlets de son dos et les agita en guise d'éventail.
- Bien. Je te laisse la place, fit-elle en désignant la salle de bain.
Au même moment, on toqua à la porte de leur chambre.
- On fait quoi? paniqua Katherine.
- Je sais pas, mais j'ai quelques petits doutes au fait que ce ne soit pas le room service.
La jeune femme s'approcha malgré tout de la porte, et regarda au travers du judas.
Personne.
Elle tourna lentement la poignée, ouvrit la porte, et regarda à l'extérieur.
Personne là non plus.
- Vous croyiez vraiment vous en sortir comme ça? grogna une voix d'homme.
Et voilà! Un autre chapitre! À l'origine, il était beaucoup plus long que ça, genre six mille mots, mais je trouvais que ça n'avait pas de sens, alors cette fiction comptera treize chapitre au lieu de douze :P Et le prochain sera, commen dire, explosif, héhé :D
À la semaine prochaine!
