Voilà ! Un nouveau chapitre pour vous, offert par la maison ! Cette fois les monstres n'ont qu'à bien se tenir ! N'hésitez pas à mettre des commentaires pour commenter ! ( logique !) A nous mettre des critiques pour que l'histoire s'améliore ou dire que vous avez liké cette histoire ! Sur ce, bonne lecture !
12. Léo
Léo ne pouvait pas avoir plus honte qu'aujourd'hui. Bien sûr, il avait fallu qu'il se soit laissé bercer par la voix de Delphine. Et avec sa chance de veinard, il s'était réveillé dans une position un peu bizarre avec Annabeth. Percy et Delphine s'étaient bien fichus d'eux. Mais à présent, ils se trouvaient tous dans le Sénat et un problème se posait : Comment allaient-ils tuer tous les monstres sans les réveiller ?
Ils devaient réfléchir à cette question vraiment très importante. Ce qui n'allait pas être facile. Qu'est ce qu'ils allaient bien pouvoir faire ? Il aurait bien voulu pouvoir sortir de sa ceinture à outils une sorte d'aspirateur géant à monstres ou une déchiqueteuse ensorcelée. Mais malgré les grands pouvoirs de sa ceinture à outils, celle-ci ne pouvait pas toujours lui donner ce qu'il voulait, comme un robot tueur en or super balèze tirant des rayons lasers à la Jedi. Tout cela énervait Léo, qui n'aimait pas réfléchir et se faire à l'idée d'abandonner le robot de ses rêves.
A part ça, revoir Piper et Jason lui avait fait plaisir. Il y avait des mois qu'ils ne s'étaient pas revus. Jason voulait renouer avec ses anciens amis après la quête et Piper, éperdument amoureuse qu'elle était, ne pouvait se résigner à ne pas le suivre. Mais Léo, lui, ne pouvait pas abandonner ses frères, ses sœurs et son magnifique bunker qui protégeait son Argo et donc Festus, son fidèle compagnon. Les trois amis avaient donc dû se séparer, à contrecœur.
Dans le Sénat s'étaient réunis tous les survivants. La salle était immense. Tout le monde gesticulait dans tous les sens pour panser et nettoyer les blessures des guerriers. Beaucoup étaient blessés, d'autres ne bougeaient plus, inertes. Certaines blessures étaient dignes des plus grands films d'horreur. Parfois, elles étaient profondes. Mais la plupart étaient superficielles.
Un énorme brouhaha régnait dans le Sénat, mélangeant les pleurs et les cris des noms des personnes disparues. Léo était attristé de voir comment le Camp de Jupiter avait été réduit en ruine en aussi peu de temps. Il ne put s'empêcher de ressentir une immense colère contre tous ces monstres et en même temps de la tristesse pour tous les demi-dieux morts pour sauver le camp; morts en héros au moins.
La dernière fois que le camp avait été dans une telle panique, c'était à cause de lui, quand il s'était fait posséder par un eidolon, quelques mois auparavant. Il avait bombardé la Nouvelle Rome sans le faire exprès.
Il regarda tout autour de lui et les même scènes réapparaissaient dans tous les coins. Il se demanda comment les dieux avaient-ils pu laisser faire une telle chose. Il en était à cette réflexion quand il remarqua qu'il manquait quelque chose à tout ça.
- Comment se fait-il que Terminus ne vous ait pas protégé ? demanda-t-il.
- Ne crois pas ça, Terminus nous a protégé du mieux qu'il pouvait mais ses pouvoirs ont diminué, le combat l'a épuisé. Le mieux qu'il pouvait faire pour nous, c'est de protéger le Sénat pour nous permettre de soigner les blessés et de nous reposer, répondit Jason.
Il avait vraiment l'air attristé. Léo ressentit un peu de peine pour cette statue sans bras, même si Terminus ne lui avait pas fait un très bon accueil, la première fois.
- La Nouvelle-Rome est presque entièrement détruite, nos effectifs sont très faibles, nous allons manquer de nourriture et d'ambroisie. On essaye de maintenir l'ordre mais on ne va pas tenir longtemps, enchaîna Jason.
- A combien tu évalues les pertes ? demanda Percy.
- Sur une échelle de 1 à 10 ? réfléchit Jason. Je dirais 5. On a perdu 50% du camp.
Il regardait les deux préteur se concerter. Pour Jason, voir la Nouvelle-Rome comme ça devait lui faire un choc. Lui qui était préteur et qui veillait à maintenir l'ordre et la protection, tout ça devait l'accabler. Piper lui serra le bras pour tenter de le réconforter. Elle posa son menton sur son épaule et Jason lui déposa un baiser sur son front. Ils étaient vraiment mignons ces deux là, se dit Léo intérieurement. Mais à ce moment là, un grand blond maigrelet que Léo connaissait bien s'avança vers eux.
- Oh non, pitié, pas lui, supplia Annabeth.
- Comment osez-vous venir ici ? rugit Octave.
- C'est toujours un râleur de première classe, à ce que je vois, remarqua cyniquement Léo.
- Ils ont parfaitement le droit de venir ici ! Ils sont, eux aussi, des demi-dieux, tu t'en souviens ?! En plus, ils sont nos amis et ils viennent juste de nous sauver temporairement des monstres ! répliqua Jason.
Et en plus de ça Alzheimer, se dit Léo intérieurement, il faut se faire soigner, mon pauvre Octave.
- Oui, sans eux, nous serions morts ! Tu devrais les remercier Octave, renchérit Piper.
Léo avait remarqué que Piper l'avait enjôlée car le sénateur hésita et sans le vouloir les remercia. Cela relevait de l'exploit vu qu'Octave était du genre rancunier.
- Ne changeons pas de sujet, dit ce dernier, comme pour faire oublier ces dernières paroles, vous êtes quand même des Graecus, vous n'avez donc rien à faire ici ! Maintenant, partez et ne revenez plus détruire notre belle ville !
Même après plus d'un an à collaborer avec des Graecus, il continuait à radoter ces même phrases. A croire qu'il était né pour ça.
- Tu ferais mieux de te taire, Octave et de passer ton chemin, lui ordonna Percy, le visage contracté de fureur.
- Je n'ai pas d'ordres à recevoir de toi ! dit Octave.
- Certes, mais tu oublies quelque chose, Percy est toujours préteur et donc ton supérieur hiérarchique, intervint Jason.
- Tu le sais mieux que moi, il est strictement interdit d'avoir plus de deux préteurs.
- Je n'ai pas le souvenir que ce soit écrit quelque part ! s'exclama Jason en faisant semblant de réfléchir. De toute manière, c'est fait et tu as le devoir de nous obéir.
- En plus, ne sommes pas venus ici pour te voir mais pour parler à des gens un peu plus conciliants, si tu vois ce que je veux dire, rétorqua Annabeth.
- Et bien c'est fait, continua Octave durement, vous pouvez donc rentrer dans votre minable colonie remplie de gens aussi ignobles que vous !
Soudain, Annabeth perdit patience et sortit de son étui son poignard. Elle fonça vers Octave en poussant un rugissement de colère. D'un seul mouvement, elle positionna son poignard sous la gorge du sénateur. Manifestement terrifié, il avait l'air d'une bête suppliant son chasseur de lui laisser la vie sauve.
A ce moment-là , Reyna fit irruption dans le Sénat. Elle avança vers eux, avec fermeté et assurance. Au passage, elle prit une bouteille d'eau et en avala une gorgée. Ses yeux noirs les fixait avec une légère douceur. Quant à ses cheveux noirs comme l'obsidienne, ils étaient relevés en queue de cheval. Ses vêtements étaient déchirés à certains endroits. Son corps était parsemé d'égratignures. Elle avait l'air d'être sortie d'un combat avec une paire de ciseaux.
Comprenant parfaitement la situation, elle lança impérieusement à Octave :
- Cesse de faire ton cirque et rends leur grâce de t'avoir laissé en vie !
- Oui, heureusement que nous avons une patience d'ange, rétorqua Léo sans regarder Annabeth qui avait toujours son poignard enfoncé dans la gorge du blond.
Annabeth rangea son poignard au moment où Reyna s'apprêtait à le lui demander. Soulagé, Octave s'écarta et déclara :
- Très bien, puisque c'est comme ça, je rejoins mes quartiers, du moins ce qu'il en reste.
Il jeta un regard lourd de sens à Percy et Annabeth puis s'en alla.
- C'est pas pour casser l'ambiance mais, où sont Hazel et Frank ? demanda subitement Léo.
- En mission de reconnaissance, pour voir s'il n'y a pas d'autres monstres qui tentent de nous attaquer de nouveau, lui répondit Jason.
Il avait trouvé nécessaire de poser cette question car, malgré la rivalité entre ce bon vieux malabar de Frank et lui, il l'aimait bien. Hazel, elle, avait quelque chose de réconfortant, qui lui rappelait sa mère. Le fait d'être avec elle lui faisait du bien. Comme si il pouvait tout lui dire en sachant qu'elle le comprendrait. Même s'il savait qu'il pouvait compter aussi sur les autres. Il se rappelait encore des phrases de la déesse Némésis : « Tu seras toujours le type en trop, toujours la septième roue. Tu ne trouveras pas ta place parmi tes camarades ». Cette affirmation lui trottait toujours dans la tête. Même si, les autres lui avaient prouvé le contraire. Cette phrase lui restait coincée dans la gorge. La seule qui avait su lui redonner courage était Hazel. Mais à cause de ça, il avait du mal à se confier aux autres.
Il revint à leur problème principal et essaya de trouver une solution. Dehors, il y avait une armée de monstre en plein dodo et quand ils allaient se réveiller, ils auraient sans doute envie d'un petit casse-croûte. Et ils n'avaient pas besoin de belles aux bois dormant avec des envies de faims dévorantes, au dos. Les demi-dieux pouvaient alors tenter d'envoyer les automates d'Archimède. Eh oui, pourquoi pas. Il lui restait toujours l'Argo II, des automates, d'autres machines qui restaient du combat et qui attendaient sagement sur le front ses prochains ordres.
Léo aimait bien ses automates. Franchement, qui n'avait pas rêvé d'être à la tête d'une armée d'humanoïdes ? Un rêve de gamin réalisé !
Il décida de faire part de son plan à ses amis :
- Et si on envoyait mes automates et l'Argo II s'occuper de nos belles aux bois dormant ?
- Je crois qu'on va tous y passer si tu nous bombardes avec tes balises, déclara Jason.
- A moins qu'on utilise de la peinture ! pensa Annabeth à voix haute.
- De la peinture ? demanda Delphine vraiment sidérée. On avait fait tout sauf ça de tuer des monstres avec de la peinture !
- Eh bien, à vrai dire, si. Pendant la guerre des Titans, les Poneys Fêtards, les frères de Chiron, avaient utilisé une sorte de peinture pour tuer les monstres, dit Percy.
Léo n'avait jamais entendu parler de cette histoire, elle paraissait invraisemblable.
- Oui, de la peinture et du bronze céleste en poudre mélangés, mais on pourrait mettre de l'or impérial dedans, ça aura le même effet, ajouta Annabeth.
- Donc vous avez besoin de peinture, mais nous n'avons pas d'or impérial en poudre, dit Reyna.
- Moi, je peux en créer ! s'exclama Léo.
- Mais comment ? l'interrogea Jason.
- Tu oublies que je suis beau, intelligent, élégant…, répondit Léo.
- Mais aussi orgueilleux, arrogant, impertinent… se moqua Delphine.
Un fou rire se fit entendre, cela détendit nettement l'ambiance pesante qui régnait. Mais Léo reprit, plus sérieux cette fois :
- Le plus important c'est que je suis un fils d'Héphaïstos et transformer de l'or en poudre pour moi, c'est de la tarte. Il me faut l'or, une forge et un peu d'aide ne serait pas de refus, pour aller plus vite.
- Mais si je te donne nos armes en or impérial, nous n'en aurons plus en cas de riposte, et c'est une situation qu'il faut envisager, déclara Reyna.
- C'est un risque à prendre ! intervint Annabeth. Et je ne pense pas que vous résisterez à une deuxième attaque, de toute façon.
- Très bien ! décida Reyna. Tu disposeras de vingt épées, pas une de plus.
Reyna fit signe à deux soldats qui se trouvaient à proximité d'aller les chercher.
- Et pour la peinture suivez moi, reprit-elle.
