Salut !

Je profite du fait que mini moi soit dans sa chambre p-

...

ELLE ARRIVE ! PAR MERLIN FAITES QUELQUE CHOSE ELLE ARRIVE AVEC SON SOURIRE MACHIAVÉLIQUE ! T_T

Ahah non je déconne. Enfin si, elle va arriver d'une minute à l'autre pour venir tirer sur le fil de mon ordi, taper sur le clavier ou même éteindre carrément. Je peux vous dire que les séances d'écritures deviennent sportives avec elle dans les parages. J'espère néanmoins que le chapitre sera à la hauteur de vos espérances. Enfin si vous en espérez quelque chose !

Bref. Si j'ai le temps, normalement j'ai encore deux minutes à peu près, je réponds aux reviews mais sachez que je vous remercie tous ! Chana : Je t'autorise aussi ! Eejil : C'est le rendez-vous des morues ?

Bonne lecture !


J'observe Michelle entrer dans ma chambre et j'affiche un air morne tout en m'habillant. Dans son plus simple appareil, elle se dirige vers mon placard, fouille quelques secondes avant de choisir une culotte et de s'en aller.

- Dis-donc, ne me dis pas que tu utilises mes sous-vêtements en plus ! je râle en la poursuivant.

A force de la voir déambuler à poils dans l'appart, je commence à m'y habituer mais alors ça, non.

Juste non.

- Euh, c'est pour nettoyer mes vitres, s'explique-t-elle précipitamment avant de s'enfermer dans sa chambre.

Je tente de l'ouvrir, agacée, mais elle l'a fermée à clé. Je sors ma baguette et le sort est levé. Elle pourrait quand même songer à changer ses méthodes de protection. Une fois entrée en trombe, je reste bouche-bée.

Elle me lance un sourire hésitant tandis que je constate qu'en effet, elle nettoie des traces de sang sur sa fenêtre avec MA culotte. Je ferme les yeux tout en inspirant, cherche quelque chose à dire, expire.

- Tu as une baguette, non ?

Je ne veux même pas savoir à qui appartient ce sang.

- Je préférais utiliser ta culotte, me répond-elle, fébrile.

D'accord.

Ce qu'elle me dit est quand même assez inquiétant pour être relevé. Comme je ne sais pas quoi rétorquer, je ne bouge pas et attends qu'elle termine en la fixant. Est-ce que je suis la seule à trouver anormal tout ce qu'elle entreprend de faire dans cet appartement ? Elle s'incruste dans mon bain, ajoute des têtes réduites dans mes toilettes, accroche des lustres avec des doigts, fixe un portrait du Maître nu sur mon mur, organise des soirées loufoques avec des gens aussi fous qu'elle. Mais qu'est-ce que je fais encore là à la regarder faire ses conneries avec mes affaires ?

Et puis qu'est-ce que ça pue ici ! On croirait qu'il y a un raton laveur en décomposition sous son lit ! Ou que sais-je ?

A y réfléchir je ne préfère même pas vérifier. Pas envie d'avoir une mauvaise surprise.

Michelle finit par s'avancer vers moi en me tendant ma culotte.

- Euh non merci, je lui fais. Je ne la mettrai plus.

- Ah je peux la garder ? demande-t-elle en la tenant contre son cœur.

Il faut que je me barre d'ici.

Je sors.

- Tu seras à la réunion ? pépie-t-elle en me suivant.

- Comme toujours, je réponds en prenant soin de lui claquer la porte des toilettes au nez.

- Bonjour tête de cul, ricane Alicia-tête-coupée.

- Ferme-la, je grince.

XXXXX

"Les nés-moldus, leur origine ?

Des nés-moldus, nous en connaissons tous. Pour ce qui est de les accepter ou non dans notre communauté, c'est une autre histoire. Certains diront que c'est un hasard, d'autres diront qu'ils volent leurs pouvoirs aux sorciers, d'où la naissance des cracmols. Je vous donne enfin la réponse à vos interrogations !

Une récente étude menée depuis treize ans - rien que ça ! - par Batilda Hooper et son équipe a démontré que ces nés-moldus n'ont pas de pouvoirs par hasard. Et non, ce n'est pas du vol non plus. Tout du moins pas totalement. Treize ans de recherches, ce n'est pas rien. Notre chère Batilta a été très pointilleuse là-dessus et peut vous confirmer qu'absolument tous les nés-moldus sur qui elle avait fait ses recherches descendent, sous plusieurs générations, de sorciers. Leur dernier ascendant d'une famille de sorciers était alors un cracmol s'étant uni avec un ou une moldue.

Batilda a étudié les gènes des parents de ces nés-moldus, et l'un d'eux, à chaque fois serait porteur du gêne sorcier. Un gêne endormi qui ne se réveillerait qu'après plusieurs générations...

Étonné(e)s ? Vous pouvez mes ami(e)s car, et oui, le né-moldu à côté de vous est peut-être un de vos lointain cousin.

Pour plus de détails sur cette étude, veuillez vous en référer à l'article écrit par Batilda Hooper dans le -"

Je lève les yeux du journal amateur pour regarder Bellatrix. Ses yeux noirs brillent et semblent ne plus savoir où se fixer tellement ils passent de droite à gauche. Elle affiche un rictus sinistre, ses doigts sont crispés sur sa baguette d'où sortent de jolies petites étincelles qui vont bientôt mettre le feu à la jolie, très ancienne, et très chère table des Malefoy.

Ce qu'un certain blond a remarqué puisqu'il surveille du coin de l'œil avec un air mauvais Ballatrix frétiller sur place tellement elle a des envies de meurtre.

- Que ce soit cette Hooper et son équipe de bras cassés, siffle-t-elle d'ailleurs, ou ce journaliste qui a écrit ce torchon, je veux que nous les trouvions, TOUS ! On les castre, on leur brûle les yeux, on leur découpe le vagin, ce que vous voulez MAIS JE VEUX QU'ILS SOUFFRENT ! Et Hooper, vous me l'amenez, vivante, propre, sans égratignure. Je vais m'en occuper personnellement. Je vais lui ouvrir le ventre du bas jusqu'au sternum, je lui arrache ses côtes, je lui bouffe les poumons et je donne ses tripes à bouffer de force à ses propres gosses ! JE VEUX DU SANG, DES LARMES, DES CRIS, BUTEZ-LES TOUS !

Elle s'arrête là-dessus, le souffle court, erratique, les mains tremblantes et les joues rouges.

Personne n'ose rien dire, nous hochons la tête, bouche fermée, de peur de sortir une connerie. Alors qu'elle sort de la pièce, plusieurs en profitent pour reprendre leur respiration, dont moi.

- Je ne vois pas pourquoi elle s'énerve, nous fait Rookwood. C'était un article intéressant.

Rodolphus lui répond avec une claque magistrale derrière le crâne "Aieuh !" et Rabastan roule des yeux.

Rosier ricane.

- Vous imaginez si Evans était une lointaine cousine à Bellatrix, lance-t-il d'ailleurs.

Il évite de peu le sort lancé par Malefoy. Ce qu'on comprend puisque sa femme étant la sœur de l'autre folle, elle serait aussi sa cousine.

A cette réflexion, je vois à la mine de certains qu'ils s'imaginent quels né-moldus pourraient être leurs cousins. Et à leur grimace ça n'a pas l'air de leur plaire.

Dolohov, pour sa part, sourit à cette éventualité. Pour un coup il ne dort pas et a l'air très intéressé par la question. Ce que Travers a remarqué aussi puisqu'il le fusille du regard.

- Mais sinon... reprend Rookwood qui ne se lasse décidément pas de sortir des conneries, on doit s'y mettre maintenant ou on peut attendre demain ? Parce que aujourd'hui c'est férié et j'avais prévu de me balader avec ma femme pour visiter un lac. Il y a un jardin de fleurs pas loin, c'est toujours symp- Aie ! Mais pourquoi tu me frappes ? s'énerve-t-il en pivotant vers Rodolphus.

- Pour le plaisir.

XXXXX

- Bon, conclut Rodolphus, les yeux fixés sur les deux Aurors devant la porte de Hooper. Il va falloir la jouer fine.

Un crac sonore juste à ma gauche me fait sursauter et je pivote vers ce qui semble être Wilkes sous son masque.

- Il y en a trois autres dans le jardin, souffle-il. Et je ne suis pas sûr mais il semblerait qu'il y en ait aussi un à l'étage, j'ai cru l'apercevoir à la fenêtre.

- Est-ce que l'autre débile est là ? intervient Rosier, une lueur mauvaise dans l'œil.

Les deux autres roulent des yeux.

- Quel débile ? je demande pour la forme.

Alors que j'en ai rien à faire mais il faut bien participer à la conversation.

- Sirius Black, ils répondent d'une même voix.

- Et non il n'est pas là.

Rosier pousse un juron.

- Mais qui a pu les prévenir ? Quelqu'un l'a menacée à notre place ? marmonne Rodolphus, agacé que nos plans se compliquent un peu.

Wilkes passe un bras autour de ses épaules.

- Vois les choses du bon côté, il va y avoir de l'action.

- Ecarte-toi avant que je ne t'éclate.

Wilkes ricane mais s'exécute après une petite tape sur l'épaule ce qui énerve d'avantage notre chef de mission.

- C'est moi, s'incruste quelqu'un comme un cheveu sur la potion, Croupton.

- Quoi, toi ? grogne Rosier.

- Je lui ai envoyé des lettres de menaces ! pépie-t-il, fier de son coup.

Il y a un silence puis Rosier se jette sur Croupton et Wilkes le ceinture par la taille pour tenter de le retenir.

- Arrêtez vous allez nous faire repérer ! grince Rodolphus.

- Mais où est Michelle ? je demande en fronçant les sourcils.

Je l'avais oubliée. Malgré la bataille improvisée des zigotos, c'est bien trop calme.

- Mais qu'est ce qu'elle fiche ? panique Rodolphus, les yeux lui sortant des orbites.

Je suis son regard et ouvre la bouche d'étonnement. Derrière moi, le silence m'indique qu'ils ont arrêté de se battre.

Michelle est sur l'allée, dans ses habits Mangemorts, en train d'avancer vers les Aurors, qui l'ont bien vue et ont donc sorti leur baguette.

Ils ne réagissent pas des masses tout simplement parce qu'ils ne comprennent pas la manœuvre. Et nous non plus.

Elle fait des pas de danse et des moulinets de bras tout en sortant des phrases sur un ton d'incantation d'où certains mots du genre "poulet", "sapristative", "Couloulou" ressortent assez fréquemment.

Elle est flippante dans le genre.

- J'appelle des renforts ? je propose, sentant déjà la catastrophe poindre.

Je n'attends pas leur réponse et appuie mon doigt sur mon avant bras.

- Bon bah on attaque hein, nous fait Rodolphus.

- C'est qu'on n'a pas trop le choix, se marre Rosier.

Deux secondes plus tard nous nous redressons et, pris par surprise, l'un des deux Aurors s'écroule au sol, inerte. Rodolphus lâche un rire mauvais.

Les autres Aurors ne tardent par à ameuter des renforts, et les nôtres arrivent dans le mêmes temps.

Je me retrouve vite aux prises avec un hurluberlus qui passe son temps à me sourire. Sa tête me dit quelque chose.

- Bonjour, Lanceflèche, comment allez-vous ?

J'évite la flèche qui a manqué de peu mon oreille droite. Je ne réponds donc pas et lance un informulé. Il se baisse à temps et m'offre un sourire charmeur.

- Il n'y a pas beaucoup de femmes par chez vous, ça fait du bien de tomber sur l'une d'entre vous. C'est rafraîchissant.

J'essaie de le faire taire mais ce gars est une véritable puce. Il bouge dans tous les sens, c'est agaçant.

- Je m'appelle Garett.

Je continue de le forcer à gigoter, il va bien se fatiguer un jour.

- Je ne me souviens plus de votre nom par contre, continue-t-il.

- Parce que je ne vous l'ai pas dit.

Il affiche une mine vexée.

- Vous ne vous souvenez pas ? La fête foraine ?

Je marque un temps d'arrêt et il en profite pour me relancer sa flèche qui se plante dans mon épaule.

Je grimace et retire cette chose.

- Excusez-moi.

Pas le temps de me concentrer sur la douleur, je reprends le combat.

- Véronique ! s'exclame-t-il.

Il se frappe le front du plat de la main. Je ne lui avais quand même pas filé mon identité ?

Mon dieu mais quelle novice ! Si Rosier sait ça, il va m'en faire une crise.

- C'est que ma mémoire est un peu défaillante. Tu permets qu'on se tutoie ?

- Comme tu veux.

- FENWICK ARRÊTE DE FLIRTER T'ES PAS DANS UN BAR ICI ! s'égosille Alastor Maugrey, poursuivant deux de mes acolytes en même temps.

Garett grimace.

- On ne peux jamais bavarder tranquillement avec lui.

- JE T'AI ENTENDU !

Il lève les yeux au ciel et soupire.

- Ce n'est pas parce que Monsieur n'a pas de vie sociale que tout le monde doit s'enterrer dans un trou avec lui.

Il évite de peu le sort lancé par Maugrey. Je hausse les sourcils. Ce gars doit vraiment être une plaie chez les Aurors pour que Maugrey prenne le risque de perdre un de ses hommes.

- Et quel caractère ! râle-t-il.

Il finit par se barrer, l'autre malade boiteux à ses trousses.

- Tu as perdu ton adversaire ? se marre Jugson.

Je ne réponds pas et continue ma route. Un rire hystérique me fait sursauter et mes yeux se fixent sur le corps tremblant de Hooper, le thorax en effet ouvert jusqu'au bas ventre, les intestin lévitant au-dessus de la plaie béante. Une bile me monte à la gorge et je détourne les yeux, écœurée, alors qu'elle écarte de ses propres mains ensanglantées les côtes de Hooper.

Regarder Bellatrix décorer les murs avec des boyaux, très peu pour moi. Je ne sais même pas comment elle a réussi à maintenir cette femme en vie pendant ses expériences. Sans pouvoir m'en empêcher, mes yeux se tournent une seconde fois vers ceux, vitreux et douloureux de Hooper. Elle a la bouche grande ouverte, d'où aucun son ne sort, tel un poisson hors de l'eau. Cette fois c'en est trop et je pivote avant de rendre mon déjeuner. Je croise le regard de Garett, qui reste là à m'observer, interloqué.

Je renifle, méprisante, histoire de garder la face.

Lorsqu'il pointe sa baguette en direction de Bellatrix, je réagis au quart de tour alors que j'aurais très bien pu laisser cette folle mourir ; un nouveau duel se met en place. Sans réfléchir à ce que je fais, je contre attaque, comme si c'était devenu machinale. Je passe à l'offensive sans qu'il ne s'y attende et alors qu'il se trouve dans une mauvaise posture, inoffensif, je lâche sa baguette que j'avais réussi à lui voler au sol, et passe devant lui sous son regard surpris. De toute façon il a déjà assisté à un de mes instants de faiblesse.

A espérer qu'aucun Mangemort ne l'ait fait par contre.

Parce que ça pourrait aller mal pour mon matricule.

Au pire, je dirai que c'était Michelle. Bon personne ne me croira. Mauvaise idée.

XXXXX

- C'est mon anniversaire aujourd'hui, m'apprend Elisa sur son banc de jeune fille solitaire.

- Hunhun.

J'espère que l'autre Garett ne va pas laisser courir le bruit qu'une femme Mangemort se dégonfle. Tout le monde va deviner que c'est moi. Et après je suis fichue. L'image de Bellatrix trifouillant mes propres organes me donne la nausée.

Et pas de doutes, ça lui ferait très plaisir. Il y a de grandes chances qu'elle en fasse des merguez et qu'elle les serve à dîner lors d'un repas glauque de Mangemorts. Ah ça me dégoûte. Ça va faire deux nuits que j'angoisse là-dessus ça commence à bien faire.

- ... pas de cadeau ?

- Non, je réponds d'une voix absente.

Et à espérer qu'il se taise, alors quoi ? On va faire comme si de rien n'était, se battre à chaque fois pour de faux à chaque bataille ? Ou alors il va continuer à me faire la conversation pour finir par me faire la morale ?

Il faut que je le tue. Je le trouve et je l'assassine. Purement et simplement. Je prends trop de risque, il faut que je me reprenne en main. C'est ça quand on devient Mangemorts.

Je soupire.

Il faut que j'arrête de réfléchir.

- Quand tu auras terminé de t'apitoyer sur ton sort tu écouteras ce que je te raconte ? râle Elisa, les bras croisés dans une attitude boudeuse.

Si c'est pour me raconter qu'Aaron lui a mis une main aux fesses ce matin, non merci. Elle n'a qu'à lui mettre son poing dans la gueule. Ou alors le noyer dans un puits.

- Excuse-moi, je finis tout de même par lui dire, je ne suis pas très attentive aujourd'hui.

- C'est ce que j'ai cru remarquer.

Elle plisse les yeux.

- Quoi ?

- Rien.

Je m'installe le plus confortablement possible contre le dossier du banc pendant qu'elle m'observe et je laisse mon regard se perdre dans les nuages gris qui décorent le ciel.

Belle façon de dire qu'il fait un temps de merde.

- J'ai commencé à regarder dans les affaires de mon père que la Directrice a bien voulu me laisser.

- Hunhun.

Je pense que je vais dormir un peu.

- Le problème est que ça prend de la place et qu'elle m'a dit que je n'allais pas pouvoir les garder infiniment.

- Ah oui ?

- Et je n'ai pas vraiment envie de les jeter, c'était à mon père quand même. En plus j'ai trouvé des choses intéressantes.

- Si ce sont des magazines avec des femmes nues, fous-les au feu.

- ... Euh non.

Je ferme les yeux.

Un petit peu de repos, sans Michelle pour me fixer dans ma chambre, ça doit être le pied. Je ne sais même plus ce que ça fait de dormir en paix.

- ... sé que tu pourrais les prendre chez toi en attendant que je grandisse.

- Tu me prends pour ton placard ? je raille.

Pas de place chez moi.

- Un peu oui. Il faut bien que ton harcèlement me serve. Et puis tu pourrais y voir des choses intéressantes aussi, insinue-t-elle.

J'ouvre les yeux et me redresse pour la regarder.

- Comment ça ?

- Tu verras, me sourit-elle.

XXXXX

- ...tu déménages ? me demande Peter tandis qu'il avise les trois gros cartons dans mon salon.

- Non, ce sont de vieilles affaires qu'il faut que je range, c'est tout.

Il se triture les mains et observe la déco. Heureusement le sort d'illusion que j'ai lancé cache les quelques trucs louches auxquels j'ai le droit habituellement.

Travers a bien voulu occuper Michelle pendant mon rendez-vous avec Peter. Il ne faudrait pas qu'elle se ramène et qu'elle fasse des choses glauques devant lui pour faire son intéressante. Et puis on va éviter de le traumatiser. Il est assez sensible comme ça.

- Bon on commence ? me propose-t-il avec un grand sourire.

Quand il a su que j'étais une véritable bouse en cuisine et que je lui ai raconté quelques anecdotes, il a rigolé et m'a dit qu'on allait se faire une soirée cuisine.

- ... Je sors le vin pendant que tu prépares les ingrédients ?

- Très bonne initiative, répond-il avec tout le sérieux du monde.

Je bois discrètement un verre dans mon coin, l'air de la plus grosse alcoolique du quartier. Mais c'est pour me donner le courage de le leurrer.

C'est qu'il est tellement gentil !

Une main tenant un verre sort de mon buffet et j'entends la voix de Rosier souffler :

- Un petit coup pour moi aussi la pochtronne ?

- Mais qu'est-ce que tu fais là ? je chuchote avec panique, les yeux écarquillés.

- Je supervise. Tu me sers ?

- Tu as dis quelque chose ? me demande Peter de la cuisine.

La main de Rosier se range et la porte du buffet se referme.

Mais quel abruti celui-là. "Du vin !" insiste-t-il quand même. Pour qu'il me lâche la grappe, je lui fourgue une bouteille entière et ferme d'un sort le buffet.

Et ce n'est pas un finite incantatem qui en viendra à bout.

- Tu... Tu viens de lancer un maléfice à ton meuble ? me fait Peter d'une voix hésitante.

Je devine plus que je ne l'entends le "salope !" de Rosier. Hinhinhin.

- C'est parce que j'ai une goule qui y vit. Je ne voudrais pas qu'elle ne nous pose problème.

Il lance un regard méfiant, puis décidant que ce n'était pas bien grave, il hausse les épaules et retourne à la cuisine.

- Tu viens ?

- Oui je te rejoins.

Je me penche et murmure :

- Abruti.

- Grognasse.

Un petit silencio et bonjour la tranquillité. On ne l'entendra pas.

XXXXX

- L'heure est grave, commence Wilkes d'une voix qui ne pardonne aucune interruption.

Personne ne réagit. Dolohov à côté de moi continue de dormir le front collé à la table et Jugson à ma gauche me donne un coup de coude, me signalant que c'est à mon tour de prendre un bâton.

On se fait un mikado.

Comme c'est juste Wilkes qui anime aujourd'hui, pour une raison qui lui appartient, nous sommes encore moins attentifs que d'habitude. Michelle en face de moi a le sourire aux lèvres et Travers a des cernes jusqu'au menton. Me demande bien ce qu'elle a pu lui faire faire toute la nuit. Au moins j'avais la paix.

Malefoy tient dans sa main un chausson de bébé fraîchement tricoté, et même s'il ne veut pas le montrer, on sent qu'il est attendri.

- Nous avons perdu depuis hier un Mangemort des plus fidèles, toujours là aux réunions, toujours prêt à en découdre.

- Qui est mort ? demande Rabastan, quoiqu'indifférent.

- Il n'est pas mort ! beugle Wilkes. Du moins pas encore, il a juste disparu. Je n'ai plus de nouvelles, je ne sais pas où il est allé, j'ai peur qu'il ne se soit fait kidnapper.

- On croirait voir une bonne vieille mère éplorée, ricane Rodolphus.

Wilkes le fusille du regard, à fleur de peau.

- Au fait, où est Rosier ? demande Rookwood, la voix chantante.

- JUSTEMENT JE NE SAIS PAS ! IL N'EST PLUS LA ET TOUT LE MONDE S'EN FOUT !

Rogue se lève de sa chaise et fait signe à Wilkes de prendre sa place.

- On va le retrouver ton ami.

Il lui tapote très maladroitement l'épaule.

Attendez. Mais il n'est pas chez moi l'autre imbécile ? Me semble bien l'avoir laissé là... Par Merlin, je l'avais complètement oublié. Il. Va. Me. Tuer.

M'égorger.

M'éborgner.

Je fais quoi, je les laisse chercher trois ou quatre heures encore ou j'avoue tout ?

J'inspire et lève la main.

Le regard brillant d'espoir de Wilkes se fixe sur moi.

- Non. Rien.

Il renifle d'un air méprisant mais je sens qu'il se méfie.

Bah qu'ils se démerde.

A peine deux heures après, Wilkes et Rodolphus retrouvent Rosier, recroquevillé dans mon buffet, une bouteille de vin vide dans les bras.


Alors qu'en pensez-vous ? De la relation avec Peter ? De celle avec Rozier (vous avez peut-être l'impression que ça n'avance pas ?) ?

Ah et je ne veux pas balancer mais c'est Zo' qui a corrigé le chapitre. u_u Vous pouvez aller caillasser son lama en Andalousie si réclamation il y a. Ahahah (j'espère qu'elle ne va pas voir mes petites notes...)

Ça y est elle arrive, ceci n'est pas un exercice ! Je l'entends, elle traîne ses petits genoux, avec sa bave et son air malicieux ! JE SENS QU'ELLE EST LA !