Titre : Des racines au pays de la terre
Correction : -
Base : Naruto
Genre : Aventure/Romance/Mysthère
Disclaimer : Les personnages et l'univers du manga "Naruto" ne m'appartiennent pas à l'exception des individus du pays de la terre


Chapitre 12 : Evasion

De l'habituelle chevelure argentée qui le caractérisait tant, il ne restait qu'une masse informe de fils ternes, collés par le sang et la sueur. Des hématomes bleutés teintaient les traits généralement si clairs du shinobi, faisant ressortir les marques rouges qui lui déchiraient le haut des épaules ainsi que le dos, à peine visible. Des frissons, dût à la fièvre, le secouaient de manière sporadique. Toute fois, le plus insupportable aux yeux de la jeune mère était cette respiration sifflante, passant avec une difficulté inouïe entre les lèvres qu'elle devinait à peine au travers de l'entaille qui déchirait son masque à cet endroit. D'une main experte, Kurenai laissa ses longs doigts fins se poser délicatement sur son front, brûlant. Ensuite, elle le secoua légèrement pour l'éveiller. Il fallait absolument qu'il soit conscient pour sortir de la prison, sinon la tâche deviendrait extrêmement périlleuse pour la belle au regard pourpre.

Le pauvre ninja eut un sursaut, puis ouvrit les yeux légèrement, sa respiration s'accélérant par la même occasion. Son premier réflexe fut d'essayer de se mettre hors de portée de l'inconnu qui l'avait sorti de sa torpeur. Dans un élan désespéré, il tenta de se reculer. Cela n'eut que pour effet de lui arracher un râle de douleur rauque. La femme se pencha rapidement sur lui pour l'encadrer de ses bras, afin qu'il ne se débatte plus et surtout, de manière à ce qu'elle puisse le rassurer en lui parlant doucement. Il ne comprit pas tout suite que ce vague murmure était une voix, une voix bien connue, mais qu'il savait ne devrait pas résonnée ici. Se décontractant un tout petit peu, l'argenté posa sa pupille noir et vitreuse sur le visage qui s'était rapproché de lui. Deux billes vermeilles le contemplaient délicatement. Il n'arrivait vraiment pas à croire se qui se trouvait devant lui, encore un délire probablement. Pourtant ce contact frai sur son front semblait particulièrement réel. La quinte de toux déclenchée par ses derniers mouvements brusques, fut elle aussi particulièrement réelle. Un peu de sang coula entre ses lèvres sèches, bleutées par le froid.

Ku… Kurenai… Souffla-t-il imperceptiblement d'une voix enrouée, tentant de reprendre son souffle par la même occasion.

L'intéressée ne peut réprimer un léger sourire de compassion, mais ses yeux s'étaient emplis de l'arme.

Oh mon Dieu ! Kakashi ! Que t'ont-ils fait ? Lâcha faiblement la jeune femme en faisant passer le bras de l'homme autour de son épaule de manière à pouvoir le soulever afin de quitter cette cellule au plus vite.

La seule réponse du blessé fut un gémissement plaintif quand la kunochi fit malencontreusement pression sur sa hanche blessée et mal soignée lors du combat qui l'avait mené en ces lieux. Elle s'excusa vivement, cependant la respiration de l'homme siffla plus durement que précédemment sous l'effort fourni pour se redresser. Elle assura la prise de son bras autour de la taille élancée de l'épouvantail, ainsi que celle du bras de ce dernier autour de ses épaules féminine. Les quelques pas jusqu'à la lourde porte de chaîne entrouverte furent une véritable hécatombe. Kakashi s'affala lourdement au bout de trois enjambées, entraînant sa sauveteuse par la même occasion dans sa chute. Le choc éveilla le corps douloureux du prisonnier qui retint difficilement un cri de souffrance au bord de ses lèvres. Kurenai senti le corps faible se contracter sous les élancements. Il ne pourrait pas se déplacer, même soutenu, jusqu'à la falaise ou les attendait Yamato.

La ninja grogna intérieurement. Il allait falloir jouer séré. Le genjutsu qui lui avait permis de pénétrer en ces murs devait rester en action jusqu'à ce qu'elle ait quitté la forteresse. Le problème se situait plus dans le fait que ce jutsu lui demandait une somme relativement élevée de chakra. Si elle devait encore y ajouter la faible dose lui permettant de conserver des pupilles brunes et une nouvelle part pour soutenir Kakashi, ses réserves deviendraient dangereusement exploitées. Cela ne lui donnerait pas ou très peu de marge en cas de contretemps ou d'attaque soudaine. Mais le temps n'était pas aux tergiversations, se sermonna-t-elle en son fort intérieur. Elle se concentra et malaxa un peu de matière légèrement verte fluorescente, marque de la famille dont elle était issue. Une fois la dose suffisante pour soulever le corps tremblant au sol, elle recommença la prise pour soutenir le shinobi. Un gémissement franchi les lèvres gercées de ce dernier.

Ils se glissèrent lentement dans l'espace entre la lourde porte et le mur de pierres humides et suintantes. La jeune femme jeta un coup d'œil de chaque coté du couloir afin de s'assurer qu'ils n'étaient pas épiés ou découverts. La nuit noire régnait dans le souterrain de la forteresse. Précautionneusement et à l'aide de chakra, elle fit avancé le blessé avachi contre son épaule. Les premières marches de l'escalier d'accès à cette sombre partie de la citadelle se devinaient dans la pénombre. Encore quelques pas et ils seraient sur le point de quitter les cachots. Un craquement fit sursauter la kunochi.

Ne fais pas un pas de plus vermine ! Grinça une voix grave et masculine.

Elle se retourna lentement, Kakashi toujours contre son épaule, à demi-conscient de ce qui se passait autour de lui.

Tu ne crois quand même pas que je vais te laisser emporter l'un de mes prisonniers pour l'une de vos joutes stupides dans l'arrière coure. Cracha la voix, alors que le personnage sortait de l'ombre ou il se tenait depuis le début.

La jeune femme fronça les sourcils en voyant la démarche marquée, puis le visage de l'homme qui se trouvait devant elle. Grand Dieu ! Cette voix… Elle le fixa intensément durant quelques secondes. Ce qui ne passa pas inaperçu auprès de son interlocuteur.

Qu'as-tu à me dévisager de la sorte ? Tu n'as jamais vu le geôlier de l'île Noire ? Demanda-t-il en arrivant à la hauteur de la jeune mère.

Vous… Vous êtes… Kinao… Souffla-t-elle abasourdie.

Bien sur que je suis Kinao, triple andouille ! Mais ou le maître va-t-il chercher de pareils idiots ? Railla-t-il. Et surtout, depuis quand engage-t-il des femmes ?

La kunochi ne répondit pas tout de suite, perdue dans de sombres souvenirs. Quand elle releva les yeux pour les fixer dans ceux du vieux gardien, ils virèrent du brun au rouge d'origine. Ce dernier sursauta en voyant les pupilles se modifiées ainsi. Il porta sa main droite à sa bouche.

Nom de tonnerre ! Tu es… Tu es… Sa sœur… Bredouilla-t-il les yeux maintenant écarquillés.

Il recula d'un pas pour la contempler de bas en hauts.

Pourquoi es-tu revenue ? La questionna-t-il, perplexe. Tu avais réussi à t'échapper… Pourquoi revenir dans cet enfer ?

Pour lui… Murmura la jeune femme au regard vermeil en montrant du menton le corps toujours appuyé contre elle, la tête dodelinant doucement selon les mouvements.

C'est ton mari ? Interrogea doucement l'homme.

Non, un ami à qui je dois la vie et celle de mon fils. Répondit-elle dans un souffle.

Le silence s'établit entre les deux personnages, bercé par la respiration sifflante du ninja blessé. Kurenai lança un regard préoccupé au geôlier. Il ne fallait pas traîner ici.

Si tu es revenue pour sauver ce pauvre diable, sauve aussi celui qui croupit dans sa cellule depuis bientôt quinze ans. Déclara d'une voix autoritaire le gardien.

Razan ? Razan est en vie ? S'enquit la belle en écarquillant les yeux tant l'espoir était grand dans son cœur.

Oui… Il faut absolument que tu le sortes d'ici. Il ne survivra plus des années en ces lieux. Fut la seule réponse de l'homme au visage marqué par les grands airs du large.

La ninja resta pensive quelques instants. Il lui était physiquement impossible d'assumer le transport et la sécurité de deux personnes dans l'état de Kakashi. Maintenant qu'elle était sur que son petit frère était encore en vie, elle ne pouvait pas le laisser mourir sur cette île de malheur. Kinao sembla lire dans ses pensées.

Je t'aiderai à passer les murs d'enceinte comme la dernière fois. Il ne m'avait pas découvert à l'époque. Peut-être que cela marchera de nouveau cette fois. Proposa-t-il, un brin de cynisme dans la voix.

Oui, peut-être… Soupira tristement la jeune femme aux pupilles pourpres.

Elle savait pertinemment que cela ne fonctionnerait pas. Son fou de frère jumeau ne se laisserait pas berner deux fois par la même technique ou la même personne, elle en était sincèrement convaincue. Kinao était entrain de lui faire comprendre qu'il allait se sacrifier pour qu'ils puissent quitter la citadelle tous les trois sains et saufs. Un sourire las naquit sur ses lèvres légèrement charnues. Pourquoi fallait-il toujours que les hommes de valeur meurent pour permettre à d'autres de vivre ?

Le geôlier se retourna et pris la direction du fond du couloir. Il s'arrêta devant la dernière porte et sortit le lourd trousseau qui résumait sa fonction. La clé tourna durement dans la serrure, mais elle finit tout de fois par céder. Le lourd battant pivota lentement sur ces gons. Kurenai s'approcha du cadre de porte pour plonger son regard de braise dans la cellule. Quelques mouvements et chuchotement lui indiquèrent la position d'un corps allongé sur de la paille tout au fond de la petite pièce. Un faible gémissement raisonna sur les parois humides. Après quelques secondes, Kinao réapparut sur le seuil de la porte en soutenant un corps trop maigre en comparaison de la grande taille de son propriétaire. De longs cheveux noirs et filasse lui cachaient le visage. D'un mouvement lent, il les écarta de manière à pouvoir poser son regard couleur sang sur les deux personnes qui se trouvait face à lui. Sans peine, il reconnu le blessé à la chevelure argentée. Cependant, la femme possédant les mêmes pupilles que lui retint toute son attention. Soutenu par le gardien, il se rapprocha d'elle en boitillant. Un sourire lumineux fit ressortir les pommettes de la belle alors que ses yeux se mettaient à briller de joie et de tristesse mêlée.

Razan ! Bredouilla-t-elle, sa voix se brisant sous l'émotion.

Kurenai… Prononça-t-il faiblement en se libérant de l'étreinte de Kinao pour se jeter dans les bras de sa grande sœur.

Ils restèrent ainsi une bonne minute. Elle pleurant silencieusement, des perles humides zébrant son beau visage et lui sanglotant doucement dans le cou de la jeune femme. Ils n'avaient pas besoin de mots pour expliquer leurs émotions. Toute la tristesse de l'un et de l'autre se rencontrait dans cette étreinte. Le jeune homme tremblait. Il avait cru qu'elle ne reviendrait jamais, alors que de son coté, la jeune mère avait cru que la mort s'était emparé de lui durant sa détention.

Il… Il a dit qu'il t'avait tué, que tu n'avais pas réussi à t'échapper… Eructa-t-il entre deux soubresauts. J'ai cru que tu ne reviendrais jamais pour me chercher… Chaque fois qu'il venait, il disait que je devais payer pour ta tentative… Que c'était de ma faute… Sa voix grave se brisa dans les larmes qui dégoulinaient de ses splendides yeux rouges.

Pardon… Excuses moi de ne pas être venu plus tôt… Pardonnes moi… Souffla doucement Kurenai, la voix déformée par les émotions, tout en serrant un peu plus fort le corps rachitique du jeune homme.

Le gardien les regardait tristement quand son attention fut attirée par les faibles mouvements que tentait de faire l'argenté. Reprenant légèrement conscience, ce dernier essayait de relever doucement la tête, l'air penaud et ne comprenant pas ou il se trouvait. Le geôlier s'approcha des trois personnages. Il saisit le visage épuisé du ninja de Konoha entre ses mains calleuses, puis il fixa son regard dans l'unique pupille de geai.

On va te sortir d'ici. N'aie pas peur. Prononça-t-il d'une vois réconfortante.

D'une manière un peu gauche, le jeune homme hocha la tête en signe de compréhension. Cependant, même un mouvement aussi insignifiant lui arrachait une grimace de souffrance. Kurenai se dégagea gentiment des bras maigres et faibles de son frère. Celui-ci passa de l'autre coté de Kakashi et saisi son deuxième bras afin d'aider la jeune mère à transporter le blessé. Silencieusement, ils remontèrent les marches de pierre inégales pour arriver dans la grande salle aux hauts plafonds. Kinao marchait devant eux, ouvrant la marche et s'assurant qu'il n'y avait aucun danger pour l'étrange convoi qui le suivait. Une jeune femme soutenant un homme de grande taille visiblement en piteux états et pour compléter le tableau, un jeune homme au corps bien trop maigre en comparaison de sa grande taille formait une équipe un peu bigarrée.

Une fois sous l'arche marquant l'entrée du bâtiment, le groupe se stoppa net. Les vigies de la porte d'entrée était toujours entrain de contempler le donjon de la forteresse, comme lors du passage de la kunochi au regard de sang. Kurenai sourit, son genjutsu faisait merveille. De l'autre coté de la coure, aucuns signes de vie de la part des autres occupants formant la garde de ce bastion. Discrètement, ils se glissèrent le long du mur pour atteindre la muraille, puis la porte d'accès qui y était creusée. Kakashi trébucha plus d'une fois, quand à Razan, il avait moins de peine à se déplacer.

Soudain, la porte de la tour centrale s'ouvrit. Kurenai marmonna un juron alors que Kinao lui faisait signe de se cacher derrière l'un des nombreux cabanons de bois qui pourrissaient contre la façade interne des murailles. Franchissant l'accès au donjon, trois ninjas visiblement un peu éméchés descendait maintenant les marches de l'escalier menant à la coure. Le geôlier se dirigea prestement dans leur direction. D'où elle était cachée, la jeune mère ne pouvait comprendre un seul mot de la discutions de plus en plus mouvementée qui se déroulait sous ces yeux. Visiblement, les trois nouveaux venus semblaient prendre très à cœurs les paroles que l'homme avait prononcé, car ils commencèrent à changer de direction tout en s'expliquant à grand renfort de beuglées et de cris. Kurenai ne sut jamais se que leur sauveur de fortune avait dit aux trois hommes car ce dernier se retourna discrètement pour lui faire signe de quitter l'enceinte de la forteresse en profitant de cette diversion. Exploitant cette aubaine, elle tira les deux prisonniers avec elle dans la fuite. Alors qu'ils franchissaient le porche massif percé dans la muraille, un cri rageur la fit se retourner une dernière fois. Une ombre gigantesque, capée de brun venait de surgir sur le pas de la porte du donjon. Sans peine, elle identifia les deux sphères vertes fluo qui luisaient haineusement. Dans un bon d'une rapidité inouïe, l'homme se retrouva devant le geôlier. Celui-ci resta stoïque devant la menace qui le dardait de son regard fou.

Razan tira sur le bras de sa sœur pour la forcer à se détourner du spectacle atroce qui allait s'offrir à leurs yeux. Se déplaçant aussi vite que les jambes maigres du prisonnier aux longs cheveux noirs le permettaient, ils gagnèrent le haut de la falaise ou les attendait Yamato. Ce dernier fronça les sourcils quand il vit trois et non pas deux silhouettes clopiner dans sa direction. Il couru à la rencontre de Kurenai et se saisit du corps épuisé de Kakashi pour le charger sur son dos. Il ne lui fallu qu'un coup d'œil pour comprendre qui était l'inconnu. Il ne pouvait être que le frère de la belle au regard vermeille, possédant exactement les mêmes pupilles que cette dernière. Aucunes paroles ne furent échangées durant la descente du petit sentier escarpé menant à la barque. Sakura les attendait sur la petite plage de galet, un peu tendue. Une fois les quatre fugitifs au bord de la mer couverte d'embruns, la rose se précipita vers le ninja au jutsu de bois pour l'aider à embarquer le corps inconscient de l'épouvantail. Une fois le blessé chargé, Yamato aida Kurenai à faire grimper son frère à bord.

Le ciel s'était passablement chargé, premiers signes de la venue d'une tempête d'hiver comme en connaissait traditionnellement la région à cette époque de l'année. La houle se faisait plus lourde au sommet des vagues. Le vent rabattait violement le chapeau de paille sur le visage de la kunochi au regard de braise. Quelques mèches de sa sombre chevelure venaient lécher langoureusement sa nuque. Les cheveux de Sakura flottaient eux aussi dans le vent froid venant du large. Alors que Kiba et Yamato prenaient les rames afin de retourner le plus rapidement possible sur la terre ferme, la jeune médic-nin se penchait déjà sur le corps meurtri de son sensei. Il était vraiment dans un état pitoyable. Doucement, elle écarta les pants du vieux mentaux de toile élimée par l'usure que le geôlier lui avait cédé. Le torse à la peau pâle offrait un horrible jeu de contraste avec les marques de brûlure et les lacérations ou autres hématomes qui le parsemaient. Très sur d'elle, la jeune femme créa un rayon de son chakra vert qu'elle déplaça doucement le long du corps de l'homme allongé à ces pieds. Au premier passage, elle sut qu'il ne pourrait pas faire le voyage du retour dans un état pareil. Elle répertoria aussi les plais qui demandaient les soins en priorité. Ensuite, elle commença son travail. La première opération fut d'insuffler de son propre chakra à l'argenté qui n'en possédait presque plus à cause des sévis infligés en prison. Le corps inanimé fut secoué par des spasmes violents quand le chakra étranger pénétra son système. La brutalité de ce nouvel apport d'énergie, fit reprendre connaissance à Kakashi, ses yeux s'écarquillant, laissant apparaître ces deux pupilles vaironnes.

L'espace de quelques secondes, le visage masqué laissa transparaître une incompréhension totale. Kurenai s'agenouilla à son tour aux cotés du shinobi pour se rapprocher de son visage. Ce dernier avait une peine monstrueuse à se situer. Sa vue floue ne distinguait presque rien dans l'ombre de la nuit si ce n'est le visage aux cheveux rose qu'il reconnaissait, ainsi que celui de la seconde femme qui venait de se pencher sur lui. Malheureusement pour lui, l'argenté n'arrivait pas à se souvenir des derniers instants avant qu'il perde connaissance. Toute fois, si Sakura et Kurenai se trouvaient à ces cotés, c'est qu'il devait être en sécurité.

Les vagues devenaient de plus en plus hautes alors que la barque atteignait la moitié de son trajet entre l'île et la terre ferme. Kiba et Yamato tiraient de toutes leurs forces sur les rames de bois, alors que Razan était appuyé contre la barre poussant de toutes ses maigres forces. Au fond du navire, les deux femmes s'occupaient du blessé. Une vague bien plus haute que les autres s'écrasa sur la petite embarcation, déversant une grande quantité d'une eau glacée sur ses occupants. Le liquide froid arracha un profond cri de douleur à l'argenté. L'eau salée venait de s'infiltrer dans ses plaies encore fraiches et le brulait horriblement. Kurenai pris la main de l'ancien prisonnier dans la sienne tout en lui murmurant de tenir le coup, mais s'était bien trop de souffrances d'un coup pour l'homme déjà profondément affaiblit. Il perdit à nouveau connaissance, serrant frénétiquement la main de la belle aux cheveux couleur nuit.

Quelques goutes de sueur perlaient sur le front de Sakura. Ses sourcils froncés laissaient transparaître toute la concentration dont elle devait faire preuve. Son sensei était vraiment dans un sal état. Elle releva la tête pour voir à quelle distance du bord de mer ils se trouvaient. La jetée du port se trouvait à environ 200 m. La médic-nin grimaça, déjà si près. Une pression sur son bras, la sortit de ces pensées.

Sa va aller ? Demanda soucieusement Kurenai.

Mmh… Il n'est pas en état de voyager sur une longue distance malgré les soins que je viens de lui administrer. J'ai peur de ne pas arriver à le maintenir en vie si nous devons chevaucher d'une traite jusqu'à Konoha. Répondit pensivement la demoiselle.

Combien de temps peut-il tenir à ton avis ? Interrogea subitement la leader de la petite équipe de sauvetage.

Je ne sais pas. Une heure, peut-être deux sans lui insuffler une nouvelle dose de chakra. Après, je ne peux pas me prononcer, mais une chose est sure. Il a attrapé une sacrée bronchite et j'ai peur qu'elle ne se transforme en pneumonie. Ceci ajouté à ses multiples blessures à demi-infectées, je pencherais plus pour une heure de chevauchée intensive. Au-delà, il risque de mourir d'épuisement ou par manque de chakra. Résuma clairement la jeune médecin.

La barque pénétrait dans le port grâce à la force de Kiba et de Yamato tirant sur les rames tel des forcenés. Kurenai jeta un regard traversé par une lueur de panique sur les docks, puis elle agrippa Sakura par le bras en plongeant son regard pourpre dans celui émeraude de la jeune femme.

Très bien, on n'a pas le choix ! Je vais emmener Kakashi dans une cache de ma connaissance au pied des montagnes. J'y resterai le temps qu'il puisse au moins renforcer ses réserves de chakra. J'essayerai aussi de soigner les plaies les plus graves et dès qu'il sera en mesure de tenir le voyage nous repartirons pour Konoha. Exposa rapidement la jeune mère.

Mais sensei, vous serez seule… Imaginez que le seigneur Azerti vous retrouve ! Comment allez-vous faire ? S'insurgea la médic-nin dont la mentalité de soignant réprouvait ce genre de risques.

Ne t'inquiète pas. Je lui sortirai le grand jeu. Nous ne sommes pas nés du même sang pour rien et je connais bien ses faiblesses comme ses points forts. Répondit calmement la noiraude en écartant le pan de son manteau pour laisser apparaître deux kunaïs d'une facture inconnue à la rose.

Mais s'était il y a longtemps, quand vous étiez encore enfant… Geignit la jeune fille.

Kurenai lui sourit gentiment. Au fond d'elle, elle redoutait de devoir affronter celui qui était maintenant devenu l'aîné de leur clan maudit. Bien sur qu'elle savait qu'il était fou à lié et terriblement doué de ses kunaïs, mais n'était-elle pas elle aussi la descendante de ce clan fameux et que trop bien connu au pays de la terre ?

L'esquif heurta légèrement le quai dans un bruit sec de raclement. Kiba observait le moindre mouvement inhabituel en balayant attentivement le port de ses yeux bruns. Pendant ce temps, Yamato avait déjà noué l'amarre de la barque pour ensuite grimper à terre afin d'aider les deux femmes à hisser les anciens prisonniers. Razan enjamba gentiment la rambarde avec l'aide de Kurenai pour ensuite monter les quelques marche menant sur les docks. Là, sa sœur le laissa, titubant légèrement. En contre bas, Sakura avait chargé l'épouvantail sur son dos de manière à pouvoir l'amener directement jusqu'aux chevaux que Saï maintenait dans l'ombre de quelques hangars désaffectés, un peu en arrière des docks. La belle aux cheveux roses avait presque atteint les dernières marches menant sur les quais quand une exclamation étouffée la poussa à relever la tête en direction des autres membres de l'équipe. Yamato tendait son indexe en direction du large, les autres suivants du regard cette direction. Lentement, pour ne pas se déstabiliser dans son ascension que l'on pourrait presque qualifié de périlleuse au vue de la taille du chargement présent sur son dos, elle fouilla de ses yeux verts l'étendue houleuse qui se présentait à elle. Tout à coup, elle comprit la raison de l'exclamation de ses co-équipiers.

Malgré la tempête qui gagnait en amplitude, un bateau un peu plus lourd que leur barque se dessinait par à-coups au sommet des puissantes vagues du large. La provenance de se navire ne laissa aucuns soupçon à la rose. Il venait, à n'en pas douter, de l'île Noire. Immédiatement, Kurenai attrapa son frère par la taille, glissant son bras maigre autour de ses épaules, pour l'aider à marcher. Kiba couru en direction des hangars désaffectés de cette partie du port. Yamato s'approcha de la rose et l'aida à faire glisser Kakashi entre eux deux, de manière à pourvoir le traîner jusqu'aux chevaux. Pour la première fois depuis la fuite de l'île, l'ancien co-équipier de l'argenté, du temps ou ils étaient ANBU, pu prendre la mesure des dégâts infligés à son ami. Il avait rarement vu le ninja copieur évanoui ou même laissant transparaître un léger malaise lors de blessures graves. Pourtant là, et d'après se qu'il pouvait apercevoir du corps meurtri du shinobi, il pouvait vraiment déduire que le grand guerrier qu'il connaissait avait été brisé physiquement et peut-être même psychologiquement. Le manteau élimé cachait à peine les cicatrices laissées par les lanières de cuire dans cette peau trop pâle. La couleur violacée de son épiderme et les petites boursouflures au niveau des yeux laissait imaginer les coups qu'il avait du endurer.

Saï sorti de l'ombre en voyant le maître chien courir comme un dératé dans sa direction. Tenant par la bride tout les chevaux de la petite équipe, il fit un signe de tête à Akamaru qui ne se fit pas prier pour s'élancer vers son dresseur.

Que se passe-t-il ? Murmura le ténébreux en voyant une personne supplémentaire qui lui était inconnue.

C'est le petit frère de Kurenai sensei, il était aussi détenu sur l'île à ce que j'ai compris, mais elle le croyait mort depuis plusieurs années. Expliqua rapidement le brun en sortant un manteau de voyage relativement épais des fontes du cheval de Sakura.

Cette dernière avait préparé quelques vêtements de plus, au cas où, sur la demande de la capitaine de l'équipée. Le dessinateur à la chevelure de geai salua le nouveau venu, puis il tendit chaque cheval à son propriétaire. Kurenai le stoppa d'un geste de la main.

Ecoutez ! Kakashi n'est pas en état de faire le chemin du retour à un rythme soutenu. Je vais donc partir avec lui pour le cacher en lieu sur durant quelques jours. Le temps qu'il se refasse au moins une réserve de chakra digne de se nom. Ensuite, je reprendrai la route en direction de Konoha. Expliqua-t-elle fébrilement en montant sur son cheval.

Yamato voulu la couper, mais elle ne lui en laissa pas le loisir.

Sakura ! Tu es la plus légère avec moi. Tu prendras Razan sur ton cheval et s'il le faut, changer de bêtes durant le voyage. Partez le plus vte possible et ne vous arrêter que lors ce que cela est absolument nécessaire. Ne vous retournez pas ! Je vais partir avec vous et nous nous séparerons au pied des montagnes. Ordonna la jeune mère en aidant Yamato à hisser le corps évanoui du ninja copieur en croupe.

A l'aide d'une grosse corde, elle attacha le jeune homme à sa propre taille pour éviter qu'il ne tombe durant le trajet et aussi pour qu'il soit le plus proche possible de son corps afin de bénéficier de sa chaleur corporelle à elle. Kiba aida la belle au regard vermeille à enrouler le manteau de Sakura autour de l'épouvantail. Ce dernier poussa un faible gémissement quand le jeune homme pressa sur sa hanche blessée par mégarde. Razan, aidé de Sakura s'était hissé sur le destrier de la rose. Cette dernière monta à son tour, devant le cadet du clan Azerti. Ensuite, elle mena son cheval vers sa supérieure. Cette dernière était afférée à ajuster une sacoche de kunaïs aux flans de son propre étalon. La médic-nin fouilla dans ses fontes pour en ressortir un paquet de taille moyenne qu'elle tendit à la noiraude au regard sang.

Tenez Kurenai-sensei ! Cela risque de vous être utile. Prononça-t-elle discrètement.

Qu'est-ce ? S'enquit la jeune mère en prenant le coli qui pesait tout de même un certain poids dans sa main gantée de cuire.

Ma trousse de médecin… Répondit doucement la rose.

Non, il ne faut pas… Rétorqua son aînée.

Si, vous êtes tout à fait apte à l'utiliser. Je sais que vous avez suivi les cours de soins comme tout les jônins. Je sais aussi que vous avez fait plusieurs extensions par la suite. Prenez là ! Ce serait pour moi un honneur que vous vous en serviez. La coupa la plus jeune.

Soit, je te remercie, mais te reste-t-il de quoi soigner les autres en cas de problèmes ? Interrogea, un peu soucieuse, la femme au regard pourpre.

Ne vous en faites pas. J'ai gardé une trousse de campagne au cas où. La rassura sa vis-à-vis.

C'est parfait. Allons-y avant qu'il ne soit trop tard. Ordonna-t-elle d'une voix plus forte afin que les trois autres ninjas l'entendent.

D'un même mouvement, les chevaux ainsi que Akamaru firent volte face et ce ruèrent dans les petites rues du village endormi. Saï, qui avait profité de l'absence de ses amis pour parcourir les lieux en long et en large, pris la tête de la petite troupe pour les guider dans le dédale de ruelles sombres. Rapidement, ils atteignirent les dernières maisonnettes. Talonnant son cheval, Kurenai se retourna légèrement sur sa selle pour observer l'avance de leurs poursuivants. Ils entraient dans le petit port en ce moment. Si tout allait bien, ils ne trouveraient aucuns chevaux dans la bourgade, le jeune shinobi peintre ayant pris soins de tous les voler et les chasser de l'agglomération. Kurenai tenta de jeter un œil sur l'homme plaquée contre son dos. Peine perdue, si elle se retournait trop, il chuterait.

Traverser Miso afin d'atteindre les petits cols du Sud était une folie pour leur équipée qui progressait à bride abattue sur la route enneigée des falaises. Il faudrait donc contourner la ville par l'Est de manière à retrouver le carrefour par lequel ils étaient arrivés. Là, ils prendraient une nouvelle route, peu fréquentée, qui les conduirait tout au long des vallées et des valons composant les versants des montagnes dans cette régions jusqu'aux premiers petits cols franchissables. Kurenai les quitteraient peut après le passage du carrefour pour se réfugier sur les contreforts du plus haut col. Avec un peu de chance, leur séparation sèmerait même la confusion chez leurs poursuivants. C'était peut-être le seul coté positif que pouvait tirer le groupe de cette situation. Bien sur que pour Kakashi c'était vital, mais le voyage du retour serait terriblement dangereux pour lui comme pour son accompagnante. En effet, la jeune mère ne pouvait attendre que l'ébouriffé soir complètement rétabli pour rentrer. Ils devraient donc voyager malgré l'état de faiblesse du copie-ninja et bien entendu Kurenai devrait assurer leur sécurité aux deux. Intérieurement, cette dernière pria pour que tous se passe bien et qu'elle puisse revoir son fils au plus vite. Il y avait maintenant presque trois semaines qu'elle ne l'avait pas vu. Son cœur se serra durement. Qu'il lui était dur d'avoir laissé son enfant seul à Konoha. En fait, il n'était pas seul puisque Anko s'occupait de lui avec l'aide d'Iruka, mais dans les entrailles de la jeune maman cela ne faisait que poser un léger baume sur la douleur qui l'étreignait quand elle pensait à l'enfant de sa chaire rester au village.

La tempête serait bientôt là, les nuages sombres commençaient déjà à vomir des flots d'une eau glacée et piquante sur les fugitifs. Le vent s'était lui aussi levé, harcelant les cavaliers et leurs destriers de ses bourrasques. Un peu en contrebas de la route taillée dans le versant de la montagne, les lumières de la ville portuaire, siège de la défunte famille Azerti, scintillaient. Le mauvais temps donnait l'impression que les lueurs clignotaient dans le lointain. La folle équipée progressait rapidement, aussi vite que les chevaux le permettaient. Kiba avait pris la tête, en reconnaissance. Ils atteindraient d'une minute à l'autre l'intersection qui les avait déjà amenés en ces lieux. Pendant quelques secondes, la noiraude au regard de braise senti son précieux chargement remuer faiblement, murmurer un râle, puis s'évanouir à nouveaux. Cela faisait une demi-heure qu'ils chevauchaient ainsi et l'argenté ne supporterait pas plus d'une seconde demi-heure à ce train. Kurenai se faisait du souci pour lui. Elle n'était plus tout à fait sur qu'ils arriveraient à atteindre la cache en trente minutes. Au pire, elle pourrait toujours essayé de trouver quelque chose pour la fin de la nuit, mais cela ne l'enchantait guère. A l'époque ou elle était revenue dans la région, elle avait pris le temps de scrupuleusement observer tout ce qui se trouvait dans le pays, les mouvements des gens, les habitudes des paysans, les voies les plus fréquentées et les régions accessible selon les saisons. C'est ainsi qu'après son évasion, elle avait pu reprendre quelques forces dans la cache ou elle projetait de se rendre à présent avec l'argenté. Toute fois, elle ignorait si quelqu'un avait découvert ce lieu depuis sa venue. De toute manière, le temps des questions et des doutes prenait fin pour elle. Dans l'ombre de la nuit et de la tempête, un embranchement en direction de la paroi Ouest de la montagne se dessinait. Ils avaient traversé le premier carrefour depuis une bonne dizaine de minutes. Elle talonna son puissant étalon noir de manière à remonter la colonne de cavaliers. Arrivé à hauteur de Yamato, elle ralenti pour rester à ses coté quelques instants.

C'est ici que nous vous quittons. Prends soins d'eux et faites bien attention à vous ! J'essayerai de vous faire parvenir un message une fois que nous repartirons. Cria-t-elle dans la tourmente pour se faire comprendre de son homologue.

Prend garde à toi aussi et prends bien soins de lui ! Bonne chance ! Lui répondit le junin en lui dérochant une tape amicale sur l'épaule.

Ils se sourirent. Parce qu'en ce moment l'un comme l'autre savait les risques qui courraient sur elle et Kakashi, alors quitte à ne pas se laisser envahir par le doute et le souci, autant se sourire. Kurenai talonna son cheval, passa devant Yamato et à la hauteur de l'intersection, elle tourna sur la gauche en faisant un signe de la main à ses co-équipier qui continuèrent leur chemin. Razan hurla de toutes ses faibles forces :

Faits attention !

Toi aussi ! Lui répondit-elle.

Rapidement, elle ne les vis plus en contre bas sur la route. Elle se détourna pour se concentrer uniquement sur le chemin plus sinueux et étroit qu'ils empruntaient dès à présent. Elle fut obligée de baisser l'allure pour ne pas prendre plus de risques qu'il n'était nécessaire. La pluie était mordante. Perfidement, elle commença de s'insinuer dans les vêtements de la jeune femme. L'humidité, froide compagne et garante des maladies se faisait gentiment ressentir. La kunochi se mordit les lèvres. Si ses habits commençaient de percer, ceux du jeune homme attaché à sa taille devaient eux aussi commencé à être plus qu'imprégner par le liquide froid. Il fallait trouver un abri au plus vite, sinon c'est de froid qu'il mourrait en plus de ses blessures.

Cela faisait déjà un bon quart d'heure que le sombre destrier de Kurenai grimpait inlassablement, suivant le petit chemin se déroulant sous ses sabots. Sa cavalière scrutait inlassablement la nuit qui les entourait, essayant de reconnaître les lieux ou elle s'était rendue quelques années plutôt. Cependant, elle avait de la peine à se souvenir. Quand elle s'était rendue à cette cache, elle était sensiblement dans un état semblable à Kakashi et tout ce qui s'était passé lors de sa fuite restait relativement brumeux dans son esprit.

Si seulement elle pouvait retrouver cette ferme ou elle avait été recueillie pour la nuit. Elle se souvenait vaguement du visage d'une vieille femme se penchant sur elle, lui faisant boire quelque chose de chaud, ensuite tout se brouillait. Elle s'était réveillée au petit matin et pour ne pas attirer de problème à son hôte, elle avait quitté la fermette sans rien dire pour gagner cette grotte dans les contreforts du plus haut col de la chaîne montagneuse bordant le littoral à cet endroit. Elle ne se rappelait pourtant pas avoir frappé à une porte cette nuit là. Probablement avait-elle perdu connaissance et cette femme l'avait emmené chez elle. Elle n'en avait pas la moindre idée. Une faible lueur dans la nuit tira la jeune mère de ses souvenirs. Il y avait quelque chose devant elle, mais relativement à l'écart de la sente qu'elle suivait. Hésitante, elle arrêta le cheval. Fallait-il tenter le tout pour le tout et essayer d'obtenir un hébergement pour la nuit dans cette maison ? Elle ne savait même pas s'il s'agissait de la même ferme que lors de sa première fuite. Pour confirmer l'urgence de la situation, une quinte de toux secoua affreusement le blessé collé contre son dos, le laissant ensuite respirer avec une difficulté mortifiante. Elle ne pouvait rester plus longtemps sous la pluie avec l'ébouriffé dans cette état. Elle talonna le cheval en direction de la lampe clignotante dans la nuit.

Une fois devant le bâtiment qui devait effectivement être une ferme malgré que la nuit ne permette pas de s'assurer de cela. Kurenai détacha la corde qui retenait le corps inconscient du shinobi contre elle. Au prix d'un effort énorme, elle réussi à descendre puis à tirer le corps meurtri à bas du cheval sans le blesser plus qu'il ne l'était déjà. Soutenant difficilement le corps plus grand du ninja, elle se dirigea vers une fenêtre au travers de laquelle elle pu contempler se qui devait être une cuisine éclairée par une lampe à pétrole déposée sur la tablette devant les vitres. Lentement, car affaiblie elle aussi par le chakra fourni pour leur évasion, elle continua leur chemin vers se qui semblait être la porte d'entrée. Inspirant profondément, elle frappa trois coups sonores à la porte de bois de son point libre. Aucuns bruits, rien ne se passa pendant quelques instants, puis des sons de pas sur un plancher se firent entendre. Une clé tourna dans la serrure. La porte pivota sur ses gons laissant la lumière d'une lampe à huile éblouir les yeux fatigués de la jeune femme. Après une fraction de seconde, Kurenai ouvrit la bouche pour prononcer quelque chose, mais les paroles restèrent bloquées dans sa gorge et ses yeux s'agrandir de surprise.