Titre : No mouth but some serpent
Auteur : Lightning on the Wave
Traductrices :
Crazy-Snape, Chaola, Ange de Crystal, Spirituel Love, LlianeMyrddin, Spirituel, Titinette, Amiah akinnassBêta correctrices :
Tigrou 19Correctrices ? Pas sur pour ce chap
État de la fic anglaise :
Terminé( 33)État de la fic française : interlude +
11; Traduit : Presque fini; En cours : 29Chapitre traduit par :
Chaola&
Disclamé :
Aucun des personnages ne nous appartiennent (ils sont à JK Rowling), ni même l'histoire.&
À lire absolument
Nous voici donc de retour avec plein de chapitres!
- ''Merlin's legacy'' est entièrement fini que ce soit la traduction que la correction donc il y aura un chapitre par semaine!
- La fic qui la remplacera est ''A Prince Honor'' qui contient 16 chapitres, elle est fini en anglais et la bonne nouvelle, c'est qu'il reste que 2 chapitre à traduire!! L'auteur est le même que ''Merlin 's Legacy''. Les chapitres sont à la correction!
- La saga ''saving'' a de nouveau 6 traductrices, donc sa mise en suspend est suspendu(mdr)
- ''A broken child'' est fini pour l'instant d'être traduit car nous avons rejoint l'auteur!
- Pour ce qui est de ''Métamorphose'', là désolé, mais aucune nouvelle!
J'ai envoyé des mails, sans résultat, donc si quelqu'un à des nouvelles de ''Angel's heaven'' qu'il nous contacte!
- Sinon toute les autres fics, ont bien avancé donc, à priori, les news devraient redevenir normal!
Onarluca
&&&&&&
&
Nous vous souhaitons une bonne lecture!
Eni et Onarluca
&
Chapitre 11 Menaces et rejets
Harry ne voulait plus passer une semaine comme celle-là. Le plus tôt il maîtriserai le sort Fugitivus Animus, le mieux.
Lundi avait commencé avec un murmure de bruits alors qu'il entrait la Grande Salle, un qui pouvait dégénérer en des mauvais sorts et de la nourriture lancée – aurait dégénéré, Harry en était sûr, si les professeurs n'étaient pas présents. Malgré qu'il soit assis à côté de Draco à la table des Serpentards, et l'héritier des Malfoy avait l'air prêt à jeter un sort à quiconque regarderai Harry de travers, il pouvait quand même sentir les regards sur lui. Ils lui coupaient la respiration et faisaient trembler ses jambes, il mangea très peu et quitta très vite la salle. Sylarana protesta. Harry lui dit de se taire, et elle bouda pendant les trois heures qui suivirent.
Les railleries des Serdaigles empirèrent maintenant qu'il avait, selon eux, envoyé de façon permanente un des membres de leur Maison à l'infirmerie. Harry les observa, au moins, ne portant pas une émotion plus complexe que l'amertume. Ils n'appréciaient pas Luna tant qu'ils l'avaient, n'est-ce pas ?
« As-tu demandé à tes petits serpents te la tenir pendant que tu la Pétrifiée, Prince Serpent ? » lui demanda l'un d'eux alors qu'il allait en cours d'Enchantements. « C'était drôle ? »
« Pas assez drôle pour lui, » dit sciemment un Serdaigle de septième année. « J'ai entendu dire qu'il l'a forcée à avaler du poison alors qu'elle criait pour demander grâce, et puis il lui a jeté un Doloris pendant qu'elle se remettait du poison. »
« Il l'a probablement mordu lui-même, » dit un autre.
Draco virevolta, baguette en main. Harry toucha son bras. « Non, » dit-il doucement. « Ca n'en vaut pas la peine. »
Draco bégaya et protesta pendant tout le reste de la journée, ce qui, au mois, donna Harry quelque chose à écouter que les railleries.
Mardi, Ron s'avança vers la table des Serpentards. Draco s'hérissa. Mais Ron l'ignora complètement, et parla à Harry à travers ses dents serrées.
« je n'ai pas dit mon dernier mot, » dit-il. « Je sais qu'il y a une sorte de, de complot qui se trame. Il n'y pas moyen que mon père se fasse virer et que son frère trahisse Connor dans la même semaine à moins d'un complot. Nous t'arrêterons. Tu verras. »
« Oh, très bon, Weasley, » dit Draco, se penchant jusqu'à ce que son visage soit contre celui de Ron. « Je ne savais pas que tu connaissais le mot trame. C'est Granger qui te l'a appris, n'est-ce pas ? »
Le visage de Ron devint tout rouge, mais Harry demanda doucement, « Pourquoi est-ce que tu père s'est fait viré ? Quelle était la faute ? »
« Le père de ce connard a dit que s'il ne pouvait se contrôler dans une librairie, il ne pouvait se contrôler au Ministère, » dit Ron, les dents serrées. « Ils lui ont fait passer un entretien injuste, et il s'est fait viré. »
« Et la vérité finit par se faire, » dit Draco d'une voix traînante. « On aurait du forcer ton père à quitter son boulot depuis longtemps, Weasley. Mon père n'a fait que faire une faveur au Ministère, au reste du monde magique, et à l'humanité en général. »
« Je vais te tuer, » dit Ron, et chercha sa baguette, au moment où Hermione arriva à ses côtés et lui mit une tape sur le côté de la tête. Harry la fixa choqué. Hermione croisa son regard un bref instant, et Harry cligna les yeux à ce qu'il y vit. Elle avait l'air triste, fatiguée, mais pas dédaigneuse, ni comme si elle le considérait comme la source du Mal.
« Ron Weasley, tu vas venir t'asseoir maintenant et te taire avant que Gryffondor ne perde des points par ta faute, » lui siffla-t-elle.
Ron ouvrit la bouche pour protester, mais Draco dit, « Oh, allons, Granger. Il nous montrait juste son nouveau vocabulaire, n'est-ce pas Weasley ? »
Harry siffla vers lui. « Draco. Tais-toi. »
Hermione fit un signe de tête à Harry, d'un allié à un autre, et raccompagna Ron à la table des Gryffondors. Pendant un bref instant, Harry pensa que cette journée ne serait pas si mal, finalement.
C'est alors qu'il croisa le regarde de Connor, sans merci dans son jugement, radiant dans son innocence, et détourna les yeux. Qu'est-ce que ça faisait si Hermione ou quelqu'un d'autre croyait qu'il était innocent, tant que son frère pensait que Harry l'avait trahi ?
Mercredi, en cours de Transfiguration, quelqu'un que Harry n'avait jamais vu enchanta les épingles qu'ils devaient tourner en plume. Plusieurs d'entre elles volèrent, flottant devant Harry, et énonçaient T-R-A-I-T-R-E et –S-E-R-P-E-N-T.
Il s'avéra que c'était le meilleur moment de cette semaine, paradoxalement. Les épingles venaient de faire leur deuxième mot lorsque MacGonagall les fit disparaître d'un coup de baguette, et tourna un regard féroce vers Harry.
« M. Potter, restez à la fin du cours, s'il vous plaît. »
Il resta, et à sa grande surprise, elle l'emmena dans son bureau, lui offrit du thé, et insista pour qu'il discute avec elle des meilleurs points de la Transfiguration théorique. Harry se laissa entraîner dans un sujet qu'il ne connaissait qu'à travers des livres, et trouva ses connaissances égalées et contrées par l'expérience de MacGonagall. Sa description de ce qu'elle a ressenti lors de sa première transformation en Animagus – « comme si mon estomac coulait par mes oreilles » - le fit avalait de travers son thé et lui sourire. MacGonagall lui rendit son sourire. Harry pouvait presque ignorer que ses yeux étaient hagards, et, miraculeusement, MacGonagall ne lui rappela jamais pourquoi.
Jeudi, il alla à l'infirmerie pour essayer de voir Luna. Madame Pomfresh s'avéra consentante pour le laisser entrer, et il resta assis au chevet de Luna pendant une heure, ses yeux fixés sur ceux vides de la blonde, essayant de trouver quelque chose à dire qui ne sonnait pas intéressé.
Il sortit de l'infirmerie, et quelqu'un lui tendit une embuscade. Ils devaient être un groupe, Harry pensa plus tard, vu que Sylarana n'eut même pas le temps de siffler, et les sorts qui le frappèrent volèrent de toutes les directions. Il tomba, paralysé, bâillonner, avec un Obscurus sur les yeux, puis ils commencèrent à utiliser à la fois leur baguette et leurs poings sur lui.
Cela ne dura que quelques minutes avant que Sylarana réussit à se libérer du sort que les attaquants lui avaient lancé pour la garder immobile et rampa hors de sa manche. Les lanceurs de sort crièrent et fuirent. Sylarana, enragée, rampa après eux jusqu'à ce que la barrière sonna et que la cage tombe autour d'elle. Dumbledore vint la chercher et délivra rapidement Harry des sorts qui lui avaient été jetés.
Harry passa son vendredi à l'infirmerie pour ses coups et ce qu'appelle Madame Pomfresh la fatigue, recevant des visites de groupes alternés de Serpentards anxieux, qui lui dirent qu'il y avait des rumeurs comme quoi il avait lancé délibérément Sylarana aux trousses de ses assaillants. Vendredi soir, certains parlaient de lui comme le prochain Seigneur des Ténèbres.
Au vu de tous ces événements, Harry était presque content de faire face à son frère lors du match Serpentard-Gryffondor ce samedi. Au moins il savait qu'il serait capable de contrôler ce qu'il s'y passerait.
Harry ferma les yeux et ouvrit la porte du bureau de Sirius. Les voix à l'intérieur se turent immédiatement. Il savait plusieurs paires d'yeux s'étaient tournés vers lui, mais il se passa un long moment avant qu'il réussit à avoir le courage de leurs faire face.
Leurs parents se tenaient devant la chaise de Sirius, Connor, déjà en tenue de Quidditch, entre eux. Remus était assis dans la deuxième chaise, sa tête penchée sur le côté, les yeux tendres et son sourire commençant à peine à s'effacer. Tous, Sirius inclus, le regardaient comme s'ils avaient vu un fantôme.
« Bonjour, » dit doucement Harry.
Remus bougea le premier. « Bonjour, Harry, » dit-il calmement, comme si rien ne s'était passé. « Je disais juste à ta mère combien j'avais hâte de vous voir voler tous les deux aujourd'hui. C'est une journée idéale pour le Quidditch, n'est-ce pas ? » Il se tourna et sourit à Sirius, faisant mine de l'inviter dans la conversation. Sirius resta assis là un moment, et fixait Harry. Harry détourna les yeux de son regard, aussi. Il n'avait pas passé du temps avec Sirius depuis que Luna avait été pétrifiée, et Sirius n'était certainement pas venu le voir. Il avait voulu mettre la peine qu'il avait alors ressenti dans la boîte, mais il n'avait pas osé, donc maintenant elle flottait sous la surface de son esprit et le mettait mal à l'aise. Harry ne savait pas quoi faire, ni quoi dire. La seule chose confortable dans cette situation était que personne ne savait quoi faire, non plus.
A part Remus, qui, Harry avait déjà remarqué, continuerai une conversation au milieu d'une guerre entre James et Connor sur la hauteur à laquelle il pouvait voler sur son balai.
« Un magnifique, brillant, dimanche ensoleillé, » dit Remus. Harry jeta un coup d'œil à travers sa frange pour voir que les yeux du loup-garou s'étaient légèrement refroidis, mais il regardait Sirius, pas Harry. « Un jour pour des matchs de Quidditch, et un jour pour les familles. Il y aura beaucoup de parents ici pour voir leurs enfants voler, j'imagine. Et des parrains, marraines, aussi. Je suis sûr que de vrais parrains ou marraines n'abandonneraient pas leurs filleuls sans même leur parler, n'est-ce pas ? » Il se pencha vers l'arrière et tourna son sombre sourire vers James. « Ni des parents. »
Il y eut une longue, longue pause. Puis James dit, entre ses dents, « Connor, peux-tu aller attendre dans le couloir, s'il te plaît ? Nous aimerions parler à Harry seuls à seul. »
Connor ouvrit la bouche pour protester. Harry lui lança un regard de compassion qu'il doutait que Connor avait remarqué. Connor détestait être traité comme un enfant, et James faisant exactement ça n'était pas le meilleur moyen pour le faire obéir.
« Viens, Connor, » dit Remus, se levant et lui tendant la main. « Je ne pense pas t'avoir déjà montré le tunnel derrière la statue de la sorcière bossue, n'est-ce pas ? » Il se pencha et baissa la voix, les yeux chaleureux. « Il va droit à Honeydukes. »
L'intérêt de Connor avait été un peu piqué, mais il tourna la tête et regarda Harry. Harry hocha la tête. Il comprenait l'importance de ce regard. Je fais tout ce que je peux pour t'arrêter.
Il paraissait vraiment être prêt à tout en tout cas, pensa Harry, alors qu'il regardait son frère partir. Il était en train de comploter quelque chose avec Ron et Hermione, marchant avec eux dans les couloirs. De temps en temps Hermione protestait tout bas, mais Connor le faisait taire, et expliquait quelque chose d'autre qui faisait que Hermione mordait sa lèvre inférieure et hochait sa tête pensivement.
« Harry. »
La porte se referma derrière Remus et Connor, et Harry se retourna avec un soupir pour faire face à ses parents et Sirius.
Sirius était toujours affalé dans sa chaise, grimaçant. Lily se tenait toujours au même endroit que lorsque Harry était entré, les yeux fixés sur son visage. C'était James qui avait parlé, sa voix sérieuse mais maladroite. Harry savait ce qu'il ressentait.
« Connor nous a raconté ce qu'il s'est passé, » dit James. « Tout. La bagarre entre Ron Weasley et Draco Malfoy- » son dégoût pour le nom de famille de Draco était sans fin, remarqua Harry « - et qu'il t'avait trouvé près du corps de cette Luna Lovegood ce soir-là. » James ferma les yeux et respira un grand coup. « Et le Fourchelangue, et la façon dont tu as utilisé la magie sur des Serdaigles. Tu as envoyé une pauvre fille à l'infirmerie, n'est-ce pas ? »
Harry hocha la tête. Il n'y avait aucune raison de le dénier.
Je peux le dénier
, dit Sylarana dans sa tête. Mais aucun d'entre ne m'écoutera.Aucun d'entre ne te comprendrai
, la corrigea Harry.Aucun d'entre ne m'écouterai même s'ils pouvaient me comprendre
. Les pensées du Locusta avait un ton boudeur qui aurait fait sourire Harry à un autre moment. Mais ceci était une conversation avec ses parents.« Et tu étais possédé par Tu-Sais-Qui, » dit James. « Ou du moins son soi plus jeune. Je ne comprends pas, Harry. Je pensais que les cours que le vieux Snivellus te donne sont censées t'aider ? »
Il pausa, et cette fois il attendait clairement une réponse verbale. « Elles aident, » dit doucement Harry. « Et je ne pense pas avoir Pétrifié Luna, Monsieur. Je dormais lorsque ça s'est passé, donc je ne sais pas qui l'a fait, mais je ne pense pas que Tom Riddle m'ai possédé. »
« Donc il possède quelqu'un d'autre ? » demanda James. « Mais pourquoi ? »
« James. »
Juste un mot de leur mère, pensa Harry, et la pièce était déjà plus calme. Lily s'avança et s'agenouilla devant Harry, passant une main dans les cheveux de Harry pour dégager sa frange de ses yeux. Harry regarda les lignes autour sa bouche se contracter alors que son doigt caressait sa cicatrice en forme d'éclair.
« Je pense que nous devons leur dire, » murmura-t-elle.
Harry laissa échapper une courte expiration, la plaignant. Il savait qu'elle avait souhaité garder leur père innocent pour la même raison que pour Connor. Cette clarté de l'esprit, cette pureté de l'âme, était quelque chose qui valait le coup qu'on se batte pour.
Mais, s'il fallait dire à quelques personnes ce qu'était réellement Harry et non au monde entier, alors c'était la meilleure des solutions.
Lily se releva, se plaça derrière Harry et posa ses mains sur ses épaules. « Je entraîne Harry depuis son plus jeune âge, » dit-elle à James et Sirius. « Je lui demandais d'apprendre tous les sorts qu'il pouvait, toute la magie sans baguette qu'il pouvait, toutes les théories et manières sang-pures qu'il pouvait, au cas où Connor en aurai besoin plus tard. »
James réussit à bégayer quelque chose qui ressemblait à, « Quoi ? » Sirius les regardait tous les deux avec les yeux écarquillés. Harry garda la tête haute et se rappela que les regards étaient tolérables. Sa mère était avec lui. Il n'était pas seul.
Lily hocha la tête. « Connor est l'ennemi de Voldemort, » dit-elle. « Vous le savez. Vous le savez tous les deux. Mais il ne pouvait avoir une enfance normale sans une sorte de protection supplémentaire. » Elle montra Sirius d'un geste de la main. « Tu es ici cette année, et j'apprécie ce fait plus que je ne pourrais te le dire. Mais tu ne peux pas aller partout, tu ne peux être avec les élèves comme un autre élève le pourrait. Harry garde Connor depuis l'année dernière. Je l'ai entraîné à ce rôle depuis son plus jeune âge, » répéta-t-elle. Elle ferma les yeux et laissa échapper un long souffle.
« Ce n'est pas étonnant que Voldemort s'est mis à la poursuite de Harry. Sa puissance pure et son importance pour Connor en font une cible. Si Voldemort pouvait corrompre Harry, ce serait le coup ultime contre le Garçon-Qui-A-Survécut, avant de corrompre Connor lui-même. » Les mains de Lily se crispèrent sur les épaules de Harry, et il pouvait sentir la façon dont elle se restreignait pour ne pas tout dévoiler. Il y avait des choses qui demanderaient du temps à Sirius et James pour qu'ils comprennent, peu importe la préparation qu'elle essayait de leur donner. « Donc, tandis que je pense difficilement que cette possession est une bonne chose, je ne blâme pas Harry. Je blâme Voldemort. »
Il y eut un long silence. Les yeux de Harry passait de James à Sirius, et ne trouva rien qui ne l'inquiétait dans leurs yeux. Tous les deux avaient l'air choqué, mais c'était compréhensible. James ouvrait et fermait la bouche comme s'il essayait de choisir la première question à poser ; quelque chose à quoi s'attendait Harry. Sirius s'affala dans son fauteuil, son visage mortellement pale. Harry s'inquiétait un peu plus de ça, mais son parrain avait grandi entouré de magie noire et de guerriers sorciers. Evidemment qu'il serait inquiété qu'un enfant doive passer par là.
Il est inquiet pour Connor, pas pour toi
, lui dit Sylarana.Tais-toi
, la prévint Harry, et repoussa à nouveau la souffrance.Finalement James dit, « Mais ça veut dire que tu nous as caché un secret toutes ces années. »
« Oui, » dit Lily. « Je voulais que vous soyez ignorants de façon à avoir ton soutien irréfléchi en temps difficile, James. C'était égoïste, et je suis désolée. » Elle parlait comme la sorcière que Harry connaissait, la voix posée. « Et j'ai gardé Connor innocent car il a besoin d'être innocent pour battre Voldemort. Mais maintenant, alors que tous les deux vous risquez d'interférer avec la garde de Harry, il n'y a plus de raisons pour vous garder ignorants. » Elle se tourna vers Sirius. « Vas-tu lui barrer le chemin ? »
Sirius secoua la tête. Son visage avait pali. « Mais je pensais tellement différemment, » murmura-t-il. « Harry, je suis désolé. »
« Maintenant, tu peux dire la vérité à Connor, n'est-ce pas ? » demanda James, sa voix impatiente. « Il n'a plus de raison de se battre avec Harry. »
Lily soupira. « Non, » dit-elle. « Il y a toujours le fait que Tom Riddle a possédé Harry, et que nous ne savons pas qui a pétrifié Luna Lovegood. C'est vrai que Harry a vu son esprit envahi pas un puissant mage noir. Et lui dire tout cela tacherai son innocence. Je ne veux pas le faire, pas encore. » Elle pausa. « De plus, il y a une bonne conséquence au fait que Connor suspecte Harry. »
« Et c'est quoi ? » demanda Sirius, la voix rauque. « Je ne vois pas de bon côté, moi-même. »
Lily se déplaça pour se placer face à Harry et s'agenouilla à nouveau au lieu de lui répondre. Elle regarda Harry dans les yeux. « Harry, tu rappelles de notre discussion sur la Première Guerre contre Voldemort, et la raison pour laquelle les frères Prewett ont lancé les mangemorts dans une telle chasse avant de se faire attraper ? » demanda-t-elle.
Les yeux de Harry s'écarquillèrent alors qu'il se remémorait l'histoire. Gideon et Fabian Prewett, les frères de Molly Weasley, étaient des sorciers d'une puissance dévastatrice, mais plus encore, ils étaient intelligents. Ils ont monté une supercherie qui ne fut découverte qu'après leur mort, une supercherie digne d'un Serpentard.
Ils sont devenus des cibles exprès, irritant et distrayant les Mangemorts de leurs autres tâches – des tâches qui incluaient l'exécution de familles d'enfants de moldus sans défense qui n'étaient pas aussi bien entraînées que Gideon et Fabian. A la fin, les Mangemorts se sont regroupés pour les supprimer, mais pendant ce temps, quinze familles sorcières se sont réfugiées dans des planques via Portauloin. Au moment où les Mangemorts ont pu se débarrasser des frères Prewett, le cercle interne des Mangemorts de Voldemort auraient pu se venger sur eux pendant des mois et ne pas être assouvis. La chasse avait encouragé tous les traits que Gideon et Fabian voulaient encourager chez les Mangemorts, incluant la suspicion de son voisin ; ils avaient commencé à penser que quelqu'un de leur côté était un traître et devait aider les Prewett à s'échapper à chaque confrontation.
Et Harry comprenait.
« Tu veux que je fasse le contraire de ça avec Connor ? » demanda-t-il à sa mère. « Agir comme un cerf pour qu'il puisse agir comme un chien de chasse ? »
« Comme le meneur de la chasse, » le corrigea Lily, lui offrant un doux sourire qui, reflété dans ses yeux verts, montrait qu'il lui avait en effet fait très plaisir. « Connor doit acquérir une sagesse vis-à-vis des réalités politiques du monde magique, mais il ne l'acquérra pas de la même manière que toi, surtout depuis qu'il s'est fait des amis parmi les sang-purs dévoués à la Lumière. Il acquérra de la sagesse par cette action. Laisse-le unir l'école autour d'une cause, et ce sera un bon entraînement pour le futur. »
Harry hocha la tête. Il pouvait sentir sa culpabilité et la noirceur de son esprit se dissiper, se concentrant sur une nouvelle excitation. Ce n'était pas grave, maintenant, que Connor le suspecte et montait les autres élèves contre lui. Ces élèves prendraient l'habitude de suivre le Survivant. Lorsque le véritable auteur sera trouvé, cela rendra peut-être Connor ridicule, mais Harry suspectait que le véritable auteur était une innocente victime, pas un serviteur volontaire de Voldemort. Connor pardonnerai cette victime, la sauverai peut-être du contrôle de Voldemort, puis se retournerai et pardonnerai son frère, montrant toute l'ampleur de la justice et la compassion des Gryffondors. Et le fait que Harry accepte de pardonner son frère montrerai sa loyauté absolue.
Cela demandera une planification parfaite, Harry le savait, et il y avait au moins une demi-douzaine de choses qui pouvaient mal se passer. Mais c'était un plan, un qui servirai à la fois ces buts de défendre Connor et le faire apprécier des autres, et à cause de cela il pourrai vivre avec.
« Je ne comprend pas, » dit plaintivement Sirius.
Lily expliqua en détail le plan à James et Sirius, et Harry se complut dans le silence. Oui, c'était la meilleure façon de faire les choses.
Si tu es un humain complètement fou, alors oui, c'est la meilleure façon
.Harry sursauta. Apparemment, il réussissait toujours à oublier Sylarana lorsqu'elle restait silencieuse un moment. Et, jusqu'ici, elle n'avait pas eu d'objection vis-à-vis du plan, alors pourquoi objectait-elle maintenant ?
Parce que c'est de la folie
, répondit impassiblement Sylarana. Comment peux-tu espérer que ça fonctionne ? Et comment peux-tu espérer avoir le temps de me nourrir pendant que tu fera en sorte que ça fonctionne ?Harry toucha son bras gauche au-dessus de l'endroit où elle était posée telle une marque sur sa peau. Je ferais toujours en sorte de te nourrir en priorité, je te le promet.
Il écouta à peine sa mère expliquer en détails les choses pour James et Sirius. Il savait que les choses iraient mieux maintenant. S'il avait des qualités Serpentardes, comme le Choixpeau, Draco et Snape insistaient, alors il pourrait enfin les utiliser à bon escient, au service de la Lumière.
Harry était confiant, alors qu'il virevoltait, tournait et soubresautait dans les airs, tel qu'il ne l'avait pas fait lors du match Gryffondor-Serpentard de l'année dernière.
Connor était dans les airs, bien sûr, et il fallait faire attention aux Cognards, mais cette fois les Lestrange n'étaient pas à sa poursuite. Leurs parents, Sirius et Remus étaient assis dans les gradins, et cette fois James et Sirius, au moins, savaient que Connor allait gagner, parce que Harry ne ferait pas autrement. Cela amusait Harry que la dernière chose que son père lui avait demandé avant qu'il ne mette ses robes vertes Serpentardes était si Harry volait mieux que Connor. Harry avait été capable de mentir la dessus, vu qu'il n'avait jamais révélé à sa mère ses véritables capacités sur un balai. Il garantit James que Connor gagnait les matchs par ses propres moyens.
C'était un petit mensonge, surtout au vu de ceux qu'il révèlerait et vivrait au cours des prochains mois. Mais à la fin, cela vaudrait le coup. Ce devait valoir le coup.
Fou
, insista Sylarana dans sa tête. Elle avait très peu parlé depuis qu'ils étaient arrivés sur le terrain, sauf par des mots d'une syllabe. Harry supposait qu'elle voulait qu'il devine ce que voulaient dire ces mots. Il refusait. Pour le moment, il avait beaucoup à s'inquiéter que ça.Il y avait les Cognards, le Vif d'Or, Connor sur son balai, et des centaines d'yeux l'observant, de chaque côté du terrain. Il devait tous les tromper. Heureusement, la plupart étaient facile à tromper. Paresseusement il retourne son balai pour voler la tête en bas alors que l'un des jumeaux Weasley envoyait un Cognard vers lui, et l'entendit passer, sifflant, par-dessus les poils de son balai. Le Nimbus 2001 était un cadeau génial, pensa-t-il. Cela rendait des manœuvres comme celles-là tellement faciles.
Alors qu'il volait la tête en bas – avec Sylarana, forcée de resserrer ses anneaux sur son bras gauche, se plaignant, aussi – il vit le Cognard virer en un étranger, large cercle et revenir vers le jeu. Il ignora les deux Poursuiveurs Serpentards sur sa route, et décrivit un cercle autour des jumeaux Weasley. Il se dirigeait vers –
Connor.
Je vois que c'était une erreur de penser que ce match serait plus sûr
, pensa Harry, et accéléra.Il vola parallèle au Cognard, le vent s'engouffrant dans ses cheveux et lunettes, le balai lui donnant toute la vitesse qu'il demandait et plus encore. Harry calcula l'impact du Cognard avec Connor, et tendit la main, avec l'intention d'utiliser sa volonté pour le tirer d'un sec sur le côté, de la même façon qu'il avait utilisé sa volonté pour le faire percuter les Lestrange l'année dernière.
Cela ne fonctionna pas. Quelqu'un contrôlait déjà le Cognard. Harry sentit un cône affûté de puissance tournoyant, dirigeant et poussant la balle, un qui créait des étincelles au contact de la sienne et la contrait. Ses yeux se plissèrent alors qu'il regardait Connor plongeait vers le bas en spiral, évitant le premier coup de la balle enchantée. Ce n'était pas de la magie sorcière qui contrôlait le Cognard.
Un elfe de maison.
Dobby ?
Probablement, pensa Harry. Et cela le rendit furieux qu'il n'ai pas repensé à l'elfe de maison depuis que les cours avaient repris, assumant que tous les autres menaces étaient plus grandes.
Maintenant, cela pouvait changer. Harry appela sa magie autour de lui, étant sûr que la plupart des gens ne seraient pas capables de le sentir. Dumbledore, bien sûr, car il serait capable d'une telle chose, Draco et Snape, mais ils étaient les seuls qui aient jamais réagi comme ça lorsqu'il se devenait furieux.
Et il était furieux maintenant, une furie grondante et glaçante qu'il se permit, car c'était pour Connor. Il regarda le Cognard faire demi-tour, et concentra une nouvelle forme de volonté. Cette fois, il ne voulait pas affecter la balle. Il voulait que l'air devant elle se solidifie, aussi dur que le sol asséché, refusant le passage au Cognard.
Un bruyant pop se fit entendre, et le Cognard rebondit. Harry eut le souffle coupé et relâcha le mur d'air. Cela avait été plus dur qu'il ne l'aurai cru, probablement parce qu'il avait du appeler puis relâcher sa magie si soudainement. Il anticiperai mieux les prochains mouvements du Cognard et se placerai devant, de façon à avoir le temps de prendre toutes les précautions qu'il devait.
« Et le Vif d'Or a été repéré ! » la voix de Lee Jordan monta avec un grondement triomphant au-dessus des cris soudains de la foule.
Harry tourna vivement la tête, et vit Connor poursuivre le Vif, une traînée d'or voletant furieusement devant lui. Il changea de direction plusieurs fois, mais le frère de Harry n'était jamais loin derrière. Ses cheveux volaient au vent, son visage illuminé de détermination. Harry se détendit. La dernière fois qu'il avait regardé, Serpentard avait soixante points d'avance, mais si Connor attrapait le Vif maintenant, cela n'aurait pas d'importance. Il mettrait fin au match, retrouverai la sécurité du sol, et assurerait à la fois la victoire pour son équipe.
C'est alors que le Cognard se remit en mouvement.
Il se dirigea droit vers le bout du balai de Connor, ignorant dans sa hâte, cette fois, complètement les autres cibles. Angelina Johnson, une des Poursuiveurs de Gryffondor, se retrouva sur son chemin et fut propulsée dans les airs se tenant le ventre. Elle réussit à retrouver l'équilibre avant de toucher le sol, et Harry n'entendit aucun coup de sifflet de la part de Bibine ou de Sirius signalant la fin du match.
Connor était complètement concentré sur la capture du Vif, qui avait réussit à le duper grâce à un brusque changement de direction et volait maintenant rapidement dans les airs, laissant Connor faire ce qu'il pouvait pour le rattraper.
Cela voulait dire que c'était à Harry de faire quelque chose.
Une excitation féroce et nette s'empara de lui, et il savait qu'il souriait alors qu'il relâchait toute sa vitesse, la vitesse du Nimbus 2001.
L'air forma un court tunnel défini devant lui. Il dépassa rapidement Angelina comme si elle planait plutôt que volait. Il entendit des exclamations étonnées et vit tous les yeux tournés vers lui, mais n'y fit pas attention. Ils penseraient qu'il avait simplement vu le Vif à son tour, et voulait le prendre à Connor.
Fais le.
Harry sentit l'intrusion de Sylarana dans son esprit telle une ondulation lointaine. Il fit deux loopings alors que l'autre Cognard le dépassait en sifflant, et alors qu'il ressortait de sa chute, il dut décider de quel côté irait le Cognard enchanté. La balle avait presque atteint Connor maintenant, et sa main tendue cherchant à attraper le Vif.
Sa main tendue
.Harry choisit.
Il plongea, pour trouver le bon angle, et repartit vers le haut en une seule explosion de vitesse. Il prit de l'altitude et se plaça entre son frère et le Cognard. Il prendrait le coup, Connor attraperai le Vif, et tout irai bien.
Connor lui lança un seul regard abasourdi, avant de reposer son regard sur la petite balle dorée. Harry sourit, s'en fichant.
Le Cognard stoppa sous lui, tourna, puis essaya de monter entre lui et Connor, légèrement vers l'avant, de façon à frapper de plein fouet Connor.
Harry fit un autre choix, et se propulsa devant son frère. Leurs balais se percutèrent, mais il n'était pas assez proche pour faire une faute sur Connor, et –
Crack
.Le Cognard frappa son bras droit, coupant le souffle de Harry et le forçant à se pencher sur le côté alors que ses os se liquéfiaient de douleur. Son bras gauche, à ce moment levé loin du balai, hésita et chercha à se raccrocher à quelque chose. Il trouva quelque chose de petit et l'attrapa, pensant que Connor avait tendu une main pour l'aider.
Il s'éloigna en roulant, le bras droit pressé contre son corps, pour voir les yeux de Connor s'écarquiller, un cri se formant sur sa bouche, et le Cognard, libre de la magie de Dobby, retomber mollement sur le sol sous lui. Tout le monde criait. Sylarana sifflait. Harry réussit, à force de concentration, à entendre ce que criait Lee Jordan.
« Potter a attrapé le Vif d'Or ! »
Bien sûr que Connor l'a attrapé, que –
C'est à ce moment que Harry prit conscience de la petite chose dansant furieusement dans sa paume, la chose à laquelle il s'était raccroché désespérément lorsqu'il recherchait un support.
« Serpentard gagne ! »
Un côté du terrain devint fou, des drapeaux verts flottant dans les airs, cris et sifflets résonnants. Le côté Gryffondor était silencieux. Harry garda sa tête précautionneusement rentré dans son épaule, et se concentra sur le choc glacé qui le traversait. Il n'osa pas regarder ses parents maintenant, ni Remus. Il avait promis que Connor gagnerait.
« Bon match, Harry. »
Harry osa jetter un coup d'oeil vers son frère, et souhaita ne pas l'avoir fait. Le visage de Connor était rouge d'humiliation, ses yeux embués de larmes.
« Si tu me détestais au point de vouloir m'humilier devant nos parents, » murmura-t-il, « pourquoi ne t'es tu pas contenté de me le dire ? »
Il plongea soudainement, et le reste de l'équipe de Serpentard était entre Harry et le terrain, lui offrant de félicitations bruyantes. Harry les accepta du mieux qu'il pouvait, chevauchant la vague montante de sa complète surprise. Il siffla tout haut lorsque Flint lui offrait une accolade et par la même occasion, faisait sursauter son bras.
Flint cligna des yeux, puis dit, « Allez Potter, c'est l'Infirmerie pour toi. » Il offrit à Harry un grand clin d'œil. « Madame Pomfresh devrait être capable de t'arranger ça rapidement. »
Harry ferma les yeux alors qu'ils le raccompagnaient au sol tels un essaim d'abeilles. Toutes ses bonnes intentions étaient à nouveau parties, réduites en cendres par les circonstances que Harry n'avait pas su empêcher. Il aurait souhaité pouvoir jeter le sort de Fugitivus Animus à l'instant, et simplement disparaître de l'attention des autres.
Je ne pense que ça marcherai même si tu le pouvais
, dit Sylarana, sa voix étonnamment douce. Je pense que tu te démarquera toujours, et non te faire démarquer. Je sais que ce n'est pas ce que tu veux, mais apparemment c'est comme ça que cela se passera. Et les serpents font face à la réalité, tu sais, et ne se cachent pas. Ce n'est pas bien de prétendre avoir une souris si tu ne l'as pas.Je ne suis pas un serpent
, rétorqua Harry.Elle ne prit pas la peine de répondre.
Harry se laissa prendre dans l'accolade de Draco lorsqu'ils furent au sol, et accepta ses félicitations, bien que Flint évitait de serrer Harry trop fort. Puis il se mit à nouveau en route vers l'Infirmerie, son souvenir du regard trahi de Connor le faisant souffrir plus que son bras.
Qu'est-ce que je vais faire ? Comment puis-je m'empêcher le trahir lorsque je ne le fais même pas exprès ? Comment est-ce que je peux-
Il se laissa tenter, et jeta ses pensées redondantes dans la boîte. D'un coup, sa tête se vida. Sa respiration se calma. Il fut capable de rouvrir les yeux et de marcher au côté de l'équipe de Quidditch au lieu de se faire soutenir.
Snape a tord. Ca doit être une bonne chose. Cela me laissera le temps de planifier quelque chose.
Mère a dit d'embarquer Connor dans une chasse. Je le ferai. Je dois juste trouver comment le faire, et je devrais avoir du temps à moi à l'Infirmerie. Je dirais à Madame Pomfresh que je suis fatigué.
Harry se réveilla, seul, au milieu de la nuit, son bras soigné plié sur son torse et Sylarana enroulée au-dessus, et cligna des yeux. Un long moment passa avant qu'il ne puisse se rappeler à quoi il pensait.
Le milieu de la nuit. Leurs parents avaient probablement quittés Poudlard, sans être venus le voir.
Harry se dit qu'il ne s'attendait pas à ce qu'ils le fassent.
Lorsque la colère refusa de partir, il la relégua dans la boîte, sans réveiller Sylarana, et se rendormit, ayant retrouvé son sang-froid et sa sérénité.
À suivre
