Salut ! Ne me tuez pas s'il vous plait, je suis désolé du retard, mais là c'était totalement impossible de poster. Ayant du travail, des problèmes familiaux, j'avais pas mal de chose à faire. Enfin bon, la suite est là !

Voyons voir comment Harry va réagir. Merci à tous pour vos petit mots qui me font super plaisir.

Black Jo:Dudley n'a pas eu trop le choix, ses parents Haïssaient Harry, alors il le détestait aussi. Une fois qu'il n'a plus écouté ses parents il a pût voir par lui même que ce qu'il faisait était mal. Quand à Ursula, elle avait peur de le dire à ses parents, c'est aussi simple que ça.

Allez bonne lecture, en m'excusant encore pour les fautes d'orthographe. Bisous !


- Harry dit quelque chose s'il te plait, le supplia Ursula en continuant à pleurer.

- Que moi je dise quelque chose, s'énerva-t-il en chuchotant. C'était à toi de dire quelque chose depuis 3 mois ! D'ailleurs pourquoi tu me le dis à moi, il y a ta marraine dans le lit de la chambre d'à côté bordel ! Ah fais chier !

- Harry tu es vulgaire quand tu es fâché, constata Ursula incapable de dire autre chose.

- Mais je n'en ai rien à foutre d'être vulgaire ! Moi la question que je me pose c'est ce qu'on va faire.

- Rectification, ce que je vais faire…

- Désolé mais tu m'as mis dans la confidence, donc je me sens responsable. Alors tu n'as pas le choix tu m'as sur le dos pour le restant de ta grossesse, voir même après, parce que si tu l'as gardé sous silence je suppose que c'est parce que tu n'avais pas l'intention d'avorter.

- Je ne pouvais pas faire ça, pleura-t-elle de plus belle. Son père à beau être un con, ce petit être n'y est pour rien. C'est de ma faute, j'assume mes conneries quoiqu'il arrive.

- Ca prouve au moins que tu as muri, admit Harry. Espérons que cet enfant ne ressemblera pas à son père, ayez pitié de nous. Si ça se trouve ce sera une fille qui t'en fera voir de toutes les couleurs avec les garçons, elle aura ton intelligence et ton sourire. Allez arrête de pleurer, c'est choquant sur le coup, mais au fond c'est plutôt une bonne nouvelle non ?

- La vérité ? Non. Qu'est-ce qu'il va devenir ce gamin avec une mère recherchée par des Mangemorts.

- Contentes toi de faire grandir l'alien je m'occupe des Mangemorts.

Ursula éclata de rire en l'entendant appeler son futur bébé « l'alien ».

- Mes parents vont me tuer, soupira-t-elle en essuyant ses larmes.

Harry y réfléchit pendant cinq secondes avant d'acquiescer.

- Ton père va faire une crise cardiaque et ta mère va certainement y perdre ses cordes vocales. Ca va leur foutre un coup de vieux mais ils s'en remettront, ils t'aiment donc ils finiront par accepter.

Ursula lui sauta au cou en le remerciant mille fois.

- Tu pourrais peut être en parler à ta marraine en premier pour te faire la main ? proposa Harry en essayant de la décoller de son cou.

- Oh non ! Je préfère le dire à tout le monde en même temps.

- Alors pourquoi tu me l'as dit à moi, souffla-t-il en grimaçant.

- Parce que tu es mon meilleur ami, répondit-elle aussitôt comme ci c'était une évidence.

Harry souffla en réfléchissant à la situation. Son visage se ferma aussitôt.

- Tu te rends compte que si jamais j'arrive à ramener ta mère et à récupérer ton père, tu ne pourras plus vivre avec eux.

- Je te demande pardon ! s'exclama-t-elle inquiète.

- Vous êtes recherché tous les trois, et tes parents ne pourront pas arrêter leur activité de potion sinon ils finiront à la rue. Je leur proposerais bien de l'argent mais connaissant la fierté de l'un et de l'autre ils n'accepteront jamais. Rester avec eux deviendra trop dangereux pour toi et le bébé. Tu ne peux plus penser qu'à toi, si tu veux mettre cet être en sécurité il va falloir que tu t'éloigne de la maison où habiteront tes parents. Parce que quand tu as un ventre rond il est beaucoup plus difficile de courir, et quand le bébé sera là tu ne pourras fuir sans lui, un enfant ça pleure, pas de meilleure solution pour se faire remarquer quand on essaye de s'enfuir….

- Ca va ca va j'ai compris, maugréa-t-elle en se prenant la tête dans les mains. Mes parents n'auront jamais assez d'argent pour m'acheter une autre maison. Nous avons de quoi vivre décemment mais tous ensemble.

- Voilà pourquoi j'espère que tu n'auras pas hérité de la fierté de tes parents et que tu accepteras mon aide…

- Non Harry…

- Laisses moi finir, ordonna-t-il en s'énervant. J'ai plusieurs maisons dans mon patrimoine, les unes comme les autres protégées des meilleures protections magiques existantes. Mais une maison ça s'entretient, la meilleure façon de faire ça c'est d'y vivre. Je te propose donc d'habiter dans une de mes maisons, je n'y suis jamais, autant que quelqu'un en profite. En plus, vous m'avez bien hébergé pendant des mois sans rien dire, pourquoi moi je ne pourrais pas vous renvoyer l'ascenseur ?

- Mais imagine qu'il m'arrive quelque chose chez toi, comment je fais pour prévenir quelqu'un si je suis toute seule…, s'inquiéta-t-elle en recommençant à pleurer.

- Je n'avais pas l'intention de te laisser toute seule, la rassura Harry en lui caressant les cheveux pour la consoler. Je serais là ne t'inquiète pas. Je ne pense pas que tes parents te laisseront toute seule de toute façon. Mais si je suis avec toi ça aidera peut être. Je suis là maintenant, une famille tu te rappelle ?

- Oui, notre famille, répondit-elle en souriant enfin. Merci Harry, j'avais tellement peur de te le dire.

- Pourquoi ? demanda-t-il surpris.

- Parce que toi qui voulais un enfant tu n'as pas eu cette chance et moi qui n'en voulait pas je me retrouve dans cette situation.

- Ca n'à rien avoir gamine, ne compare pas ta vie à la mienne, je suis loin d'être un exemple. Tu es d'accord pour que je te file un coup de main ?

Elle hocha juste la tête en se jetant dans ses bras. Il essaya de profiter un peu de la tendresse qu'elle lui offrait. Il n'y était plus habitué. Ses voyages en quête de connaissance magique s'était avéré réellement un enfer. Ses nombreuses cicatrices témoignaient du genre de sortilège et de coups qu'il avait pût recevoir. Alors la douceur et la tendresse c'était une chose nouvelle pour lui.

- Harry je peux te poser une question ?

- Mmmhh…

- Si tu n'as pas abandonné l'idée de te battre contre Tu-sais-qui, pourquoi tu attends depuis si longtemps.

Encore une question à laquelle Harry ne pouvait pas répondre.

- J'attends juste la mort de quelque chose, répondit-il à demi mot. Je ne peux rien faire tant que cette chose est toujours en vie.

- Une chose vivante ? dit-elle en se relevant et en fronçant les sourcils.

- Oui quelque chose d'extrêmement maléfique dont je ne peux pas te parler.

Comment aurait-il pût lui dire qu'il attendait que le serpent de Voldemort crève de vieillesse. Parce que oui, le serpent était bien un Horcruxe et comme il était vivant, la vieillesse pouvait le tuer. Il y avait ça et le fait qu'il avait cherché et détruit tous les autres Horcruxes, ça l'avait occupé pendant un certain temps, le problème avec le serpent c'est qu'Harry ne pouvait pas le tuer sans se montrer et il était hors de question que Voldemort comprenne qu'il était encore en vie. « L'effet de surprise est encore la meilleure chance de gagner » lui disait tout le temps son maitre de combat. Il ne voulait pas perdre cette fois ci. Il voulait gagner pour tous ceux qui étaient mort, pour pouvoir enfin se dire qu'il n'était pas vivant pour rien. Il irait peut être enfin rejoindre les cadavres qui peuplaient ses cauchemars, mais au moins il irait la tête haute. Vengeance était devenue son crédo. Voldemort ne s'en tirerait pas aussi bien que lorsqu'Harry avait 15 ans. Non aujourd'hui il était prêt, il avait parcourut la planète entière, cherchant à en apprendre plus sur toutes les magies existantes, même sur la magie noire. Mais ces dernières années il avait plutôt brouillait du noir. Quand il s'était retrouvé sans Horcruxes à chercher, sans magie à apprendre, juste à attendre qu'un maudit serpent de malheur meurs de vieillesse, il s'était rappelé pourquoi il faisait tout ça, et toute sa culpabilité l'avait rattrapé. L'alcool l'aidait à oublier, mais ça n'enlevait pas la douleur pour autant.

- Harry, cria Dudley en bas des escaliers. Il y a ton oiseau qui est de retour avec un mot.

Le survivant caressa une dernière fois les cheveux de sa petite protégée avant de rejoindre son cousin. Quand l'oiseau vit son maitre il rejoignit aussitôt en lui présentant sa patte. Harry ouvrit la lettre et lu un message des plus important.

Nous avons retrouvé la trace de Drago Malefoy, il est actuellement au manoir du patriarche Malefoy, il risque d'être transféré à Azcaban sous peu, alors si tu veux le libérer c'est maintenant où jamais. Hermione est chez nos parents, elle se repose. Elle a subit pas mal de Doloris mais elle s'en sortira.

A tout de suite à l'ancien QG de l'ordre du phœnix. Tes fournisseurs de gadget préférés.

Harry regarda son cousin puis releva la tête et vis Ambre.

- Il faut que j'y aille, dit-il en voyant déjà le visage de son amie se décomposer. J'ai une chance de sauver ton père maintenant, si je n'y vais pas, il sera perdu.

- Alors vas-y, je prendrais soin de ma marraine.

Le brun la regarda choqué.

- Quoi tu ne vas pas me faire une crise dans le genre « c'est mon père j'ai le droit d'aller le libérer si j'en ai envie » ?

- Non, comme tu l'as si justement dit, je ne peux plus penser qu'à moi, répondit-elle en descendant les dernières marches de l'escalier et en venant l'enlacer. Moi côté Gryffondor me hurle de te suivre même si tu me l'interdit, mais mon côté Serpentard me dit que je serais bien plus utile ici. Luna à besoin de moi et je ne serais qu'un boulet en cas de pépin, je serais totalement incapable de faire ce que tu as fait hier. Je vais donc écouter mon côté Serpentard pour une fois et te laisser gérer la situation, je sais que tu peux le faire.

Harry l'éloigna juste assez pour voir son regard briller de confiance. Il posa ses mains sur chacune de ses joues et l'embrassa sur le front affectueusement.

- Prends soin de toi, si jamais je ne reviens pas tu te rendras à l'adresse que je vais te donner, de là tu crie Kreattur et tu donne le mot de passe « tout arrive à point à qui sait attendre », lui murmura-t-il en français. J'aime beaucoup cette expression. Kreattur est mon elfe de maison, il te montrera le chemin jusqu'au manoir Potter. C'est un peu comme mon QG. Il est sous un fidelitas un peu spécial. Si tu veux avoir le mot de passe de cette maison il faut l'a demandé à mon elfe de maison, or celui-ci est tenu par le silence par mes ordres. Je ne sais pas si Hermione t'a parlé de lui, mais il n'est pas aussi méchant qu'il n'en a l'air. Si tu vas à l'adresse précise et que tu dis rapidement le mot de passe il te laissera rentrer.

- Mais tu vas revenir n'est-ce pas ? l'interrogea-t-elle inquiète.

- Je vais faire tout ce que je peux pour revenir le plus tôt possible. Mais je serais peut être obligé de laisser tes parents chez des amis et revenir te chercher après seulement.

- Ne t'inquiète pas, dit-elle en l'embrassant sur la joue, je t'attendrais ici, enfin si ton cousin accepte de nous héberger quelques temps.

- Vous pouvez rester, il n'y a pas de soucis, un peu de compagnie ne fait pas de mal. Les enfants seront ravis d'en apprendre un peu plus sur la magie pendant ce temps.

- Vas-y, ordonna-t-elle en le serrant une dernière fois dans ses bras.

Le survivant parti dans la cuisine récupérer la veste qu'il avait sur le dos la veille et marqua l'adresse du manoir des Potter sur un papier pour Ursula. Dudley vint le rejoindre et lui serra la main.

- Tu vas revenir ?

- Je reviens toujours Dudley, même s'il me faut à peut prêt vingt ans. Si je réussi je serais de retour très vite, si j'échoue je te supplie de prendre soin d'elles jusqu'à ce que Luna aille mieux. Après c'est elle qui prendra le relai.

Ils se regardèrent en silence avant qu'Harry ne se secoue un bon coup et ne sorte de la maison. Il jeta un dernier regard à la maison avant de transplaner plusieurs fois avant d'arriver devant le 12 square Grimault. Il faisait souvent ça, pour que personne ne suive sa piste. Un lien direct de transplanage est traçable, une dizaine l'est beaucoup moins. Il regarda autour de lui, il n'y avait pas grand monde dans les rues. Seul deux hommes identiques trainaient par là. Cheveux roux et regards farceurs, non les jumeaux Weasley n'avaient pas changé d'un pouce. Harry s'avança vers eux tranquillement. Depuis quelques années où il avait croisé des Mangemorts connu et dangereux et qu'aucun d'eux n'avait fait le rapprochement avec Harry Potter, le survivant n'avait plus besoin de se cacher en Angleterre. La meilleure façon de devenir invisible aux yeux des gens s'était encore de se fondre dans la masse, traverser la foule comme ci de rien n'était. Harry voulait voir s'il avait autant changé que tout le monde le prétendait. Il n'avait pas revu les jumeaux depuis un certain soir en Roumanie il y avait une dizaine d'année, dans un bar douteux où il était complètement ivre.

Flashback :

Il brouillait du noir comme d'habitude. Puis un grand type baraqué lui était rentré dedans. Harry malgré son taux d'alcoolémie certain avait toujours des reflexes exemplaires. Il avait attrapé le type en question, qui faisait sans mentir le double de sa masse musculaire et trois tête de plus que lui, et il l'avait plaqué contre le comptoir du bar, en tordant son bras jusqu'à ce que l'homme ne puisse plus bouger. Ce soir là le survivant n'était vraiment pas d'humeur. Il venait de sortir d'une séance de torture à la russe comme aimaient le dire les sorciers de l'est, et ça n'avait rien de réjouissant. Puis Harry avait vu le visage de l'homme, celui-ci était en tout point identique à celui de Ron mais en plus vieux. Il le relâcha directement comme ci il avait été électrocuté ce qui le dessoûla directement.

- Ron ? demanda le survivant choqué.

- Vous connaissiez mon frère ? le questionna l'homme surpris.

Oui ça avait été trop beau pour être vrai. Après tout c'était lui le survivant, pas Ron. Pourquoi son ami serait-il en vie puisqu'il était mort par sa faute. Son imagination lui donnait toujours trop de faux espoir.

- Alors Charlie qu'est ce que t'a encore foutu, demanda quelqu'un en contournant Harry et en rejoignant le frère ainé de Ron.

- Ouais si tu tiens même plus sur tes pieds après deux verres qu'est-ce qu'on va faire de toi à Noël, s'exclama une autre voie qu'Harry avait reconnu aussitôt.

Le survivant ferma les yeux le plus fort qu'il pût en se disant que c'était un cauchemar.

- Les gars je suis crevé et malade alors moi je vous le dis je vais me coucher j'ai déjà fait assez de dégâts pour ce soir, s'écria Charlie en se redressant. Désolé pour le dérangement monsieur, mais en tous cas, bravo pour la technique de combat, je n'ai rien vu venir.

Charlie parti en adressant un signe de tête au brun, alors que les jumeaux eux regardaient l'homme en face d'eux avec beaucoup de curiosité.

- Vous êtes anglais, questionna George en fronçant les sourcils.

- Si je vous réponds oui ça pose un problème ? demanda froidement Harry cherchant un moyen de partir le plus vite possible.

- Comment avez-vous connu Ron ? demanda à son tour Fred en dévisageant celui qui lui faisait face sans réussir à mettre un nom sur son visage.

- Peu importe je dois vous laisser, trancha Harry en prenant son verre sur le comptoir et en le buvant cul sec.

Ce qui fut une grave erreur, parce que ses cheveux qui avaient déjà pas mal poussé se collèrent à l'arrière de sa tête et dévoilèrent sa cicatrice au grand jour. Fred vit aussitôt ce détail et blêmit aussitôt en croyant voir un mort devant lui.

- T'as vu ça Georgy, je te l'avais bien dit que si on ne retrouvé pas son corps se n'était pas normal.

- Oh mais j'étais tout à fait d'accord avec toi Freddy, seulement moi la question que je me pose c'est qu'est-ce qu'il fait ici, pourquoi il est ici et surtout comment il est encore possible qu'il soit ici ?

Harry ne leur répondit même pas, il tourna le dos et parti en titubant.

- Et stop Harry ! cria Fred en l'attrapant par le bras.

Aussitôt le brun sorti un couteau de sa taille et le plaqua contre la gorge du frère de Ron.

- Tu me lâches maintenant ou je ne verrais aucun inconvénient à te tuer, menaça-t-il froidement ce qui fit reculer Fred.

Celui-ci regarda l'homme qui se trouvait devant lui comme ci il ne l'avait jamais vu, puis il regarda sa main qui était moite de sang. Quand il le remarqua il releva la tête effrayée et vit la chemise bleu foncé d'Harry avec une grosse tache.

- Merci beaucoup, souffla Harry en rangeant son couteau tout en relevant sa manche et en regardant le bandage précaire qu'il avait fait. Tu m'as rouvert ma plaie. Saloperie de sortilège d'arrachage de l'épiderme…

- Je te demande pardon ? grogna George choqué.

- Asseyez-vous au lieu de jacasser, je crois que pour la faire discret maintenant ça va être dur.

C'est ainsi qu'Harry leur avez expliqué comment il s'en était sorti, pourquoi il était encore en vie et pourquoi il n'était pas revenu. L'alcool avait beaucoup aidé, sans ça Harry n'aurait jamais parlé. Après avoir juré de garder le silence Harry leur avait laissé un moyen de le joindre sous son nouveau nom, Harry Prince.

Fin Flashback

Depuis ce jour là, Harry correspondait beaucoup avec les jumeaux, qui lui envoyé à travers le monde entier leur plus précieux gadgets. Ils n'avaient pas oublié qu'Harry avait été leur premier investisseur. Sans lui les facétieux n'auraient jamais pût décoller. Aujourd'hui encore, même si la boutique était clandestine, leurs affaires tournaient à merveille. Mais Harry ne les avaient plus jamais revus en vrai depuis tout ce temps. Alors il se posa la question de savoir s'ils allaient le reconnaitre ou pas. Il avança, puis bouscula Fred avant de rebondir sur George et de se redresser maladroitement.

- Désolé, veuillez m'excuser, dit-il en s'éloignant.

- Ce n'est rien, répondit l'un des jumeaux en le laissant partir.

Et bien de toute évidence il avait bel et bien changé. Aucun des deux ne l'avait reconnu.

- Eh toi là bas ! hurla George en se mettant à courir. Rends-moi mon portefeuille.

Harry se retourna et sorti les deux portefeuilles qu'ils avaient réussis à subtiliser avec finesse. Quoi ? Il ne fallait pas qu'il perde la main.

- Alors George, si tu ne fais un peu plus attention à tes affaires un pique-pocket pourrait passer par là et se servir dans tes poches et dans celles de ton frère et qui sait, voler votre argent ou pire votre baguette. Comment on ferait après pour aller chez les Malefoy.

- Par la barbe de Merlin ! Harry c'est toi ?

- Quoi tu ne me reconnais pas ? ironisa le survivant en faisant une accolade à chaque jumeaux.

- Harry merde c'est quoi ce look ? On dirait un vagabond. T'es au courant que la chasse de l'abominable homme des neiges risque d'être rouverte à cause de toi.

- C'est vrai ça, une barbe Harry ? Non sans rire, une barbe. S'il n'y avait que ça regarde moi cette touffe de cheveux, grogna Fred en faisant l'inventaire. Les vêtements c'est moyen aussi.

- Je suis heureux de vous revoir les mecs, vous ne changez pas d'un pouce vous par contre.

- Nous on te dira si tu as changé quand t'aura enlevé ce surplus de poil qui te pousse de partout. Alors comme ça tu scouate chez Hermione depuis plusieurs mois et tu ne nous préviens pas. On aurait pût venir te faire un petit coucou !

- Au risque de vous faire suivre et de conduire les Mangemorts direct chez elle ? ironisa Harry.

Oui les jumeaux étaient suivis constamment, ça c'était sans compter leur tendance fâcheuse à semer systématiquement leur poursuivant.

- Ouais t'as pas tord, avoua George en acquiesçant. Qu'est ce que tu fais depuis tout ce temps.

- Je chasse les forces du mal, ricana Harry en se frottant les yeux de fatigue. Et croyez moi ce n'est pas de tout repos.

- Tu parles d'Ursula là ? se moqua à son tour Fred. Cette petite aura notre peau à tous, elle arrive à nous faire faire tout ce qu'elle veut.

- Crois moi la petite n'est plus si petite que ça, et comment connaissez vous Ursula ?

- Hermione passe chez nous des fois, enfin je veux dire au Terrier, mais elle vient seulement avec Ursula, Malefoy se refuse à mettre un pied chez nous.

- Il n'est pas si méchant qu'il en a l'air, d'ailleurs nous sommes là pour aller l'aider. Qu'est-ce que vous savez ?

- Voldemort est en déplacement, donc il ne peut pas juger lui-même Drago, répondit George sérieusement. Alors c'est Malefoy père qui s'en charge, je n'aimerais pas être à la place de Malefoy junior. Ils attendent qu'Hermione vienne le chercher, c'est elle qui représente le plus grand danger à leurs yeux. Donc ils ne le tueront pas maintenant, mais si on tarde trop ils n'hésiteront certainement pas.

- Je m'en doutais un peu, admit Harry en réfléchissant. Quelle sont nos chances de le libérer.

- Par magie ? Aucune, ils ont des défenses du tonnerre sur le manoir, la porte restera close à n'importe quel assaut.

- Alors on va se la jouer à la moldus.

Les jumeaux le regardèrent étrangement, qu'est qu'il avait en tête ? Harry lui commença à préparer son attirail alors que le soleil se couchait.

- Que vas-tu faire ? demanda Fred inquiet.

- En route. La magie détecte la magie, c'est tous ce que vous avez besoin de savoir. Vous savez toujours voler sur un balai ?

- Tu nous prends pour qui ? ricana George en bombant le torse.

- Parfait. Je n'ai encore jamais eu le plaisir de voir un Mangemort sur un balai.

Fred et George ne comprenait rien mais préférèrent ne rien dire. Harry avait un plan c'est tous ce qu'ils avaient besoin de savoir. Les Mangemorts n'avaient qu'à bien se tenir, la cavalerie était en route.