Chapitre 12

Attention : Ce chapitre contient des viols sur un mineur.

Les reviews :

Miss Yuki 66 : Merci de toujours laisser un commentaire, ça me touche énormément ^^. Et merci de débattre sur des sujets avec moi par message, j'aime tellement discuter. Ton ouverture d'esprit me régale !

Bonne lecture.


Le temps avait passé...

La neige et le blanc immaculé du paysage avait laissé place au printemps et ses cerisier roses en fleurs. La toute première année de collège de Shouto avait commencé.

Il avait douze ans. Et tout allait bien.

Durant ces six dernières années, il avait mené un rude combat interne. Un douloureux combat contre lui même, et contre cette partie sombre de ses sentiments. En se répétant tout les jours durant ces longues années que de toute façon, il devait vivre avec tout ce qu'il détestait, il avait finit par s'accoutumer.

Il n'était ni heureux, ni malheureux, il se levait le matin sans difficultés, faisait son travail et ses entraînements sans se plaindre. Il n'y avait pas de quoi jouer les miséreux. Il avait son grand frère alors il devait se montrer à la hauteur. Surtout après avoir passé toute ces années à lui cacher ses horribles sentiments mesquins. Rien qu'en y pensant, il s'en voulait. Et il se forçait à penser qu'il avait juste agit comme un gosse immature, mais que maintenant ça allait. Il était plus raisonnable.

Arrivé au collège, les moqueries de ses camarades avaient cessé. Plus aucune tête qu'il connaissait à l'école n'était présente avec lui. C'était un renouveau qui lui avait fait du bien. A présent, il pouvait rester seul sans que les autres ne vienne l'embêter. Il était arrivé que parfois, d'autres élèves tente de s'approcher de lui. Mais fidèle à lui-même, il les repoussait. Touya prenait une trop grande place dans son cœur pour qu'il ne laisse qui que ce soit d'autre y entrer. Pour une fois, être le fils de son père lui était bénéfique parce que sa réputation de héro de plus en plus tyrannique, intimidait les autres. Si les enfants ne faisaient pas attention à se genre de chose, avec leur insouciance. Les adolescent en revanche, étaient plus prudents.

Non vraiment. Tout allait bien, il avait réussi à mettre la douleur de coté. Il était devenu ce que Touya voulait sans se plaindre. Cela avait été si dur, si long. Une véritable épreuve qu'il avait pensé, à plusieurs reprises, ne pas être capable de surmonter. Mais il l'avait fait, par amour pour son frère. Même si Shouto ne voulait pas qu'il sache tout les affreux sentiments qu'il avait eut en lui, il se demandait parfois si son grand frère serait fier qu'il soit parvenu à tenir bon rien que pour lui.

Touya était si merveilleux, alors il savait que même si ses sentiments lui ferait de la peine, il serait fier de lui malgré tout. Aaaah, comme il aurait voulut pouvoir devenir comme son superbe grand frère en grandissant, mais la différence entre eux était beaucoup trop grande. C'était impossible que lui devienne un jour une personne aussi incroyable que Touya.

Voilà comment Shouto pensait à l'âge de douze ans.

Les années d'abus sexuels, atténuées par l'ignorance total du jeune garçon sur ce sujet, avait biaisé sa logique et sa façon de penser. Son horreur, mélangé à son adoration pour Touya et son desespoir à l'idée de se retrouver seul, l'avait pousser à normaliser tout ce qui était arrivé. Oui c'était normal, Touya lui avait toujours dit que c'était de l'amour entre frères fusionnels. Il était heureux que Touya le considère comme ça. Le bonheur de Touya était la seule chose qui comptait. Et jamais il ne se plaindrait, parce que son frère était la plus gentille personne du monde et qu'il ne pouvait pas faire quoi que ce soit de mal. Que son frère l'épuise dans le lit jusqu'à ce qu'il tremble en sueur n'était pas mal. Parce que son frère le faisait alors c'était forcément quelque chose de bienveillant. Cela ne servait plus à rien de faire des caprices, il avait l'habitude d'être déshabillé, il avait l'habitude de sentir son frère en lui, il était habitué au corps nu et musclé de Touya. Il n'avait presque plus mal, et le sang sur les draps était devenu plus rare.

Même si il continuait de regarder sous les draps au matin. Mais ça n'était rien. C'était une habitude et il n'en souffrait plus. Il suffisait de le répéter et de le répéter, encore et encore pour s'en persuader.

Ce que Shouto ignorait...

C'est que tout ses efforts, tout son long combat de six longues années, tout ce travail de persuasion qui avait aboutit à une certaine forme de serenité, allait brutalement voler en éclats.

Ce jour là, une dame était entré dans la salle de classe pendant le cour. Le professeur avait arrêté de parler afin de la laisser s'exprimer. Elle se présenta aimablement avant d'expliquer les raisons exceptionnelles de sa venue.

- Si je suis ici aujourd'hui, c'est pour vous parler d'un sujet important. Vous êtes encore des enfants, mais vous êtes aussi à une période de votre vie où vous allez traverser certaines transformations. Vous allez peu à peu devenir des adolescents.

Tout le monde semblait attentif. Elle poursuivit.

- A votre âge, et au vue de la société actuelle dans laquelle nous vivons, il est essentiel que vous soyez alertes à propos de certaines choses. C'est pourquoi nous allons parler de sexualité aujourd'hui.

Shouto leva un sourcil, discrètement. Certain restaient sérieux et attentif, d'autre étiraient de légers sourires narquois. Dans un premier temps, elle interrogea quelque élèves, leur demandant ce qu'ils savaient sur la sexualité. Bien évidemment, à douze ans, peu de mains se levèrent. Certains ne savaient même pas comment on faisait les bébés.

Shouto était de cela. Il ne savait rien du sexe, il était totalement, totalement ignorant.

La dame présenta un schéma en même temps qu'elle expliquait comment un rapport sexuel se produisait. Certains étaient intrigués, d'autres gênés. Le professeur grondait les quelques personnes qui ricanaient.

Shouto, lui. Ne souriait pas. Il regardait avec stupéfaction.

Doucement, au fil des explications, il établissait un lien entre les schémas et informations avec ce que Touya lui faisait le soir. Son grand frère avait toujours appelé ça '' de l'amour '', sans jamais lui expliquer plus ce que cela signifiait, pourquoi il le faisait.

- Quand deux personnes tombent amoureuses, et si ils sont tout les deux d'accords, ils ont ce que l'on appelle un rapport sexuel consentit.

Shouto avait sentit son sang bouillonner et ses joues rougir de gène quand elle mentionna le fait d'être amoureux. Il déglutit doucement.

- Maintenant j'aimerais parler de quelque chose de difficile. Vous savez, une sexualité épanouie repose sur la confiance, l'amour et le respect de l'autre. Et malheureusement. Certaines personnes se contrefiche du respect et du bien-être. C'est ce qu'on appelle des abus.

Le garçon se figea sur sa chaise, plus attentif que jamais.

- Il existe des personnes malintentionné qui use de manipulation, que ça soit du chantage, de la violence et autres moyens qui blessent, pour forcer d'autre personnes à avoir des relations sexuelles avec elles. Il faut absolument que vous sachiez que votre corps vous appartient, à vous et seulement à vous, et que personne n'a le droit d'y toucher si cela vous blesse où vous gène. C'est quelque chose d'extrêmement grave. C'est un crime.

Le mot crime fut étrangement difficile à entendre. Sa gorge se serrait.

- Lorsque quelqu'un vous oblige à avoir des relations sexuelles alors que vous ne voulez pas, cela s'appelle du viol.

Viol...

Ce mot resta gravé dans son esprit comme une marque au fer rouge. C'était la première fois qu'il l'entendait. Ses yeux s'écarquillèrent. Un crime ? La professeur appelait ce que Touya faisait... Un crime ?

'' QUELLE MENTEUSE ! QUELLE MENTEUSE ! C'EST IMPOSSIBLE ! TOUYA NE POURRAIT JAMAIS FAIRE QUOI QUE CE SOIT DE MAL ! MENTEUSE ! TOUT CELA EST FAUX ! SON FRERE ÉTAIT MERVEILLEUX ! SON FRÈRE ÉTAIT UNE BONNE PERSONNE ! IL NE POUVAIT PAS FAIRE UN CRIME ''

Si elle était venue dans la classe pour déblatérer des mensonges, et bien elle pouvait s'en aller !

Cependant, le jeune garçon resta figé sur sa chaise, un sentiment amer de malaise lui comprimait les poumons.

- Le viol est un acte barbare et terrible. Il peut briser totalement un individu, peut le submerger de honte et de culpabilité, et provoquer une perte de confiance en soi, ainsi que l'envie de vivre. Il peut même mener au suicide.

Plus les mots sortaient de sa bouche, et plus son cœur s'alourdissait, il était tétanisé d'horreur sur sa chaise. Il aurait voulu ne pas écouter et se boucher les oreilles...

Mais il avait l'abominable sensation qu'elle parlait de lui.

- Il faut faire attention et toujours rester prudent et ce avec n'importe qui. Même les membres de votre propre famille peuvent avoir un comportement abusif avec vous. Votre père, votre mère, vos sœurs et frères, personne n'a le droit de toucher votre corps d'une manière qui vous angoisse. Et si quelqu'un essaie de vous manipuler et de faire passer cela pour quelque chose de normal, ou d'amusant. Gardez bien en tête que le viol n'est pas de l'amour, mais un crime inadmissible.

Shouto sentit son cœur tomber dans son estomac. Il ne se sentait pas très bien, comme si il avait de la fièvre.

La professeur fit passer un petit documentaire sur l'écran de la salle de classe : On y voyait des psy et des experts qui parlaient des abus, ainsi que des victimes qui décrivaient leur sentiments injustes de culpabilité.

Durant toute la durée de ce cour spéciale, Shouto essaya de contredire ce qu'il voyait et ce qu'il entendait. Il répétait en boucle dans son esprit. '' Touya a toujours raison. Touya est parfait. Touya ne m'aurait jamais fait de mal... ''

Mais en même temps, des flashs du passé envahirent son esprit.

Les mains de son frère qui glissait dans son sous vêtement.

'' Qu'est-ce que tu fais grand frère ? ''

Le sourire de Touya. Cette façon d'être si effrayante quand '' ce genre de choses '' se produisait.

'' Écoutes moi... Je t'en supplie. J'ai peur... J'ai peur Touya... ''

La douleur, l'incompréhension. Son cœur... Son cœur était brisé en deux alors que son frère le déchirait.

'' Chuuut. Tout vas bien... Tu me fais confiance dit ? Je ne veux que ton bien... Que ton bien... ''

Mensonge...

Shouto ne s'était jamais senti bien.

'' Qu'est-ce qu'il y a ? Tu n'aimes pas ton grand frère ? ''

Bien sur que Shouto aimait son frère ! Pourquoi est-ce qu'il ne le laissait jamais s'expliquer ? Parce que tout ça était du chantage ? Parce que Shouto ne voulait pas être touché ?

'' NON TOUYA NE FAIT PAS DE CHANTAGE ! C'EST TON GENTIL GRAND FRÈRE ! ARRÊTES D'ÊTRE SI ÉGOÏSTE ET MAUVAIS ! C'EST TOI QUI L'A BLESSE ! ''

Il avait blessé son frère... Parce qu'il n'avait pas supporté qu'il le touche encore et encore ET ENCORE sans jamais l'écouter quand il pleurait de toute ses forces.

Est-ce qu'il était possible que son frère ait commis un crime ?

Son frère l'avait... Depuis tout ce temps, il l'avait...

Violé ?

Des larmes s'échappèrent toute seules de ses yeux alors que les mots retentissait comme un écho fantomatique dans son esprit. La dame, le professeur et les autres élèves se tournèrent vers lui.

- Hé bien jeune homme ! Que t'arrives t-il d'un seul coup ?

Shouto sursauta sur sa chaise, il balaya la salle du regard, honteux et paniqué de se retrouver dans cet état devant tout le monde. Il frotta rageusement ses yeux, cependant, plus il essayait de se reprendre, et plus la dure vérité s'enfonçait en lui comme un pieu en pleine poitrine.

'' Arrêtes... Arrêtes grand frère... Pitié je t'aime... Ne me fais pas de mal ! ''

La peine, la douleur, la peur d'être piégé par Touya. L'abominable souffrance d'avoir une plaie sale entre les cuisses, sale, si sale, SI SALE !

- Je ... Je suis désolé .. Gémit-il faiblement.

Son combat tombait en morceau. Toute ces années à penser que c'était normal parce que Touya le lui disait tout le temps. Touya en qui il avait tant confiance, qu'il aimait si fort, de tout son être. Touya qui était censé être son parfait gentil grand frère, incapable de faire la moindre mauvaise chose...

Et aujourd'hui on lui disait que ce qu'il s'était passé entre lui et son frère était un crime. Il ne savait plus où il en était.

Non, Non, Nooooon ! Touya avait répété tout le temps au combien il l'aimait ! Son grand frère l'aimait, il ne lui aurait jamais fait subir un crime ! Aussi longtemps et aussi souvent en lui faisant croire que c'était des '' marques d'amour ''. C'était faux. Touya était son sauveur ! Il avait été si gentil, lui avait donné un but alors qu'il se sentait seul, abandonné et mourant.

Touya était gentil. Gentil, gentil, GENTIL, GENTIL!

Touya devait avoir une explication, c'était obligé. Il devait forcément y avoir une explication plus logique...

Ou préférable à écouter.

- Mon garçon ? Que ce passe t-il ?

Il renifla douloureusement, son cœur serré l'empêchait de bien respirer. Rassemblant ses forces, il pleura doucement.

- Je vous pris de m'excuser. Mon chat est mort ce matin... Je sais que je devrais me contrôler, mais c'est plus fort que moi.

Les professeurs se regardèrent avec un air soucieux. Quelques personnes stupides dans la classe pouffèrent en se moquant de lui.

- Tsss fragile...

D'autre se redressèrent pour prendre sa défense.

- Ne répètes pas ça ou tu va le regretter. C'est normal d'avoir de la peine pour ce genre de chose.

Un gentil garçon à coté de lui, posa sa main sur son épaule. Il eut un frisson, il manqua presque de repousser sa main par pur réflexe d'horreur.

- Tu as le droit de pleurer Todoroki, je suis sincèrement désolé pour ton chat.

Il se laissa tomber sur son bureau, enterrant son visage entre ses bras en pleurant silencieusement.

Il avait lutté si fort, si fort pour chasser la douleur. Mais tout cet amas de mensonges était en train de se briser. Et tandis qu'il sanglotait, une seule question tournait en boucle dans son esprit.

'' Pitié... Expliques moi Touya... Expliques moi... Dis moi la vérité...''


Jamais rentrer à la maison ne fut plus dur que ce jour là. Durant tout le reste de la journée, le stress de Shouto n'avait fait que monter et monter. Les professeurs étaient même allé penser qu'il devait être malade tant il était pâle. Il n'avait pas mangé et l'horreur la plus profonde ne quitta son regard pas un seul instant. Tout ce qu'il avait en tête, c'était ces choses terribles qu'il avait apprise. La pensée que Touya avait, au final, peut-être fait quelque chose de grave. Cette simple supposition entrait si violemment en conflit avec ses convictions qu'il en avait la nausée.

Il avait retourné encore et encore ce qu'il avait entendu, dans son cerveau. L'après-midi à la bibliothèque. Il s'était placé devant un poste informatique et avait nerveusement tapé '' VIOL '' sur la barre de recherche. Tout ce qu'il avait vu et lu faisait écho avec ce qu'il subissait depuis qu'il avait six ans. Au final, Touya avait beau lui avoir répéter que ce qu'il lui faisait était par amour, tout en ce monde lui disait le contraire : Sa maîtresse autrefois, la professeur aujourd'hui, toute les recherches sur internet, les infos, les témoignages. Forcer quelqu'un a se mettre nu et lui faire subir toute ces '' choses '' désagréable dans le lit...

Était mal...

Le chemin pour retourner chez lui, lui avait parut si long. Chaque pas était un défi, il aurait voulut rester debout, là au milieu du trottoir et disparaître d'un seul coup. Ou alors se retourner et s'enfuir au loin pour ne pas avoir à faire face à son frère. Se cacher pour toujours, pour échapper à tout. Un chaos sans nom bouillonnait à l'intérieur de lui.

'' Et si on te mentais ? Si Touya te faisait du mal depuis le début ? ''

'' Oui mais Touya est ton gentil grand frère. Il t'a apporté tant d'amour et tant de bonheur... Comment peux tu penser ça de lui ? ''

'' Mais les professeurs le dise, tout le monde le dis ! Si tu as mal, c'est parce que tu endure un crime depuis tout ce temps. ''

'' Mais Touya m'aime... Et je l'aime aussi. Il y a forcément une explication... ''

'' L'explication... C'est qu'au fond... Tout au fond... ''

'' Tu sais depuis le début que c'était mal. Mais tu aimes tellement Touya, tu as tellement peur d'être seul, que tu as préféré faire comme si tu ne savais pas. ''

Deux voix opposées se battait dans sa tête. Celle qui écoutait ce que les professeurs lui disait, et qui jugeait que toute sa honte et sa douleur était dût à ce que Touya lui avait fait. Et une autre qui ne voulait rien comprendre, celle que Shouto avait construite durant ces six longues années, une voix qui clamait haut et fort que son grand frère était une merveilleuse personne irréprochable.

C'était si dur... Est-ce qu'il savait au moins si il préférait exprimer son mal-être à Touya et lui demander des explications en le mettant face à ces crimes ? Ou préférait-il ne rien faire parce que de toute façon, il avait tellement besoin de Touya, il l'aimait tant qu'il ferait comme si il ignorait tout ce que son grand frère lui avait fait de mal ?

Il ne savait rien, il était si ignorant ! Si perdu !

Plus tard dans la soirée, Touya entra dans sa chambre.

Shouto avait réussi à dompter sa peur et son mal-être. Il avait l'habitude ! Quand Touya entrait, il n'y avait pas à avoir peur, il fallait juste qu'il écarte ses jambes pour que son frère vienne se perdre entre elles jusqu'à ce qu'il en voit des étoiles au plafond, et qu'il se vide la tête, laissant son corps seul gerer les sensations qui le faisait gémir et crier.

Oui ! Il n'était plus un enfant terrorisé ! Il était passé au dessus de ça.

Mais cette nuit, cette nuit...

Il se sentait comme si il était à nouveau un tout petit enfant. Tremblant dans sa couverture. Le front en sueur, les dents serrés, le corps tremblant. Son frère s'allongea contre lui, dans le futon, et sa poitrine lui faisait mal.

Il était habitué. Depuis combien de temps déjà il n'avait pas ressentit une telle peur ?

Il savait se taire, se laissant manipuler comme une douce petite poupée. Mais ce soir, la peur lui tordait les entrailles. Touya susurrait des mots doux, le couvrait de baiser en goutant sa peau blanche avec sa langue. Les compliments pleuvaient. Et Shouto était terrorisé.

Ses vêtements étaient retirés, les doigts couvert de lubrifiant de son frère l'écartait et se plongeait entre ses cuisses. Et Shouto serrait les draps de toutes ses forces.

" Non... C'est injuste. C'est si injuste. J'ai tant lutté pour que cette peur s'en aille. "

Il était crispé, il avait presque oublié à quel point cette peur le faisait souffrir.

- Shouto, je t'aime si fort.

Il lui soufflait toujours des mots d'amour avant d'entrer en lui. En tant normal tout ce passait bien, c'était supportable !

Cette nuit, il repensa à ce qu'il avait ressentit la première fois que son frère s'était plongé de force dans son corps.

Il repensa à la douleur de se faire poignarder de l'interieur, de sentir ses forces le quitter parce qu'il était déchiré et souillé. Il se souvint de la douleur de son coeur qui se brisait un peu plus à chaque coup de reins.

Il le ressentait... à nouveau.

Il était si crispé, si stressé, que la préparation ne put empêcher la douleur de venir.

- Ah... Aïe...

Ça faisait mal... Comme avant. Cette affreuse douleur était revenue, se déversait sur lui une nouvelle fois comme de l'eau brûlante. Cette abominable souffrance qu'il avait eu tant de mal à chasser, et qui s'accompagnait de désespoir et de honte. Les larmes perlèrent ses yeux écarquillés.

- Aïe... Uuuh...Aïe... Ah Aïïïïïïïe...

Le sexe de son frère entrait et sortait, s'enfonçant à chaque coup au fond de lui, forçant avec hargne malgré le fait qu'il soit extrêmement tendu et stressé. La sensation était brûlante et douloureuse.

- J'ai... J'ai mal... Grand frère... On arrête... On arrête s'il te plaiiit ?

Il pleurait doucement, il n'arriverait pas à le supporter ce soir, c'était trop douloureux. Il n'aimait pas ça. Il avait si honte, si hooooonte. Touya gémissait sans l'écouter, les compliments continuait de pleuvoir sur lui.

- Anh mon bon garçon... Ah c'est si bon... Si bon...

- Grand... Grand frèèère... J'ai... J'ai mal... Tu me fais mal... Je ... urgh...

Il peinait à prendre sa respiration, entre ses pleurs et la douleur qui lui coupait le souffle. Il avait à nouveau l'impression de mourir.

- Chuuut... Chuuut... Détends toi petit ange. Ça fait du bien pourtant, non ? Annnh ça fait tellement de bien.

Les coups s'accéléraient, Touya l'emprisonnait sous son corps, chaque coups de hanche épuisait ses forces et le faisait mourir.

- J'aime tellement ça... J'aime tellement ton corps... Annh ton joli corps. Il n'y a qu'en toi que je me sente si bien...

-J'ai maaaaal... Écoutes moi pitié...J'ai... Ecoutes... moi Je... Ugh... Uuurgh...

Son cœur se brisait en morceau, une énième fois. Pourquoi Touya ne l'écoutait-il pas ?

La honte, la culpabilité le submergeait. Les professeurs avaient parlé de ça. La douleur était terrible, il aurait fait n'importe quoi pour que ce cauchemar s'arrête, pour que son frère l'écoute. Tout ce qu'il ressentait était en accord avec ce que les professeurs avaient dit.

Est-ce que c'était... Un viol ?

Touya se déversa en lui, comme il avait tant l'habitude de le faire. Il le pénétra le plus profondément possible et répandit sa jouissance. C'était son petit plaisir personnel, lâcher sa semence au fond de lui était comme un moyen de lui faire comprendre qu'il lui appartenait.

Shouto se sentait sale. Oh bon dieu, toute ces horribles sensations qu'il avait voulut ne plus jamais ressentir étaient à nouveau toutes revenues. Si il n'était pas aussi épuisé et agonisant dans le futon, il serrait allé s'arracher la peau pour se laver. Son entrecuisse le brûlait. Si son frère l'aimait réellement, pourquoi lui faisait-il subir quelque chose d'aussi atroce ?

Touya se retira dans un soupir de complaisance. Shouto n'eut pas la force de se relever. Il était abattu, il lui semblait que la vie s'échappait de son entrecuisse alors qu'il sentait les fluides couler hors de lui. Avec la douleur, il savait d'avance que demain en soulevant le drap comme il avait l'habitude de le faire, il y verrait de grosses tâches rouges.

Les larmes tombaient de ses yeux vides.

Non... Depuis tout ce temps, ce qui arrivait n'était pas bien. Ce que Touya faisait était beaucoup trop douloureux pour que ça le soit. Touya lui avait mentit. Il avait tant de fois, dit que tout était de l'amour.

Mais ça n'en était pas.

Tout était un mensonge. Absolument tout.

Pourquoi devait-il passer sa vie à souffrir de cette façon ?

Le lendemain fut terriblement amer. Touya se réveilla et lui aussi. Ses yeux étaient douloureux et son corps manquait de sommeil. Son grand frère l'embrassa pour lui dire bonjour. Il resta figé et évidemment, le plus grand remarqua que quelque chose était inhabituel dans son comportement.

- Ça ne va pas Shou ?

Le garçon resta silencieux. Les mots lui restaient en travers de la gorge. Malgré tout, la tristesse luisait dans son regard. Il n'arrivait pas à dire le moindre mot. C'était Touya en face de lui. Et même si son grand frère lui avait fait quelque chose d'horrible, comment serait-il possible d'effacer tout l'amour qu'il éprouvait pour lui ?

- Shouto. Demanda t-il d'une voix un peu plus autoritaire.

Le garçon sentit son cœur s'emballer. Comment faire ? Comment lui dire ce qu'il pensait ? Il aimait tellement Touya... Touya qui lui faisait subir des viols depuis tout ce temps. Touya son grand frère qu'il adulait plus que tout. Il était si tétanisé face à lui que la seule chose qu'il fut capable de faire fut de retenir difficilement un sanglot. Mais malgré ses efforts, ses yeux larmoyants étaient marqué par l'horreur. Touya fronça les sourcils.

Ça faisait un bon moment que Shouto ne se plaignait plus de la pénibilité des rapports sexuels, alors que c'était-il passé pour que d'un coup, il soit à nouveau pâle comme un mort, tout en le regardant comme si il avait vu Satan en personne ?

Il souleva la couverture et son regard distingua vite le sang sur les draps. Bizarre...

Il avait beaucoup saigné. Et il ne voyait pas tout, comme les cuisses tremblantes de Shouto, serrées l'une contre l'autre masquaient certainement le plus gros... Vraiment, vraiment étrange. La dernière fois qu'il avait saigné autant c'était quand il lui avait fait l'amour la première fois.

Il réfléchit un moment avant de se racler la gorge et sourire.

- Shouto... Tu dois être un peu malade aujourd'hui. Tu as saigné. Normalement, ça ne saigne pas autant.

La gorge du garçon se resserra encore. Il était peut-être malade oui... Malade après avoir passé la nuit a ravaler son envie de vomir. Il balbutia. Il voulait dire quelque chose, mais sa faiblesse l'empêcha d'employer un ton ressemblant à des reproches.

- Je... Je t'avais dit que je voulais arrêter... Tu y es allé trop fort...

Le visage de Touya parut légèrement étonné. Puis il eut un léger rire avant de répondre.

- Non Shouto. J'ai fait la même chose que d'habitude. Jamais je n'irais trop fort en sachant que ça pourrait te faire mal enfin. Le problème vient de toi. Tu étais trop crispé.

Shouto se mordit la lèvre. Les mots de son frère lui firent mal. Touya se releva et lui souleva les cuisses pour regarder l'étendu des dégâts.

- D'habitude ça rentre comme dans du beurre. C'est toi qui n'a pas réussi à te détendre.

Shouto se crispa et se dégagea de sa poigne instinctivement. Son pouls s'emballant encore une fois. Touya eut l'air très surpris ce qui l'effraya légèrement. Il se recroquevilla sur lui même en s'éloignant légèrement de lui. Les deux frères furent silencieux un instant. C'était si oppressant. Touya s'approcha si près de lui qu'il sentit son souffle sur ses cheveux. Et puis après quelques secondes sans aucune parole, il demanda.

- Tu me boudes Shou ?

Il avait posé la question avec une voix douce. Cela dit, Shouto ne put s'empêcher de se sentir de plus en plus coincé.

- Shouto. Regardes moi. Ordonna t-il sans changer de ton. Le jeune garçon serra et desserra les poings. Que devait-il faire ? Devait-il avouer maintenant qu'il savait que tout ce qu'il ce passait était mal ? La main de Touya passa sous sa mâchoire. Doucement mais avec fermeté, il l'obligea à lever la tête pour le regarder.

- Regardes moi j'ai dit.

Les yeux vairons terrorisés rencontrèrent ceux de son frères, d'un bleu intense. Son expression était un mélange entre étonnement et amusement. Il ajouta avec un ton presque joueur.

- On ne boude pas à son grand frère Shouto. D'accord ?

Ses mains tremblèrent légèrement en serrant le drap. Plus il se perdait dans le regard de son frère et plus il se sentait perdu, piégé. Pourquoi est-ce qu'il agissait comme si c'était lui qui faisait quelque chose de mal ? Pourquoi avait-il l'air si peu inquiet de l'avoir fait saigner ?Pourquoi alors qu'il voyait clairement qu'il était triste ? Pourquoi... Pourquoi est-ce qu'il faisait comme si ce qu'il avait fait n'était pas grave ?

C'était injuste... Si injuste. Les larmes lui piquaient le bord des yeux.

Touya lui souriait, lui parlait avec une voix douce et lui donnait des surnoms affectueux tout le temps. Mais là à cet instant, Shouto se sentait comme si son frère ne l'aimait pas. Il devait pourtant savoir que ce qu'il avait fait était mal. Mais il s'évertuait à dire que Shouto était le problème. Il ne se souciait pas du fait de lui avoir brisé le coeur et de l'avoir fait saigner.

Et il ne l'écoutait JAMAIS...

- Ne me boudes pas. Ce n'est pas gentil Shou.

" Me faire croire que tu m'aimes n'est pas gentil non plus... " Ces mots lui restait coincés en travers de la gorge tandis qu'une première grosse larmes coula sur sa joue, sans quitter une seconde son frère du regard.

- Allons... Ne pleures pas. Si tu t'excuses je ne me mettrais pas en colère d'accord.

Pourquoi... Pourquoi devait-il s'excuser ? S'excuser de ne pas avoir eu envie ? S'excuser d'avoir été blessé ? Il n'avait donc aucune importance ? Peu importe ce qu'il dirait là maintenant, il ne l'écouterait jamais. Il continuerait encore à le faire passer pour le méchant dès lors qu'il n'acceptait pas quelque chose.

Il avait vraiment envie de mourir. Son propre frère adoré qui se fichait de lui et de ses sentiments. C'était certainement la chose la plus cruelle qu'on ne lui ai jamais faite.

Et malgré tout. Toute ses pensées étaient entravés. Même si il savait parfaitement que Touya lui avait fait quelque chose d'horrible. Même si maintenant il savait que son frère lui mentait et ne l'aimait pas. Il restait la personne la plus importante du monde à ses yeux.

Sa vision se brouilla à cause des larmes, tandis qu'il ne put s'empêcher de répondre, faible et abattu.

- Je m'excuse...

Touya sourit. Avant il pensait que ce genre de sourire se voulait tendre et affectueux. Peut-être était-ce en fait de la pure satisfaction malsaine.

- Tu es un gentil garçon. Je t'aime très fort. Répondit-il en l'embrassant doucement sur les lèvres avant de le serrer contre lui.

Encore un mensonge. En fait, Touya lui mentait à chaque geste et à chaque parole. Cette chaleur qui l'entourait quand il l'étreignait, et qui lui faisait tant de bien, n'était qu'un subterfuge. Les mots doux, les câlins, les baisers. Ce n'était que des moyens de le rendre docile pour qu'il puisse abuser de lui sans qu'il ne puisse se défendre. Il était juste un jouet pour lui. Son frère jouait et s'amusait avec lui depuis tout ce temps. Se contrefichant de si après avoir tant joué avec lui, il se retrouvait cassé et disloqué. Les larmes tombaient de ses yeux sans s'arrêter.

Il se sentait à nouveau abandonné. Même si Touya le serrait contre lui, c'était un mensonge, il n'y avait personne en ce monde pour qui il ai une véritable importance. Il était seul au monde.

Il voulait mourir...

Après cette révélation, son quotidien se teinta d'une fadeur insoutenable. La force qui lui permettait de se lever le matin l'abandonna. Il était si épuisé de tout. Si seulement il avait pu resté allongé pour toujours, si seulement il pouvait s'endormir et ne plus jamais se réveiller dans ce monde affreux.

La nourriture n'avait plus de goût, rien n'était bon. Le travail à l'école devenait trop obscure, les entraînements avec son père étaient insignifiants et fatiguant. Sa tête était constamment baissé. Il en oublia presque pendant un moment à quoi ressemblait le ciel.

Son frère continuait de le gâter durant son temps libre. Mais même pour lui, il n'arrivait pas à sourire. Touya lui mettait un nouveau jouet entre les mains et son visage restait triste et maussade. Par conséquent, il avait finit par élever le ton contre lui, alors qu'il ne l'avait jamais fait avant.

- Hé bien ? On dirait que ça ne te fait pas plaisir ? Ça me fait de la peine. Tu pourrais au moins me regarder et me dire merci.

Quand Touya le grondait, une violente envie de pleurer le submergeait. Ça lui faisait mal. Horriblement mal. Il souhaitait de toute ses forces que son frère arrête son petit jeu de menteur parce que lui il n'était plus capable de faire semblant d'être content si il savait que derrière ça, il avait des intentions malveillantes envers lui. C'était cruel. Pourquoi Touya se plaisait-il à lui infliger une telle souffrance ?

Les nuits '' effrayantes '' avaient quelques peu changé. Cela faisait des années maintenant que Touya entrait dans la chambre pour assouvir ses pulsions sexuelle sur lui. Et ça c'était quasiment toujours passé à peu près de la même manière. Ces derniers temps... C'était plus intense. Touya pouvait passer des heures à le câliner, il l'embrassait sur tout son corps et le léchait doucement entre les jambes. Et quand il le prenait. Il faisait preuve d'une douceur extrême. Shouto n'avait jamais autant gémit et gémit que durant ces nuits là. C'était si fort qu'il en haletait incontrôlablement. Le plaisir l'épuisait si fort alors que son frère le faisait jouir plusieurs fois d'affilé. Il le faisait jouir si fort que Shouto était beaucoup trop épuisé après pour le supplier d'arrêter. Touya lui murmurrait frénétiquement.

- Je sais que tu aimes ça. Je le sais, je le sais. Oh Shouto je t'en pris, sois un bon garçon.

Le jeune garçon serrait les doigts, les yeux fermés, son esprit fondait au rythme de Touya qui le masturbait en lui donnant de long coups de reins fiévreux. La bouche ouverte, des étincelles dansait devant ses yeux.

- Je suis un bon grand frère non ? Je te fais du bien, je pense à toi avant tout. Shouto mon petit ange, je sais que ça te fais du bien.

Il grognait en le prenant. Le plus jeune serrait ses dents, fuyant le regard de son frère. Il avait toujours trouvé que Touya était le plus beau de tous, mais quand ce genre de chose arrivait, il devenait effrayant. Son visage en sueur se tordait dans une expression de plaisir bestial, haletant et mordant sa lèvre. Dans la pénombre, Shouto voyait surtout ses yeux bleus et ses dents blanches, il avait l'air d'un loup s'apprêtant à déchiqueter un lapin en morceau.

Il avait peur, tellement peur.

- Dis moi que tu m'aimes. Dis le... Dis le Shouto.

Ses lèvres restèrent serrées. Cependant, des glapissements de terreur sortaient de sa gorge. Il ferma les yeux, les larmes ne lui permettait plus d'y voir grand chose de toute façon.

- Dis moi '' je t'aime ''. Dis le moi. Dis le moi !

Il ne pouvait pas le dire. Pas alors que son frère lui mentait tout le temps. Tout était un mensonge ! Et il était une marionette. Pourquoi tenait-il absolument que Shouto lui répète qu'il l'aime alors que lui se contrefichait de lui ? Il l'avait blessé un nombre si incalculable de fois pour le plaisir. Il ne l'aimait pas ! Sinon pourquoi le faisait-il pleurer tout le temps ? Pourquoi le blessait-il de façon si horrible ?

- Dis le ! Dis moi que tu m'aimes !

Ses sourcils se froncèrent dans une expression pleine de douleur. Soudainement des images flashèrent dans son esprit.

Il vit son grand frère qui le prenait tendrement dans ses bras, alors qu'il avait fait un cauchemar. Un baiser était déposé sur son front, et il lui disait avec cette voix tendre qu'il était un bon garçon et qu'il était fier de lui. Il pensait à toute ces fois... Où Touya l'avait prit par la main pour rentrer à la maison, et où Shouto avait sourit maladroitement tant le bonheur faisait chauffer ses joues parce que la sensation de sa petite main dans celle chaude et rassurante de Touya avait quelque chose d'incroyablement réconfortant.

Shouto s'était sentie... Tellement, tellement heureux dans ces simples moments.

Une agonie de désespoir lui serra la gorge. La simple pensé de tout ces moments lui donnait envie de hurler. Pourquoi tout ce bonheur c'était-il transformé en pur cauchemar ? Si seulement... Si seulement tout pouvait revenir en arrière.

Il finit par murmurer. Faible et sans forces. Peut-être que si il le lui disait encore une fois, Touya cesserait d'être méchant et de lui faire du mal.

- Je... Je t'aime grand frère...

Un sanglot l'étouffa.

- Je t'aime... Je ... Je t'aime... Je t'aime Touya...

Peut-être qu'en le lui répétant, Touya serait prit de remords, peut-être qu'il finirait par avoir pitié et qu'il arrêterait de le blesser. Peut-être qu'il finirait par l'écouter, peut-être même que si il arrêtait et que tout redevenait comme avant, Shouto serait prêt à lui pardonner de lui avoir fait des choses si horribles.

Mais rien de cela n'arriva. Au lieu de faire enfin preuve d'empathie, Touya sourit avec satisfaction en miaulant.

- C'est ça... C'est ça ! Soit un gentil garçon. Grand frère t'aime si fort lui aussi. Aaaah il t'aime de tout son cœur.

Des mensonges. Plus de mensonge. Toujours des mensonges ! Tout ce que voulait Touya, c'était une gentille poupée obéissante. Une poupée qui dit '' Je t'aime '' à son maître même si ce dernier ne voit en elle, qu'un pauvre jouet usagé.

Au final, il aurait beau répéter qu'il l'aimait, encore et encore, ça ne changerait pas le fait qu'il n'était rien qu'un jouet pour Touya. Un jouet sans droit qui ne servait qu'au plaisir.

...

Il voulait vraiment mourir.