Voici le nouvel OS !
Merci à ceux qui ajoutent cette fic à leurs favoris ou alertes, ainsi qu'aux revieweurs anonymes (TardisSherlock), ça fait chaud au coeur ! :D
Disclaimers: Merlin ne m'appartient pas, parce que sinon Merlin aurait montré un peu plus de caractère face à Arthur.
Rating: T
Pairings: Merdred
Voilà donc la suite de "surprise" qui s'appelle, avec beaucoup d'originalité, "surprise 2". On reste dans un ton léger et joyeux, mais c'est plus long. C'est le moment des explications !
Enjoy ! :D
Enchanted
Surprise (2)
Arthur avait fait les cents pas dans sa chambre, il avait tenté de suivre Merlin ou Mordred discrètement, il s'était tourné et retourné dans son lit, il avait observé les deux hommes depuis sa fenêtre... Il se demandait s'il avait rêvé la rencontre entre le chevalier et son serviteur. Mais pourtant, même s'il ne les avait jamais repris à s'embrasser, ou même à agir d'une façon un peu suspicieuse – aucun coup d'oeil tendre, pas de gestes discrets pour s'interpeller, pas de remarques à double sens – il était certain que les deux avaient une relation. Le problème c'est qu'ils étaient vraiment très discrets, bien plus que n'importe qui d'autre, et que l'on ne voyait là qu'une amitié comme les autres. Merlin avait le don pour se faire des amis, cela n'était donc pas surprenant.
- Pourquoi ne lui demandes tu pas directement ? Soupira Guenièvre finalement, ennuyée de voir son mari se torturer l'esprit là-dessus depuis déjà une semaine en évitant la confrontation.
- Parce qu'il ne va pas me répondre ! Grogna Arthur. Il ne me l'a pas dit, pourquoi avouerait-il si je lui demandais ?
Car c'était cela, le véritable problème, plus que le fait qu'il avait une relation avec un homme, avec Mordred. C'était le fait que Merlin n'avait rien dit. Arthur faisait confiance à Merlin, le considérant comme son ami plus que comme son serviteur. Pourtant il se rendait compte, avec le temps qui passait, que l'homme ne lui disait jamais rien. Il ne lui parlait pas de son enfance, de son père, de filles – ou d'hommes, mais comment aurait-il été sensé savoir puisqu'il ne lui en avait pas parlé ! Il commençait à se douter que son ami lui cachait beaucoup d'autres choses, et se demandait s'il avait si peu confiance en son roi pour ne jamais rien lui confier.
- Tu n'en sais rien. Répondit sa femme finalement. Peut-être que c'est parce que tu ne lui demandes jamais rien qu'il ne dit rien. Lui il demande.
Cela sembla frapper Arthur, et il ouvrit de grands yeux compréhensifs. Bien sûr ! En cinq minutes top chrono il avait demandé à un autre serviteur d'aller chercher le sien urgemment, et Merlin était arrivé étonné et un peu inquiet dans la chambre royale. Quand le roi ne répondit pas à sa demande concernant la raison de sa venue, il se tut, soudain plus nerveux encore. Il se mit à se balancer d'un pied à l'autre, mal à l'aise, se demandant pourquoi il avait été convoqué en telle urgence. Arthur finit par fixer son ami dans les yeux, et d'une voix calme il demanda.
- As tu quelque chose à me dire, Merlin ?
Guenièvre hésita entre lancer une chaussure à la tête de son crétin de mari ou bien se prendre la tête dans les mains avec désespoir. Les relations humaines n'étaient pas son fort, certes, mais tout de même ! Finalement elle se contenta de lui lancer un regard assassin, qu'Arthur capta aussi bien que la soudaine panique dans les yeux de son serviteur, qui réussit tout de même à garder un visage parfaitement composé – et une partie de son esprit se demanda depuis quand Merlin savait-il si bien cacher ses émotions. Il grogna, se rendant compte qu'il s'y était mal prit, et recommença.
- Ce n'est pas ce que je voulais dire. Soupira-t-il. Ce que je voulais c'était... y a-t-il quelqu'un dans ta vie, Merlin ? Tu n'en parles jamais, donc j'étais curieux.
Gwen lui lança un sourire légèrement fier, afin de le rassurer sur le fait que cette fois-ci il n'avait rien dit de déplacé ou insensible. Elle reporta ensuite son regard sur Merlin, curieuse elle aussi après tout. Le serviteur arquait un sourcil, semblant étonné – et c'était justifié, après tout d'où pouvait bien venir le soudain intérêt d'Arthur dans sa vie sentimentale ? Puis, après un instant de silence, il répondit avec ce que le couple reconnu comme une habile pirouette pour détourner la conversation – une fois encore, ils se demandèrent combien de fois leur ami avait-il fait ce genre d'esquives sans qu'ils ne remarquent.
- Curieux ? À propos de moi ? Répéta-t-il, un grand sourire moqueur sur les lèvres. Êtes vous malade, Sire ? Je peux aller chercher Gaius...
- Merlin, soupira Arthur, je suis sérieux. Je me suis rendu compte que tu ne me dis jamais ce que tu ressens vraiment, pas quand c'est important du moins.
Merlin sembla se rendre compte qu'il était parfaitement sérieusement en train de lui demander s'il avait une relation avec quelqu'un. Cela le fit arquer un autre sourcil, tandis qu'il réfléchissait à toute vitesse. Arthur ne poserait pas la question sans avoir de doutes à ce sujet. Or il était certain que lui et Mordred avaient été bien assez discrets. Après tout depuis que Perceval avait deviné, ils faisaient doublement attention à ne laisser aucun indice filtrer. Peut-être les avait-il vu par hasard ? Cela ne lui plaisait pas. Il décida donc de tester le terrain, prudent.
- Je n'ai pas de fille dans ma vie. Répondit-il sincèrement, c'était vrai après tout. Si c'est ce que vous vouliez savoir.
- Un homme, alors ? Répliqua Arthur, sans même broncher.
Le sorcier manqua de s'étrangler avec sa salive. Il se reprit bien vite, laissant tomber l'expression de surprise pour une un peu plus mécontente. Il avait eut raison, alors, Arthur soupçonnait quelque chose entre Mordred et lui. Ou quelque chose du genre.
- Tu nous as vu. Ce n'était pas une question, simplement un constat.
- Avec Mordred ? Le nom de son amant envoya un petit frisson dans la nuque du serviteur, qui se força à rester neutre. Effectivement.
- Oh. Je vois.
Un silence inconfortable s'installa dans la pièce, lourd et tendu. Heureusement, il apparaissait clair que quoique le roi ait vu, il n'y avait eut aucun rapport avec la sorcellerie. Il aurait sinon été bien plus en colère. Mais pour autant il n'était pas calme. Après quelques minutes de silence, voyant Arthur devenir de plus en plus agité et agacé avec les secondes, Merlin comprit que c'était toujours à lui de parler. Prudemment, il demanda donc.
- Je vois. Répéta-t-il lentement. Et... ?
Tout le calme qu'Arthur avait pu conserver vola en morceau, et il se leva d'un bond, l'air furieux. Il se planta devant Merlin qui, comprenant avant même qu'il ne parle ce qui dérangeait le roi, resta calmement composé. Son ami hissa, éberlué.
- Et ? Répéta-t-il, colérique. Et ?! Et alors peut-être que tu aurais pu m-nous le dire !
- Vous n'avez pas demandé. Répondit calmement Merlin, faisant mine de ne pas avoir remarqué qu'Arthur avait failli dire ''me''.
- Ce n'est pas une raison ! Grinça Arthur, exaspéré. Moi je te parles sans que tu demandes ! Je pensais que tu étais...
Il s'interrompit, ne voulant pas terminer sa phrase. Tout le monde savait, Merlin comprit, que jamais il n'avouerais à voix haute sauf lors de moments importants qu'il considérait son serviteur comme son ami. Peut-être même son meilleur ami, disaient certains. Cela envoya une pointe de culpabilité dans la poitrine du serviteur. Si le roi savait qu'il lui mentait autant, qu'il avait de la magie, ce serait bien différent... Mais plutôt que la culpabilité, ce fut l'agacement qui l'emporta sur lui. Après tout, tout n'était pas de sa faute ! Les gens à Camelot étaient aveugles, des fois ! Il faisait de la magie sous le nez de tout le monde depuis des années, et personne n'avait jamais remarqué ! Il n'allait pas se laisser accuser alors que c'était eux qui n'était pas du tout observateurs !
- Eh bien ce n'est pas mon genre d'étaler ma vie privée sans raison ! Répliqua-t-il, perdant un peu son calme. Que voulais tu que je te dises, de toute manière, et quand ?
- Je... Je ne sais pas ! S'exclama le roi, levant les mains au ciel, tout aussi agacé. N'importe quand, je m'en fiche ! Mais du moment que tu me disais que tu avait une relation avec Mordred !
- Oh oui, parce que c'est tellement simple ! Ricana Merlin, ne cachant pas son cynisme, croisant les bras. C'est vrai, j'aurais dû venir te voir un jour et te dire ''Eh Arthur, tu sais quoi, en fait il se trouve que j'ai une relation Mordred. Il est sexy et il embrasse super bien si jamais tu te demandais. J'espère que cela ne te dérange pas ! Dois-je polir ton armure maintenant ?''. Parce que, c'est sûr, c'est une tellement bonne idée !
Cela laissa Arthur silencieux, un peu choqué, pendant quelques secondes, avant qu'il ne se reprenne, encore bien trop en colère pour rester sans rien dire.
- Pourquoi pas ? Rétorqua-t-il.
- Simplement parce que cela ne te regardes pas, avec qui je couche ou non ! S'exclama Merlin excédé.
Il se pétrifia soudain, se rendant compte de ce qu'il venait de dire juste en face de ses amis, de son roi et de sa reine, et dû se retenir de rougir et de partir en courant. À la place il fixa son regard bleu dans celui d'Arthur. Le roi avait la bouche grande ouverte et son visage était écarlate – Merlin ne voulait même pas savoir si son ami avait imaginé quoi que ce soit d'un peu imagé – muet de stupeur, complètement sous le choc. Un regard vers Gwen lui apprit que la jeune femme était elle aussi un peu rouge, et un peu choquée, mais certainement plus par le fait qu'il vienne de déclarer une chose pareille à voix haute que par le fait qu'il couche avec Mordred.
- Tu- Vous couchez ensemble ? Balbutia le roi, désormais calmé et toujours rouge et choqué.
- Non, bien sûr que non, nous jouons aux cartes ! Soupira Merlin, avant d'ajouter sarcastiquement. Oui, on couche ensemble, c'est ce que les gens font quand ils sont ensemble.
- Mais, intervint Gwen pour éviter à son mari la honte de balbutier un peu plus, vous êtes amoureux ?
Merlin la regarda, restant un instant silencieux, avant de laisser son regard passer par la fenêtre. Finalement il répondit la seule chose qu'il pouvait répondre sans mentir à personne, y comprit lui-même.
- C'est compliqué.
Puis, sans aucune transition ou excuse, sans même un regard en arrière il déclara qu'il avait encore du travail et laissa le couple royal seul – cependant pas avant un dernier commentaire sur le fait qu'il espérait qu'ils ne remettraient pas le sujet sur le tapis. Gwen ne réfléchit pas trois secondes avant de lui emboîter le pas pour le suivre discrètement, se doutant que s'il devait faire quelque chose ce serait trouver Mordred. Et elle se rendit compte qu'elle ne se trompait pas quand elle vit, cachée dans un angle, que le chevalier semblait attendre son amant, adossé contre un mur. Le voyant, Merlin ralentit. Ce fut le druide qui parla en premier, arquant un sourcil, un petit sourire sur ses lèvres.
- "Il est sexy et il embrasse super bien" ? Cita-t-il, faisant clairement allusion à ce qu'avait dit Merlin.
- Tu nous écoutais. Soupira le serviteur, ne semblant pas si étonné.
- Bien sûr. Répondit calmement l'autre homme. Tu venais de te faire convoquer en urgence par le roi. J'étais inquiet.
Il restèrent silencieux un instant, avant de se mettre à marcher côte à côte, ne semblant à ceux qui passaient que deux simples amis qui parlaient normalement. La reine resta encore un peu plus longtemps, juste assez pour entendre Mordred ricaner gentiment.
- En tout cas je crois que le roi ne va pas pouvoir nous regarder dans les yeux sans rougir pendant un certain temps, grâce à toi. Se moqua-t-il.
- Oh, la ferme. Répondit Merlin, l'amusement clairement audible dans sa voix. Quoique si ça peut l'empêcher de faire des remarques, ce ne serait pas si mal. Je ne crois pas pouvoir supporter des questions quotidiennes sur notre relation.
Un petit sourire dansant sur ses lèvres, Guenièvre se détourna, les laissant s'en aller ensemble, discutant joyeusement, rassurée de les constater aussi proches qu'Arthur le pensait. Elle n'entendit donc pas Merlin retrouver son sérieux et déclarer doucement, presque pensivement.
- Il semblerait que toi et moi devrions parler d'amour...
- Je suis d'accord. Répondit Mordred sur le même ton calme.
Et, plongés dans leurs pensées respectives concernant la chose complexe qu'étaient les sentiments, ils continuèrent d'avancer.
Tbc...
C'est la fin de l'intervention d'Arthur pour le moment. Il sait pour Mordred et Merlin, il sait que son serviteur lui cache des choses et qu'il n'y a peut-être pas fait assez attention... Et à côté de ça, la relation entre nos deux sorciers favoris continue d'évoluer. J'espère que ça vous a plu !
Bref, dites moi ce que vous en pensez, toute critique est acceptée !
Le prochain chapitre sera moins léger, et tout sauf humoristique, même s'il sera court. Désolée pour ça, mais il faut bien vous ménager un peu, non ?
A vendredi prochain ! ;)
