Disclaimer : Harry n'est pas à moi... Ni le reste d'ailleurs
Le titre de la fic vient d'un poème de Rimbaud : "Délires I, la vierge folle" dans "Un saison en enfer."
C'est un POV de Draco tout au long de l'histoire sauf à la fin mais bon, on y est pas encore...
Je voudais commencer par une information importante : je ne pourrais pas mettre en ligne de chapitre le week-end prochain, parce que j'ai un week-end très chargé, et je n'aurais pas la temps. Donc voilà prochain chapitre dans 15 jours... Et pour ceux qui lisent mon autre fic, je ne pourrais pas mettre de chapitre cette semaine, mais j'essayerai d'en mettre un la semaine prochaine... Ensuite, il y aura les vacances, donc je pourrais poster pleiiin de chapitres...
Bon, je tiens à le préciser bien que ça n'étonne personne, ce chapitre là est très court, désolée...
Et enfin, je voulais dire que dans les porchains chapitres je serais amenée à parler de Paris et de Rome, je voulais vous dire que je parle de ces villes en toute conaissance de cause, la première parce que j'y habite et la seconde parce que j'y habiterai dans quelques années... (oui, on peut toujours rêver...)
Je voulais dire MERCI INFINIMENT à tous ceux qui ont pris le temps de m'envoyer une review, à tous ceux qui me lisent depuis le début, à tous ceux qui viennent de découvrire ma fic, à tous ceux qui lisent, qui aiment sans reviewer, et à tous les autres, parce que je ne crois pas que je serais arrivée là sans vous... Merci beaucoup.
Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire alors bonne lecture...
Chapitre XI
Nous traversâmes le Hall d'entrée, pour aller nous installer dans le petit salon familial. Tu t'assis dans un fauteuil, et je m'installai dans le canapé, à côté de ma mère. Je lui tenais toujours la main. Elle en avait besoin, je crois.
« Maman, commençais-je doucement, nous ne resterons pas longtemps. Juste une nuit en fait. Nous repartirons demain. »
Elle me jeta un regard bouleversé, comme si je venais de lui annoncer qu'il ne lui restait que quelques heures à vivre. Je vis ses yeux bleus traversés d'ombres grises se remplir de larmes, et, l'espace d'un instant, un voile sombre les recouvrit. Puis sa voix au ton enfantin me répondit :
« Ah, et vous allez o ?
-A Paris, maman, à Paris.
-Ohhhh, s'extasia-t-elle, et ses yeux brillèrent à nouveau, empli de joie, tu me ramèneras un cadeau ?
-Bien sûr. »
Jerkins nous fit savoir que le dîner était servi. Ce fut un triste dîner. Maman était ailleurs, et elle regardait son assiette d'un air absent. Tu me fixai avec intensité et je faisais des efforts innommables pour ne pas me tourner vers toi. Pour ne pas affronter ton regard qui me faisait mal. Pour le pas voir la pitié dans tes yeux. Mais le dîner pris fin. Je raccompagnai mère dans sa chambre, alors que Jerkins t'emmenai dans la notre. Je la bordai, et fredonnai une berceuse en attendant qu'elle s'endorme.
Elle était si belle. Ainsi endormie, elle paraissait heureuse. Les mimiques enfantines de son visage disparaissaient et c'était une femme superbe qui sommeillait. Avec, néanmoins, la confiance naïve des enfants qui se croient immortels. Elle avait une beauté délicate, peu commune. Sa peau laiteuse semblait infiniment douce, et ses cils abaissés jetaient une ombre sombre sur ses joues délicieusement rosées. Ses cheveux blonds pâles s'étalaient sur l'oreiller formant un halo doré.
Elle paraissait si fragile ainsi.
Elle semblait tant avoir besoin de protection. Une protection que j'étais incapable de lui donner.
Lentement, pour ne pas faire de bruit, je me levai du fauteuil dans lequel je m'étais assis et sorti de la pièce. Je me dirigeai vers notre chambre, pour t'affronter.
Dès que j'eus refermé la porte, tu ouvris le bal :
« Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?
-Te dire quoi, répliquais-je, que ma mère est une enfant de trois ans ? Et comment pouvais-je te le dire ?
-Je, tu hésitas, comment est-ce arriv ?
-Je ne sais pas vraiment. Elle…elle n'était pas avec eux. Elle faisait semblant d'adhérer à leurs idées et leurs principes, mais elle ne le servait pas. Un jour, un jour ils ont voulu m'enrôler. C'était après que père est été tué. Le sang remplace le sang disaient-ils. Elle a refusé. Alors ils lui ont…fait mal. Ils ne voulaient pas la tuer. Ils ne voulaient pas me tuer. Juste nous faire mal, pour le plaisir de faire mal. Quand je suis rentré au manoir, elle pleurait, elle criait, elle pleurait sans arrêt. On la veillé Jerkins et moi, jour et nuit. Et pas un instant elle ne cessait de crier et de pleurer. Pas un seul. Et un jour, elle s'est tue. Elle a ouvert les yeux et elle était ainsi. Une enfant. Elle avait tout oublié de sa torture, de père, de Voldemort… Tout. Elle ne se souvenait que de moi et de Jerkins, et des belles choses. Longtemps, je me suis demandé pourquoi, et je crois que j'ai compris. On dit enfance, on pourrait dire innocence. L'enfance est l'innocence, et la part d'enfant qui reste en nous est ce qui n'a pas été touché, ce qui reste intact., comme au premier jour. L'innocence donc. Ainsi, à la question « avez vous eu une enfance heureuse ? » tout le monde peut répondre « oui ». Même les plus malheureux, même les plus démunis. Car lorsqu'ils étaient enfants, ils n'avaient pas encore conscience du malheur, ou n'avaient pas encore été touchés par lui. Oui, nous avons tous eu une enfance heureuse. Seulement, notre enfance s'est terminée lorsque notre innocence a été brisée. Et tu vois, je pense qu'elle a eu besoin, désespérément besoin de retrouver cette innocence, d'oublier. Il le fallait absolument. Et le seul moyen pour elle d'oublier et de retrouver son innocence perdue, c'était d'en revenir à l'enfance. Redevenir une enfant. Etre pure à nouveau, blanche comme neige, innocente. Voilà. »
Je sentis une larme couler sur ma joue.
Je ne voulais pas que tu me vois pleurer. Je ne voulais pas que tu vois ma faiblesse. Je ne voulais pas que tu sache que j'avais mal.
Je voulais que tu me crois heureux, même si c'était faux. Je voulais te rendre heureux, même si j'en étais incapable.
Tu m'allongeas sur le lit, et t'assis sur mes hanches. Tu te penchas sur moi et plongeas tes yeux si vert dans les miens. Tes doigts caressèrent ma peau, légèrement, laissant une trace si fine, si éphémère que je me demandais si tu m'avais réellement touché. Puis tes doigts récupérèrent la larme qui s'apprêtait à tomber de ma joue. Lentement, tu l'amenas à ton visage. Conservant sa forme grâce à la magie. Celle de l'instant peut-être. Le plus délicatement du monde, tu déposas ma larme sur ta joue, et rompant le charme qui la maintenait figée, elle se remit à couler, sur ta joue cette fois. Sur ta joue. Tu la laissas descendre jusqu'à ce qu'elle atteigne tes lèvres. Et là, tu m'embrassas. Nous mêlâmes nos lèvres, nos souffles, nos langues.
Et toujours, cette unique larme entre nous.
Si je tiens à te rappeler cet instant, car ce n'était qu'un instant parmi tant d'autres instants que nous avions vécus, si je tiens à te rappeler cet instant, c'est qu'il m'a frappé. Cette vision, ces deux corps enlacés, ces deux bouches entremêlées, et cette barrière au milieu, malgré l'amour, cette incompréhension, c'était nous.
C'était nous.
Je crois que c'est à cet instant que j'ai compris.
J'ai compris que malgré tout notre amour, car nous nous aimions, malgré tous nos désirs communs, malgré tous nos rêves de bonheur, nous ne pourrions jamais que nous déchirés. Nous étions si différents Harry, si différents. Toi le jour, la chaleur, la lumière, toi qui rayonnait. Tu étais fait pour ce jour que tu aimais tant, tu étais fait pour vivre. Moi, j'étais la froideur, le gel, mon cœur était de glace et mon âme de givre. Tu parvenais à la faire fondre cette âme, en pleurs. J'étais la nuit Harry, et la nuit ne peut vivre avec le jour. Quand ils se rencontrent, ils se mêlent, un instant, et c'est beau. Puis viennent les larmes et le désespoir. Tu étais fait pour vivre Harry, et moi, pour mourir.
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Nous fûmes réveillés par les soleil, qui illuminait la chambre.
Encore ivres d'un sommeil paisible, nous nous habillâmes distraitement. Maman vint nous dire au revoir, et je lui promis de lui écrire. Elle me regarda d'un air inquiet, et je me rappelai qu'elle ne savait pas lire. J'ajoutais doucement, que Jerkins lui ferait la lecture. Et je serais bientôt de retour de toute manière. Bientôt de retour.
Jerkins avait fait appeler une diligence, et, une fois installés à l'intérieur, le cocher s'élança, fouettant les chevaux à grand bruit. Nous allions vers la côte. Là, nous prendrions un bateau qui nous amènerait en France, vers la liberté. Un fois en France, nous rejoindrions Paris. Nous commencerions une nouvelle vie. Loin d'elle, loin d'eux, loin de cette guerre de merde.
La traversée fut mauvaise, le bateau tanguait, roulait, dispersant vagues et écume au gré des flots. Involontairement, je me récitais les vers du Bateau ivre.(1)
Car tu avais raison, j'avais été fasciné par Rimbaud, et je l'étais toujours, mais ce qui me frappait, plus que tout était l'étrange similitude entre les évènements. Nietzsche avait bien raison, le monde tournait, en une étrange danse, et à chaque tour, à chaque spirale, à chaque pas, la danse recommençait. Semblable et à la fois dissemblable. Nous dansions notre vie, et, sur une variations, les autres dansaient la leur. Enfin, la danse s'arrêtait, et dans la salle du bal, alors que certains s'en allaient, fourbus d'avoir trop dansés, des jeunes hommes et des jeunes femmes arrivaient. Il se mettaient en place, et aux premiers accords de la musique, ils recommençaient la danse. Ainsi allait le monde, depuis des siècles, au son d'un même chanson, nous dansions.
C'était un éternel retour, un éternel recommencement.
Notre fin serait-elle la leur ?
Serions nous forts, serions nous lâches ?
Saurions nous arrêter la danse lorsque les dernières notes retentiraient ? Saurions nous nous en aller ? Laisser place à d'autre, plus jeunes que nous ?
Ou continuerions jusqu'à l'épuisement ? Jusqu'à ce que nous nous écroulions sur le sol, lassés par les accords, fourbus par les pas, épuisés par les hommes ?
Jusqu'où irions nous, ainsi, à travers les larmes et les rires des notes ?
Jusqu'où irions nous Harry ?
Jusqu'où sommes nous allés ?
(1) C'est un poème de Rimbaud...
onarluca : salut, ça va ? merci beaucoup en fait, j'avais une question à te poser, je voualis savoir comment tu fais pour être toujours la première à reviewer partout ? tu es surhumaine ? lol enfin, gros bisous, Eliane.
Kaoro : mmmm, à mon avis le marchand de hache t'a filé une hache trop lourde que tu peux même pas la porter pour pas que tu le tape. Si tu veux mon aavis, tu devrais àaller le voir, lui demander une hache, (pas trop lourde cette fois) et le taper qd même. Et puis ensuite on ira taper monopris... hin hin hin. mais qd jy pense sa se trouve ya des haches qui font voir des lunes, d'autres des soleils, d'autres des étoiles etc...Et ben, pour Narcissa, je crois avoir tout clarifier mais si tu trouves que c pas clair tu me le dis, je te fais un cours particulier en tout cas merci, gros bisous, Eliane.
Melykumo : Bonjour merci beaucoup de prendre le temps d'envoyer une review... je suis heureuse de savoir que tu aimes gros bisous, Eliane.
Saael' : Bonjour je vais commencer par les remerciements sinon, je vais oublier. Alors, merci d'être là tout simplement, de m'aider à progresser, de me permettre de me poser les bonnes questions, de remettre certaines choses en question... Ensuite, oui, Draco est une partie de moi. Dailleurs ce n'est pas seulement une partie de moi, Draco tel que je l'ai décris là, c'est moi. Avec mes interrogations, mes doutes, mes faiblesses. Mes obssessions. Evidemment, il n'y a pas tout moi dans Draco et il n'y a pas que moi non plus, mais un très grande et peut-être trop grande partie de moi... Quant à savoir si je suis sombre ou non. Je ne sais pas vraiment, tout dépend de la connotation que tu donnes au mot sombre. Je suis quelqu'un qui se pose beaucoup de questions. J''ai ce besoin de savoir. Savoir qui je suis, pourquoi je suis là, comment j'en suis arrivé là... Ainsi, l'écriture pour moi, ce n'est pas un passe temps, c'est un moyen de me comprendre. Dans tout ce que j'écris, il y a cette recherche de moi-même... Peut-être que le jour ou je me serais trouvé, j'arrêterai d'écrire. Mais écrire, c'est un besoin essentiel, qui me vient depuis que je suis toute petite. J'écris tout ce que je ne peux pas dire, tout ce que je ne peux pas hurler. Personnelement, je suis quelqu'un de très pudique. Quand on me voit comme ça, j'ai l'air plutôt extraverti mais je me rends compte que peu de gens si ce n'est personne me connaissent. Par exemple, je ne montre ce que j'écris à personne, du moins, pas à mes amies. Parce que j'ai peur qu'elles ne me comprennent pas et qu'elles traitent ce que je dis superficiellement. C'est quelque chose que je ne pourrai pas supporter. Alors je me tais. Quand on y pense, c'est étrange mon besoin d'écrire et pourtant, le fait que je me taise, sur ce qui me tient le plus à coeur... Je ne sais même pas pourquoi je t'écris tout ça peut-être parce que j'ai l'impression que tu comprendras. Généralement, je ne me relis qu'après avoir posté le chapitre. Si je me relis avant, je ne vois rien. Après, avec du recul, je remaque toutes les petites fautes, les phrases trop lourdes, des choses que j'aurais pu rajouter, des choses à enlever. Mias c'est trop tard. Heureusement d'ailleurs sinon je ne posterai jamais mes chapitres... Tu sais, si tu as "Poésies, Une saison en enfer, Illuminations" c'est suffisant car il n'a rien écris d'autre. Ensuite, ce qui est intéressant c'est de lire eh bien, les lettres, les études les essais sur lui. En fait, je suis quelqu'un qui passe d'obssessions en obssessions. Et quand je suis obssédée par quelque chose, comme je le suis avec Rimabud, j'éprouve le besoin de tout lire, de tout savoir dessus. C'est pour ça que je lis beaucoup de choses en dehors des poésies proprements dites de Rimbaud. OUi, Verlaine à tiré sur Rimabud, je pense que je relaterai ce passage là d'une autre façon, mais il restera très important. Harry, pour moi, est quelqu'un d'innaccessible, que Draco tente de définir, d'enfermer dans des conventions, et qui s'échappe toujours. Parce que Draco ne peux pas le comprendre entièrement, l'avoir que pour lui, parce qu'il lui échappe toujours, Draco le hait, et pourtant il l'aime... Plutôt contradictoire... Enfin, pour moi la vie de Rimabud est d'une beauté sans égale, tellement belle qu'elle me donne envie de pleurer, parce qu'il a su rester lui-même, parce que ses choix découlent d'une logique implacable et que contrairement à ce que beaucoup on dit, il n'y a pas deux Rimabud, mais un suel, et c'est cela le plus triste, et le plus incompréhensible... Je te demande pardon de t'avoir embêté avec tant de choses. Gros bisous, Eliane.
latitefraisedesbois : salut tt d'abord merci. Je suis heureuse que tu trouves sa un peu mieux à chaque fois, sa veut dire que la fin sera le summum Et si ma fic (ou texte) reste avec toi même après qu'elle soit fnine, eh bien je m'estimerai heureuse, et j'aurais servi à quelque chose... En fait, tout le truc avec Narcissa n'était pas prévu, mais la relation de Rimbaud avec sa mère est très importante et il fallait que je la retranscrive, et l'idée m'est venue comme ça, alors j'ai écris... gros bisous, Eliane.
Nee Chan et Chana : salut sa va ? hahaha, vous m'avez pas tuée euh... ET de toute façon je savais que vous étiez trèèèès pascifiste (jette un coup d'oeuil suspicieux au bout de hache qui dépasse) Ouf, je ne suis pas un bourreau, me voila rassurée je me demandai qd même... Comment-ça sadique ? En tout cas je le fais pas exprès (tente de prendre un air innocent...) Je sens que vous allez encore plus pensez que sa va mal se terminer avec ce chapitre la Mais en fait, si j'avais gardé la véritable fin de l'histoire Verlaine/Rimabud, sa se serait mal terminé. Et je me serai fait tapée (à coup de haches) mais j'ai un peu(beaucoup) changé. Enfin, vous comprendrez plus tard... Donc, j'ai tout bien arrangé, alors sa va et pour Narcissa, ce n'était pas prévu, mais je sais pas, sa m'est venu à l'esprit comme sa, et donc je l'ai écrit... OUi, le numéro X j'avoue que je n'y avais même pas pensé...(mais si c vrai) Enfin, je vous laisse (mon père est en train d'hurer pour que je lui laisse l'ordi) Gros bisous, Eliane.
tete de noeud : coucou merci beaucoup, et heureuse de savoir que ça te plait toujours... (tout arranger à la fin ? euh... tu verras) gros bisous, Eliane.
Vif d'or : bonjour et merci beaucoup une dame, d'accord, comme ça je suis au courant hihi, ils ont fait une petite (voir grosse) escapade dans les bois... Gros bisous, Eliane.
nardy : bonjour toi tu peux continuer à m'appeler comme sa, j'aime beaucoup lol Eh bien, je crois que tu as la réponse à ta question et si tu n'as pas tout compris, je t'expliquerai tout la prochaine fois (mais je crois avoir été assez claire) Merci et gros bisous, Eliane.
