Auteur : HelenaHills sur
Traduction : Nami-chan
Crimson Vow
Chapitre 12 : Shattering
"Un pari ?" répéta Nehaus avec hébétude. Il était resté suffisamment longtemps auprès de Méphisto pour savoir qu'il était maintenant une proie pour le démon. Ses faiblesses et ses horribles péchés le rendaient parfait pour ce rôle, la hauteur de sa loyauté n'avait pas d'importance, de même que le nombre d'année où il l'avait servi ou s'il avait tiré quelque chose de ses connaissances.
"Oh, oui !" répondit Méphisto sans hésiter une seule seconde. Il s'amusait tellement ! "Vois-tu, ce qui a été fait ne peut être défait. Tu ne peux pas revenir sur ce que tu as fait, mais il existe quelque chose qui cessera pour de bon les souffrances de ton précieux garçon." Il fit un clin d'œil. "Parce ce qui est arrivé ne compte pas s'il n'en a pas le moindre souvenir, n'est-ce pas ?"
Les yeux de Nehaus s'agrandirent. "Vous n'êtes pas en train de dire que…."
"C'est précisément de ça que je suis en train de parler." Méphisto prit une horloge dans l'un de tiroirs de son bureau. Mais une qui n'était pas habituelle. "Effacement de souvenir." Il secoua l'horloge de droite à gauche. "En seulement une nuit, Okumura Rin aura tout oublié de ce qu'il lui et arrivé à partir du jour où…tu as commencé à te servir du serment. Okumura Yukio oubliera aussi tout ce qu'il a appris aujourd'hui, et puisque le chat démon peu parler à Rin, il oubliera aussi ce qu'il sait sur vous deux. Ils auront tous de faux souvenirs implantés, de jours normaux. Cela n'est-il pas parfait ?" Méphisto tourna sur sa chaise avec enthousiasme, avant de s'arrêté brusquement pour clarifier :"Evidement ça ne sera pas gratuit."
Nehaus se redressa, essayant de se rassemblé. Il connaissait déjà le prix, mais ça n'avait jamais vraiment compté. Sa propre personne ne valait rien par rapport au bonheur de Rin. Rin l'oublierai…il oubliera même qu'il ait jamais été violé. Il oubliera aussi tous les baisers, toutes les étreintes, toutes les confessions et les merveilleux moments…mais c'était d'accord. Nehaus lui s'en souviendrai et ce sera suffisant. Rin s'en sortirait indemne.
"Vous allez prendre mon âme ?"
"Ça serait d'un ennui." Gloussa Méphisto. "Je t'ai parlé d'un pari, pas d'un échange. Ce serait facile de prendre ton âme même tout de suite que s'en ne serait pas amusant. J'ai des âmes. Ce que je veux s'est de l'amusement !" s'exclama le démon. "Et il n'y a rien de plus amusant que d'observer les humains soumis à d'extrêmes conditions." Ses yeux se plissèrent. "Tu m'as dit que si tu pouvais tout effacer, tu ne ferais plus jamais de mal au fils de Satan. Mais permet moi de ne pas être d'accord." Méphisto s'amusait beaucoup trop. "Voyons qui as raison, d'accord ? Si tu t'avère incapable de ne plus toucher au garçon, ton âme est à moi. Mais si tu le laisse tranquille, j'ajouterai simplement mon geste d'aujourd'hui à ma courte liste de charité." Il s'inclina de façon théâtrale. "Tous es entre tes mains, vraiment."
"Je vois." Nehaus acquiesça en compréhension. "Faites-le." Statua-t-il, décidé. Une opportunité pareille ne se présentait qu'une fois tous les mille ans. Ce serait plus que stupide de la gâcher.
Rin allait finalement trouver de nouveau la paix et l'innocence.
Même si cela devait dire qu'il devait redevenir des étrangers.
Rin marcha jusqu'à la salle de classe, un énorme sourire placardé sur son visage. "Bonjours tout le monde !" Il salua ses camarades de classe gaiement. Tout le monde le regarda quelque peu interrogativement. Beaucoup de temps s'était écoulé depuis la dernière fois où Rin était apparu comme ça, ils avaient pratiquement oublié comment il était avant. S'était clair comme de l'eau de roche que quelque chose avait changé. Rin s'installa à son bureau, fredonnant un air, alors qu'il retirait ses livres de son sac. Il remarqua que tout le monde le regardait. "Quoi ?"
Shiemi souri de tout son cœur. "Rien Rin." Elle plongea son regard dans le sien puis s'installa à côté de lui, sans rompre le contact visuel. "Ce n'est rien, vraiment." Rin était de nouveau heureux et Shiemi était satisfaite de ça.
Peu importe ce qui était arrivé, tout semblait être revenu dans l'ordre maintenant et elle était contente de ça. Rin rougi intensément. L'instant suivant, Yukio entra dans la salle de classe, leur ordonnant de s'assoir et les soupçons de Shiemi se confirmèrent. Rin était malheureux tout ce temps parce que Yuki-chan était parti ! Mais il était revenu, tout redeviendrai comme avant ! Elle se mit à rire légèrement.
Bon, d'un autre côté, n'était pas convaincu par cette explication. Il ne savait pas ce qu'en pensaient les autres, mais quelque chose dans cette histoire ne collait pas. L'attitude de Rin était si étrange qu'elle ne faisait qu'augmenter ses doutes. Probablement que Kamiki allait juste froncer les sourcils puis oublier tout ça, Shima et Konekomaru était perdu dans leur petit monde, Shiemi était bien trop stupidement innocente…Bon n'avait pas oublié son train de pensé du jour précédent. Que pouvait-il faire maintenant, essayer de tirer les vers du nez de Rin ? Quelques questions ne pouvaient pas faire de mal. Il décida qu'il les poserait après les cours. Ils avaient Nehaus en dernière heure de toute façon, peut-être pourrait-il alors mieux comprendre.
La journée se déroula comme n'importe quelle autre journée. Rin se comporta comme n'importe quel autre adolescent de son âge, flirtant subtilement avec Shiemi et taquinant Konekomaru avec le concourt de Shima. Ce jour-là, ils avaient leur classe de dressage de démon dans l'entrepôt. Aucun d'eux n'y était jamais allé avant, alors ils s'étaient amuser rien qu'en essayant de deviné ce qu'il pouvait bien y avoir la dedans. Rin était en train de se glissé derrière Konekomaru imitant la pose d'un affreux spectre, mais il finit par effrayer Shima plus que le petit gars, quand il fit un commentaire à propos d'araignées.
Pendant le temps qu'il leur restait avant d'atteindre l'entrepôt, Bon du attrapé Shima par le col et le trainé pour ne pas qu'il s'enfui. Il frappa également Rin derrière la tête en punition pour lui avoir apporté des ennuis, avant qu'il n'entre à l'intérieur.
"Vous êtes venus ? " ils entendirent leur professeur, mais ils ne pouvaient pas le voir. Devant eux se trouvai un nombre incalculable d'étagères, couvertes de jarres soigneusement arrangées. Nehaus fit un pas en avant et apparu. "Nous allons commencer par la gauche." Il se tourna et tout le monde le suivit, commentant la quantité et la variété des jarres. Shiemi avait de petites étoiles dans les yeux, elle pouvait parier que tous ses médicaments, où peu importe ce que s'était, étaient fait à bases de plantes ! Elle ne pouvait cacher son excitation.
"Tu crois qu'il y a des araignées la dedans ?" murmura Shima à Bon, regardant les alentours avec inquiétude. Bon ne se donna même pas la peine de répondre.
"Toutes les substances que nous pouvons trouver ici son faites à partir d'ingrédient spéciaux." Commença à expliquer Nehaus et Shima se tut immédiatement. "Il est important pour vous de savoir lesquels et en quoi ils consistent, parce qu'ils peuvent se considéré très utile dans un cas de vie ou de mort face aux démons." Il posa sa main sur l'étagère la plus proche de lui. "Cet étagère contient des médicaments contre des fluides acides. Elles sont principalement composer de valériane, d'aloès et de sel. La suivante…" il continua et tout le monde fut sur ses talons.
Rin s'ennuya au bout de quelques secondes. Il savait qu'il n'y avait pas moyens qu'il mémorise tous ses ingrédients et ces drogues. Il avait envie de bayer, mais il se retint. Nehaus le détestait suffisamment comme ça, ce ne serait pas une bonne idée de le provoquer d'avantage. Il avait été surpris de voir qu'il était quand même resté à l'académie même après l'avoir attaqué, et incroyable qu'il donne toujours cour comme si de rien n'était. Toujours et il qu'après plusieurs minutes, Rin commença à avoir sommeil. Aujourd'hui semblait ne pas accrocher son intérêt. Il s'appuya sur l'étagère derrière lui.
"Et ça," Nehaus leur montra l'étagère qu'avait choisi Rin pour se détendre. "Ce sont des potions revigorantes. Très rares et très chères. Elles se composes de champignons Truffes, alors elles coutes…"
Rin perdit l'équilibre de même que l'étagère. Il se rétablit au dernier moment, mais l'objet n'eut pas cette chance. Tout tomba avec un grand fracas, du verre se répandit partout et des fluides multicolores peignaient le sol en arc en ciel. Rin grimaça face au son assourdissant, n'entendre seulement que la destruction avait quelque chose de douloureux. Pendant un bon moment, personne ne parla. Le choque était trop gros pour que qui que ce soit ne pipe mot.
"Elles coutaient une fortune." Corrigea finalement Nehaus. Essaye. De. Ne pas. Le tuer. Essaye. De .Ne pas .Le tuer. Essaye. De .Ne pas…une aura sombre brilla autour de lui et son œil unique brilla dangereusement. Le reste des camarades de Rin firent un pas en arrière et commencèrent à siffloter indifféremment.
Rin réalisa qu'il n'y avait pas besoin de beaucoup d'intelligence pour deviner combien il était dans la mouise. "Ehm...Euh…Err…" il ne parvenait pas à trouver de mots cohérant !
Peut-être que s'il offrait de tout nettoyer ? Essayait de retrouver d'autre de ses maudites Truffes ? Nehaus arriva et se posta devant lui, sans dire quoi que ce soit, mais son envie de tuer passait à travers Rin comme un courant. Rin passa nerveusement une main dans ses cheveux. "Ah…sensei…vous…n'allez rien dire ?"
"Tu veux que je le fasse ?" la réponse fut immédiate. Nehaus était à deux doigts de lui arracher la tête.
"Vous diriez que je ne veux pas, hein ?" est que ses traitres de camarades lui faisaient des signes d'au revoir dans son dos ? Il put jurer qu'il avait vu Kamiki lui agité un mouchoir ! Et Konekomaru chantait-il une prière funéraire ? Attendez, Shiemi pleurait !...et Bon avait cet air qui disait tu-l-a-bien-chercher !
"Je dis que tu ne veux pas !" bon sang, salle gamin maladroit.
"…Retenu ?"
"Comment à tu deviner, maintenant DISPARAIT !" rugit Nehaus alors qu'il tapa presque du pied. Rin obéi. Le bon côté de l'histoire, c'était qu'il en avait fini avec ce cour ennuyeux. Le mauvais côté, il devait forcement en subir les conséquences plus tard…sa satanée chance ! Une retenu après les cours seul avec Nehaus, oh joie et ironie ! Il ne lui restait que le sarcasme pour pouvoir accepté ça… il fit son chemin vers la sale en trainant le pas, attendant ici. Et il avait cru qu'il ne lui restait que vingt minutes à supporter ! Maintenant il avait écopé d'une retenu ! D'accord il avait détruit une propriété de l'école, il devait bien l'admettre, mais il n'avait pas voulu ça ! D'accord, il s'était pratiquement endormi en cours ! Le scoop ! Il faisait ça tous les jours !
Il s'affala sur son bureau. Maintenant que j'y pense…c'est incompréhensible qu'ils ne m'a i pas encore expulsé ? pensa-il avec désespérassions.
Mais il passa très vite à autre chose. Quand Nehaus entra dans la salle, Rin s'était déjà endormie en regardant le plafond. "Réveille-toi !" son professeur lui donna un coup de livre sur la tête. Rin glapis sous le réveil brutal. Il ressenti le besoin de répondre, mais se refusa à lui donner une raison de le tabasser. Rin se souvenait que sur son bras, il y avait toujours le Crimson Vow. Etre seul avec Nehaus pouvait s'avérer dangereux…il ne serait pas sage de le mettre en colère. Il devait simplement se contenté d'obéir pour l'instant. Nehaus laissa tomber le libre sur le bureau de Rin. "Tien, pendant l'heure que durera cette retenu, fait tes devoir et reste tranquille. J'ai d'autre chose à faire que de m'occuper de toi !" il sorti quelques paperasse et s'installa au bureau du professeur.
"Je ne suis pas enchanté par tout ça moi non plus !" lui cracha Rin, mais il ouvrit tout de même le livre, boudeur. C'était vrai, il avait un test de chimie le lendemain, de Yukio, sur le sujet de potions. Son petit frère, deuxième jour de retour au travail et il leur collait déjà un test ! 'Pour voir jusqu'où vous avez progressé en mon absence…' foutaises, Yukio aimait simplement son pouvoir, Rin en était sûr ! Il savait que s'était Shura qui l'avait remplacé, alors ce qui était le plus probable c'était qu'ils avaient régressé. Il lut un petit peu…et ne comprit absolument rien !
"Argh, j'y capte rien, c'est impossible !" fini par s'exclamer Rin, enfouissant ses deux mains dans ses cheveux. Il se souvenait avoir été un bon élève durant le mois qui s'était écouler –comment, il n'en avait pas la moindre idée -, mais maintenant il n'arrivait même plus à se concentrer ! Il n'y arrivait simplement pas, ses pensées ne voulaient pas lui obéir, il n'y pouvait rien ! Il n'y avait pas moyen qu'il arrive à faire ça !
Nehaus le vit lutter. Il soupira, se leva et s'approcha de lui. Rin arrêté de râler et l'observa avec attention, près à ce défendre en cas de besoin. Nehaus attrapa une chaise et s'installa à côté de lui.
"Donne-moi le livre." Rin le fixa, se sentant un peu inconfortable de la courte distance les séparant… "Donne." Nehaus prit le livre des mains de Rin, et le posa sur le bureau, tournant les pages jusqu'à la première. "Recommençons. Surligne ce que je vais te dire."
Rin marqua un peu d'hésitation, mais fit ce qu'on lui avait demandé. Nehaus lui montra quoi lire, ce qu'il fallait ignorer, et à quelle portions il devait donner le plus d'attention. Ce n'était pas désagréable, être soutenu de cette façon. Maintenant il commençait à comprendre. Très vite ils en heure fini avec la théorie et commencèrent les exercices. C'était là que Rin avait le plus de soucis.
"Hum...je dois calculer le volume, comment je fais déjà ?" demanda il, se grattant la tête et mordillant sa lèvre.
"Une simple règle de trois. Essaye une fois. Là dans ce problème." Il désigna un endroit sur la page, et toucha accidentellement les doigts de Rin, qui se trouvaient là pour aider Rin à mieux comprendre les remarques. Il retira sa main, il dut se contrôler pour ne pas le faire trop vite, où autrement, emmêler ses doigts avec ceux de Rin. Il était content que Rin soit de nouveau heureux, évidement, mais…il était si proche de lui…il pouvait le sentir…sentir la chaleur de son corps…leurs cuisses se touchaient presque…oh combien il voulait glisser la main sur la jambe de Rin et le toucher ! Le désir était une si forte émotion, ça s'emparait de lui, mais Rin ne devait, jamais, jamais, soupçonner que son professeur avait de tels sentiments pour lui !
Nehaus ne put tout de même se retenir de songer à toutes les fois où il avait pu apprécier le corps de ce jeune garçon. Son cœur commença à battra la chamade; il voulait le dévorer maintenant ! Ce serait si facile…Rin arborait toujours le serment. Ils étaient seuls. La classe était insonorisé. Tout ce qu'il avait à faire c'était de fermer la porte, pousser Rin par terre et…
…et le voir pleurer, supplier et souffrir. Tout comme les autres fois. Il aurait fait tout ça pour rien, son âme sera consumé et Rin se noierait dans le désespoir sans savoir que Nehaus l'avait aimé. L'aider n'avait pas été une bonne idée. Le garçon paraissait si adorable, essayant de comprendre tout ça ! Bon, il était toujours comme ça…
"Je l'ai fait !" laissa joyeusement échapper Rin. "Regardez, sensei !" Il sourit fièrement et montra son travail sur son cahier. Mais il remarqua que Nehaus ne sembla pas enchanté. Ses mèches couvraient ses yeux et il était clair qu'il pensait à autre chose. Quelque chose de désagréable. "…Sensei ?" Les yeux de Rin regardèrent ailleurs, il se sentait décontenancé. Il pensait savoir pourquoi.
Nehaus se releva. "D'accord, maintenant fini ton travail." Je ne supporterais pas d'être près de lui plus longtemps ! Les humains aspiraient toujours au pardon, et maintenant qu'il savait qu'il ne pourra plus jamais avoir Rin, il le désirait d'autant plus. Il s'en foutait de son âme; c'était la santé mentale de Rin qui importait. Autrement, pourquoi aurait-il laissé Méphisto effacer les souvenirs de Rin ? Non, ce devait être une fin heureuse !...il savait qu'il ne se sentait pas heureux, mais il n'était pas censé l'être. Les méchants n'étaient pas heureux dans ce genre de fin. Il marcha jusqu'à son bureau.
"Je sais que vous me méprisez." La voix de Rin l'arrêta. Nehaus se tourna et l'observa, avec des yeux légèrement plissé. Rin regarda le sol, il n'allait pas rencontrer son regard. " Je sais que tu vous détestez profondément pour ce que je suis et je ne peux rien y faire…mais n'est-ce pas douloureux ? Être forcé de rester près de quelqu'un que vous haïssez passionnément…" sa voix retomba.
"Je ne te hais pas. "Ce n'est pas le genre de passion que je ressens pour toi…plus maintenant.
Rin remonta les yeux, surprit et perplexe. "Quoi ?" Nehaus soupira et retourna se posé près de lui.
"J'ai dit que je ne te haïssait pas." Nehaus posa sa main sur la tête de Rin, caressant ses mèches noires. "Ne t'inquiète pas pour ça." Il passa ses doigts dans les cheveux soyeux, essayant de rassurer Rin. Il faisait toujours ça, avant et après le viol, pour essayer de calmer le garçon. Maintenant Rin le regardait avec ses grands yeux bleus innocents, complétement inconscient de cela, ses joues étaient toutes rouges et il ne pouvait former de mot. C'est vrai…il avait toujours le serment. Il retira sa main. "Lève-toi." Lui ordonna-il.
"Pourquoi ?" Rin le zyeuta suspicieusement. C'était vraiment bien que son professeur lui dise qu'il ne le haïssait pas, mais il avait commencé à sentir ce contact devenir inconfortable. Il ne savait pas ce qui allait suivre…et si c'était juste une astuce pour lui faire baisser sa garde ?
"Parce que je l'ai dit." Il fit le tour, attrapa Rin par son bras droit et le redressa sur ses jambes. Avant que Rin ne puisse protester, il remonta sa manche courte et révéla la marque du serment.
Rin commença à s'inquiéter. Si son esprit avait oublié, son corps lui non. "Q-Qu' est-ce que vous faites ? Qu'allez-vous faire ? Lâchez-moi !"" cria il essayant de se libérer. Il savait que le serment le laissa à la merci de l'autre homme, totalement sans défenses et affaiblis. Il essaya de se dégager, mais Nehaus le retourna, pour que le dos du garçon soit contre son torse, et passa ses bras autours de lui. Rin commença à se débattre et à crier au-secours, mais c'était inutile, personne ne pouvait les entendre ici. Il voulait sortir d'entre ces bras, ils étaient si douloureux, il était terrorisé et ne savait pas pourquoi, un lourd poids venait de se loger dans sa poitrine et il frissonna, il ne pouvait pas supporter cette angoisse ! Il va me faire du mal ! Il va me faire du mal! Il ne pouvait penser qu'à ça. Yukio !
Nehaus prit quelques respirations dans les cheveux de Rin, sentant le garçon plaintif entre ses bras. Ça avait vraiment dut être atroce pour lui, quand un mois plus tôt il… il lui avait quelque chose d'impardonnable. Rin…il voulait continuer, l'embrasser dans le cou, mais il ne pouvait pas permettre que cela arrive. Rin cessa de bouger, comme ses petits animaux qui faisaient le mort pour ne pas attirer l'attention de leurs prédateurs. Quand il fit cela, Nehaus porta son pouce à sa bouche et mordit fort. Du sang s'échappa. Il l'appuya là où se trouvait le serment, sur le haut du bras de Rin.
"Accorder par le pouvoir du Père, du Fils et du Saint esprit…" l'œil de Nehaus s'humidifia, mais il n'allait pas laisser ça ce voir. C'était ici que tout se terminait entre eux." Je déclare que je suis, maintenant, satisfait."
A ces mots, la marque brilla intensément. La lumière était aveuglante, mais ça ne faisait pas mal, Rin ferma instinctivement les yeux. Puis il les ouvrit avec hésitation, pour voir que le serment avait commencé à rapetisser, et alors tout d'un coup, il se brisa, disparaissant pour de bon. Rin resta planté là, respirant lourdement sous le contre coup. Ça s'était effacé ! Le Crimson Vow…le Crimson Vow n'était plus là !
Nehaus le relâcha, et Rin tituba vers l'avant, deux pas loin de lui. "Tu es libre maintenant." La voix du plus vieux se brisait, et ses mèches couvraient à nouveaux son œil. Il ne pouvait regarder Rin, il n'avait pas cette force. Va Rin…Va et finissons-en ici et maintenant. Ce fut pour cela qu'il fut surprit de voir que Rin pleurait.
Et effectivement, des larmes s'écoulaient librement sur les joues de Rin, tandis qu'il regardait son professeur. Ce qui l'agaça le plus c'était qu'il ne savait pas pourquoi. C'était une bonne chose qu'il se soit enfin débarrassé de cette chaine, n'est-ce pas ? Maintenant il n'aurait plus à baisser la tête devant personne sans se battre. Mais encore, il avait l'impression que quelque chose s'était brisé en lui. Il pouvait sentir qu'il manquait quelque chose d'important, la présence de cet homme à ses côté était plus familier que ce qu'elle aurait dû être, ses bras lui avaient provoqué d'étranges sensations, menaçant pourtant sécurisant, sa voix, son contact…Rin s'empara de son sac et détala hors de la salle de classe, sans regarder en arrière. Il courut dans le couloir, essuyant ses larmes. Qu'est-ce qu'il était devenu une écolière de dix ans au cœur bisé où quoi ? Depuis quand était-il devenu si sensible ? Yukio l'avait toujours traité d'insensible, qu'est ce qui se passait maintenant ? Perdu dans ses pensées, il tomba sur quelqu'un avant de s'en rendre compte.
"Aïe ! Okumura, c'est quoi ton problème ?" Rin releva les yeux et vit Bon. Il fut soulager de rencontrer un visage familier. "Evidemment, je te cherchais, et voilà que tu me tombe droit dessus…qu'est ce qui t'es arrivé ?" Bon arrêta de lui faire la morale, quand il vit le visage rougit de Rin et ses yeux gonflé. Est-ce qu'il pleurait ? Il était définitivement en train de pleurer !" la retenu ne s'est pas bien passé ?" Rin secoua négativement sa tête. Comme il l'avait deviné c'était de la faute de ce connard ! "Est-ce que Nehaus t'a fait quelque chose ?"
"Non, non, ce que je voulais dire c'était que ça c'était bien passer…" Rin passa une main dans ses cheveux, avec embarras. "…ce n'est rien." que pouvait-il dire, quand lui-même, ne pouvait pas comprendre ?
Bon soupira. "Allez viens, suis moi." Ils allèrent tous les deux à l'extérieur, et Bon remarqua que Rin restait à proximité de lui, comme cherchant une protection. Ils s'assirent sur les marche à l'extérieur du bâtiment. Bon ouvrit son sac et passa à Rin un jus d'orange en brique. "Tiens, c'est bon." Lui dit-il. Rin le prit dans ses main, l'ouvrit et commença à siroter.
"Ouais…c'est rafraichissant." Rin acquiesça et but un peu plus. Ça l'aider à retrouver son calme. Ils restèrent dans le silence pendant quelques minutes. Puis Bon demanda :
"Y'a-t-il quelque chose dont tu voudras me parler ?" Rin le regarda. "Tu es toujours en train d'essayer de supporter le poids de la situation tout seul, depuis que je t'ai rencontré." Commença à expliquer Bon. "Je sais que tu es bien plus fort que nous autres, mais ça ne veut pas dire qu'il n'y pas des moment où tu peux dépendre de nous. La vie n'est pas faites que de combat physique. Si tu restes seul, tu ne seras pas capable de t'en sortir. Si tu as quoi que ce soit à dire, que tu cherches du réconfort où un oreille attentive…les amis sont là pour ça." Bon se désigna et fit un léger sourire à Rin.
"Bon…" murmura Rin. Puis il regarda son jus en brique. "Est-ce que tu me hais parce que je suis le fils de Satan ?"
"Quoi ?" Bon eu une goutte de sueur "C'est ce que tu as compris dans ce que je viens de dire ?"
"Répond simplement à la question. Je connais la réponse, mais dit la moi." Rin bloqua son regard dans le sien, sérieux. Bon ne savait pas où Rin voulait en venir, mais il joua le jeu.
"Non, je ne te hais pas." Lui dit-il simplement.
"Pourquoi ?" lui demanda immédiatement Rin. Bon le regarda avec des yeux écarquillés. "J'ai le sang de Satan qui coule dans mes veines. Ses gênes. Je ne suis qu'à moitié humain, je ne suis pas comme toi. Un jour je pourrai devenir maléfique. Comment savoir si tu es en sécurité avec moi ?" il devait savoir ! Comment quelqu'un pouvait soudainement cesser de le haïr, en dépit de ce qu'il était ?
Bon le regarda tristement. "C'était ça qui te tracasser tout ce temps ?" cette question était plutôt comme une affirmation. "Tu es humain, Okumura. Peu importe comment et constituer ton sang. Tu as été élevé par des humains, tu as toujours pensé que tu étais humain, tu penses toujours en être un. Tu considères les humains, et non pas les démons, comme tes alliés. Je ne te hais pas parce que je te connais maintenant. Tu as dit que tu allais vaincre Satan. Tu m'a dit de te faire confiance !"
Les yeux de Rin se rétrécirent. "Oh ? Donc, un gosse humain qui as été élevé par des loup, et crois qu'il et un loup, devient un loup juste à cause de ça ?"
"Okumura…"
"Et est-ce que ça compte ce que je t'ai dit !" lança Rin sèchement. "Ce ne sont que des mots ! Comment peut tu savoir si c'est la vérité ou juste des mensonges ?"
"Donc nous sauver toutes ces fois-là étaient des mensonges aussi ?" ce fut au tout de Bon de se redresser et de regarder Rin méchamment. "On te fait tous confiance parce que tu sais qui tu es ! Le fils de Shiro Fujimoto ! Tu n'as jamais douté de toi ! Tu ne peux pas te le permettre maintenant ! Tu dois avoir foi en toi, Okumura ! Et graduellement, ça prouvera que tu es une bonne personne ! Tout le monde te croira, mais maintenant comment peuvent-ils le faire alors que tu ne fais que pleurnicher ?
Rin baissa les yeux. "Je vous aime tous tellement…si quelque chose devait vous arriver à cause de moi…"
"Ne t'en fait pas, si quelque chose comme ça arrivait je te tuerais." Bon le coupa, dédaigneux. C'était si direct que Rin rigola. C'était aussi étrangement rassurant. Bon le remarqua. "Tu te sent mieux maintenant ?"
"Ouais…merci Bon." Rin le regarda droit dans les yeux, souriant doucement. "Je t'adore vraiment, vraiment."
Bon rougit tellement qu'on aurait pu cuire un œuf sur son visage. "Idiot ! Crétin ! Stupide ! Imbécile ! Tu n'avais pas besoin de dire un truc pareil !" Bon mélangea complétement ce qu'il avait voulu dire sous le coup de l'embarras. Rin continuait de le regarder, innocent et déconcerté, s'amusant également du fait que Bon faisait tout un plat de rien. Ce ne fut plus si amusant quand Bon lui bloqua la tête quand il eut commencé à ricaner, mais tout de même. Trainant avec Bon, il avait oublié cette étrange heure de retenue.
Après quelques heures, la nuit arriva et Rin tomba dans son lit. Il était toujours tôt, neuf heure pilent. N'avait-il pas quelque chose à faire neuf heure ? Devait-il aller quelque pars ? Il ne se souvenait pas d'avoir un rendez-vous. Mais il avait l'impression qu'il oubliait quelque chose. Oh, très bien. Il se mit en pyjama et se calla sous les couvertures de son lit. Il était toujours tôt mais il se sentait fatigué après toute cette bataille émotionnelle qu'il avait subi. Yukio et Kuro n'étaient pas là…le sommeil l'emporta rapidement. Mais ce ne fut pas plaisant.
Rin se retrouva sur son lit, les couverture n'étaient plus là. Il réalisa qu'il était complétement nu. Il fit un geste pour se couvrir, mais ses membres ne lui obéissaient pas. Ils étaient simplement trop lourd pour qu'il puisse les bouger, comme si des chaines le retenaient. Mais il ne pouvait les voir nulle part. Très vite, une ombre se posa au-dessus de lui. Rin pouvait pratiquement sentir ses ténèbres l'envahir. Elle appartenait à un homme. Rin pouvait voir son corps mais pas son visage. Il était caché dans les ombres, tout était noir, impossible à identifier. "Comme tu es beau…" l'homme prit la parole, mais sa voix sembla distordu aux oreilles de Rin, presque inhumaine. Il trembla, le compliment semblai si menaçant…"Je fais te baiser fort…si fort…" il posa sa main intimement sur l'abdomen de Rin. Celui-ci était complétement envahi par la terreur.
"Non…Non, s'il vous plait, non !" il supplia sans vie, mais il ne pouvait bouger un doigt pour se défendre quand l'homme grimpa sur le lit, s'agenouillant entre ses jambes. "Non…aillez pitié de moi !" hoqueta Rin. "Je vous en prie…" le visage, il ne pouvait pas voir le visage ! Le voulait-il ? Était-ce important ? "Ne me faites pas ça !"
Il ne fut pas certain que l'homme l'ait entendu. Il ouvrit son pantalon et révéla son sexe. Les yeux de Rin s'agrandirent de choc et de terreur, c'était si gros, c'était trop gros pour lu. "Tu vois ça ?" lui demanda l'homme sadiquement, tout en se caressant d'une main, le durcissant et le rendant plus érigé. "Ça va aller droit en toi. Juste dans ton doux petit cul serré. Et tu vas aimer ça, fils de Satan ! Tu vas beaucoup aimer ça !" l'homme ricana et écarta violement les jambes de Rin, se positionna, sa queue appuyant contre l'entrée de Rin.
Il ne pouvait pas lutter. Il n'y arrivait simplement pas. Il ne pouvait que prier. "Non…, non, non ne fait pas, AAAAH !" Rin hurla quand la grosse queue fut rentrée en lui d'un seul coup. L'homme lui empoigna les hanches et commença un mouvement de pompe violent, riant de la souffrance de Rin. Rin ne pouvait que crier alors qu'il la sentait frotter en lui, déchirant sa peau, ça ne rentrait pas, mais il arrivait toujours à tout faire passer jusqu'à la garde, Rin pouvait même sentir son sang sortir avec. C'était si honteux, si humiliant, un homme le sautait à sec, Rin n'avait jamais été avec une femme mais cet homme appréciait cela et il ne pouvait pas résister…pourquoi… pourquoi…
"Est que ça fait mal est ce que c'est bon ?" il pouvait entendre la moqueuse et cruelle voix. L'homme s'était étaler au-dessus de lui, couvrant le plus petit corps de Rin avec le siens beaucoup plus large, alors qu'il continuait ses va et viens sans s'arrêter. Son visage était tout contre celui de Rin, mais il ne pouvait pas le voir, tout était si sombre…il ne pouvait pas non plus reconnaitre la voix, il avait le sentiment qu'elle était altérer. "Aller mon garçon, dit moi que c'est bon ! dit moi que c'est la meilleur queue que tu aies jamais goutter !" des larmes commencèrent à s'échapper des yeux de Rin, tandis que les coup de reins devenaient plaisants. Ils percutaient répétitivement un certain point en lui qui envoyait du plaisir pur courir à travers tout son corps. Il aimait ça. Il aimait tellement ça. Plus fort…Baise moi plus fort…Donne-moi…Commença à gémir Rin. "C'est ça… tu vas aimer ça !" l'homme alla plus vite et Rin commença à crier de plaisir, agrippant désespérément les épaules de l'homme et cirant plus fort dans sa mortification. "Je vais faire en sorte que plus personne ne s'approche de toi…" la silhouette de Yukio apparus quelques pas plus loin. Rin tendis désespérément sa main vers lui, appelant à l'aide.
"Tu me dégoute."
C'était la voix de Yukio. Sa silhouette s'effaça. "Yukio…Pardonne moi, Yukio…" cria Rin, il ne voulait pas que son frère le haïsse, mais il ne pouvait pas le blâmer alors qu'il était sale…si sale. Qui voudraient se faire appeler son frère ?
"…et donc, quand je serai tout ce qu'il te restera," continua l'homme au-dessus de lui," Je te jetterai ! Je n'aurai plus besoin de toi !" les yeux de Rin doublent de volume sous l'horreur. "Et tu seras tout seul…"
L'homme disparu, tout autour de lui disparu, et Rin se senti tombé en arrière, plonger dans un abysse infini de ténèbres, n'entendant plus que quelques phrases…"Regarde moi que je te fais ça engeance de Satan !","J'ai une idée. Pourquoi n'essayerait tu pas de dire ça à quelqu'un que ça intéresse.", "Tu crois que tu peux t'en tirer juste comme ça, fils de Satan ?", "…Et oh pitié notre Père, ne nous laisse jamais nous noyez dans la tentation.", "Quand comprendra tu que tu es à MOI !"
Qui était ce ? Qui était ce ? J'appartiens à…qui ?
"Non !" cria Rin en se réveillant, tombant dans les bras de Yukio. "Non ! Non ! Non! Non! Non !" il commença à donner des coup de poing dans le vide, pleurant.
"Nii-san ! Nii-san, calme-toi !" Yukio serra Rin plus fort, essayant de le restreindre pendant sa crise. Il était revenu pour voir son frère rouler et se débattre sur son lit, transpirant comme un fou et gémissant. Il s'était assis à côté de lui pour tenter de le réveiller, finalement il avait réussi. Rin se calma progressivement et se nicha dans les bras de Yukio, pleurant comme une petit enfant. "C'était juste un cauchemar." Murmura Yukio. "C'est fini maintenant. Ce n'était pas réel." Ses doigts passèrent dans les cheveux de Rin et il caressa son dos de façon rassurante. "Tout va bien.'
"Yukio…ne m'abandonne jamais, Yukio." Sanglota Rin. "Dit moi que tu ne m'abandonneras jamais !" son rêve avait été le pire… ça l'avait réduit à cet état…doutant de son propre frère…
"Chut. Bien sûr que je ne te laisserait jamais, nii-san.' Rin avait demandé son aide. Yukio se senti fier de lui-même. Enfin, Rin acceptait sa protection ! Même si c'était sur l'instant, c=ça signifiait beaucoup pour lui. Ils restèrent comme ça, s'étreignant l'un l'autre pendant des heures avant que le soleil ne se lève.
TBC
