Genre : historique, aventure, yaoi

Disclamer : ces personnages ne sont pas à moi et je crois que ça doit les rendre heureux, vu ce que j'écris sur eux….lol

Et voilà la suite ! alors déjà, un grand merci à tous ceux et celles qui m'ont envoyé des reviews, sachez que c'est un vrai plaisir de lire cela après le travail que me demande cette fic ! Un grand merci !

Ensuite, je m'excuse mais le chapitre suivant risque de tarder au vu du problème que je rencontre avec le couple DokuxKou… Je les adore, mais quand ils s'y mettent, ils sont insupportables !lol Mais bon, je vais faire mon possible !

Allez, je vous laisse, et bonne lecture !

La Putain du roi

- Afin de renforcer au mieux cette nouvelle amitié, mon souverain vous offre la main de sa fille, la princesse Yaone.

Gojyo blêmit soudain, réaction qui ne passa pas inaperçue au yeux des ambassadeurs.

- Y aurait-il un problème Majesté ? Nous nous sommes évidemment renseignés avant et comme vous n'avez aucun projet de mariage avec quiconque, je pense que l'offre de notre souverain n'arrive pas mal à propos.

Devant le mutisme évident du roi, Sanzo prit la situation en main et intervint immédiatement.

- Non, il ne devrait pas y avoir de problème. Si vous permettez messieurs, je vous reverrai plus tard pour discuter un peu plus des conditions en privé. J'ai à parler avec le roi.

Les ambassadeurs acquiescèrent et quittèrent la pièce après s'être inclinés devant le roi.

Sanzo referma la porte sur eux et resta quelques instants à la fixer, retardant sa discussion avec son roi qui se promettait houleuse.

Il prit enfin son courage à deux mains pour l'affronter mais la voix de Gojyo l'interrompit avant même qu'il n'ouvre la bouche.

- Comment ça « pas de problème » ?

- Ecoute Gojyo, réfléchis à la situation…tenta Sanzo d'un ton conciliant.

- Non, la situation est très claire pour moi ! Je n'épouserai personne !

- Mais Gojyo, attends que je t'explique…

- M'expliquer quoi ? Que je dois abandonner Hakkai pour une princesse que je connais à peine ? Ah oui, elle est mignonne et jolie à regarder, pas de doute là-dessus, mais les avantages s'arrêtent là !

Le ton montait chez le roi et ses paroles se faisaient de plus en plus ironiques et coléreuses.

- Franchement, ils peuvent en faire ce qu'ils veulent de leur princesse, mais moi je ne l'aurai jamais dans mon lit ! Le fait que je préfère un homme leur pose problème peut-être ? Mais je me moque de leur opinion, du moment que je suis heureux !

- Gojyo, tu t'éloignes du sujet, grommela Sanzo.

- Je m'en fous, tu m'entends, je m'en fous royalement ! Je n'épouserai personne !

- Très bien, s'énerva à son tour Sanzo. Alors va préparer tes armes et tes généraux parce que c'est la guerre que tu nous offres là !

Gojyo fixa soudainement Sanzo.

- La guerre ?

Le conseiller semblait énervé mais il se reprit et continua d'un ton plus retenu :

- Oui, la guerre, car ce que ces ambassadeurs ne t'ont surtout pas dit, c'est que tu n'es pas le premier à qui ils demandent une alliance. Mes espions m'ont informé et ils se sont alliés avec deux de leurs pays voisins…

- Et alors ? demanda Gojyo. Qu'est-ce que ça change ?

- Gojyo, ils se sont alliés avec deux pays assez puissants pour nous renverser s'ils s'unissaient contre nous tous les trois. Ce que je veux dire, c'est que si tu refuses maintenant ce mariage, imagine leur colère et leur humiliation… Ils voudront se venger à coup sûr et nous ne seront pas à position de force pour les en empêcher ! Si tu refuses ce mariage, tu condamnes le pays !

Si Gojyo n'avait pas été assis, il se serait probablement effondré à terre dans l'instant même.

- Mais je ne peux pas l'épouser ! répliqua-t-il, manquant d'arguments.

- Je ne vois pas d'autre solution Gojyo… Je sais combien cela va être dur pour toi mais…

Gojyo se releva soudain, le regard furieux fixé sur son ami et conseiller.

- Comment peux-tu dire cela de cette manière ? Dur ? Tu penses que cela va être dur pour moi ! Mais Sanzo, ça sera pire que dur ! Tu n'imagines même pas… Qu'est-ce que tu ferais si je t'obligeais à épouser cette princesse ? Délaisserai-tu Goku pour le bien du pays ?

- Oui… Enfin je pense… bredouilla soudain Sanzo, touché dans son point faible.

- Arrête de dire n'importe quoi, tu en serais incapable !

- Et alors ! s'écria Sanzo, énervé. Ce n'est pas moi qui suis dans cette situation je te rappelle ! Et je peux te jurer que même si j'y étais, je passerai le bien du pays avant le reste.

- Foutaises ! Tu n'en penses pas un mot ! Et arrête avec ce maudit « bien du pays » !

- Ah oui ? Ce n'est pourtant pas moi qui suis roi !

- Mais tu aimerais bien, n'est-ce pas ?

- Comment peux-tu dire cela ? Espèce de… Espèce de…

Ils s'étaient sensiblement rapprochés durant leur échange et les regards qu'ils avaient à l'instant étaient chargés de haine et de fureur. Sanzo s'en rendit soudain compte et se figea : même dans leurs disputes les plus fortes, ils n'avaient jamais eu autant de désir de faire du mal tous les deux…. Cela le calma radicalement et il baissa tout de suite d'un ton.

- Ecoute Gojyo, je ne crois pas que nous disputer changera la situation…

Les muscles de Gojyo étaient tendus à l'extrême, comme s'il allait d'un moment à l'autre affronter un ennemi. Il devait s'avouer intérieurement que l'idée de frapper Sanzo l'avait effleuré et qu'il n'était pas particulièrement contre.

Il tenta malgré tout de se calmer : il n'avait jamais levé la main sur son ami, et il ne comptait pas commencer. Il s'assit lourdement et regarda son conseiller.

- Oui… Je suis désolé.

- Ce n'est rien, et je te comprends. Mais je ne vois pourtant pas d'autre solution…

Gojyo soupira : le métier de roi lui pesait tellement parfois. Dans ces moments-là, il comprenait presque son frère…

- Il faut pourtant en trouver une.

- Tu pourrais toujours l'épouser et garder Hakkai prés de toi, dit maladroitement Sanzo, sachant à l'avance qu'il disait une bêtise.

Gojyo ferma les yeux devant l'énormité, tentant vainement de garder son calme.

- Tu ne dis pas cela sérieusement ? gronda-t-il.

- Je ne vois pourtant pas d'autre solution…

- ET BIEN OUBLIE CELLE-LA ! hurla Gojyo. Comment peux-tu imaginer une horreur pareille ! Ça me révulse rien que de l'entendre ! J'aime Hakkai et il n'est aucunement question qu'il devienne un simple objet de plaisir que j'entretiendrai à côté de ma femme !

- Mais ce n'est pas ce que je voulais dire ! se défendit Sanzo.

- C'est comme ça que je le comprends, alors n'en parle plus jamais !

Sanzo respira un grand coup : tout cela ne lui disait rien qui vaille. D'un côté, des ambassadeurs venus pour arranger un mariage et qui ne comptaient pas repartir sans l'avoir fait, de l'autre un roi amoureux. Il n'avait jamais eu affaire à un problème aussi épineux.

- Bon, d'accord. Mais comment fait-on alors ?

Le roi soupira et réfléchit, plongeant la salle dans un grand silence.

- Est-on obligé de passer par les ambassadeurs ?

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Cette princesse n'a-t-elle pas son mot à dire ?

- Et bien, si elle est venue, je pense qu'elle devait être d'accord… Et ça m'étonnerait que son père lui ait demandé son avis tu sais. Ce genre de mariage…

- Oui, je vois… Et la marier à Dokugakuji, ce n'est pas envisageable ?

- Parce que tu crois sincèrement que ton frère te fera ce plaisir-là ? Après l'autre jour ?

- Evidemment… Bon sang, cette histoire commence vraiment à m'énerver !

Sanzo prit une grande inspiration, posa ses mains sur le bureau comme s'il se mettait en position de négociation et regarda le roi dans les yeux.

- Bien, résumons la situation : soit tu acceptes cette proposition de mariage et tu abandonnes Hakkai, soit tu refuses et tu précipites le pays, excuse-moi l'expression, dans une merde effroyable. La dernière guerre n'était rien en comparaison de celle-ci, tu sais… Ce serait une catastrophe… Et franchement, la proposition est faite à toi, marier la princesse à quelqu'un d'autre n'irait absolument pas. Au contraire, ce serait se moquer d'eux ! Bien, je pense avoir bien résumé, que décide-tu ?

Gojyo lui lança un regard noir.

- Parce que j'ai encore le choix ?

- Oui, après tout c'est toi le roi, souligna méchamment Sanzo.

Il n'aimait pas être méchant avec son ami, mais parfois ce dernier avait tendance à oublier ses objectifs principaux et il lui fallait bien le remettre dans le droit chemin.

- Tu as conscience du sacrifice que tu me demandes de faire ? répondit gravement Gojyo.

Toute colère semblait l'avoir abandonné devant le récapitulatif de son ami. Quelque chose était brisé en lui. Et chaque fois qu'il imaginait l'option de ne plus voir Hakkai, une douleur sans équivalent le submergeait. Ses mains en tremblaient tandis qu'il essayait désespérément de trouver une solution. Il déglutit péniblement.

- Je sais, et c'est pour ça que je veux te proposer un accord, dit soudain Sanzo très calmement.

- Un accord ? s'étonna Gojyo. De quoi tu me parles ?

- Admettons qu'il existe une solution autre que celle d'épouser cette princesse…

- Tu crois ? s'écria Gojyo plein d'espoir.

- Je n'en suis pas sûr mais peut-être qu'il en existe une… Il va falloir que je fasse des recherches. Si elle existe, c'est bon. Mais sinon, je suis désolé pour tu devras l'épouser.

- Et c'est quoi ton accord ? demanda inquiet Gojyo.

- Si je ne trouve pas de solution d'ici une semaine, tu épouses la princesse et tu évites la guerre à ton pays.

Le roi ferma les yeux un court instant et répondit d'un ton froid.

- Je dois choisir entre la mort ou la douleur, c'est ça ?

- Oui. Je suis désolé.

- Je sais bien que tu n'y es pour rien mon ami, je suis désolé pour tout à l'heure, je n'avais pas le droit de dire ça…

- C'est oublié. Alors ?

- J'accepte, évidemment, de toute façon je n'ai pas le choix. Et si je perds le royaume, je perd aussi Hakkai. Mais laisse-moi lui annoncer moi-même, d'accord ?

Le regard de Gojyo à l'instant était si douloureux que Sanzo acquiesça sans répondre.

- Et puis la princesse Yaone n'est pas si détestable que cela, quand même… tenta-t-il.

- Je n'aime que Hakkai, Sanzo, n'insiste pas.

- Bien. Je te laisse alors, je vais voir ces ambassadeurs. N'oublie pas le déjeuner, tu as promis à la princesse d'y être, et si jamais tu dois l'épouser, autant commencer à faire sa connaissance.

- Sors d'ici Sanzo, lâcha Gojyo sans même le regarder.

Le conseiller obéit, conscient de la douleur de son roi, et le laissa seul dans son bureau.

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Gojyo resta enfermé dans son bureau jusqu'à l'heure du repas.

Il réfléchit pendant longtemps à la situation : il se doutait depuis longtemps qu'il aurait un jour une proposition de mariage mais il avait préféré se fermer les yeux, savourant son bonheur avec Hakkai. Et voilà qu'on venait le lui rappeler de la manière la plus étrange qui soit.

Il analysa les deux propositions qui s'offraient à lui. Soit il offrait la guerre à son pays, en sachant que cela les mènerait à leur perte, et il devait considérer cela en fonction des quelques millions de personnes qu'il devait protéger, soit il abandonnait Hakkai. L'une comme l'autre le faisaient autant souffrir…

Et pourtant il savait qu'il choisirait d'épouser Yaone. Parce qu'il était le roi, tout simplement. Sa révolte n'était pas réellement fondée, puisque de toute façon il savait qu'il n'avait pas le choix. Cela lui avait permis tout au plus de se défouler, parce que ça faisait trop mal.

Depuis qu'il avait eu la couronne sur la tête, il s'était promis intérieurement de toujours veiller au bien de son peuple. Certes, c'était sa naissance qui le plaçait là, mais avait-il pour autant le droit d'abandonner son peuple ? Il se devait avant tout à ces milliers de gens qui le regardaient depuis le bas, lui qui était si haut. Il était le plus privilégié, et en contrepartie il leur devait tous ses efforts.

Mais chaque fois qu'il pensait à Hakkai, son cœur oubliait toutes ces belles promesses. Si seulement il pouvait s'enfuir avec le jeune homme au loin et oublier sa couronne… Beau rêve, impossible à réaliser.

Dire qu'au début il refusait qu'il s'éloigne de lui ne serait-ce qu'une journée ! Il l'avait traité pire qu'un objet, et pourtant il avait agit par amour. Un amour brutal, violent, passionné. Et quand le jeune homme lui avait enfin renvoyé ses sentiments, quelque chose s'était ouvert en Gojyo. Une sorte de… douceur, de tendresse. Il avait su aimer Hakkai à sa juste valeur, il avait su devenir plus humain. Il avait appris à privilégier le bonheur de son amant. Et maintenant, il n'envisageait même plus de l'obliger de rester à ses côtés alors qu'il serait marié. Il ne voulait pas imposer cette honte à Hakkai, même s'il savait que s'en séparer le briserait à tout jamais… Il lui rendrait sa liberté… Même si Hakkai l'aimait.

Il se devait à sa patrie. Et Yaone ne serait sûrement pas une mauvaise femme, elle semblait très gentille…

Il ferma les yeux et se prit la tête dans ses mains. Les larmes coulèrent toutes seules…

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Hakkai se rendait aux appartements réservés au roi pour aller déjeuner avec lui, comme d'habitude. Il était impatient de lui demander ce qu'avait donné sa réunion avec les ambassadeurs. Il espérait de tout son cœur que tout se soit bien passé.

Il croisa Sanzo en chemin et lui sourit. Le conseiller ne lui répondit pas mais l'arrêta pour lui dire deux mots.

- Excuse-moi Hakkai, mais il faut que je te parle.

- Oui ? Il y a un problème ?

- Non… Enfin, pas vraiment. Disons qu'il serait bien que tu ne te rende pas au déjeuner du roi aujourd'hui…

- Mais pourquoi ? s'alarma soudain le jeune homme. J'ai toujours mangé là-bas !

- Oui, mais aujourd'hui, il vaudrait mieux que tu n'y ailles pas. Ta présence ne serait pas vraiment acceptée en fait…

- Mais qu'est-ce que tu racontes Sanzo ? Je ne comprends rien ! Gojyo ne veut pas me voir ?

Le conseiller hésita avant de répondre, mais même si cela faisait mal au jeune homme, c'était le seul moyen de l'en empêcher.

- Oui, c'est ça.

- Mais pourquoi ? demanda Hakkai, très étonné et un peu blessé.

- C'est-à-dire qu'il a invité quelqu'un d'autre et ta présence ne serait pas le bienvenue…

Hakkai bredouilla, très surpris, mais accepta finalement, de toute façon on ne lui laissait pas le choix.

- Tu n'as qu'à aller manger avec ton frère, j'ai dit aux valets de rajouter un couvert.

- Merci, c'est gentil d'y avoir pensé, murmura Hakkai, perdu dans ses pensées.

Sanzo s'apprêtait à partir, heureux de son stratagème, quand le jeune homme l'arrêta d'une parole :

- Ôte-moi d'un doute, mais ce n'est pas avec la princesse qu'il déjeune par hasard ?

- Si, répondit Sanzo avant de s'éloigner.

Sa réponse plongea le jeune homme dans une étrange réflexion mais le conseiller n'en avait cure. Au contraire, si le jeune homme pouvait se mettre à détester le roi, cela l'arrangerait bien. Car il n'était pas dupe : il chercherait, certes, mais il savait qu'il ne trouverait aucune solution. Aussi avait-il décider d'éloigner le plus possible Hakkai du roi. Cette séparation permettrait peut-être à Gojyo de mieux réfléchir, loin des sentiments. Il avait confiance en lui, il savait qu'il choisirait la bonne solution, mais mieux valait deux protections qu'une. Il se détendit en se disant qu'il agissait pour le pays et il rejoignit la salle à manger du roi.

A suivre….

Greynono : D'accord, vous considérez maintenant tous Sanzo comme un salaud de chercher à séparer notre cher couple, mais bon, il faut bien penser au bien du pays !

Reçoit un jet de pierres….

Greynono : Bon, ok, ok, Sanzo est un salaud !

Aperçoit le reflet du soleil sur le revolver de notre cher moine adoré pointé sur elle…

Greynono : Mais non Sanzo, tu sais bien que je dis cela uniquement pour leur faire plaisir ! Non, Sanzo ne tire pas ! Non !

BAM….