Dimanche, vous aurez trois écrits. Ouais!


Jour 12 : Une histoire de nom


Lex avait daigné regarder ses mails à partir du wifi qu'offrait le café de Smallville. Il avait bien entendu assez magouillé les serveurs et les adresses IP que pour ne pas se faire repérer. Bon, il s'était fié à un site intitulé 'comment ne pas vous faire harceler par votre ex qui croit toujours que vous êtes son âme soeur' et il n'était pas certain de la précision des informations fournies. Malgré tout, il avait bon espoir qu'on le croie à Tombouctou au lieu de Smallville.

- Ils sont malades...

Lex était un peu pâle. Voir blême, si on en croyait les mauvaises langues. Et ça, en quelques minutes seulement. il buvait tranquillement une tasse immense de chocolat chaud vanille bourbon et caramel - son dernier vice en date, merci Lois-n'est-pas-ma-belle-soeur-Lane-mais-peut-être-bientôt-une-Kent - et il s'était figé.

Oui.

Figé.

Le texte précédent l'avait fait rigoler. Il murmurait des 'pitié, revenez vers nous, qu'ils disent' et des 'on fera vos gages à votre place, promis' entre deux gorgées. Mais tout avait changé lorsqu'il avait recraché du liquide en demandant si c'était une vaste blague.

Mais non.

Ce n'était pas une vaste blague.

Sa secrétaire personnelle en vacances, Toulouse avait pris des libertés. Comme par exemple, engager un secrétaire provisoire. Camille Lautrec.

Et Lex avait compris qu'il devrait se coltiner encore un nom alambiqué à coucher dehors. Toulouse avait engagé un type... ou une fille qui avait un nom qui allait avec son prénom. Enfin, il se comprenait. Potentiellement pour encore deux semaine, il allait se coltiner le duo Toulouse-Lautrec. Ses secrétaires personnels.

Dieu.

Un peu de pitié.

Un tout petit peu de pitié.

- Je vous remets un croissant, monsieur ?

Lex sursauta, il n'avait pas vu le serveur venir. Mais il vit parfaitement le nom qui était épinglé sur son tablier. Henri !

- Un complot ! Un véritable complot !" Murmura-t-il d'un air dépité. "J'ai besoin d'air.
- Mais vous oubliez votre manteau !
- Vous finissez votre service quand ?
- Dans deux heures mais je ne vois pas du tout le rapport...
- Moi oui !

Et il fit une sortie théâtrale. Qu'il allait vite regretter.