La nuit avait été douce pour Marinette, puis plus mouvementée vers deux heures du matin où ils s'étaient réveillés et avaient fini par à nouveau succomber à leur désir. Cette deuxième fois avait été sensationnelle même si elle n'avait pas vraiment d'autre point de comparaison que leur première. Ils avaient expérimenté d'autres facettes de leur relation que la demoiselle avait particulièrement apprécié.
Elle s'étira en baillant et posa son regard sur le corps nu de son chaton. C'était la première fois qu'elle le voyait ainsi et elle apprécia la vue de ce corps bien sculptés qu'elle avait eu la chance de caresser une bonne partie de la nuit. Heureusement pour elle, son oreiller cachait une majeur partie de son visage et ne put donc voir qui il était même si secrètement elle désirait savoir qui son cœur avait choisi. Mais elle pensait que ce n'était pas le bon moment et souhaitait discuter de tout ça avec sa kwami avant.
Elle se leva, sourit en regardant son tee-shirt en lambeau qu'elle portait encore hier soir se souvenant du coup de griffes que Chat Noir y avait laissé. Elle attrapa sa culotte, l'enfila, puis trouva non loin de là le tee-shirt de son amant.
Elle le porta à ses narines et huma l'odeur qui s'en dégageait, qu'il sentait bon, puis entreprit de l'enfiler, il était certes un peu trop grand pour elle, lui arrivant mi-cuisse mais elle s'y sentait à l'aise.
Elle descendit discrètement les marches de sa mezzanine et fit quelques pas de danse en tournoyant sur elle-même. Ce matin elle était particulièrement heureuse et son visage rayonnait de bonheur. Elle avait envie de chanter, danser et de crier sur tous les toits combien elle aimait Chat Noir. Ce qu'évidemment elle ne fit pas, ce serait beaucoup trop dangereux.
Son regard se porta sur son bureau où Tikki avait surement trouvé refuge cette nuit. Elle lui avait confectionné un lit dans une petite boîte à chaussure. Elle s'approcha de la dite boîte et fut étonnée de voir Tikki endormi dans les pates d'une boule noire qui ressemblait à un petit chat.
Son cœur s'accéléra, il était évident que cette boule noir était le kwami de Chat Noir, donc il était au courant qu'elle était Ladybug. La catastrophe assurée, il allait tout lui raconter, Chat Noir la larguerait à coup sur et leur complicité au combat s'en ressentirai, Papillon gagnerait et le mal triompherait sur Paris. Les parisiens deviendraient les esclaves du Papillon et personne ne pourrait les sauver. Elle était vraiment la reine des gaffeuses et ne pensait qu'à son bonheur alors qu'elle aurait du penser à l'avenir de la capitale.
Il fallait qu'elle parle à sa kwami sans réveiller le kwami de son chaton.
« Tikki » murmura-t-elle.
La boule rouge ne bougea pas d'un cil. « Tikki » murmura-t-elle un peu plus fort.
La petite coccinelle bougea lentement et ouvrit les yeux vers Marinette qui la regarda la bouche grande ouverte. La boule noire s'étira en sentant son amie bouger et se positionna devant les yeux de la brune.
« Plagg, je suis charmé de vous rencontrer jolie demoiselle. »
Tikki et Marinette levèrent les yeux en même temps.
« Je vois où Chat Noir trouve son inspiration. » Lâcha-t-elle en souriant. « Donc tu sais qui je suis … » Finit-elle en faisant les gros yeux à sa kwami.
Tikki haussa les épaules en faisant la moue et jura que Plagg ne dirait rien à son choisi.
« Tikki est d'accord avec votre relation. Ne me remerciez pas. » Clama-t-il en une courbette.
« Tu es trop mignon Plagg. » Répliqua Marinette dans un sourire.
« Oui je sais, je suis irrésistible. »
Le kwami de Chat Noir plaisait beaucoup à Marinette qui lui décocha une pichenette sur sa tête. Elle alla chercher dans la cuisine des cookies et un camembert que Plagg dévora en trois secondes sous le regard ahuri de la brune. Puis, elle redescendit dans la cuisine préparer un petit déjeuner pour Chat Noir et elle, accompagnée par sa kwami. Elle devait discuter avec elle et profita donc de ce moment seule à seule.
Adrien se retourna dans le lit et sentit le vide autour de lui, un pincement au cœur il entreprit de balayer avec sa main le matelas mais il était bien seul. Il s'étira pensant qu'il avait du imaginer encore toute cette nuit de folie. Pourtant, il se souvenait à la perfection des courbes sensuelles du corps de sa princesse qu'il s'était autorisé à caresser et embrasser une bonne partie de la nuit. Il ne pouvait pas avoir imaginé tout ça ou alors son imagination était débordante de sexualité. Il finit par ouvrir les yeux et balaya du regard la pièce qui tournait autour de lui. Rassuré d'être dans le lit de sa princesse et donc n'ayant pas imaginé leurs scènes d'amour, il posa les pieds sur le sol et essaya de retrouver ses vêtements. Affublé de ses quelques fringues qu'il avait retrouvé un peu partout autour du sommier, il chercha son tee-shirt dans tous les recoins mais ne pu mettre la main dessus. Où avait-il bien pu atterrir ? Il retourna sur le matelas et envisagea de le retourner pour retrouver ce maudit maillot. Il déplaça ses mains à l'aveugle derrière le gros chat en peluche de style japonais. Ses doigts rencontrèrent un objet non identifié, il caressa du bout des doigts l'objet en question, du verre il en était certain puis du bois autour… un cadre photo ? Il extirpa ce fameux objet et l'observa surpris d'y voir apparaître sa photo tiré d'un magazine de la collection Agreste d'il y a deux ans. Le sourire aux lèvres, son cœur accéléra quelque peu la cadence, et se souvint des dernières paroles de la jeune fille. « Adrien, Adrien Agreste ». Elle était bien amoureuse de lui et d'après la photo depuis quelques temps déjà, il n'avait jamais rien vu venir et regrettait qu'elle ne lui ai jamais avoué. Étant à l'époque dingue de LadyBug il l'aurait surement repoussée mais aujourd'hui tout avait changé et même si elle ne savait pas qu'il se cachait derrière le masque de Chat Noir, il se sentait prêt à lui confier la vérité les yeux fermés. Et il était hors de questions de continuer ce manège d'identité secrète. Il voulait l'avoir pour lui entièrement et non plus juste en étant Chat Noir. Mais une appréhension s'initia dans son fort intérieur. Et si la fille de son cœur n'acceptait pas son état et le rejetait avec fracas ?
Il reposa la dite photo à sa place et décida de descendre de la mezzanine. Il devait en parler avec son kwami même s'il savait exactement la réponse de ce dernier. « Je m'en fous ! camembert. » Et puis, où avait-il passé la nuit ?
Il trouva Plagg affalé dans une boîte de camembert posée sur le bureau de Marinette. Il sourit en voyant son kwami entrain de roupiller. Il ne changerait donc jamais et ne savait pas se tenir.
Il décida qu'il était temps de le réveiller et lui donna une pichenette sur sa tête, Plagg se réveilla en râlant. « Tikki laisse-moi dormir. »
Le blond arqua un sourcil vers son kwami lui demandant surpris qui était Tikki.
Il ouvrit les yeux en découvrant horrifié son choisi torse-nu le regardant. Il avait fait une gaffe et le kwami de la coccinelle le torturerait pour ça.
« Personne, on s'en fout. » Clama-t-il. « Il faut que tu te transformes gamin. »
Marinette pouvait revenir d'un moment à l'autre et si elle découvrait qui était Chat Noir ça volerait dans ses moustaches. Il avait longtemps discuté avec Tikki hier soir lui rappelant les erreurs du passé qu'il avait tout fait pour oublier. Tikki approuvait leur relation à une seule condition, leurs identités secrètes ne devaient au grand jamais être dévoilées. Au début, Plagg était contre l'idée, mais devant les arguments de son amie de longue date, avait finalement accepté cette condition. Même si tout prouvait qu'ils étaient fait l'un pour l'autre, ils se cherchaient depuis bien trop longtemps. Entre un qui aimait LadyBug l'autre qui aimait Adrien. Et maintenant ils s'aimaient en étant Chat Noir et Marinette, le dialogue à vous mettre un mal de crâne à coup sur.
« Je veux me dévoiler à Marinette… »
Le kwami se positionna devant les yeux de son choisi.
« Non tu ne peux pas. »
« Pourquoi ? Je ne veux pas continuer à lui cacher qui je suis. Et devoir faire comme si rien n'existait lorsque que je suis avec elle. T'as vu le résultat la dernière fois… »
Il n'avait pas tord mais les erreurs du passé devaient-elles se reproduire ? Pour le moment il ne devait pas prendre le risque et préférait suivre la voix de la raison à savoir celle de Tikki.
« Pas aujourd'hui. » Glissa finalement Plagg.
« Quand ? »
Il soupira devant l'air exaspéré du blond.
« Quand le moment sera venu… »
« Ok, tu as gagné… Plagg, transforme-moi. »
Marinette était descendue depuis une dizaine de minutes, elle avait croisé sa mère dans la cuisine qui préparait quelques affaires pour leur séjour en amoureux de quelques jours dans le Périgord. Sabine, avait trouvé sa fille rayonnante et elle lui semblait différente. Marinette avait mis ce changement sur le compte qu'elle avait passé une bonne nuit de repos et qu'elle se sentait en forme pour affronter la journée. Elle n'avait toujours pas pu parler à sa kwami à son grand désarroi. Elle aidait sa mère à plier le linge propre ne voulant pas montrer qu'elle était pressée.
« Marinette je n'ai jamais vu ce tee-shirt avant … »
Merde, le tee-shirt de Chat Noir pensa-t-elle rouge de honte. Elle avait complètement oublié ce petit détail.
« Si, c'est un vieux tee-shirt que j'ai trouvé dans mon armoire. » Lâcha-t-elle en essayant d'être la plus convaincante possible.
« Tu es sûre ? »
« Oui, à 100 % maman. »
Sa mère regarda à nouveau le fameux tee-shirt pensive.
« Je suis persuadée que tu n'as pas ce genre de tee-shirt dans ta garde-robe ma chérie. »
Marinette fulmina, évidemment sa mère connaissait sa garde-robe par cœur.
« Et puis c'est un tee-shirt d'homme ma praline, et il n'est pas à ton père. »
Elle le fait exprès ou quoi ? Se dit-elle à elle-même.
Sa mère attrapa une pile de linge et le fourra dans la valise.
« Me cacherais-tu quelque chose Marinette ? »
Oui, maman j'avoue tout. Je viens de passer ma première nuit d'amour avec un héros masqué. Ça te dérange pas ? Pensa-t-elle. Non elle ne pouvait décemment pas dire ça à sa mère. Elle serait privée de sortie jusqu'à ses 25 ans et des caméras trôneraient sur les murs de sa chambre pour vérifier si Chat Noir ne venait pas lui rendre visite. La honte assurée.
« Non, bien sur que non maman, que veux-tu que je te cache ? »
« Je ne sais pas, peut être un amoureux. »
Les joues en feu elle ne savait pas quoi répondre.
« Euh… non pas d'amoureux… Mais Nino et Adrien sont venus dans ma chambre pour le feu d'artifice. »
Bonne réponse Marinette. Se dit-elle.
Sabine sembla réfléchir quelques secondes.
« Il ne me semble pas qu'ils soient repartis torse-nu. »
C'était de pire en pire. Et sa mère ne semblait pas vouloir lâcher l'affaire. Elle soupira et chercha rapidement une réponse pour mettre fin à ce carnage.
Une idée traversa son esprit.
« Je sais… il est à Nathanaël. Il l'a surement oublié la dernière fois qu'il est venu dans ma chambre et c'était y a très longtemps et ne t'inquiète pas je n'ai rien fait avec lui maman. » déclara-t-elle fière de sa trouvaille.
« Ah oui Nathanaël, gentil garçon…. Je descends aider ton père dans la boutique. » Finit-elle en faisant un signe de la main.
Ouf, elle avait échappé au pire. Elle soupira lentement reprenant ses esprits tout doucement. Mais un petit cri venant de l'entrée des escaliers la ramena vite à la réalité. Tikki, pensa-t-elle. Elle se précipita auprès de son amie agonisant sur le parquet. Elle prit sa kwami délicatement entre ses mains.
« Tikki, est ce que ça va ? Tikki ? »
La kwami bougea lentement entre ses doigts et ouvrit les yeux où on pouvait voir une peur éclairer ses pupilles.
« Tikki, qu'est ce qui se passe ? »
« Marinette. » Répondit-elle la voix très faible.
« C'est un akuma ? »
La kwami fit non de la tête avec beaucoup de difficulté.
« C'est Chat Noir » Réussi-t-elle à dire finalement.
Chaton, elle leva les yeux vers sa trappe paniquée.
« Il s'est passé quelque chose d'horrible Marinette… Je sens une forte magie négative...»
Elle se précipita vers sa trappe, posa Tikki sur la dernière marche et l'ouvrit à la volé.
Chat Noir était allongé sur le sol, tremblant de tout son corps. Il pouvait encore sentir dans ses os, dans ses veines, le choc électrique qu'il avait reçu lorsque Plagg était entré dans sa chevalière. Son cœur semblait ralenti et battait à intervalle irrégulier, la peau de son visage semblait grise, ses lèvres viraient au violet noir. À chaque inspiration ses poumons brûlaient de l'intérieur.
Marinette se précipita vers lui, prit sa tête entre ses mains et caressa sa chevelure qui virait au gris argenté.
« Chaton… »
Entendant son surnom, le félin tourna sa tête vers la voix féminine et ouvrit les yeux.
Elle prit peur, et sursauta. En effet ses yeux étaient injectés de sang, il ne restait que quelques filets d'émeraude parmi tout ce rouge sang.
« Chaton, reste avec moi. »
Elle ne savait pas ce qu'il se passait, mais voir le félin dans cet état lui glaça le sang.
Il semblait sans vie, comme un zombie qui émergeait de sa stupeur.
Sa joue se posa contre son front, elle ne voulait pas le perdre, pas maintenant, elle avait besoin de lui et quoi qu'il arrive elle ferait n'importe quoi pour le sauver, même s'il fallait donner son âme au diable, en l'occurrence, son miraculous au Papillon. Elle ferma lentement les paupières et une larme roula sur sa joue qui atterrit sur le front de son chaton.
« Je t'aime chat… »
Soudain, la cage thoracique du félin se bomba et sa respiration repris vigueur. Son cœur reparti dans une lancée fulgurante, son rythme redevint normal. Sa chevelure reprit sa couleur dorée, sa peau redevenait légèrement rosée. Il prit une grande bouffée d'air et se sentit libéré du poids qui l'oppressait depuis sa transformation.
Puis, il sentit des gouttes d'eau qui gisaient sur front, machinalement il porta sa main sur sa peau pour les essuyer et ses doigts rencontrèrent les lèvres de sa princesse.
« Marinette ? »
Elle releva le regard vers le félin et un sourire apparut sur la commissure de ses lèvres.
« Chaton, j'ai tellement eu peur de te perdre. »
Elle lui sauta au cou tout en l'étreignant fortement au creux de ses bras.
« Qu'est ce qui s'est passé ? » Clama-t-elle en croisant son regard.
Ses iris vertes avaient retrouvées leur place habituelle, ce qui soulagea Marinette.
« Je ne sais pas… Je me suis transformé et tout est devenu flou. »
Au même moment, dans un appartement haussmannien, un vieux chinois affublé d'une chemise hawaïenne buvait son thé. Sa vue se troubla Légèrement, il ferma les yeux quelques secondes et porta sa main à son cœur. Il expira l'air en même temps, lentement et rouvrit les yeux. Une petite tortue verte voleta autour de lui, le regard paniqué.
« Mon Maître, mon Maître… »
« Je sais Wayzz… »
Marinette était assisse sur son lit, les genoux contre sa poitrine, La tête posée dessus. Chat Noir était vite parti après son malaise. Il avait l'air terriblement chamboulé que ça en était angoissant pour la jeune héroïne. Elle ne comprenait pas ce qu'il s'était passé et se sentait impuissante vis-à-vis de lui. Tikki avait repris contenance et réfléchissait à cet épisode. En 5000 ans d'existence ce n'était jamais arrivé. Et les grands gardiens des miraculous ne s'étaient jamais trompé sur le choix des élus à part une fois. Une simple fois où Maître Fu, le grand gardien actuel, avait fait une erreur sur sa choisie.
La jeune fille s'appelait Anna, elle était discrète et pleine de vie, une jolie rousse aux yeux bleus de taille moyenne que Tikki avait beaucoup affectionnée. Elle avait reçu son miraculous à 16 ans, et avait su montrer qu'elle était digne d'être une héroïne. Elle semblait agile et réfléchie et avait réussit à parer toutes les attaques d'un ancien super-vilain prénommé le Chacal qui terrorisait Londres dans les années 80. Son partenaire de l'époque, qui détenait le miraculous du chat, était un jeune homme très populaire de la gente féminine, du nom de Paul qui plaisait beaucoup à Anna. Elle se souvenait que sa choisie de l'époque en était raide dingue mais le jeune homme ne semblait pas l'apprécier ni même sous l'apparence de son alter-ego et n'était malheureusement pas très présent au combat. Elle devait souvent gérer seule les attaques du Chacal et au fur et à mesure la fatigue s'en ressentait. Et puis, un jour il s'était présenté à elle pour l'aider à vaincre ce super-vilain. Tikki se souvenait de ce jour comme-ci c'était hier. Sa choisie était tellement heureuse d'avoir une aide, de se sentir épaulée dans son combat au quotidien. À eux deux ils avaient réussi à vaincre le super-vilain en un rien de temps et le chat de l'époque lui avait révélé son identité.
Elle n'avait pas supporté que son coéquipier soit celui qui lui avait brisé le cœur quelques jours avant et l'avait sauvagement massacré sous l'emprise de la coccinelle. Tikki se souvenait encore de la haine de sa choisie lorsque la révélation avait été accomplie. Elle avait manqué à sa promesse faite depuis des millénaires de toujours protéger ses élues. Le cœur de la jeune fille s'était peu à peu éteint en découvrant l'horreur qu'elle avait commis et avait retourné son crime contre elle-même. La lame s'était enfoncée dans sa chair et la kwami n'avait jamais oublié la douleur qu'elle avait ressenti.
Depuis elle s'était faite la promesse que plus rien de ce genre n'arriverait et ferait tout ce qu'elle pourrait pour protéger Marinette. Mais la force négative de magie qu'elle avait ressenti ce matin l'avait terrorisée au plus haut point.
Marinette caressa la petite tête de sa kwami et soupira.
« Que s'est-il passé Tikki ? »
La kwami porta son regard sur sa protégée. Elle ne savait pas pourquoi le chat était dans cet état et seul le grand gardien aurait cette réponse. Il fallait immédiatement que Marinette se rende chez lui pour avoir les réponses aux questions qu'elles se posaient.
Ce n'était pas la première fois qu'elle se rendait chez Maître Fu, mais à chaque fois cette sensation de malaise lui revenait. Elle resta pendant quelques minutes devant cette porte d'entrée, hésitant à frapper. Elle expira une dernière fois et prit son courage pour signaler sa présence. La porte s'ouvrit immédiatement donnant sur le vieil homme assis en tailleur sur un tapis blanc, il semblait méditer.
« LadyBug, je vous attendais … »
La porte se referma juste après que Marinette passa le seuil. Etonnée, elle se retourna vers la dite porte.
« Comment … »
Il ne lui laissa pas le temps de répliquer et l'invita à s'installer en face de lui.
Il ferma les yeux et passa ses mains autour du visage de la demoiselle sans la toucher pendant quelques minutes.
« Vous avez une âme pure LadyBug » Lâcha-t-il finalement.
Non loin de là, Adrien était rentré depuis quelques heures et n'avait pu parler à son kwami de l'évènement du matin même. En effet, à peine s'était-il dé-transformé que Nathalie avait fait irruption dans sa chambre. Il était arrivé au bon moment et l'assistante de son père n'avait eu vent de son absence. Il avait ensuite passé la majeur partie de sa matinée à écouter les cours improvisés de Nathalie qui lui enseignait l'art de s'occuper d'une entreprise de stylisme. Il avait d'autres chats en tête et n'écoutait que d'une oreille le blabla de son professeur de fortune. Au bout de deux heures épuisantes pour le blond, il put regagner ses appartements et souffler un peu.
Aussitôt, Plagg lui asséna de lui donner un camembert. Le pauvre kwami n'avait pas eu le temps de se satisfaire de son mets favoris en rentrant.
Rassasié, Plagg s'allongea sur l'abdomen de son choisi en soupirant d'aise.
« Le camembert c'est toute ma vie » Clama-t-il en posant sa patte sur son petit ventre.
Adrien soupira et leva les yeux au ciel. Son kwami ne pensait vraiment qu'avec son estomac et ça en devenait lassant.
« Plagg, il faut qu'on parle de ce qui s'est passé ce matin… »
« Je préfère discuter fromage, c'est plus intéressant. »
« Plagg !! Sérieusement. »
Le kwami se releva en bougonnant.
« Ok gamin… je t'écoute. »
