Hey~ Oui ça fait des mois que ça chapitre aurait dû sortir, oui je n'ai pas vraiment d'excuses à part que j'ai eu une rupture difficile qui ne m'a pas aider à écrire une des scènes de ce chapitre, et oui je suis désolé...
Bref merci à Arthygold, Alixe du Verseau et Aurelia-love-Saga pour leur review
Et merci à ceux qui vont prendre le temps de lire ce chapitre.
Bonne lecture.


Minos s'appuya avec difficulté contre un mur, sa main tremblante appuyant avec difficulté sur sa blessure aux côtes. Il tituba le long du couloir à la recherche de la moindre aide ou sortie. Sa vue se troublait lentement, à cause de la fatigue ou des larmes, il n'aurait su dire.

Ses pensées tourbillonnaient et le norvégien était incapable de se concentrer. Il ne se souvenait plus comment il était arrivé ici, ni pourquoi. Une question le tourmentait pourtant : « Où étaient ses frères, ses mères et son petit-ami ? » Ils étaient dans le bâtiment avec lui, il en était persuadé.

Il fallait continuer d'avancer, ignorer le bruissement des gouttes écarlates s'écrasant au sol à chacun de ses pas, ses jambes menaçant de s'écrouler sous lui.

Le cadet des Naraka finit par arriver au bout du corridor face à une imposante porte qu'il peina à ouvrir. La scène qui lui apparut lui glaça le sang. Un homme caché dans l'ombre de la pièce l'observait avec intérêt, une table proche de lui était recouverte d'armes et d'objets tranchants reflétant la fade et faible lumière des lieux, des flaques de sang coagulé comme frais tachaient le sol.

« -Je suis ravi que tu décides enfin à te joindre à nous, mon fils, ton ami commençait à se languir de toi. »

Au centre de la salle, Ayoros paraissait fou, maintenant fermement quelqu'un dans sa poigne, un pistolet braqué sur la tempe de sa victime. Rune...

L'homme aux cheveux blancs était dans un sale état, sa chevelure poisseuse de sang, son teint livide, un de ses yeux fermé laissait couler un filet écarlate, son bras gauche se tordait dans un angle anormal. Il adressa cependant un faible sourire à son amant. Minos allait se précipiter sur lui mais fut interrompu par l'autre homme.

« -Un pas de plus et tu peux dire adieu à ton petit chéri, Ayoros est près à appuyer sur la gâchette au moindre faux pas, alors je te conseille de rester sage.
-Qu'est-ce-que vous lui avez fait ? Crachat le norvégien.
-Tututu, coupa son père, qui t'as permis de parler ? Enfin j'imagine que je peux t'accorder une question étant donné que tu es arrivé jusqu'ici, je te conseille cependant de bien la choisir.
-Où sont les autres ? Ma mère, Rhadamanthe, Eaque, où sont-ils ?
-Je ne vais pas te demander de quelle mère tu parles car cela ne changera pas la réponse qui est très simple. Ils sont morts.
-Vous mentez !
-Oh que non, je me suis personnellement occupé de chacun d'entre eux. »

Le fils vit rouge et s'avança dangereusement vers son géniteur. Un coup de feu se fit entendre et un cri retenti.

« -Pas un pas de plus. »

Minos se retourna pour voir son petit-ami étalé au sol, son liquide vitale s'échappant de sa jambe.

« -La prochaine fois je vise la tête, crachât le grec.
-Qu'est-ce-que tu veux à la fin ?
-Je veux que tu fasses gentiment ce que je te dis et ton petit-copain s'en sortira vivant.
-Tu sais que tu ne peux pas lui faire confiance, intervint Rune. »

Ayoros gratifia sa réplique d'un coup de pied dans les côtes, le faisant pousser un couinement de douleur.

« -Arrête ! Hurla le PDG à son intention.
-Alors qu'il se taise.
-Laisse-le partir, feula-t-il en direction de son géniteur.
-Feras-tu ce que je te dis ?
-Oui.
-Bien, approuva le père, je savais que tu étais le plus raisonnable des trois.
-Minos... Jamais je ne survivrai à ma blessure, il a touché l'artère... Pars sans moi...
-Je t'ai fait la promesse de ne jamais te laisser tomber et je compte la tenir. Je ne vais pas te laisser mourir maintenant.
-Et je t'ai promis de t'empêcher de prendre des décisions idiotes alors pour une fois dans ta vie, écoute-moi. »

Le norvégien l'ignora et se tourna vers le créateur de la situation.

« -J'accepte ta proposition.
-Très émouvant tout ça, j'en aurais presque la larme à l'œil. Ton petit-ami a cependant raison, déclara le géniteur en saisissant lui même un pistolet.
-Pardon ? »

Il pointa l'arme sur le bras droit

« -Il n'aurait pas survécu à ses blessures. »

Il appuya sur la détente.

OoOoO

Rhadamanthe et Eaque étaient dans un sale état, plus proche du zombie que de l'humain. Le benjamin des Naraka s'étaient rendu chez son aîné à la minute où Julian était parti, ne voulant pas pas passer la nuit seul dans son appartement vide. Le blond l'avait accueilli à bras ouverts.
Le plus jeune se rendait lentement compte qu'il s'était attaché à son amant plus qu'il ne l'avait imaginé tandis que le plus vieux s'inquiétait du silence radio de son petit-ami.
Les deux avaient alors noyé leur chagrin dans l'alcool, frôlé le coma éthylique et s'était finalement endormis sur le canapé du salon sous la fatigue et l'ivresse.

L'anglais s'éveilla en premier, la lumière du soleil lui rappelant cruellement qu'il avait passé depuis longtemps son heure de réveil habituelle. Il s'étira puis se leva avec difficulté tout en jetant un rapide coup d'oeil à son frère qui ronflait sur le sofa, son corps à moitié dans le vide. Avec un faible sourire, il replaça son cadet dans une position moins précaire et alla chercher un plaid pour le couvrir.
Après quoi, le blond se dirigea dans la salle de bain pour prendre une douche bien méritée. Il se débarrassa de ses vêtements empestant l'alcool et entra dans la cabine, laissant le jet d'eau le revigorer. Ses pensées se melèrent alors dans son esprit. Il voulait que cette situation cesse, il voulait récupérer son petit-ami, il voulait qu'Eaque puisse avoir une relation sans finir le coeur brisé, il voulait que Minos ne soit pas constamment en train de marcher sur des œufs avec sa génétrice, il voulait que leur mère sourice de nouveau, plus que tout, il voulait que leurs vies ne soient plus en danger.
Rhadamanthe finit par couper le courant, avant que sa facture ne s'allonge ridiculement, s'habilla soigneusement et sorti de la salle d'eau. Une odeur de pain grillé parvint alors à ses narines, il s'avança dans la cuisine pour voir son plus jeune frère s'affairer à préparer un petit-déjeuner. Assez étrange, il ne se rappellait même pas de la dernière fois qu'il l'avait vu cuisiner, le népalais vivait de plats à réchauffer et de nourriture volée chez ses proches. Savait-il au moins faire quelque chose de comestible?

-Tu es déjà réveillé, constata-t-il.
-Non je suis somnambule et j'ai décidé de préparer le petit-dej' dans mon sommeil, rétorqua sarcastiquement Eaque.
-Très drôle... Et que me vaut ce privilège? Habituellement tu aurais patiemment attendu que tout soit prêt pour m'accorder ta présence.
-Tu peux simplement me remercier au lieu de critiquer mes actions passées. Allez, installe toi.

Le népalais força alors son aîné à prendre place à table et lui planta une assiette pleine de tartines grillées devant le nez. Enfin, "brulées" seraient sûrement un meilleur adjectifs pour décrire la masse informe, carbonisée et probablement non-comestible. Virent ensuite plusieurs pots de confitures dénichées dans le frigo puis une tasse de thé vert fumante.
Le blond allait se permettre un commentaire sur le ratage évident du pain mais s'interrompit en voyant le regard plein d'espoir de son frère. Avec dépit, il prit le premier pot lui passant sous la main et étala une épaisse couche de marmelade sur l'objet de son tourment. Au moins les chauds tons orangés paraissaient plus appétissant que l'horreure charboneuse qu'ils masquaient.

-Mais vraiment, pourquoi as-tu décidé de préparer le déjeuner? Interrogea-t-il. Tu sais bien que cela ne me dérange pas de m'en charger.

Eaque soupira légèrement, perdant son éternel sourire taquin pour un air au combien plus sérieux.

-Tu as besoin qu'on s'occupe de toi, lâcha-t-il.
-Je n'ai pas besoin d'aide pour préparer...
-Pas parce que tu n'en a pas les capacités! Mais parce que si on te laisse tout gérer: tu vas finir par craquer émotionnellement.
-Je vais bien, tu n'as aucune raison de t'inquiéter... Tenta de nier Rhadamanthe avant de se faire couper
-À d'autres! Tu es mon frère, je sais encore ce qu'il se passe par la tête. Tu joues au grand frère fort qui doit soutenir tout le monde, résultat des courses: tu ne penses pas une minutes à toi.

L'aîné essaya à nouveau d'ouvrir la bouche, peine perdue.

-Laisse moi finir! Tu t'inquiètes de la sécurité de tout le monde et de notre état mentale. Tu t'inquiètes de ce que notre père pourrait faire, tu t'inquiètes pour maman qui vivait seule jusqu'à peu et qui à maintenant une blessée à charge mais personne pour la défendre, tu t'inquiètes pour Minos et sa relation tendue avec Nora, tu t'inquiètes pour moi qui suis incapable d'avoir une relation stable sans que ça finisse mal, tu t'inquiètes pour Kanon qui ne donne plus signe de vie, et tu t'inquiètes sûrement d'un tas d'autres choses. Tu veux savoir ce qui m'inquiète le plus moi dans cet histoire?
-Je...
-Je suis persuadé que, pas un seul instant, tu ne te sois soucier que ta vie soit en danger.
-Eaque...
-Alors je t'en pris laisse moi au moins m'occuper de ton petit-déjeuner.

L'anglais eu un faible sourire avant de mordre à pleine dents dans une des tartines. C'était parfaitement infecte. Mais au delà de la tenance carbonisée mal masquée par l'orange, il y avait autre chose, la preuve que sa famille était là pour lui.

OoOoO

Rune était tranquillement installé dans le bureau de la direction de la Griffon cie. Il s'y était rendu seul le matin après avoir décidé que Minos avait besoin de repos. Son amant ayant eu sommeil agité toute la nuit, sans doute des cauchemars dûs au récents événements, il ne s'était pas senti la force de le réveiller pour le traîner au travail.
Le norvégien s'était contenté de partir silencieusement après avoir laissé un mot à l'intention de son petit-ami sur la table de la cuisine pour lui ordonner de se reposer.

Il écoutait à présent Saga et Shura lui faire un rapport sur la situation globale de l'entreprise. Globalement tout allait bien, un contrat avec un de leur fournisseur avait pris du retard, une des responsables commerciales devait être remplacé d'urgence après une mauvaise chute et la machine à café était encore en panne. Rien qu'il ne puisse gérer seul.
Le bras droit allait laisser les deux autres retourner à leurs occupation lorsqu'une tornade blanche déboula en furie dans la pièce pour l'enlacer avec force et refuser de le lâcher.

-Que t'arrive-t-il? Interrogea-t-il avec incompréhension.
-Tu es vivant, murmura Minos, tu vas bien.
-Bien sûr que je vais bien, pour quel raison ne serait-ce pas le cas?
-Tu étais mort...

Son amant l'observait avec des yeux terrifiés, comme s'il allait disparaître à n'importe quel instant, sa main effleurant son visage pour s'assurer de sa présence physique.

-Il t'avait tué, je n'ai pas eu le temps de te...

Nul besoin d'être télépathe pour deviner qui était le fameux "Il" qu'il mentionnait. Rune saisit la main dans la sienne et la serra doucement.

-Je vais bien, tu le vois, maintenant je t'en pris calme toi, rassura-t-il.
-Tu ne comprends pas, murmura le PDG, je me suis réveillé sans toi à mes côtés, aucune trace de toi dans l'appartement, aucune réponse quand j'ai tenté de t'appeler... J'ai cru qu'ils t'avaient pris toi aussi.
-Je t'ai laissé un mot à coté de la machine à café, j'étais persuadé que tu le verrais.
-Je ne me suis pas attardé sur les détails, je suis parti dès que j'ai compris que tu n'étais pas là.
-Tu n'as rien mangé avant de partir?
-Je ne pouvais pas, je ne savais pas si tu étais en sécurité.

Le bras-droit soupira longuement avant de tenter de se détacher de la prise de son amant qui refusait de le libérer.

-Lâche-moi, veux tu? Tu vas te poser pendant que je vais te chercher quelque chose à boire et de quoi te rassasier.
-Non, refusa l'autre.
-Minos, tu as eu une énorme crise d'angoisse, tu n'as quasiment pas dormi et tu n'as rien mangé, tu vas t'évanouir d'une minute à l'autre à ce rythme.
-Je n'en ai rien à faire.
-Tu préfères que j'appelle Sarita pour qu'elle te rammène de force?
-Non...
-Alors lâche-moi, je reviens tout de suite.
-D'accord, finit par approuver le norvégien. À une condition...

Minos relâcha son étreinte et sembla ployer l'espace d'un moment pour mettre un genoux à terre dans ce que son petit-ami pris un instant pour un moment de faiblesse.
Un instant seulement... Le directeur chercha fébrilement dans une de ses poches pour en sortir une boite qu'il ouvrit face à son petit-ami.

-Épouse-moi.

Rune rougit violemment en observant avec ahurissement l'anneau proposé.

-Je...
-Je sais que ça peut te paraître étrange, aléatoire et que ce n'est pas la demande la plus romantique que j'aurais pu te faire, mais toutes mes tentatives précédentes ont du être annulées.
-Depuis combien de temps as-tu prévu ça?
-Depuis notre retour, j'allais le faire le soir après la fin du déplacement du siège que nous aurions fêter au restaurant mais avec les découvertes familiales de Kanon, je n'ai pas pu. Après ça, l'empoisonnement d'Eaque, le retour de ma... mère et de mon père. Toutes les occasions ont été contrecarrées. Alors maintenant, tant pis pour le romantisme, si je tombe dans le coma pendant que tu vas à la machine à café ou si tu te fais enlever pendant le trajet, je veux avoir eu ta réponse avant. Alors?
-J'accepte.

Minos glissa tendrement la bague au doigt de son fiancé avant de faire rencontrer leurs lèvres.

Shura qui avait assisté, abasourdi, à toute la scène décida qu'il était temps pour lui de prendre la poudre d'escampette avant que ses supérieurs ne se rendent compte de sa présence. Il n'avait d'ailleurs pas remarqué Saga s'éclipser bien avant lui.

OoOoO

Rhadamanthe avait finalement décidé de passer la journée avec son cadet qui en avait besoin. Il tentait à présent de lui apprendre à cuisiner quelque chose de comestible. Peine perdue, le népalais était une catastrophe ambulante ayant réussi l'exploit de faire brûler des pâtes et de manquer d'eploser la cuisine de son frère.

C'est donc avec un certain soulagement qu'il alla repondre à la porte d'entrée lorsque la sonnette retenti, lui permettant de faire une pose dans ses cours infructueux.
La vue encore brouillée par la fumée ambiante, son coeur manqua un battement en voyant la familière chevelure bleue se tenant sur le seuil. Sans attendre, il enlaça son petit-ami.

-Tu es enfin rentré, constata-t-il, rassuré.

La silhouette le repoussa sans ménagement.

-Où est mon frère? Siffla Saga.


Voilà, voilà... Merci d'avoir pris le temps de lire, n'hésitez pas à laisser votre avis et rendez-vous au prochain chapitre.