Justelaura : Bon c'est bien joli de faire des reviews entremêlées à celles de Noémie, mais ça m'aide pas à me retrouver moi ! XD
Ah, Dain... Tout le monde lui en veut maintenant ! XD Il s'en est pris aux mauvaises personnes... La décision de Legolas de rester à Erebor a été approuvée à l'unanimité par les lectrices !
Lol avec ton histoire de roue du angst, j'ai imaginé une roue style roue de la fortune avec les noms des personnages dans chaque croissant...
Moi aussi j'aimerais bien le câlin de Legolas et Thorin en dessin, mais priorité à ceux de la Comté ! C'est ceux que j'ai le plus envie de voir !
Ah le souvenir, c'est vrai que ça fait un pincement au cœur dans un sens, entre le moineau et la présence de Thranduil...
La technique de manipulation de Dain est très connue, oui... Après pour y arriver faut pouvoir convaincre qu'on veut vraiment le faux truc, sinon en demandant le deuxième on se trahit...
Non mais dans cette saga la phrase 'je vais bien' tu as 99% de chances que ce soit un mensonge en fait... Ça aide pas à y croire quand quelqu'un le dit sans mentir !
Non le Hobbitas ne ressemble pas au Khuzdul, le Khuzdul est une langue très gutturale... D'ailleurs dans les fics Modern!AU Erebor est souvent placée en Europe de l'Est, quand Thorin n'est pas directement russe !
Je ne sais pas si la langue existe vraiment chez Tolkien ou si c'est l'auteure qui l'a inventée, mais comme mes recherches n'ont rien donné j'ai inventé un nom français^^
Kili ne l'énervera jamais autant que Dain, et surtout Bilbon ne voudrait jamais être vraiment méchant avec son neveu ! C'est une chose de le taquiner en le traitant d'idiot, c'en est une autre de sous-entendre qu'il coucherait avec un cochon...
J'étais morte de rire avec ton 'dans le coin, il est puni' genre Dain est un petit garçon pas sage ! Et après avec les conseillers, genre privés de dîner...
Si tu as pensé à ce que je crois avec l'appétit spécifique, tu ne vaux officiellement pas mieux que Noémie ! Oui Thorin a beaucoup changé et c'est grâce à sa famille (et surtout à son mari) !
Le jour où Bilbon ne sera plus indulgent et gentil, ce ne sera plus Bilbon ! Et ce sera bien dommage !
Moi aussi j'ai trouvé adorable la scène entre Bilbon et Thorin après le départ de Dain... Comme toujours quand ils sont tous les deux !
Énerver n'importe quel membre de la compagnie est suicidaire, alors imagine énerver tous ses membres ! C'est s'assurer que ta mort sera lente et douloureuse !
Je crois que tout le monde voudrait connaître plus de Hobbitas ! J'avoue d'ailleurs j'ai été flemmarde, j'aurais pu chercher des termes qui ressemblent vaguement au français comme certains termes ressemblent vaguement à l'anglais, mais j'ai juste laissé tel quel !
De toute façon dans une langue y a rien de mieux que d'apprendre des insultes et des gros mots ! À part parler la langue devant des gens qui comprennent pas histoire de les embêter (je le fais avec mon frère et ma sœur quand on veut pas que nos parents comprennent)
Tauriel est plus que cramée, là, elle est carbonisée ! Y a guère que Thorin qui soit pas au courant à ce stade !
Et oui, pour des nains voir son comportement comparé à celui de Thranduil, ça doit refroidir très vite ! C'est pour ça que c'était d'autant plus intelligent de la part de Legolas de dire ça !
Noooo Aime : Tu es. Une grande. Malade. SIX PARTIES ? Tu as une idée du temps qu'il va me falloir pour répondre à tout ça ? Je vais chronométrer tiens ! Je commence, il est 17h55 !
Y a que toi pour voir une allusion en pleine ambiance politique, juste avec le terme 'désirs'... Tu es impossible ! Non pas de tentative d'assassinat, c'est fini ce genre d'action !
Tu sais lancer des haches au moins ? Parce que sinon tu risques de faire mal à quelqu'un d'innocent en visant les nains de Dain !
Alors autant 'adorable' c'est le truc de Laura, autant toi c'est les 'je fonds' qu'on va finir par compter ! Et la mort touchera Legolas de toute façon, puisqu'il a épousé Kili !
Les terres d'Aman ne sont pas le paradis on peut encore y mourir, c'est juste... un endroit beaucoup plus paisible. Disons plutôt que les elfes partent en exil, donc.
Haha la grande révélation du Hobbitas qui a surpris tout le monde... Et Kili qui se fait fusiller du regard quand il demande à en apprendre plus !
Oui ton raisonnement était clair, ne t'inquiète pas ! C'est tout le problème de Dain, il est plus occupé à se comparer à Thorin qu'à faire le bien pour son peuple !
Et oui, tu es la seule à avoir vu autre chose que des végétaux dans ce que disait Kili. Mais on a l'habitude, t'inquiète.
Merci pour le vouvoiement, vu l'ambiance ça me paraissait s'imposer ! Ce n'était plus Thorin qui parle à Dain, mais le roi qui parle au seigneur, là !
Dain, d'ailleurs, ne comprend pas que même si Thorin lui écrivait sur le front 'roi à part entière' avec sa signature, ça ne suffirait pas à faire de lui un roi !
Bien sûr que sans les 'pièces rapportées' (expression de ma grand-mère paternelle) le royaume ne serait plus là, mais va faire comprendre ça aux puristes !
Tu marques un point pour ce qu'on retient le plus souvent ! J'ai presque tout perdu de l'espagnol, mais je me souviens encore des termes idiota et hijo de puta !
Legolas a géré comme un maître la situation avec Dain et ses conseillers, franchement ! Effectivement sur la fin Dain se comporte comme un gamin jaloux... Il va falloir qu'il grandisse un de ces jours !
Heureusement tout le monde le soutient ! Et je finis ta ràr à 18h25 ! 30 minutes pour faire ta réponse, tu es fière de toi j'espère !:p
Arya Cahill : Oh soulagement une review de taille normale ! Tant mieux si ta rentrée s'est bien passée, et bon courage pour les devoirs !
Si ça peut te rassurer, moi aussi j'ai failli pleurer pour la partie avec Legolas et Thranduil ! Je suis d'accord, Legolas aurait fait un bon roi !
Haha si tu aimes le Taumli tu vas aimer le chapitre d'aujourd'hui ! Bonne lecture !
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Chapitre 3 : Réparé
Résumé : Les jours et les mois qui suivent le départ de Dain permettent à de bonnes choses de venir à la lumière, certaines évidentes, certaines inattendues.
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Ce fut seulement après le départ de la caravane que Fili fut capable de coincer Tauriel. Puisque le ferme rejet de Dain envers Thorin annonçait un futur gênant quand ils devraient discuter, Fili avait pris sur lui-même de s'occuper de Dain et son entourage jusqu'à leur départ. Il avait réussi à parler à l'un des nains plus raisonnables, Raldok, d'un commerce potentiel. C'était un accord très faible, avec seulement Raldok de son côté, mais c'était quand même une ouverture. Raldok n'avait pas de problèmes avec Erebor ou Thorin, ce qui avait rendu l'accord plus facile. Et Fili avait été prêt à faire n'importe quoi pour voir quelque chose de positif résulter de la visite.
Il avait fallu toute sa volonté pour ne pas transpercer Dain, étant donné la façon dont il avait traité Bilbon et pratiquement dénoncé le mariage de son frère. Et il n'allait même pas discuter de ce qu'il avait essentiellement dit du propre mariage de Fili avec Dernwyn.
Mais même lui n'aurait pu nier la mélancolie qui était restée dans les yeux de Dain tandis qu'il avait regardé en arrière, vers l'endroit où Thorin aurait dû se trouver, afin de les voir partir. Il y avait eu du regret là-dedans, aussi, avant que l'orgueil ne l'ait renfermé derrière son regard. Pendant un moment, il avait tellement ressemblé à Thorin tel qu'il avait été, obstiné au point d'être un défaut et faussement déterminé, que le cœur de Fili s'était tordu dans sa poitrine pour son cousin éloigné.
Mais ils étaient partis, maintenant, grâce à ses prudentes prouesses politiques, et la guerre n'allait pas faire rage entre eux. Pas encore, du moins. Dain n'avait aucune vraie raison de faire la guerre à Erebor, et Thorin n'était pas près de seulement regarder les Collines de Fer. Pas jusqu'à ce que Dain se soit calmé et commence vraiment à essayer d'être raisonnable.
Ce qui voulait dire que Fili avait du temps libre. Du temps pour coincer une certaine elfe au sujet de quelque chose de très intéressant.
Il la trouva dans la salle commune royale, où elle venait de s'asseoir, Dernwyn venant s'asseoir face à elle pour discuter, apparemment, des mérites d'une lame plate contre une épaisse lame sculptée. Son oncle hobbit faisait du thé, et son autre oncle était assis à table, écrivant ses lettres. Une pour chaque clan, et une plus longue pour les Montagnes Bleues. Personne n'était particulièrement occupé, donc, et tous les autres sièges, y compris les deux larges fauteuils devant le foyer, étaient vides. Bien.
« Alors, Tauriel, dit Fili en guise de salutations. »
Il n'était pas vraiment juste que Tauriel et Dernwyn le regardent soudain avec suspicion.
« Comment vas-tu ?
- Qu'est-ce que tu veux ? Demanda Dernwyn en croisant les bras. Et ne me donne pas cette tête. Je connais assez bien ton visage pour savoir que celui-là dit que tu prépares quelque chose. Qu'est-ce que c'est ? »
C'était dur quand votre femme vous connaissait si bien.
« Je voulais juste remercier Tauriel, dit-il. Pour avoir sauvé Gimli d'un mariage pire que la mort. »
Tauriel s'immobilisa, à tel point que Fili n'était pas certain qu'elle respire. Dernwyn fit volte-face pour fixer l'elfe, et Fili observa deux taches rouges apparaître sur les joues de Tauriel, montant lentement jusqu'aux pointes de ses oreilles. Elle resta immobile, cependant, et aussi calme qu'on peut l'être.
« Il est évident que Gimli ne peut pas épouser quelqu'un des Collines de Fer, dit Tauriel avec raideur. Son devoir est ici à Erebor, et envers Vertbois.
- Il pourrait toujours voyager, fit remarquer Fili. »
Tauriel pinça les lèvres.
« Non, il ne pourrait pas. Son devoir est envers sa famille et le peuple d'Erebor.
- Oh, pour l'amour d'Eru, s'exclama Bilbon derrière eux, les faisant tous se retourner. Dites-le-lui juste, Tauriel !
- Dire quoi à Fili ? Demanda Thorin, perplexe.
- Pas Fili, dit Bilbon. Gimli. Elle doit le dire à Gimli.
- Lui dire quoi ? Demanda Dernwyn, une seconde avant de comprendre. Oh. Oh.
- Pourquoi suis-je toujours le dernier à découvrir quelque chose ? Demanda Thorin avec résignation. »
Il déposa sa plume encrée et soupira.
« Dire quoi à Gimli ? »
Fili jeta un regard à Tauriel. Tauriel semblait encore plus rouge qu'avant, mais ça pourrait aussi venir du fait qu'elle incendiait Fili du regard avec chaque fibre de son être.
« Je ne le ferai pas, dit-elle avec véhémence. Il n'y a rien qu'il doive savoir.
- Tauriel, commença-t-il. »
Elle se leva, les doigts serrés à ses côtés.
« Il n'y a rien à lui dire, du tout. J'ai aidé un ami qu avait besoin d'aide, c'est tout. »
Elle marcha vers les portes, les oreilles encore rouge vif. Fili commença à parler, mais ce fut Bilbon qui réussit à faire s'arrêter net Tauriel.
« Pourquoi vous ne voulez pas lui dire que vous l'aimez ? »
Les yeux de Thorin s'écarquillèrent. Bilbon était la patience incarnée, les mains repliées devant lui, les yeux calmes et gentils. Tauriel s'était figée devant eux tous, et Fili observa avec intérêt ses doigts tressauter. Apparemment les jeunes femmes elfes ne s'en sortaient pas bien quand on dénonçait leur amour caché.
Enfin. Celle-là, en tout cas. Non que Fili se soit attendu à moins que cela de Tauriel, pas vraiment, pas quand la vérité était enfin ressortie. Il n'aurait même pas essayé de la lui arracher, sauf que Tauriel le leur avait pratiquement dit durant la dernière réunion. Ça avait été en quelque sorte difficile à ignorer après cela.
« Tauriel, appela doucement Bilbon, il est évident que vous tenez à lui plus qu'à un ami- »
Elle fit volte-face pour le regarder, les lèvres pincées et les yeux lançant des éclairs. Pourtant, quand elle parla, sa voix était à peine plus qu'un murmure, un souffle peiné.
« Je ne peux pas. Gimli a des rêves, des rêves qui ne m'incluent pas. Il a parlé de la famille qu'il voudrait former, que je ne pourrais jamais lui donner. Et il a... déjà parlé d'une autre. Non. Je n'oserais pas lui dire. »
Elle croisa ensuite le regard de Fili, les yeux implorants.
« Ne lui parlez pas de ça, dit-elle, dans un murmure de nouveau en désaccord avec ses yeux. C'est ce que je vous demande.
- Aucun d'entre nous n'y penserait, lui assura Bilbon. Mais je pense vraiment que vous devriez lui dire.
- Je suis contente, dit-elle en secouant la tête. Je suis son amie. Il n'a pas besoin de savoir que je tiens à lui plus que cela. Et c'est là que je vais en rester. »
Puis elle se retourna et partit, et la pièce devint silencieuse.
Dernwyn fut la première à parler.
« Je n'arrive pas à croire que tu l'as dénoncée là-dessus, Bilbon.
- Je dois admettre, je suis aussi un peu surpris, mon Oncle, dit Fili. Je m'attendais à devoir l'embêter jusqu'à ce qu'elle avoue, mais je ne l'aurais jamais dit. »
Dernwyn le fusilla du regard et tendit la main pour lui pincer le flanc. Bilbon poussa un soupir.
« Parce qu'elle ne l'aurait jamais admis autrement, et je suis fatigué de regarder les deux côtés faire la même chose. »
Les deux côtés ?
« Gimli, dit Bilbon comme pour s'expliquer. »
Il y eut un bruissement dans l'un des larges fauteuils face au foyer. Lentement une barbe rousse émergea, et Gimli s'assit là où il avait été blotti, les yeux écarquillés. Fili le fixa, stupéfait. Bilbon adressa un regard au jeune nain.
« Si tu ne vas pas lui parler- »
Gimli partit comme une flèche, se précipitant après elle hors de la pièce. La pièce transcenda le silence après cela, chacun d'entre eux fixant Bilbon avec choc.
« Il était là avant vous, fit remarquer Bilbon, presque défensif. On a eu une très bonne discussion, et puis il s'est endormi un moment. Puis Thorin est entré, et vous êtes tous arrivés juste après ça. Et franchement, j'en ai assez que ces deux-là se tournent autour et que rien n'en sorte. Ils perdent du temps qu'ils pourraient passer ensemble. Et puisque ni l'un ni l'autre allait dire quoi que ce soit, je me suis dit que j'allais simplement... les pousser dans la bonne direction. »
Thorin le fixa.
« Tu es le hobbit le plus insupportable, dit-il enfin, étrécissant le regard. »
Bilbon étrécit les yeux à son tour.
« Pourquoi tu joues les marieurs-
- Ça a marché pour Dwalin et Ori, dit fermement Bilbon. Et je n'ai fait que les pousser.
- Alors rappelle-moi de ne jamais être bousculé par toi, marmonna Fili. »
Bilbon semblait prêt à faire exactement cela, mais juste à ce moment, Hildili entra dans la pièce avec un froncement de sourcils sur le visage.
« Maman ? Pourquoi est-ce que Tauriel et Gimli se touchent le nez ? »
Le sourire triomphant de Bilbon aurait été plus douloureux à supporter si Fili n'avait pas voulu exactement le même résultat. Ce n'était pas exactement une déclaration d'amour sincère, mais par Mahal, au moins ils l'avaient admis.
« Parce qu'ils s'aiment beaucoup, dit Fili. »
Il se baissa et hissa sa fille dans ses bras. Lili gloussa et s'agrippa à lui, et Fili jeta un regard à sa femme.
« Presque autant que j'aime ta mère.
- Fleur bleue, accusa Dernwyn. »
Mais ses yeux et son sourire la trahissaient. Thorin marmonnait toujours, mais quand Bilbon lui amena duthé, il profita du moment pour déposer un baiser à l'intérieur du poignet de Bilbon. Bilbon lui sourit, même si ses joues devinrent un peu roses.
« Est-ce que je peux le dire à Kee ? Demanda Fili. »
Et il ne fut même pas surpris quand il rencontra un Non retentissant.
Son frère comprendrait tout seul.
(-)
Gimli frotta de nouveau son nez contre celui de Tauriel, ses mains encore chaudes dans les siennes. Ses paroles étaient encore chaudes dans son cœur.
« J'aurais dû te dire quelque chose plus tôt, avoua-t-il. Je croyais que je laissais des indices dans la bonne direction.
- Ton idée de 'laisser des indices' laisse beaucoup à désirer, dit ironiquement Tauriel. »
Mais elle ne recula pas.
« Tu m'as dit que tu en avais une autre-
- Pensais à une autre, corrigea Gimli.
- Et que tu voulais une famille-
- Je croyais que c'était c'que tu voulais. Je croyais que si j'te disais ça, tu penserais qu'on était plus qu'amis, compatibles.
- Je chasse avec toi régulièrement et je supporte ton éternelle conviction que les nains peuvent grimper aux arbres. Je ne t'ai en outre pas arraché la tête quand tu as fait irruption au tournant, en me disant que tu avais aussi de l'affection pour moi. Est-ce que ce n'est pas suffisamment compatible ? »
L'étincelle dans ses yeux le fit sourire. Mahal, est-ce qu'elle allait toujours être aussi obstinée ?
Il l'espérait.
« J'aurais dû te le dire, répéta-t-il. Tu méritais de savoir.
- J'aurais pu te le dire, contra-t-elle aussi facilement. Juste... »
Elle se tut. Gimli secoua la tête.
« La raison pour laquelle tu l'as pas fait, c'est parce que tu croyais que j'en avais une autre. »
Et est-ce que cela n'avait pas failli tout gâcher. Parfois, il était à peu près certain que sa mère et son père avaient raison : il n'avait pas une tête sur ses épaules, mais un caillou. Ensuite ils blâmaient généralement son oncle qui l'avait fait tomber sur la tête.
Tauriel emmêla soigneusement ses doigts aux siens, ses longs doigts fins glissant facilement entre les siens plus larges. Tous deux avaient des cals, lui à cause des haches, elle à cause des cordes d'arc et des flèches. Ils allaient bien ensemble, pensa-t-il.
« Je ne peux pas te donner une famille. »
Il leva les yeux vers son visage tandis que son front était appuyé contre le sien. Elle semblait peinée mais résolue.
« Pas parce que je suis stérile, mais parce que je n'ai aucun désir d'élever un enfant. Je ne pense pas que je le voudrai jamais. Alors si c'est une famille que tu désires plus tard-
- Oh, Mahal soit loué, souffla Gimli dans un soupir de soulagement. »
Tauriel marqua une pause, fronçant les sourcils.
« J'en ai parlé parce que je pensais que c'était ce que tu voulais. J'en aurais jamais parlé sinon. Je n'ai aucune envie d'élever des jeunes. Pas que je n'aime pas les petits, je les adore, et j'aurais été fier d'élever les miens si j'en avais eu. Mais si on me donne le choix, je préférerais courir librement. Juste nous deux. »
Lentement Tauriel commença à sourire, et il y avait une lumière dans ses yeux que Gimli savait qu'il ne trouverait jamais dans une gemme. Cela le faisait penser aux étoiles au-dessus.
« Ça me plairait, dit-elle doucement. Ça me plairait beaucoup. »
Il frotta de nouveau son nez contre le sien, juste pour voir son sourire s'agrandir, et il soupira de contentement. Il avait espéré, quand elle avait protesté contre un mariage entre lui et la fille de Dain, que ça signifiait quelque chose de plus. Et il avait eu raison.
« Tu sais que Hildili est allée dire aux autres qu'elle nous a vus, songea Tauriel. J'ai entendu ses pas disparaître à toute vitesse il n'y a pas longtemps.
- Bah, laisse-la faire. Ils savent tous déjà, j'en parierais ma hache. »
Et tant qu'il l'avait, elle, ça ne le dérangerait pas beaucoup.
De plus, si un seul d'entre eux essayait de le taquiner, il avait le sentiment qu'elle tirerait une jolie flèche dans leur direction. Sa féroce elfe obstinée.
Son sourire s'élargit.
Et quand les autres le découvrirent, il suffit d'un seul regard sévère de l'elfe rousse d'Erebor pour garder les autres au loin. Même si, apparemment, aucun nain, hobbit, ou elfe dans tout Erebor n'était vraiment surpris, quand ils prenaient le temps d'y penser.
Les nains des Collines de Fer ne furent pas informés, et tout le monde s'accorda pour dire que c'était une très sage décision.
(-)
Quand Bilbon retrouva enfin son époux, il était retiré dans leur chambre, allongé face au foyer. Il avait l'air vide et fatigué, les yeux fixés sur les flammes dansantes devant lui. Dans sa main se trouvait un long parchemin, et Bilbon grimaça. La lettre des Collines de Fer, quatre mois après le départ de Dain.
Eh bien, c'en était assez.
« Je ne veux pas de thé, avertit Thorin quand Bilbon s'approcha.
- Bien sûr que non. Je pense qu'un brandy bien raide serait mieux, en fait. »
Thorin réussit à sourire.
« Ça, c'est pour ça que je t'ai épousé. »
Même ses mots semblaient inarticulés à cause de l'épuisement. Bilbon fit semblant d'avoir l'air horrifié.
« Quoi, pas pour mes actes héroïques ? Pas pour mes magnifiques traits ? »
Il battit des cils, arrachant un brusque rire surpris à Thorin. Bilbon se rapprocha jusqu'à être juste devant Thorin, le dos au feu.
« Hmmm ? Rien de tout ça ? Juste ma capacité à aller chercher une boisson ? »
Thorin l'attira plus près avec sa main libre, son sourire se faisant plus doux.
« Ça, dit-il doucement. »
Il posa sa main sur le cœur battant de Bilbon.
« C'est pour ça que j'ai pris ta main dans la mienne il y a treize ans. »
Puis il soupira et laissa sa tête se reposer contre celle de Bilbon, s'appuyant comme s'il ne pouvait pas la tenir droite lui-même.
« Je ne pourrais pas faire ça sans toi, murmura-t-il. »
Bilbon leva sa main libre et éloigna des mèches de cheveux égarées du visage de Thorin.
« Nous nous soutenons mutuellement, dit-il. Et ça me plaît bien comme ça. C'est pourquoi je vais te prendre cette lettre, s'il te plaît. »
Thorin la lui tendit sans hésitation, et Bilbon la jeta derrière lui dans les flammes. Thorin ne sembla même pas désolé de ça.
« J'aurais dû garder ça, dit-il. »
Mais ce n'était pas le moins du monde une protestation.
« Est-ce que ça disait exactement ce à quoi on s'attendait ?
- Oui.
- Alors nous n'avons pas besoin de la garder. »
Lentement les lèvres de Thorin commencèrent à se retourner. Il n'offrit pas de remerciements, et Bilbon n'en avait pas besoin. Il prit la main désormais vide de Thorin dans la sienne, et ils s'accrochèrent l'un à l'autre un moment. Cela permit à Thorin de se détendre pour ce qui semblait être la première fois depuis des mois, et quand il s'assit enfin un peu plus droit, il n'était plus le roi vieilli, mais son époux, dont les yeux étaient de nouveau animés et pleins de vie. Cela lui enleva des années, des années qu'il n'avait pas méritées, et Bilbon était heureux de voir ça.
Cela rendit la partie suivante encore meilleure.
« Et si tu lisais quelque chose de beaucoup mieux ? Demanda-t-il. »
Et il sortit son autre main de derrière son dos, où il avait caché les parchemins. Il les tendit nonchalamment, et Thorin les saisit, bien qu'il semble perplexe.
« Ce sont des lettres, dit Bilbon. »
Quand Thorin continua d'avoir l'air confus, Bilbon ne put s'empêcher d'ajouter :
« Ce sont des choses que des gens ont écrites pour qu'on les lise. Tu vois les petits symboles ici ? Ce sont des mots-
- Insolent, marmonna Thorin. »
Il lui adressa un regard noir à moitié sincère et un coup dans les côtes pour ses ennuis. Les lèvres de Thorin étaient toujours vers le haut, cependant, et c'était tout ce que Bilbon avait voulu. Il s'installa sur le bras du fauteuil à côté de son époux et l'observa tandis qu'il commençait à les lire.
Ce fut un moment glorieux, quand Thorin commença enfin à comprendre ce qu'il lisait au juste.
« Ils sont très polis, les clans, dit Bilbon d'un air détaché. Très gracieux d'accepter toute aide qu'Erebor pourrait leur apporter. Très gentils d'offrir leur propre aide, si nous en avons jamais besoin. »
Thorin leva lentement les yeux vers Bilbon. Prenant pitié de lui, Bilbon se pencha en avant et dit doucement :
« Ils ne veulent pas être sous ton règne, exactement comme tu l'as dit. Mais ils aimeraient être alliés, ou, comme l'un des clans l'a si bien dit, 'famille à travers la terre et sous la pierre'. J'ai pensé que c'était très poétique, je crois qu'Ori va voler la phrase pour son prochain livre. »
Ori volait constamment des phrases et des expressions à tout le monde, quand il pensait qu'elles étaient assez intelligentes. Dwalinadorait ça, Nori l'encourageait, content que son frère 'vole enfin quelque chose'. Dori l'applaudissait pour son travail et ignorait généralement Nori.
Il semblait que Thorin soit à court de mots ce soir-là, car il ne put que regarder les lettres dans ses mains avec un soulagement et une gratitude las. Il les tria toutes, faisant probablement une liste dans sa tête de quels clans avaient répondu, mais autant que Bilbon sache, tous avaient renvoyé une réponse de générosité et de gentillesse, envoyant leurs propres remerciements et offrant de l'aide où ils le pouvaient. Deux clans des Collines Nordiques avaient évoqué du commerce, aussi bien pour les talents que pour les pierres qu'Erebor pourrait ne pas avoir.
Puis la dernière lettre se déroula, bien plus longue que les autres, et Thorin marqua une pause. Bilbon attendit soigneusement que son mari l'ait parcourue, puis attendit tandis qu'il la parcourait à nouveau. Quand Thorin commença à la replier, il déclara enfin :
« C'était bien plus que Dis ne s'attendait à recevoir d'eux. Mais elle avait l'air très contente de ce qu'Ered Luin avait à dire.
- Est-ce que tout le monde reçoit mon courrier avant moi ? Demanda Thorin. »
Mais son sourire était sincère et ne contenait aucune trace d'inquiétude. Soulagé, Bilbon déposa un baiser sur sa joue.
« Seulement quand c'est le courrier important. Le reste tu peux l'avoir d'abord.
- Tu es trop aimable, dit Thorin d'une voix traînante. »
Puis il se retourna vers les lettres avec un soupir.
« Il faut que j'écrive mes réponses.
- Il faut d'abord que tu parles au Conseil avec quelques-unes d'entre elles, mais je doute fort que tu reçoives de résistance. Nadr et Valdr en particulier te soutiendrons fièrement si tu décides de tendre la main vers Ered Luin, étant donné qu'ils viennent tous deux des Montagnes Bleues, à ce qu'on m'a dit. »
Pas juste un système d'échange, mais une route de commerce avait été offerte, maintenant que la Moria formait un point de repos entre les Montagnes Bleues et Erebor. Cela prendrait bien plus de temps qu'une simple lettre.
« C'est vrai. Ils font partie des familles qui ont accueilli les Ereboriens de leur mieux. »
Ah. Ça expliquait beaucoup de choses, en fait.
« Laisse-les peut-être se charger de celle-là, alors, avec l'aide de Fili et ta voix ? Pour t'éviter d'avoir des cernes sous les yeux ? »
Thorin souffla un rire et attira Bilbon sur ses genoux, ignorant les lettres qui furent jetées sur le côté.
« Merci, murmura-t-il. »
Il appuya son front contre celui de Bilbon, et Bilbon ferma les yeux et échangea des respirations avec son époux.
Avec une route de commerce formée avec les Montagnes Bleues, peu importe à quel point certains des nains là-bas étaient irritables, ou à quel point certains nains étaient probablement encore mécontents de Thorin, les Collines de Fer et Dain pourraient devenir un lointain mauvais souvenir. Et quand il remonterait, Bilbon s'assurerait que Thorin était protégé et aimé et aussi loin de son cousin que possible. Thorin l'avait porté à travers le désastre qu'avait été l'enlèvement. Il était temps pour Bilbon de porter Thorin.
Et il ne faiblirait pas. Pas quand la personne qui lui était le plus chère dépendait de lui.
Bilbon prit une profonde inspiration et pensa à l'avenir, leur avenir, et sourit enfin.
(-)
Voilà ! Fin de l'épisode avec Dain, qui ne reviendra pas de sitôt. La semaine prochaine on retrouve un OS situé avant le début de la saga, basé sur le passage du livre où Bilbon tombe malade à Lacville. En outre j'ai (enfin) refait le planning en tenant compte du nouveau rythme de publication, et vous êtes coincé(e)s avec cette saga jusqu'au 3 avril 2016 !
