Disclaimer : Cette fiction de 18 chapitres appartient à ManneVanNecker à qui j'ai demandé l'autorisation (et elle me l'a donnée !). Le monde de Stéphenie Meyer ne m'appartient pas.

Résumé : Edward est un garçon timide qui souffre de bégaiement, sa sœur jumelle Rosalie le défend face aux gros durs du Lycée. Celui-ci est surpris par l'arrivée d'une fille qui brise les règles et décide de lui parler, allant au-delà de la peur de l'exclusion sociale. OoC/AH.

MON DIEU il fait si chaud qu'il fallait absolument que je poste afin que vous puissiez lire quelque chose tranquillement, verre d'eau à la main et ventilo qui souffle sur vous !

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Paper Love

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de ManneVanNecker

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Chapitre XII :

Souvenirs

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Edward avait été informé d'une nouvelle par son père. Jasper avait envoyé un message à Carlisle que celui-ci venait de finir de lire. Il demandait à Edward de venir lui rendre visite à la fin des cours. Intrigué, le jeune aux cheveux cuivrés écouta le message puis se dirigea vers sa chambre pour prendre ses affaires.

Rosalie avait fini de boire son café et elle courut après son frère qui se préparait très rapidement.

« Que se passe-t-il ? », sourit-elle en essayant de deviner ce qui se passait dans la tête de son jumeau.

Edward n'avait pas envie de parler. Il se sentait vraiment dans l'oeil de l'ouragan qu'avait été cet incident, l'autre soir, et il ne voulait pas que cette scène se répète.

Pendant des années, on avait forcé Edward à retrouver une certaine fluidité dans une conversation. Des années de thérapie avec un médecin qui ne voulait pas voir plus loin que le bout de son nez. Mais, comme c'était l'un des amis proches de son père, il dût supporter des années de traitement avec le Dr Wallace.

« R-rien. », lui assura Edward assez sèchement alors qu'il ouvrait la porte à sa sœur.

Aussitôt, Rosalie remarqua le ton étrange dans sa voix et l'air évasif qu'Edward affichait quand il mentait. Elle le connaissait très bien et cela la gêna encore plus. Quand ils étaient enfants, Rose et Edward étaient très soudés ; des liens solides s'étaient tissés et, bien qu'ils avaient maintenu cette belle relation, Rosalie était embarassée en réalisant qu' Edward lui cacherait toujours des choses. Elle ne pouvait pas supporter l'idée que son frère n'était pas honnête avec elle.

Quand Edward entra dans le véhicule, son jumeau décida de vérifier son impression.

« Est-ce que ça va ? », demanda-t-elle. « Edward, je ne suis pas stupide, okay? Ce n'est pas parce que je suis blonde, grande et que j'ai l'air bêbête que je le suis. C'est quoi ton problème ? »

Edward réprima un sourire en entendant les arguments de sa sœur, elle savait toujours le faire rire.

« R-rien, R-ro-rose. », dit-il, nerveux.

« Je ne veux pas me montrer oppressante, Eddie, mais je sais très bien que quelque chose ne va pas. Tu essayes encore de te défiler malgré ce lien qui nous unit ? »

Les jumeaux Cullen avaient toujours eu une relation particulière. De nombreux médecins qui s'étaient penchés sur leur cas avaient conclu que c'était dû au fait d'être jumeaux : ils étaient inséparables.

« Rose, s'i-s'il te p-plaît. », réprimanda Edward alors qu'il regardait la route.

« D'accord, j'ai compris. » La blonde croisa les bras. « Apparemment, à présent , tu fais plus confiance à ta petite amie qu'à ta jumelle qui a toujours été à tes côtés. »

Rosalie n'était pas du tout jalouse de Bella ; au contraire, elle appréciait qu'Edward accorde sa confiance à son amie. Il s'agissait d'un progrès énorme. Mais son intention était qu'Edward pense qu'elle était jalouse.

« C-ce n'est p-pas ç-ça. » dit Edward, se sentant piégé par sa sœur. S-si j'ai qu-quel-qu-que ch-chose à d-dire, t-tu ser-seras l-la pre-premi-mi-mière à l-le s-sa-voir. », sourit Edward.

« Tu te comportes de manière étrange depuis l'incident au centre commercial ! Bon sang, Edward ? », s'écria Rose.

Son jumeau gardait les mains serrées sur le volant. Il était tendu et nerveux. C'était exactement ce qu'il ne voulait pas qu'il se passe. A nouveau, il se sentait mal à l'aise d'être ainsi observé, il détestait ça ... il n'était pas un monstre à examiner. Il n'y avait rien qui le dérangeait plus que l'attention des gens autour de lui. Cela le rendait nerveux, c'était comme si des centaines de millions d'yeux étaient braqués sur lui. Il n'aimait pas cette attention, il n'aimait pas les gens, il n'aimait pas être entouré de beaucoup de personnes.

« J-je ne v-veux p-pas qu'on p-pense q-que co-comme j'-j'ai p-par-parlé d-de ma-mani-manière flu-fluide, j-je l-le ref-ferai. », essaya d'expliquer Edward.

Rosalie n'eut pas besoin d'une autre réponse. C'était cette réponse qu'elle attendait. Le fait qu'il sente cette pression sur lui.

Edward et Rose arrivèrent bien avant les Swan. Ainsi, ils les attendirent sur le parking. La jumelle d'Edward n'insista pas et comprenait son frère. S'il ne voulait pas être le centre d'attention, il se demandait ce que Bella et Emmett pensaient de lui.

Quand Bella arriva, Edward se sentit mal à l'aise. Il salua comme d'habitude Emmett et se dirigea avec ses camarades en cours de biologie.

Le malaise d'Edward résidait dans le fait de devoir partager Bella avec Rose : c'était un souci pour leur bien-être.

Sa petite amie s'approcha de lui et l'embrassa tendrement, lui faisant oublier derechef le mécontentement qui avait eu lieu dans la matinée.

« Ca va ? », sourit-elle en s'écartant de lui.

Edward lui prit la main pour marcher ensemble. A chaque fois qu'il caressait la peau de Bella, il ressentait un frisson en lui. C'était intense, trop intense, si bien qu'il lui était difficile de parler.

« B-bien. », sourit-il. « Et to-toi ? »

« Je ne voulais pas aller en cours. Me lever tôt, je n'aime pas ça. », dit-elle. « Mais je suis venue pour toi. »

Edward baisa la main de Bella et se dirigea vers l'école.

Ce matin-là, après la classe de biologie, Rose, Bella et Emmett avaient un cours d'algèbre, à l'exception d'Edward qui allait d'habitude à la bibliothèque pour étudier.

« Tu vas à la bibliothèque? », sourit Bella. « Je t'accompagne ? »

Edward lui montra sa désapprobation d'un regard.

« V-vas en c-cours », osa-t-il dire.

Bella se mit sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur les lèvres d'Edward et le simple toucher de ses lèvres lui fit ressentir des chatouillements exquis mêlés à de la nervosité.

Bien que la relation d'Edward et Bella n'était plus un secret pour personne, il y avaient encore des regards surpris devant cette scène. Beaucoup se demandaient ce que cherchait Isabella Swan en sortant avec Edward. Très peu de personnes croyaient qu'elle puisse lui trouver une attirance quelconque. Mike Newton, pendant ce temps, observait le couple avec un dégoût non feint.
Il n'oubliait pas l'offense de ces deux-là dont il avait été victime la dernière fois, mais il attendait le bon moment pour prendre sa revanche. Il ricana encore une fois en regardant les deux tourtereaux et alla en cours.

« On se voit après ! », s'exclama Bella en rejoignant Rosalie et Emmett.

Edward leva le bras et salua à nouveau Bella.

Depuis le matin, Edward souhaitait être seul. Il avait besoin de réfléchir à tout cela, de respirer calmement. Depuis ce qui s'était passé, même chez lui, il avait l'impression d'être passé à la loupe.

Il était assis dans l'un des espaces isolés disposés pour étudier au calme et laissa ses livres sur la table.

Que voulait Jasper en lui donnant rendez-vous en dehors des heures ? Il était censé le consulter une fois par semaine. C'était régulier ainsi. Mais il semblait étrange qu'après tout ce qui s'était passé, il le convoque précisément à ce moment-là.

Son père avait-il fait quelque chose qui avait ainsi rendu nécessaire sa présence pour Jasper ?

Edward essaya de rejeter l'idée que Jasper savait maintenant la vérité.

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Alice entra dans la salle de cours un peu plus tardivement que d'habitude. Etant depuis peu sélectionnée en gymnastique rythmique, cela lui était devenu plus fastidieux d'arriver à l'heure.

Elle s'asseya à côté de Bella et sourit.

« Une fois de plus en retard ? », chuchota la fille aux cheveux châtains.

« Oui, mais ce n'est pas de ma faute. », sourit Alice.

Les deux firent semblant d'écouter le cour, tandis que Rose et Emmett, bien qu'ils soient assis à la même table, s'échangeaient des bouts de papier.

« Jasper va bien ? », murmura à nouveau Bella pendant que le professeur écrivait sur le tableau noir.

«Eh bien, ça va. Dernièrement, on ne se voit pas souvent, mais on se téléphone. », sourit Alice. « Et Edward ? »

« Rose ne t'a pas raconté ? », dit Bella, feignant de prêter attention au cours.

«On m'a dit à propos d'hier soir, mais comment va-t-il ? »

« Je ne sais vraiment pas, j'essaye d'éviter le sujet. », expliqua Bella.

Isabella Swan était une fille très intelligente et elle avait remarqué le comportement de son petit ami, ses gestes et des regards trahissant son mal à l'aise. Cependant, pour elle, ce n'était pas une excuse pour ne pas en parler. Ainsi, elle avait décidé de ne pas faire le premier pas jusqu'à voir un Edward qui n'était plus sur la défensive.

Rosalie avait envoyé des mots à Emmett pour lui dire qu'après les cours, ils devaient aller au gymnase avant d'aller au casino où ils retrouveraient Edward. Elle voulait les avertir du comportement de son frère, en particulier Bella.

C'est ainsi qu'ils se rejoignirent. Alice, Emmett, Rose et Bella pénétrèrent dans la salle de gym qui était, à cette heure-ci, généralement vide.

« Raconte. », dit Bella.

« Il s'agit d'Edward. Comme tout le monde le sait, après ce qui est arrivé au centre commercial, il se comporte de manière étrange. Le matin, j'ai essayé de savoir ce qui se passait, mais son explication était très vague. Il disait qu'il détestait être le centre d'attention et que cela le gênait aussi. Je pense que c'est mieux d'oublier ce qui est arrivé et de le laisser tranquille. », dit Rose en essayant de les convaincre d'ignorer l'évènement.

« Si tu le dis. », soutint Emmett en la prenant par la taille.

« Non, ce n'est pas bien. », dit Alice.

Tous la regardèrent avec surprise. Tout le monde s'était dit que s'il y avait une personne qui refuserait, ce serait Bella, et non Alice.

« Pourquoi ? », dit Bella, surprise.

« Faire la sourde oreille ne va pas aider Edward à progresser. Pour Edward, c'est mieux de ne se surpasser, que les gens l'acceptent tel qu'il est et c'est tout. En procédant ainsi, il n'y aura pas d'amélioration et son bégaiement ne sera pas moins prononcé. », dit Alice, déterminée.

Elle avait insisté pour que Jasper lui avoue l'origine du problème d'Edward, mais son petit ami n'avait pas cédé ; puis elle avait exposé cette même théorie et Jasper lui avait donné raison.

Pour Bella, la théorie d'Alice tenait debout. En effet, plus on laissait Edward tranquille, moins on s'en inquièterait. Cependant, Rosalie était furieuse, presque en colère, et ses amis n'en comprenaient pas la raison.

« Voyons les filles, je sais que vous voulez le meilleur pour mon frère. » Elle essaya de se calmer. « Mais vous n'êtiez pas avec lui quand on l'a forcé à répéter encore et encore ce qui est arrivé ce soir-là! », confessa-t-elle en sortant de ses gonds.

Ce soir-là ? Qu'est-il arrivé à Edward pour qu'il devienne comme ça ? Sans faire exprès, Rose avait fait fleurir bien d'autres interrogations dans l'esprit de Bella qui réfléchissait très rapidement mélangeant des centaines de théories.

« Je ne veux pas que vous en parliez. C'est compris ? », dit Rose en prenant la main d'Emmett pour sortir de la salle de gym.

Bella et Alice se regardèrent stupéfaites et talonnèrent aussitôt leur ami sans faire aucun commentaire.

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Edward était surpris. Aucun de ses amis n'étaient venus à la table à laquelle ils s'asseyaient d'habitude au déjeuner. Il venait de composer le numéro de Bella quand il vit entrer sa sœur avec le reste du groupe.

« Qu'allons-nous commander ? », demanda Rose en faisant comme si de rien n'était.

« La même chose que d'habitude. », plaisanta Emmett.

« Voyons voir ce qu'il y a aujourd'hui », dit Alice en sautillant loin de la table pour laisser un moment d'intimité à Bella et Edward.

« P-pour-quoi i-ils ét-étaient en r-ret-retard ?T-t-toute la cl-classe ét-était là. », interrogea Edward un peu gêné.

« Alice, Rose et moi, nous sommes allées aux toilettes », sourit Bella. « Tu sais, les trucs de filles. »

Edward hocha la tête.

« A-après le c-cours d-de la-lang-gue, j-je d-devr-vrais p-partir s-seul. », dit Edward sans lui dire où il allait.

« Où vas-tu? », dit Bella avec un sourire pour ne pas avoir l'air suspecte, mais en réalité elle l'était.

« Je v-vais v-voi-voir J-jasper. », répondit-il sèchement.

« Nous pourrons alors passer du temps ensemble et en se promenant, on pourra prendre une glace. »

« D-désol-désolé, j-je préf-fère être s-seul. Une au-autre f-fois. », dit Edward voyant tout le groupe s'asseoir autour de lui.

Bella était en colère, mais elle essaya de le comprendre. Elle n'insista pas plus et afficha son plus beau sourire.

Le cours de langue se passa sans histoires. Tous rentrèrent avec des devoirs supplémentaires, assez mal vus quand on est déjà surchargé de devoirs.

« Tu vas voir Jasper ? », dit Rose.

« O-Oui. », confirma Edward en ouvrant le portière de la Volvo. « T-tu r-ren-rentres à l-la m-mai-maison ? »

« Ne t'en fais pas, je rentre avec Bella et Emmett. »

Il embrassa sa soeur sur la joue.

Bella resta un peu à ses côtés. Elle regarda ses beaux yeux verts et sourit en essayant d'oublier tout ce qui était arrivé au déjeuner. Cette discussion avait assombri les yeux d'Edward et ce n'était pas ce qu'elle avait souhaité.

« Je t'aime. », dit Bella, tout sourire, en caressant la joue de son petit copain.

Edward la serra fort dans ses bras et lui sourit, bien que sa joie ne se reflétait pas ses yeux. Elle l'avait remarqué.

« J-je t-ai-t'aime aus-aussi. » Il colla ses lèvres contre les siennes et l'embrassa tendrement.

Edward laissa tomber un petit mot dans la poche du manteau de Bella. Elle ne le vit pas puisqu'il l'étreignait fort contre lui.

« On se verra demain. », sourit sa petite amie.

Edward démarra la Volvo et prit la route. Il arriva rapidement à l'Hôpital puisqu'il n'avait pas roulé en dessous de 130 km/h.

Il prit le chemin du cabinet de Carlisle avant afin de le prévenir qu'il allait au rendez-vous de Jasper. Il fut accueilli par la secrétaire qui accéda aussitôt à sa requête.

Carlisle félicita son fils d'être venu et il lui conseilla de tirer profit de la session. Edward ne comprit pas les paroles de son père mais il ne voulut pas les analyser.

Une fois dans le cabinet de Jasper, il s'asseya dans le canapé et attendit l'arrivée du psychologue. Il observa une fois de plus l'environnement, les magnifiques et superbe tableaux contemporains. Il se leva pour observer l'un d'entre eux qui était richement décoré et resta là à observer les certificats d'études du jeune ami de son père. Il marcha autour du bureau et sans le vouloir, son regard se figea sur quelques papiers sur son cas. Il reconnut derechef une ancienne archive qui était posée sur les autres.

Il prit le vieux dossier et le feuilleta, alors que son coeur battait à tout rompre.

Etait-ce qu'avait fait son père ? Peut-être avait-il pu lui envoyer soi-même ? Sachant qu'il lui difficile de se souvenir de tout, son père avait envoyé ce dossier d'archives à Jasper, qui avait eu à présent la merveilleuse idée de le lui faire rappeler.

Edward tremblait devant les images de son passé. Ces images incommodantes qui l'avaient à plusieurs reprises tourmenté et dont il se souvenait régulièrement depuis peu.

A ce moment précis, il comprit la raison de l'appel inhabituel de Jasper pour avoir rendez-vous avec lui aujourd'hui. Il ne voulait pas que cela recommence. Il posa le dossier à l'endroit où il l'avait pris et bien qu'il tremblait, il décida de sortir de cet endroit.

Il prit son sac à dos, posé parterre, et tourna la poignée de la porte pour se trouver nez à nez avec Jasper.

« Je vois que tu as déjà découvert le sujet principal de ce rendez-vous. », dit-il en prenant son café tout en barrant le chemin à Edward.

Il vit le regard alarmé du jeune Cullen mais cela ne l'affolait guère. Il savait qu'il réagirait ainsi. Il avait délibérément laissé le dossier là pour que Edward le voit et que cela lui rafraîchisse la mémoire sur les évènements passés.

Edward ne pouvait pas le croire. Il se sentait piégé comme un animal traqué. Il ne savait pas quoi faire, hormis écarter Jasper et sortir ou rester là, immobile et muré dans son mutisme. Son corps tremblait. Il lui était de plus en plus difficile de se contenir. Il poussa un soupir et opta pour la première option.

« Laissez-moi passer. », l'implora Edward en essayant de garder son calme.

« Edward, écoute-moi. Tu en as besoin. Je ne serai pas agressif et je ne vais pas utiliser des techniques auxquelles on t' a déjà soumis par le passé. Je ne te ferai pas te remémorer les souvenirs. », lui expliqua Jasper qui, selon Edward, semblait trop calme.

Edward ne pouvait pas croire une seule phrase des propos de Jasper. Il ne croyait pas car il n'avait aucune confiance en les médecins, ni en personne, ni en Bella...maintenant, elle l'avait mis le grappin sur lui. C'était la raison pour laquelle elle avait été si douce et compréhensive, surtout quand il lui avait demandé de l'accompagner.

« J-je n-ne v-vous cr-crois p-pas. E-éca-car-tez-vous, s'il v-vous pl-plait. », demanda-t-il à nouveau.

« Edward, crois-moi. Je te l'ai dit lors de notre premier rendez-vous. Aies confiance en moi. » Jasper marcha vers lui. « Jamais je ne te ferai de mal, je veux juste te mettre sous hypnose. »

« Hypnose. », pensa Edward. Il avait déjà entendu parler de cette méthode du dernier recours. Cependant, il y avait des risques pour le patient sous hypnose. Jasper non plus ne pouvait pas lui garantir une sécurité intégrale.

Le médecin pouvait voir la mine déconfite d'Edward et il essaya de poursuivre son explication.

« Edward, s'il te plaît, assieds-toi. Crois-moi que nous n'en parlerons pas si tu ne veux pas en parler. Mais, s'il te plaît, assieds-toi. »

« D-dé-déso-désolé. », murmura-t-il encore confus.

Il contourna Jasper en évitant de se mettre à pleurer. Mais la nécessité de fuir était plus forte. Il ne voulait aucunement revivre cela, encore moins se retrouver à nouveau enfermé dans les souvenirs qu'il voulait fuir, surtout la mort de sa mamie. C'était à cause de toutes les fois où il avait été forcé à venir dans le bureau du médecin qui le répugnait.

Il courut dans les couloirs de l'hôpital, essayant d'effacer les images de cet homme.

Le Docteur Wallace avait proposé ses services pour traiter le début de bégaiement d'Edward. C'était un geste, aux yeux de Carlisle, qui reflétait l'amitié sincère de Joseph Wallace, un compagnon de l'enfance puis un camarade d'école.

Dès le début, Edward avait dit à son père que cet homme avait quelque chose à voir avec la mort de sa grand-mère et il ne voulait pas poursuivre ses consultations avec l'homme, mais Carlisle n'y croyait pas et l'avait envoyé encore et encore aux séances de thérapies avec Joseph. Jamais il n'avait vu quelque chose de mauvais en son ami de longue date et il ne croyait pas son fils. Geste qu'il regrettait depuis quelques temps.

Pour Edward,cet homme, c'était la raison qui l'avait poussé à ne plus faire confiance. C'était un homme vil et méchant qui avait détruit la sérénité d'une famille. Pour Edward, depuis le début,

Joseph Wallace était le meurtrier de sa mamie.

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Alors, une petite idée concernant le mot qu'a donné Edward à Bella ?

Le prochain chapitre est ENORME !

Presque 5000 mots, je vais donc faire du mieux que je peux pour vous le traduire rapidement :)

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