Disclaimer: Twilight est la propriété de Stephenie Meyer. L'histoire appartient à EternallyCullen (lien sur mon profil), je ne fais que traduire.

Bonjour tout le monde? Vous allez bien?

Me voilà enfin avec un nouveau chapitre :)

Merci à toutes pour vos reviews et pour les nouvelles mises en alerte/favori.

twilight0507: Coucou! Merci pour ta review :). J'en déduis que tu as aimé le chapitre précédent? XD. J'espère que celui-ci te plaira aussi ;). A bientôt! Xoxo.

Aulandra17: Salut! Merci pour ta review^^. Ravie que ces premiers chapitres t'aient plu, et j'espère que la suite te plaira également :). A bientôt! Bisous.

Isnoname: Coucou! Merci pour ta review :). Je sais que je ne poste plus aussi souvent qu'avant, mais je n'ai plus autant de temps qu'avant. Et comme j'ai pris pas mal de retard cet été, c'est difficile de tout rattraper :/. J'espère que tu continueras quand même de me lire :). A bientôt! Xoxo.

TeamEdward: Coucou! Merci pour ta review :). Eh oui tout avait bien commencé jusqu'à ce qu'Emmett le gaffeur en fasse des siennes! Tu apprendras tout ce que tu veux savoir sur Sophie dans ce chapitre ;). Et le fait que tout le monde soit au courant pour le bébé sauf Edward est dû au fait que Rose, Alice, Emmett et Jasper étaient en contact avec Bella pendant ces dernières années, mais pas Edward. Et Esme l'a appris par Rosalie donc... Bon ok, je défends Bella comme je peux XD. J'espère que ce chapitre te plaira ;). A bientôt! Xoxo

lune58: Coucou! Merci beaucoup pour ta review :). Je suis contente que l'histoire te plaise, ça me fait plaisir de la traduire pour la partager avec vous :). A bientôt! Xoxo

Lulu: Salut! Merci pour ta review^^. Je ne comprends pas ce qui t'as fait penser ça à propos de Jacob :/. A bientôt! Bisous.

Et merci beaucoup à ma bêta, Missleez :)

J'espère n'avoir oublié personne. Aller, je vous laisse avec le nouveau chapitre ;)


CHAPITRE 12

Flashback – 2008

Je m'assis sur mon lit, les draps froissés au pied alors que je tenais mes genoux contre ma poitrine. Ma chambre avait été mon sanctuaire pendant ces six dernières semaines et je ne la quittais seulement pour utiliser la salle de bain ou pour aller en cours. Je ne mangeais plus à moins que j'y sois obligée et dès que je rentrais à la maison, je prenais une douche et j'allais au lit.

Alice frappa bruyamment à la porte et entra à l'intérieur sans attendre une réponse, et encore moins une invitation à entrer. Elle s'assit à côté de moi sur le lit et me jeta quelque chose.

Sur la petit boîte bleu et blanche était écrit Clear Blue. Pas besoin d'être un génie pour connaître cette marque.

« C'est quoi ce bordel Alice ? »

Je n'avais pas gardé la trace de quelque chose, et je n'avais jamais réalisé que je n'avais pas eu le débarquement des Anglais depuis un moment... je ne savais pas vraiment combien de temps ça faisait.

Alice venait me voir au moins trois fois par semaine. Elle dormait ici, soit sur le plancher de ma chambre ou sur mon canapé, et ensuite elle repartait très tôt le matin pour aller en cours. Je ne lui avais jamais dit que je voulais qu'elle soit là. Je voulais être seule, mais en même temps, je ne pouvais pas lui dire qu'elle m'embêtait parce que j'avais besoin d'elle et j'étais très égoïste.

« Fais-le simplement Bella, tu vomis tous les jours, tu n'as pas eu tes règles depuis dieu seul sait combien de temps et je déteste dire ça, mais tu as pris du poids, même si tu ne manges plus... ne crois pas que tu puisse me cacher les choses dans ces abominables pantalons de survêtement et ces sweats à capuche. »

Je rougis furieusement, mon poing serré autour de la petite boîte, froissant le carton. « Je prenais la pilule » lui grondai-je presque.

« Ce n'est pas toujours sûr à cent pour cent, les accidents arrivent, soit tu es malade ou quelque chose, soit tu as oublié de la prendre... ça ne marche pas tout le temps. Tu te souviens de Leah, cette fille aux cheveux noirs qui est arrivée dans notre classe ? Eh bien, elle est tombée enceinte quand elle prenait la pilule, et elle jure que le gars avec qui elle a couché portait un préservatif. »

Le petit lutin pinça les lèvres et croisa les bras. Il n'y avait pas à discuter avec elle. Elle avait son avis et je savais que si je refusais de faire le test elle m'aurait probablement attrapée et chatouillée jusqu'à ce que je sois contrainte de pisser sur ce bâton de malheur.

« Si tu ne fais pas le test Bella, je vais appeler Charlie. »

La dernière menace qu'elle pouvait me faire. Je ne l'avais pas vu depuis trois jours avant le truc avec James. Je lui avais parlé au téléphone à quelques reprises mais je savais par l'intermédiaire de Jacob qu'il avait reçu des informations inquiétantes sur moi vu que je n'étais pas rentrée le week-end.

« Très bien, je vais le faire, mais seulement pour prouver un point. J'ai arrêté de prendre ma pilule car bordel pourquoi j'en aurais besoin ? C'est probablement juste mon cycle qui est déréglé c'est tout ! » Je grognai alors que je descendais du lit et tempêtai jusqu'à la salle de bain, verrouillant la porte derrière moi. Ça arrive non ? Le stress, la dépression, des tas de choses comme ça peuvent affecter les règles. Alice ne sait pas de quoi elle parle. Si j'avais du retard, je le saurais... pas vrai ?

Je sortis le test numérique du paquet et jetai un coup d'œil aux instructions. Ça me disait de faire pipi dans quelque chose et de tremper le bout dedans pendant cinq secondes ou de littéralement pisser dessus pendant dix secondes. J'optai pour la dernière option comme ça je ne devrais pas faire face à Alice à nouveau pendant que je chercherais quelque chose d'appropriée pour faire pipi dedans, quelque chose que je n'allais pas vouloir utiliser pour mon café du matin.

Attendre trois minutes fut atroce. Les trois putain de minutes les plus longues de ma vie. A cet instant, je ne savais pas pourquoi, parce que je ne pouvais pas être foutrement enceinte, parce que nous avions utilisé des protections.

Je pris l'indicateur sur le sol et le retournai. C'était là, en noir en blanc en bon français.

Enceinte.

Les larmes jaillirent de mes yeux et ma tête tourna. Je ne pouvais plus respirer. Je m'accrochai à ma poitrine et sanglotai. Alice frappa à la porte. « Bella, ma chérie, laisse-moi entrer. »

Je me mis lentement sur mes pieds et avec les mains chancelantes je réussis à déverrouiller la porte. Au moment où je le fis, Alice me prit dans ses bras et nous glissâmes ensemble sur le sol. Je ruinai sa chemise Chanel avec mes larmes salées alors que je pleurais sur son épaule. Elle me tint contre elle et me caressa les cheveux, me disant que tout allait bien se passer.

« Nous irons bien, Bella. Nous allons traverser ça. Ensemble. Ne t'inquiète pas. »

Je n'avais pas décidé de ce que j'allais faire. Alice était la seule personne qui savait pour le bébé. Je dus aller à l'hôpital pour faire une échographie car je n'étais pas sûre de combien de temps j'étais réellement enceinte. On m'avait assuré qu'une échographie le confirmerait. Je ne savais pas comment je me sentais à propos de l'avortement. Je ne voulais pas y penser, mais je n'arrivais pas à me mettre dans la tête le fait qu'il y avait une vie qui grandissait à l'intérieur de moi. J'avais une bosse un peu prononcée mais je supposais que c'était parce que j'étais trop maigre. Je n'avais jamais été grosse du tout, mais mon poids était descendu à environ quarante cinq kilos.

Alice vint avec moi et me tint la main alors que je m'allongeais sur le petit lit dans la salle d'échographie sans fenêtre. Mon tee-shirt était remonté jusque sous mes seins et j'avais mon pantalon de survêtement légèrement abaissé et la serviette en papier rentrée dedans, ma petite bosse sortait.

« Ça va être un peu froid » me dit la femme alors qu'elle appliquait un peu de gel sur mon abdomen. « Si vous n'êtes pas enceinte de beaucoup, ou si le fœtus est caché, nous pourrions avoir à faire une échographie vaginale, d'accord ? »

Je hochai la tête, comprenant ce mot, ce que cela impliquerait.

Elle passa la sonde sur mon ventre, elle pressa assez durement sur ma bosse, ça ne faisait pas mal mais c'était un peu gênant. Il y avait une forme blanche sur l'écran et elle se déplaçait assez rapidement. La femme traçait des lignes sur l'écran avec son curseur. Elle expliqua qu'elle allait prendre quelques mesures pour connaître à quel moment de la gestation j'étais.

Elle rit doucement. « Nous avons là un bébé actif, Bella votre bébé ne veut pas que je le prenne en photo. » Alice se mit à rire et regarda l'écran.

« Wow, c'est ça la tête du bébé ? » demanda t-elle avec intérêt.

La gynécologue hocha la tête. « Oui ! Et là, » elle fit courir son doigt le long de l'écran. « C'est la colonne vertébrale du bébé, les jambes, les bras. »

Je regardai l'écran. Tout était si clair. Je pouvais dire que c'était un bébé. Je m'étais attendue à une petite boule... mais c'était un bébé reconnaissable.

« En regardant les mesures, je peux estimer que vous en êtes à dix-neuf semaines et trois jours de grossesse, Bella. Aimeriez-vous connaître le sexe de votre bébé ? »

J'eus le souffle coupé. Vingt semaines ? Ce n'est pas la moitié ? « Quoi ? Je ne peux pas l'être ! » m'écriai-je, les yeux fixés sur ma petite bosse. « On a toujours utilisé des protections. »

« Eh bien, c'est sûr que ça fait dix-neuf semaines, je viens de vérifier une deuxième fois les mesures du bébé ! Félicitations chérie ! Maintenant voulez-vous savoir ce que vous attendez ? »

Alice me sourit et hocha la tête dans l'excitation, serrant ma main.

« Je ne sais pas... je veux dire tout cela est encore un tel choc. Je ne sais toujours pas ce que je vais faire, il me reste juste une année avant de quitter l'université et c'est important. »

La femme me regarda avec compréhension, mais je pouvais dire que son expression reflétait la pitié. « D'accord, eh bien mentionnez ça à votre infirmière obstétrique assignée ou sage-femme quand vous la verrez la prochaine fois et elle sera en mesure de discuter de vos options avec vous. »

« Options ? » demandai-je.

« Elle peut vous parler de ce qui arrive si vous voulez garder votre bébé, ou si vous voulez penser à l'adoption, ou si vous souhaitez mettre un terme à votre grossesse. »

Mettre un terme ? Non. Je ne veux pas ça. Je ne pouvais pas penser à ça. J'en savais assez sur les bébés et les grossesses pour savoir qu'à vingt semaines, c'était plus que de devoir prendre un médicament. Je devrais passer par le travail. Je devrais tuer un bébé qui bougeait, sentait et vivait. Peut-être que si le bébé avait été minuscule, des semaines plus tôt ça aurait pu être une option. Mais non.

« Non... je ne veux pas ça » murmurai-je. « Je ne peux pas. » La gynécologue hocha la tête, souriant légèrement.

« Très bien, eh bien réfléchissez à votre autres options et à ce que vous voulez. Discutez-en avec le père. »

Je ne lui avais rien dit au sujet de James. J'étais encore trop humiliée. Il ne voulait pas de moi alors je savais qu'il ne voudrait pas de notre enfant non plus.

Après avoir parlé aux infirmières et à un médecin... et à Alice. Je décidai de garder le bébé. Je travaillerais sur mes études et je parlerais aux professeurs. Il y aurait quelque chose que je pourrais arranger. Mais je savais que je ne serais pas capable de donner le bébé.

Lorsque j'atteignis vingt-deux semaines de grossesse, je remarquai que je luttais pour cacher le fait que j'avais une grosse bosse. Je pouvais sentir le bébé bouger et c'était la chose la plus merveilleuse. Je l'avais dit à mon père et il avait été furieux au début, mais ensuite il m'avait pris dans ses bras et m'avait dit qu'il allait me soutenir. Il avait également dit que si jamais il voyait James, il lui tirerait une balle dans la tête.

Rosalie, tenant Paul le nouveau-né dans ses bras et Sam, deux ans jouant à ses pieds, m'avait dit que je devais le dire à James. « B, tu sais que je le déteste ce bâtard. Mais il est le père et il doit savoir. Je sais que vous n'êtes plus ensemble et la situation est différente. Mais tu devrais lui dire. Emmett a dit qu'il irait avec toi chez lui. »

Donc, une semaine plus tard je le fis. Assise nerveusement dans la grosse Jeep d'Emmett, mes mains frottant ma bosse qui bougeait. Je regardai Em et hochai la tête. « Je suis prête. »

Avec sa main au creux de mes reins, Em me conduisit à l'appartement minable de James. Je frappai légèrement. Il y eut quelques bruits suivis de quelques jurons avant que James ouvre la porte. Il y regarda à deux fois et puis fronça les sourcils.

« Tu n'as pas compris ? » ricana t-il mais il s'arrêta ensuite quand il réalisa qu'Emmett était là, et beaucoup plus gros que lui. « Qu'est-ce que tu veux Bella ? »

Je regardai mon ventre gonflé et le caressai doucement. « Je suis enceinte de vingt-deux semaines. Le bébé est le tien. »

James se mit à rire, d'un rire bruyant et désagréable. « Tu dois être en train de te foutre de moi. Ce n'est pas le mien. Tu ne me donnes pas beaucoup de crédit, je ne suis pas foutrement stupide. Tu ne peux pas venir me voir en me disant que je t'ai mis en cloque ! Bordel, c'est faible. Dormir avec des gars au hasard et me dire que c'est le mien ? Je ne VEUX pas de toi et rien ne me fera jamais vouloir de toi ! »

J'essayai de retenir mes larmes.

« J'en suis presque à cinq mois Jamie. Nous seulement... il y a deux mois. Je n'ai jamais été avec quelqu'un d'autre. »

James secoua la tête, ses yeux se rétrécissant. « Eh bien débarrasse-t'en. Je ne veux rien à voir avec ça, ou toi. Tu étais un peu d'amusement Bella. Je suis avec Lauren et je l'aime. »

Emmett s'avança et me mit sur le côté avant de pousser James dans son appartement. Je reculai. « Emmett ne fais pas ça. »

« Désolé Bellie. Je le dois. J'ai eu envie de faire ça pendant presque un an » me dit Emmett, poussant James à nouveau et lui donnant un coup de poing au visage, ce qui fit crier James de douleur et il saisit son nez en sang.

Je les laissai et retournai à la Jeep, m'appuyant contre la portière passager et j'attendis que mon ami revienne pour rentrer. James avait un tempérament, mais je savais qu'il ne faisait pas le poids face à un Emmett McCarty agacé.

La semaine suivante se passa sans problème. Bien sûr, je n'entendis pas parler de James. Et Alice passa le week-end avec moi. Elle prévoyait d'aller en ville pendant la semaine pour acheter certaines choses dont j'aurais besoin pour le bébé : des vêtements, un lit de bébé. Elle avait même parlé du tire-lait et si j'en voulais un manuel ou électrique. Je n'avais même pas réfléchis si je voulais allaiter ou non. Est-ce que je le voulais ? Je suppose que oui.

Alice avait lu plusieurs livres que j'avais eu sur la grossesse et les bébés. Elle me posait des questions qui me troublaient horriblement. Est-ce que j'allais emmailloter mon bébé ? Qu'est-ce que je pensais du co-sommeil, et quand ça arriverait, comment allais-je sevrer mon bébé ?

Je me réveillai le mercredi en me sentant bien. Mes symptômes s'étaient finalement estompés et je me sentais bien. J'avais beaucoup d'énergie et j'étais sûre que j'avais ce look rayonnant dont les gens parlaient pendant la grossesse. J'étais foutrement effrayée à ce sujet mais je savais que j'avais des gens autour de moi qui m'aideraient. Bon sang, même Charlie et Renée parlaient de l'arrivée de leur premier petit-enfant. J'étais bénie d'avoir de tels amis merveilleux et une famille.

Je n'avais pas cours avant l'après-midi donc je passai la matinée à nettoyer et à bricoler dans mon appartement. J'avais besoin d'aller à l'épicerie parce que j'étais à court de biscuits Oreo. Quelque chose que j'avais beaucoup mangé au court des semaines précédentes.

Je m'assis sur le canapé et levai mes pieds, mes mains frottaient distraitement mon ventre dur. Je le tapotai doucement, attendant une réponse. J'aimais jouer à un jeu avec mon bébé. Très souvent, lorsque je lui donnais un petit coup, il me donnait un coup ou poussait en retour.

Rien.

Je poussai à nouveau, un peu plus fort et sur le dessus de ma bosse.

Rien. Encore.

Je me souvins avoir lu dans un des livres qu'Alice avait eus que parfois le bébé pouvait être calme, que se lever et se déplacer, ou que boire une boisson fraîche ou gazeuse pouvait aider. Un autre avait même suggéré de tenir un paquet de petits pois surgelé sur son estomac.

Je fis les trois. J'attendis et j'attendis. Je secouai mon ventre, piquant et insistant. Toujours rien.

Mon sang se glaça. Je ne savais même pas ce qu'il se passait quand soudain je me retrouvai devant l'hôpital. Je pouvais à peine voir alors que je me dirigeais vers la réception, mes mains enroulées autour de mon ventre.

« Mon bébé... je ne l'ai pas senti bouger. » Je ne savais pas comment ça avait réussi à sortir si calme, si recueilli. Je donnai plus de détails et l'infirmière appela l'un de ses supérieurs et je fus conduite devant tous les patients en attente dans une salle d'examen. Je m'allongeai sur le lit et exposai mon ventre. L'infirmière posa un peu de gel sur mon ventre et plaça le doppler fœtal au-dessus de mon os pubien. Elle le bougea autour de mon ventre et sur ma bosse pendant plusieurs minutes.

« Bella, je ne peux pas trouver le pouls de votre bébé. Il se cache probablement ou il est dans une position inconfortable. Je voudrais faire une échographie pour être sûre, d'accord ? »

Je hochai la tête, j'étais comme engourdie. Je savais au fond de moi que mon bébé ne se cachait pas. Habituellement il était si actif le matin. Je pouvais m'allonger, regarder les ondulations et voir ma bosse vraiment bouger. C'était un spectacle étrange.

Je fus bientôt de retour dans la même pièce dans laquelle j'avais été lorsque j'avais vu mon enfant pour la première fois. La gynécologue se souvenait même de mon nom.

Je ne pus regarder l'écran noir et blanc alors qu'elle regardait mon bébé. Je savais que je ne verrais pas la même chose que précédemment.

Une main chaude attrapa la mienne. C'était ma sage-femme. Elle avait les larmes aux yeux. « Bella, je suis tellement désolée. Votre bébé est mort. »

Je fermai les yeux et hochai la tête. Je savais. Je le savais. Quelque chose n'avait pas été.

« Y a-t-il quelqu'un que nous pouvons appeler pour vous ? »

« Mon ami Alice. Je... elle... appelez Alice. » Je lui tendis mon téléphone en tremblant pour lui donner le numéro.

Je fus transférée dans une chambre privée pour attendre Alice. Elle resta avec moi et me tint alors que nous pleurions toutes les deux.

Ma fille, Sophie Charlie Swan naquit le lendemain soir, après un travail de huit heures. Je dus être déclenchée. Elle était parfaite à seulement vingt-trois semaines et quatre jours de grossesse et pesait cinq cent quatre-vingt cinq grammes. Elle avait même un peu de cheveux noirs et des ongles minuscules. Je l'avais tenue pendant des heures et les infirmières lui permirent de rester avec moi la nuit dans un petit couffin fait à la main. Elles me donnèrent de minuscules vêtements qui avaient été donnés et je la baignai et la vêtis. Elle me ressemblait. Je ne pouvais même pas voir un seul trait de James du tout.

Je l'appelai quelques jours plus tard. Je lui dis que j'avais perdu le bébé et que je lui avais donné naissance. Je lui dis même que je n'avais pas prévu de faire un enterrement pour elle, mais qu'elle avait été incinérée et que j'allais disperser les cendres à Forks. Je lui dis qu'il était le bienvenu. Je n'entendis jamais parler de lui.

Alice, Jasper, Emmett et Rosalie rejoignirent Charlie et ma mère et Phil à Forks alors que nous étions sur la plage de la Push. Jacob arriva aussi mais il resta en retrait et regarda simplement vu que nous partagions un moment triste alors que je vidais la petite quantité de cendre de ma fille dans l'océan et la regardais s'éloigner. Ma mère sanglota et lâcha un ballon rose. Alice et Rosalie jetèrent des pétales de roses rose pâle dans l'eau. Charlie était silencieux et ne lâcha pas ma main.

Il commençait à faire noir. Nous avions passé toute l'après-midi ensemble à la plage. Charlie me tira dans une étreinte. « On va retourner aux voitures Bells. On va te laisser quelques minutes seule d'accord ? »

Je hochai la tête et souris vaguement. Chacun de mes amis et ma famille m'enlacèrent et me touchèrent le bras. Jacob fut le dernier à m'offrir un petit signe de tête. Il était un bon gars.

Je regardai ma famille se disperser et je regardai l'océan et le soleil couchant.

« Au revoir Sophie. Je t'aime. »


Et voilà. Dur dur ce chapitre hm?

Etant maman, j'ai eu du mal à le traduire celui-là :S.

Et vous, qu'en avez-vous pensé? Vous comprenez pourquoi Bella n'a pas osé le dire à Edward? D'après vous en sachant ça, Edward va t-il pardonner à Bella d'avoir garder le secret, ou au contraire va t-il être furieux?

Faites-moi part de vos avis, j'adore ça :D

A bientôt!

Bisous