Eh bien oui, j'ai failli oublié de poster le chapitre...
j'ai vraiment la tête dans la panade en ce moment...
bon, je vous laisse lire
- Salut fils, lança le shérif avec le sourire.
- Salut papa.
- Tout va bien ?
- Oui. Super.
- Tu ne t'ennuies pas trop quand je suis pas là ?
- Non ça peut aller,
- Je vois ça. Tu devrais peut être t'acheter un châle ou une écharpe ou des pulls col roulé.
- Et merde !
Stiles avait oublié complètement. Si depuis la porte son père avait vu le suçon, c'est qu'il devait être bien marqué.
- Tu penseras à dire à celui qui t'a fait ça que la prochaine fois, il choisisse un endroit plus discret et tu lui diras aussi qu'il n'a pas besoin de s'enfuir par la fenêtre quand j'arrive. Ça évitera aux voisins de se poser des questions.
- Promis.
- Bien ! On commande chinois ?
Stiles avait quasi toujours pensé que son père était génial, mais il arrivait quand même toujours à être surpris. Il se pencha à la fenêtre une fois son père descendu.
- Eh sourwolf, t'es encore là ?
Deux yeux bleus acier brillèrent dans le noir en réponse.
- Tu as entendu ?
- Oui.
- Provoquant donc ?
- C'est bien ça !
- Le ''mon amour'' c'était…
- Pas voulu désolé. Oublie-ça !
- Et le '' on se voit demain?''
- Seulement si tu veux.
- Alors à demain.
Stiles hésita puis il se décida à fermer la fenêtre avec le loquet. Il descendit vers son père pour dîner.
Stiles était encore dans son lit quand son père partit au travail. Il ne dormait pas, mais réfléchissait les yeux rivés au plafond comme si une solution allait s'y afficher soudainement. Provoquant, il trouverait le moyen de l'être, mais il lui fallait encore autre chose. La solution sonna à sa porte. Il alla ouvrir en pyjama. À cette heure, c'était forcément Scott et il avait raison.
- T'es malade ? Demanda l'alpha voyant son best en pyjama.
- Salut Scott, ça va ?
- Bien. Pourquoi tu es en pyjama à cette heure-ci ?
- Je réfléchissais dans mon lit. Ça doit bien faire trois heures que je me prends la tête. Viens monte, je te raconte.
Stiles était couché par terre sur le dos et Scott était assit en tailleur à côté de lui.
- Vous voulez pas plutôt arrêter non ? Ça ne vous lasse pas ?
- Pas encore.
- Vous êtes quand même sacrément tenaces.
Stiles se releva d'un coup sec.
- Mec merci. Tu viens de me trouver une super idée. J'pourrais t'embrasser, tu sais.
- Merci non. Réserve ça à Derek !
Les deux copains se firent un grand sourire complice.
- Une question. Le suçon c'est Derek ?
Stiles se contenta de hocher la tête.
- Tu comptes faire quoi aujourd'hui ?
- Je passe voir Derek enfin, je comptais… enfin, j'avais émis l'idée… enfin non, c'est lui qui a émis l'idée hier soir… enfin…
- Stop Stiles ! Calme-toi. Tu veux que je vienne avec toi ?
Les deux ados étaient assis dans le loft de Derek, ce dernier était plongé dans la contemplation d'une carte de la ville. Stiles voulait provoquer Derek, mais il avait du mal à se lancer avec Scott à côté de lui.
- Dis Scott, tu as des griffes aux orteils quand tu te transformes ?
Derek releva la tête de sa carte, mais ne se tourna pas vers les jeunes.
- Non. T'en a de ses questions bizarres parfois.
- Sinon toi et Kira ça va ?
- Je sais pas trop mon vieux. Je suis pas persuadé qu'on soit fait pour être ensemble. Mais on s'apprécie beaucoup.
- Tu aimerais qu'elle se déguise pour toi en chaperon rouge ?
Derek souffla et se retourna. Il scruta Stiles d'un regard mauvais.
- Heu… je peux avoir un joker ?
- Moi je pense que ça te plairait. Ça doit être un truc de loup en fait. Comme un fantasme obligatoire.
Scott regarda son ami qui lui fit un coup d'œil. Il comprit ce qu'il essayait de faire. Il voulait provoquer Derek et quoi de mieux que revenir sur cet incident. Il décida donc de marcher à fond dans le jeu.
- On devrait peut-être demander à Derek ce qu'il en pense ? Il y a eu droit lui et ça n'a pas eu l'air de lui déplaire.
- Vous êtes de mèche pour m'énervé c'est ça ? Demanda Derek en grognant.
- Alors ? Insista Scott.
- J'ai pas l'intention de marcher dans votre jeu aujourd'hui, et il se retourna sur la carte.
Scott fit un coup d'œil à Stiles qui hocha la tête par l'affirmative.
- Bon, ben moi j'ai des choses à faire. Je vous laisse les amoureux.
Derek se retourna en soupirant. Stiles leva les deux bras en l'air.
- C'est pas ma faute !
- C'est toujours de ta faute, Les yeux de Derek se posèrent sur la marque du suçon dans le cou de Stiles, tu devrais peut-être demander à Lydia des astuces pour cacher ça. C'est sans doute la plus mauvaise idée que j'ai eu ces derniers temps.
Stiles se leva et vint se placer à côté de Derek.
- Non, tu as eu pire comme idée. Tu m'as appelé '' mon amour''!
- Ne commence pas avec ça. Je suis pas d'humeur.
- Mal dormi ?
- Très.
- Une raison particulière ?
- Je vais pas te le dire.
- Je l'aime beaucoup ce costume de chaperon rouge.
- Tu recommence avec ça ?
- J'essaye de te provoquer, on va voir ce que tu fais en premier. Tu me redis mon amour ou tu me sautes dessus pour me faire l'amour sauvagement.
Derek se raidit et ne retint pas un frisson de panique.
- Pourquoi j'aurais envie de te faire l'amour ?
- Parce que tu m'aimes et que tu me désires.
- Ne t'avances pas trop dans ce que tu dis, tu pourrais y croire et être déçu.
- On sait tous les deux que tu m'aimes, sinon pourquoi tu me ferrais des suçons ?
- Moment d'égarement.
- Vraiment ?
Stiles s'approcha encore de Derek. Leurs fronts quasiment collés. Derek entendit le cœur de l'ado accéléré et sentit le sien se caler sur le même rythme.
- J'ai fortement envie de toi ! Chuchota Stiles.
- Je ne répondrai pas à tes avances Stiles, tu peux abandonner de suite cette idée.
- C'est dommage parce que je sens que tu en as envie autant que moi.
Stiles attrapa les hanches du lycan et l'approcha de son bassin.
- Putain Stiles arrêtes !
Mais Stiles n'était pas du genre à renoncer. Derek le savait et il savait aussi que sa volonté serait mise à rude épreuve. À très rude épreuve à vrai dire. Il pouvait supporter beaucoup de choses, mais là l'envie était déjà trop grande depuis trop longtemps. D'un côté, il se dit qu'il pouvait bien flancher cette fois-ci et perdre, ce n'était pas si grave. Le jeu devenait vraiment dangereux, mentalement surtout. Combien de temps ils allaient supportés ça et jusqu'où ? Ils étaient déjà aller bien loin dans l'histoire et de toute façon, les deux savaient les sentiments et les envies qu'ils partageaient sans vouloir le dire. Ils auraient pu le dire, ça n'était plus une surprise, mais ils ne voulaient pas. C'était beaucoup plus amusant de s'aimer de cette façon que bêtement comme tout le monde. On parlait quand même de Stiles Stilinski et de Derek Hale et ils n'étaient de loin pas comme tout le monde.
- Tu iras jusqu'au bout pour me faire craquer hein ?
- Tu n'as même pas idée ! Je t'avais promis au lycée, je te mettrai à genoux Derek.
Stiles ne lâcherait pas. Il allait l'emmerder pendant des jours, des semaines, des mois, des années s'il le fallait, mais il ne perdrait pas ce défi. Si Derek ne l'avait pas appelé '' mon amour'' à la limite, il aurait put renoncer en voyant que le loup n'allait rien lâcher non plus, mais là, c'était impossible. Au point où ils en étaient, il rêvait de l'entendre encore dire ''mon amour'' ou carrément ''je t'aime'' et il allait se battre pour ça. Pour lui, Derek était allé trop loin pour oser revenir en arrière. Toujours l'un contre l'autre, les deux hommes se défiaient du regard.
- Tu sais ce qu'on va faire Stiles ? On va jouer à deux. Le premier à lâcher un mot ou un geste d'amour aura perdu. Considère que c'est un genre de balle de match et tous les coups sont permis sans exception. Tu marches ?
- Bien sûr.
- J'ai des choses à faire aujourd'hui, mais retrouve-moi ce soir devant le lycée. Vingt heures !
Ils se regardèrent encore un moment et puis Stiles finit par lâcher Derek et partit.
- Ça ne va pas bien finir cette histoire. Je te le dis moi. Il va y avoir de la casse, des pleures et éventuellement des cœurs brisés, dit Cora au téléphone avec son frère après le départ de Stiles.
- J'ai déjà eu mon compte question cœur brisé petite sœur. Ça ne me fait pas peur.
- Et si tu te conduis comme un parfait abruti et que tu lui brises le cœur?
- Merci d'avoir confiance en moi, j'apprécie !
- Bon c'est quoi ton plan ?
- Faire craquer Stiles.
- Non, pour ce soir sombre idiot.
- Ah ! Précise quand tu causes et ne me traites pas d'idiot. Je comptais l'emmener au cinéma.
- C'est naze !
- Comment ça c'est naze ? C'est pas ce qu'on fait en général ?
- Emmène-le faire du bateau sur le lac.
- De nuit, en plein mois d'avril ? Tu sais qu'il ne fait pas chaud dehors.
- Tu crains le froid maintenant toi ?
- Non, mais… Stiles … oui. Je vois où tu veux en venir.
- Ben voilà, on fait des progrès !
je vous dis à samedi dans la soirée et je vous souhaite, un joyeux noël...
Bisous
Kitsune
