Hello ! J'espère que vous avez passé une bonne semaine ... La mienne a été mitigée mais s'est plutôt bien finie on va dire !
Je vous laisse avec la suite.
Merci à tous pour les reviews.
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux sortis tout droit de mon imagination.
Chapitre 12 (04/03/16)
Comme leur avait annoncé plus tôt le médecin, Edward put sortir en fin de journée de l'hôpital. Arrivés à la maison, Carlisle l'obligea à monter dans sa chambre afin de s'allonger au calme. Le jeune homme obéit sans discuter, se sentant faible. Depuis le milieu de l'après-midi environ, il cogitait. Carlisle lui avait annoncé que pour des raisons pratiques, il ne verrait pas Katie le jour même mais que celle-ci avait fait des pieds et des mains pour se libérer et passer la journée du lendemain avec lui, prétextant un besoin urgent de converser. Edward savait ce que cela signifiait. Le fait qu'elle veuille passer la journée en session voulait dire que la jeune femme avait des doutes à son sujet et devait probablement savoir à quel petit jeu il jouait. Le problème, c'est que bien qu'il sache que sa psychologue était loin d'être bête, il ne savait pas quoi lui dire. Parler n'était pas quelque chose de réellement naturel chez lui. Ce n'est pas comme s'il avait spécialement besoin de parler de ce qui lui arrivait après tout. Ok, sa situation n'était pas banale, mais on allait pas en faire tout un drame ! En plus de cela, il était sûre qu'elle le bassinerait par rapport aux évènements du jour, sachant que Carlisle ou Esmée avait raconté en détails ce qui s'était passé.
C'est en soufflant qu'il se positionna plus confortablement dans son lit et ferma les yeux tout en y posant ses paumes de mains. Son mal de crâne avec considérablement diminué, mais pas au point de disparaitre, à son plus grand damne.
On verra le moment venu … se dit-il.
Un bruit sur sa porte le fit se redresser. C'était le médecin.
« Edward ? Puis-je entrer ? »
« Oui … ». Edward ne savait pas trop quelle attitude adopter. Pourtant, il s'était bien intégré et se sentait à l'aise dans cette famille, mais il ne savait pas vraiment où les évènements d'aujourd'hui l'avait mené.
Carlisle ne fit pas attention au doute qui habitait l'adolescent et s'assit sur le bord du lit.
« Bien, comme convenu Katie passera demain. Est-ce que tu as des questions par rapport à cela ? »
« Je suis vraiment obligé … ? » se plaignit-il.
« Il me semble évident que oui. »
Edward lâcha une petite plainte mais ne rajouta rien.
Tu t'attendais à quoi ?
« Il me semble que ces derniers temps tu allais mieux, même si tes discussions avec Katie semblaient se restreindre … »
« … »
« Edward … Je ne te gronde pas, et je ne cherche pas à savoir absolument ce qui ne va pas, mais au vu de ce qui s'est passé aujourd'hui, j'aimerai que tu t'ouvres plus au Docteur SNOW. Je me doute qu'on a déjà dû te bassiner avec ça, mais elle est là pour t'aider, et uniquement pour cela. »
« Mais je vais bien ! »
« Oui, j'en suis absolument convaincu ! » ironisa Carlisle.
Le jeune homme sembla se renfrogner et Carlisle tenta de le dérider un peu.
« Je ne doute pas de toi. Je suis même plutôt fier. Je ne veux que ton bien être. Et si possible, je désirerai que celui-ci soit permanent, si tu vois ce que je veux dire … Alors plus de bêtises de ce genre, ok ? »
« … Ok … »
« Bien ! Je vais redescendre appeler Katie pour lui demander à quelle heure elle arrive. Rassure toi, je pense qu'elle sera là vers le milieu de la matinée ou bien pour le repas, je tiens à ce que tu te reposes un maximum. Entendu ? »
« Ouais ! »
« Je repasserai tout à l'heure pour ton pansement. »
Edward grimaça. Ils n'avaient pas voulu lui laisser la plaie qu'avait fait le cathéter à l'air libre et l'avait affublé d'un pansement. Le jeune homme était intimement convaincu qu'il n'en avait pas besoin, mais on ne lui avait pas laissé le choix, l'avait regardé avec un air condescendant et un sourire hypocrite. Il avait eu envie de rappeler à l'infirmière qu'il n'était pas un gamin et qu'il pouvait s'en sortir sans avoir besoin de voir une blouse pleine d'oursons et de se faire offrir un martien en plastique qu'on peut avoir en achetant une boite de céréales, mais s'était ravisé.
Sans s'en rendre compte, Edward était doucement en train de plonger dans un sommeil réparateur, les cachets aillant encore sûrement de l'effet.
La maison était silencieuse. Une personne, plutôt maligne, profita du fait que tout le monde était suffisamment occupé quelque part pour se glisser dans le bureau du maitre de maison. A pas feutrés, elle se rendit devant l'office. La poignée se tourna doucement, le cliquetis ne se faisant pratiquement pas entendre. La silhouette reprit ses pas fluets et atterrit devant l'ordinateur. Elle s'assit sur le siège et ouvrit le bureau.
Quelle originalité de mot de passe … pensa-t-elle en premier lieu.
Ne te déconcentre pas et active toi ! se sermonna-t-elle ensuite.
Ses doigts commencèrent à taper le clavier, s'activant pour mettre fin le plus vite possible à ce qu'il semblait être une 'mission commando de haute importance' si elle en croyait ses sources. Ses yeux passaient d'informations en informations, sans jamais trouver le graal.
« Je peux savoir ce que tu fais là ? »
Elle sursauta.
Et bien celle-là, je l'ai pas senti venir !
« Papa ! Euh … Hey, comment ça va ? » tenta-t-elle.
« Il me semble t'avoir posé une question ? »
« Et bien, comme tu le vois, j'utilise ton ordinateur. »
« Oui, merci ma fille de me prendre pour un imbécile de première catégorie, mais ce que je veux dire, c'est que fais-tu dans mon bureau, assis sur mon siège, à utiliser mon ordinateur, qui je le précise contient des informations très importantes et confidentielles, sans que je le sache ? »
La jeune fille se retrouva bien bête.
Qu'est-ce que je vais lui sortir ce coup-ci ? Jasper je te déteste …
« Je suis désolée de pas t'avoir prévenu papa, mais tu étais occupé avec Edward et c'était vraiment très important. Vois-tu j'ai un exposé à finir et Jasper utilise toute la bande passante avec son foutu jeu en ligne … ».
Ca, plus un regard de chien battu, et le tour est joué !
« Oh et c'est quoi ce travail ? »
« … Sur la Rome Antique ! »
« Ce n'était pas celui de la semaine dernière ? »
« Si ! Si bien sûr, c'est bien, tu m'écoutes ! » sourit-elle bêtement.
« Je t'écoute toujours … » répondit Carlisle en levant les yeux au ciel.
« Oui … En fait c'est que la semaine dernière je ne le sentais pas abouti alors je le repasse cette semaine ! »
Pourvu que ça passe … !
« … »
« … »
« D'accord … Et tu as fini ? »
« Oui, tout à fait ! J'ai ce que je voulais ! »
« Parfait … »
Son père l'a regardait d'un drôle d'air.
Il me croit toujours d'habitude … On va devoir sortir le grand jeu …
« Et ta journée alors papa ? »
« … Pas trop mal … »
« Ok … »
Son père n'ayant pas l'air très causant, Rosalie décida d'écourter et de se précipiter à l'étage.
« Bon, j'y vais hein ! ». Et elle courut dans la chambre de son jumeau.
« La prochaine fois, tu te débrouilles ! »
« Pourquoi ? »
« Papa a faillit m'avoir … »
« T'es plus douée que ça d'habitude ! »
« Je t'ennuies profondément ! »
« Oui, enfin ça, c'est pas nouveau ! »
Rosalie amorça un mouvement pour gifler gentiment son frère mais ce dernier esquissa.
« N'abime pas la beauté que je suis ! » lui tira-t-il la langue.
« Très mature … »
« Bon et tu sais ce qu'il faut ? »
« Oui. »
Le jeune blond attendit quelques instants que sa jumelle veuille bien cracher le morceau, mais apparement, cette dernière avait décidé qu'elle se ferait désirer.
« … Et donc ? »
« Et donc quoi ? »
« Et bien tu sais ou pas ?! »
« Evidemment. »
« Et ben dis ! »
« Le mot magique ? »
Jasper souffla. Sa soeur gagnait un peu trop souvent à son goût …
« S'il te plait princesse de mes nuits … »
« N'en fais pas trop, cancre de mes jours. »
« Han … Dire que je suis sensé être l'ainé … »
« Ou pas ! »
« Oh ça va hein, j'ai bien le droit de vouloir me sentir un peu plus supérieur à toi ! »
Rosalie ne répondit rien mais leva ses yeux au ciel. Qu'est-ce qu'il pouvait la blaser des fois …
« Bref ! Ca s'est bien produit avant … »
« Oh … »
« Mhh … »
« On fait quoi du coup ? »
« C'est pas moi qui avait besoin de savoir ça ! »
« T'es bête … »
Un silence plana jusqu'à ce que Jasper s'explique.
« En fait, on a entendu avec Alice que son anniversaire était le 24 Mai. »
« Et alors ? »
« Alors il n'a pas eu d'anniversaire. Ses parents sont morts avant. Et je ne suis pas sûre qu'à l'institut où il était … »
« Je ne pense pas ! »
Jasper sourit d'une drôle de manière, et déclara d'une voix doucereuse :
« Edward, accroche toi, tu vas avoir l'anniversaire de ta vie ! »
Rosalie était retournée dans sa chambre. Elle était en pleine conversation avec Emmett lorsque son père entra. Sans dire un mot, il s'avança, referma la porte, et s'assit sur le siège de son bureau, face à elle.
« Moi qui pensais que c'était ton frère le casse-cou. »
La jeune fille ne répondit rien. Elle ne savait pas vraiment où son père voulait en venir, bien qu'elle en ait une vague idée.
« Tu sais, la prochaine fois que tu veux fouiller dans mon ordinateur, pense à vider l'historique de passage … »
Elle rougit.
Mais quelle cruche !
Elle pensa même à se taper le front mais décida qu'il serait mieux pour elle de n'esquisser aucun mouvement et de ne rien dire qui pourrait jouer en sa défaveur. Cependant, son père n'avait pas l'air si en colère que ça …
« Bon, dis moi tout maintenant, qu'est-ce que tu voulais ? »
« Ton historique ne le dit pas ? »
C'est ça, provoque le …
Carlisle rigola puis son visage se ferma immédiatement avant qu'il ne dise : « Pas de ça avec moi. Je veux la vérité. Et maintenant. »
Rosalie souffla un bon coup puis lui avoua tout.
« Je vois … Il aurait tout de même été plus simple que vous veniez nous en parler. »
« Jasper m'a demandé, j'ai fait. »
« Oui je comprends. Seulement tu aurais tout de même pu lui dire de venir nous en parler. Tu sais comment est ton frère. Et la prochaine fois, évite de me mentir. Sauf si bien sûr, tu as assuré le coup jusqu'au bout … »
Ok, là, il était déjà un peu moins zen …
« Cependant, c'est une belle attention … Donc pour cette fois, ça passe … »
« Ouais ! » s'exclama-t-elle sans réfléchir.
Son père leva un sourcil tout en la regardant.
C'est bon, roh …
« Avec ta mère on y avait déjà pensé. Rien de trop extravagant. On pensait aller tous manger au restaurant. »
« Jasper pensait qu'on pourrait inviter les gens qu'il connait déjà … »
« Comme ? »
« Emmett, Alice, Bella. C'est pas énorme ! »
« C'est vrai … Dans ce cas il faudrait que ce soit après vos cours d'été. »
« Pas de soucis ! »
« On en reparlera … Je te laisse ! »
« A toute … »
Une fois son père sorti, elle s'empressa de passer un message à son frère.
« L'ouragan est passé. »
Sa réponse ne si fit pas attendre.
« Qu'est-ce qu'on risque ? »
« Rien ! »
« Je crois que d'accueillir quelqu'un comme Edward le ramollit … »
Elle ne répondit rien mais rigola de bon coeur.
Mon dieu Jasper, tu me blases …
« Esmée ? »
« Je suis là … ! »
« Hey … Ca va ? »
« Parfaitement, et toi ? »
Son mari ne lui répondit rien mais l'enlaça. Sa journée l'avait éprouvé. Il avait l'impression de revenir quelques années en arrière, lorsqu'ils avaient dû s'occuper des jumeaux à toutes heures du jour et de la nuit.
« J'ai eu peur … » lui confessa-t-elle.
« C'est normal. Mais ne t'inquiète pas, tout va bien maintenant. »
« Tu en es sûre ? »
« C'est qui le médecin ici ? » lui demanda-t-il en arborant un sourire narquois.
« La médecine peut se tromper … »
Ok, situation de crise. Meydey Meydey !
« Esmée, il va bien et il va bien aller. Il lui faut du temps, c'est normal. Il a simplement forcé, c'est tout. Une fois que cette épreuve sera finie, il ira bien. Ok ? »
« Oui … »
Ils restèrent là, en silence, pendant un bon bout de temps.
« Tu veux manger quoi ce soir ? »
« T'as de quoi faire des lasagnes ? » demanda Carlisle en rosissant.
« Bouffe tout ! » rigola Esmée.
« Tu me demandes, je te réponds ! »
Ils se séparèrent donc. Esmée allant commencer à préparer le diner qui serait prêt deux heures plus tard et Carlisle allant voir Edward.
Esmée était tranquillement en train de cuisiner. Malgré le fait que son mari l'avait rassuré, maintenant qu'elle se retrouvait seule, elle cogitait. Etait-ce de sa faute si Edward n'avait pas été bien aujourd'hui ? Elle savait qu'elle aurait dû insister pour savoir si ça allait réellement. Tout comme elle aurait dû le faire sortir !
Fff … Ca ne sert à rien de se fustiger maintenant … Il faut avancer …
« Maman ? »
« Oui Chéri ? »
« On mange quoi ? »
« Ce qu'il y a ! Et descend de ce plan de travail … »
« Tu veux de l'aide ? »
« Jasper CULLEN qui me propose de l'aide en cuisine ? Aurais-tu quelque chose à demander jeune homme ? »
« Même pas ! ». Pour appuyer ses dires, il leva les mains en l'air.
Esmée le regarda faire et sourit.
« Tu peux mettre la table ? On va bientôt manger … »
« Ok ! »
« Que fait ta soeur ? »
« Je crois qu'elle parle avec Emmett. » répondit-il distraitement.
« Encore ?! »
« Bah quoi … »
Elle leva les yeux au ciel mais ne rajouta rien.
« Bon, finis de mettre la table et mets le plat sur dessus s'il te plait, je vais chercher tout le monde ! »
Elle monta directement à l'étage. Elle chercha d'abord Rosalie, qui descendit immédiatement, prétextant une grosse faim, puis se dirigea dans la chambre d'Edward. Carlisle y était encore et s'affairait à enlever l'immonde pansement qui recouvrait le dos de sa main.
« Vous venez manger les garçons ? »
« On arrive ! »
Cinq minutes plus tard, tous étaient attablés. Carlisle surveillait bien Edward, Jasper se bâfrait plus qu'il ne mangeait, Rosalie taquinait son jumeau (qui ne l'écoutait pas) et Esmée savoura l'instant. Premièrement car lorsqu'on regardait le tableau sous cet angle, alors tout paraissait bien aller, mais aussi parce que ses lasagnes étaient délicieuses !
La culpabilité continuait de serrer son coeur mais elle décida d'en faire abstraction pour le moment.
Peut-être que j'en toucherai un mot à Katie … ?
Et voilà !
Esmée a bien raison de profiter du calme … avant la tempête !
Dites moi, que pensez-vous de cette histoire de meurtre ? Un soupçon ?
Comme d'habitude, n'hésitez pas à me laisser un petit mot …
En espérant vous retrouver Dimanche ;) !
A bientôt
Kwycky o/
