Salut les amis !

Merci beaucoup pour tous vos retours sur le chapitre précédent ça me touche énormément de voir que vous me suivez toujours.

Bon alors comme je vous l'avais prévenu voici le chapitre qui va enfin clore les flashbacks !

Vous n'imaginez même pas le mal que ce chapitre m'a donné (j'ai bien dû le réécrire 5 fois).

En tout cas, je tenais à faire un gros big up spécial à Naoki Yuki et à lullaby-chan1000, merci beaucoup sans vous il serait certainement encore en stand-by.

Gros merci également à ma bêta qui m'a tellement soulagé d'un poids en me donnant son approbation.

Avec tous ces bons sentiments, je vous souhaite une très bonne lecture.

Chapitre 12_Promenons-nous dans les bois


Les journées s'étaient enchainées presque normalement. La seule différence c'est que le petit bizut au cheveu noir mettait un point d'honneur à éviter au maximum Naruto dès qu'il le pouvait. Heureusement pour lui, il était rentré ce week-end et avait pu lui échapper durant ce temps. Mais les deux jours qui avaient suivi avaient été un peu plus compliqués pour le fuir. Il avait donc opté pour la seule solution qui lui semblait logique : regarder ses pieds.

C'est d'ailleurs ce qu'il faisait en ce moment tandis que Neji avait organisé une petite réunion avant le début des cours.

« Bien ! Je ne vais pas vous accaparer longtemps. Mais je tenais à vous informer que ce soir le déroulement de la journée va complètement changer. Vous allez faire une épreuve nocturne. Ce qui signifie que vous avez quartier libre jusque 23h. On viendra vous chercher. » Expliqua le leader.

« Évidemment si l'on vous prévient c'est parce qu'on veut que cette épreuve n'ait pas de répercussion sur vos résultats scolaires. » Intervint Shikamaru de son air habituellement blasé.

Tous les bizuts acquiescèrent en digérant l'information.

« Bien ! Vous pouvez disposer. Bonne journée bizuts » clôtura Neji en se retournant vers ses acolytes en partageant avec eux un sourire purement sadique.


L'hiver avait depuis un moment laissé place au printemps amenant le beau temps et le chant des oiseaux. Le petit bosquet avait retrouvé ses belles couleurs verdoyantes et l'odeur des fleurs sauvages embaumait l'air. Seuls des coups et cris d'énervements venaient perturber cette plénitude.

Les mains bandées, Naruto tapait sans relâche contre un tronc d'arbre mort. Depuis le début de ses problèmes, il avait pris l'habitude de se réfugier ici et de déverser sa colère en frappant un arbre sans vie qui s'effritait à chaque choc.

C'était vital. Il fallait qu'il évacue son trop-plein d'émotion et c'était la seule solution qu'il avait trouvée.

Bien sûr, il aurait pu en parler à ses parents. Leur avouer ce qu'il se passait à l'école. Mais Naruto avait peur. D'une part, il craignait qu'ils croient aux rumeurs. D'une autre part, il voyait bien que ses parents s'inquiétaient pour lui et que cette situation avait des répercussions désastreuses sur eux. Sa mère avait perdu son sourire et son tempérament de feu quant à son père, il paraissait tellement préoccupé qu'il avait presque perdu la parole. Non, il ne voulait pas empirer les choses. Après tous, il avait tenu bon pour le moment et ses camarades semblaient même moins violents.

Il donna un coup de fureur sur le tronc en poussant un cri de rage avant d'enchainer avec des coups de pieds laissant libre cours à sa colère.

« Tu lui en veux à ce pauvre arbre ! » s'étonna une voix familière derrière lui.

Naruto blêmit immédiatement. Il se retourna et envoya un regard noir à son ancien ami.

« Qu'est-ce que tu fous là ? » grogna Naruto tendu en respirant lourdement.

« Je me promenais. » Répondit simplement le garçon.

« Ah ouais !? Et tu n'as pas peur que j'essaie encore de « t'agresser » ? » s'énerva Naruto avec rage.

Sasuke baissa les yeux quelques secondes, affichant pleinement sa culpabilité.

« Non » murmura-t-il. « Je n'ai jamais eu peur de toi. »

« Ah ouais ! Et ça évidemment tu l'as gardé pour toi ! » s'exaspéra à nouveau le blond qui avait très bien entendu. Il se rapprocha lentement de Sasuke le menaçant toujours de son regard assassin.

« Et toi tu ne peux pas te défendre plutôt que te défouler ici comme un lâche » répliqua automatiquement le plus jeune avant de se mordre la joue.

« TA GUEULE ! » hurla Naruto en le poussant avec force le faisant chuter à terre.

Mais Sasuke n'en resta pas là. Il se releva et lui aussi le repoussa violemment lui rendant son coup.

« Tu ne sais absolument pas ce que je vis ! TOUT ça, c'est de ta faute » hurla à nouveau le blondinet en envoyant un coup de poing dans le ventre du plus jeune qui se retrouva plié en deux.

« Urgh » grogna de douleur Sasuke en posant une main sur son ventre.

Naruto le regarda de haut et essaya tant bien que mal de se calmer en se forçant à respirer plus lentement.

« Dégage », dit Naruto d'une voix plus calme, mais intransigeante. « Je ne veux plus jamais avoir à faire avec toi ».

Sasuke releva le visage cherchant une once d'incertitude dans son regard, mais ne la vit pas. Seule la colère irradiait ses traits.

« Non ! J'ai le droit d'être ici aussi ! » grogna Sasuke en se relevant ne voulant pas abandonner le combat.

Naruto fronça du nez, il sentait une colère sourde s'emparer de lui.

« Casse-toi », gronda une nouvelle fois Naruto en essayant de garder le contrôle sur ses émotions.

« Non. », répondit le plus jeune d'un petit sourire fier.

Il ne remarqua pas le tremblement dans les mains de blondinet ni la lueur de prédateur qui était passée dans ses yeux. Pourtant Naruto se sentait en ce moment animé par une rage animale et diaboliquement délicieuse.

Sans en dire davantage, l'étudiant martyrisé bondit vers sa victime et commença à le rouer de coups. Il enchainait les salves de poings visant le visage du plus jeune qui les bloquaient de ses bras avant d'envoyer un coup de genou bien placé qui fit perdre la position de défense du garçon.

Jamais Naruto ne s'était battu. Ce n'était pas son genre. Mais maintenant, plus rien n'avait d'importance.

L'adrénaline, l'endorphine, la rage parcourait son corps et l'animait.

Après un effort qu'il ne pensait pas réussir, Sasuke arriva à repousser le blond et il tomba en trébuchant sur une racine d'un grand chêne qui sortait de terre. Naruto se redressa directement, mais Sauke était déjà sur lui et le tenait par les épaules en le poussant violemment contre un autre tronc d'arbre.

Naruto sentit son dos cogner avec férocité contre un grand châtaigner et grogna de douleur. Il fixa les prunelles noires de son adversaire et essaya de le repousser avec toute la force qu'il pouvait. Mais Sasuke le maintenait de tout son poids et le repoussait à chaque fois qu'il sentait le blond se relever.

Le blondinet essaya de donner une balayette au plus jeune, mais celui-ci anticipa le coup et s'appuya sur lui de tout son poids et l'étreignit dans ses bras. Il le sentit se débattre, mais réussi à le maintenir avant de le repousser une seconde fois avec force contre le tronc d'arbre et de plaquer ses lèvres sur les siennes. Même si le blond continua à se débattre au début, il le sentit peu à peu se calmer pour enfin répondre à son baiser.

Sasuke mordit la lèvre de son partenaire, avant de repousser ses lèvres avec une envie non dissimulée sur celle de Naruto. Il lécha sa lèvre supérieure pour demander l'accès à sa bouche et gémit quand il sentit Naruto répondre à sa demande. Ils échangèrent un baiser intense et passionné. Naruto reprit doucement le contrôle de lui-même après le choc et commença à gémir sur ses lèvres avant de glisser ses lèvres sur la mâchoire du plus jeune. Il glissa ses mains sous le pull et t-shirt et laissa ses mains courir sur son dos. Il entendit un léger gémissement non contrôler de son partenaire quand il lui mordilla le lobe de l'oreille et se sentit immédiatement fier.

Un craquement de branche se fit entendre et les deux adolescents se raidirent avant de s'éloigner et de se retourner pour voir une quelconque personne.

Ils étaient tous les deux rouges et haletaient pour retrouver une respiration plus normale. Ils ne virent rien aux alentours, certainement une bestiole, pensa Naruto et déviant son regard vers le plus jeune.

Celui-ci déglutit péniblement en se retournant vers le blond et la culpabilité ainsi que la honte pouvaient très clairement se lire sur son visage. Il balbutia un « je dois partir » avant de courir vers la sortie du bosquet.

Naruto soupira lourdement. Putain, qu'est-ce qu'il venait de se passer ? Il se laissa tomber contre le tronc et soupira une seconde fois. Il n'avait pas rêvé. C'était Sasuke qui avait initié ce baiser. Peut-être que ça signifiait vraiment quelque chose, se dit le blond alors qu'un fin sourire illumina son visage.


Le lundi qui avait suivi l'altercation, le blond n'avait eu qu'une idée en tête : avoir une conversation avec son ancien ami. Ce baiser qu'ils avaient échangé avait hanté ses nuits. Il avait l'impression d'avoir toujours le fantôme des lèvres du plus jeune sur les siennes, et dieu, ce que ça lui semblait agréable.

Évidemment, Naruto n'était pas assez bête pour aller confronter Sasuke devant ses amis. Non, il comptait bien attendre d'avoir un tête-à-tête avec lui. Le mieux, s'était-il dit, était de le confronter après les cours pendant le trajet qu'il avait à faire à pied dans Konoha pour rentrer chez lui.

Sa journée se déroula donc avec une excitation et une appréhension certaine. Il était tellement absorbé par ses pensées qu'il ne remarqua pas une seule fois les commentaires ou les regards dédaigneux qui lui étaient habituellement attribués.

Plus les heures défilaient, plus il sentait son rythme cardiaque s'accélérer. Il était tellement anxieux qu'il n'arrivait pas à se concentrer une seconde sur les cours. Il savait après tout que sa démarche allait déboucher sur une situation qui allait soit le rendre euphorique, soit encore plus désastreuse que maintenant.

De son côté Sasuke ne suivait pas non plus les dires de ses professeurs. Il se prenait la tête et soupirait à de multiples reprises en essayant de se concentrer sur un exercice de math, mais rien n'y faisait, il ne pensait lui aussi qu'à sa petite promenade champêtre du samedi où il avait confronté le blond et ses propres sentiments…


Après avoir fait un match de baseball en cours de sport, Naruto se sentait exténué. Il avait donné tout ce qu'il avait et était plutôt fier des balles longues qu'il avait réussi à envoyer.
Le bon côté, c'est qu'il avait réussi à s'occuper l'esprit durant ces 2h. Et maintenant que les cours étaient finis, il allait enfin pouvoir parler à Sasuke. En allant récupérer son sac de sport, un petit sourire timide illumina malgré lui ses lèvres. Il se dirigea directement vers les toilettes des hommes où il avait pris l'habitude de se changer depuis l'affaire des vêtements éparpillés dans la cour. Au moins, cette histoire avait eu un bon côté, se dit-il. Après tout, depuis il passait toutes ses pauses avec la sulfureuse directrice. Même si ça avait été très bizarre au début, à présent leur relation s'était vraiment améliorée et il voyait maintenant la femme comme une tante gênante, mais carrément protectrice. « Mamie Tsunade », comme l'avait surnommé le blond, lui rappelait constamment de faire attention et de la prévenir si quelque chose arrivait. Elle essayait toujours de le convaincre de la laisser régler la situation.

En passant la porte du gymnase, il sentit quelqu'un l'agripper et l'attirer avec force vers les vestiaires. Il essaya de se détacher de son emprise d'un coup d'épaule, mais fut aussitôt attrapé par l'autre bras. Tout en se débattant il se mit à grogner et voulut crier sur ses assaillants, mais encore une fois il fut coupé dans son élan en sentant une main se plaquer contre sa bouche.

Quand il vit la porte se refermer derrière son passage, il sentit une vague de détresse l'envahir. Une dizaine de garçons l'encerclait et le regardait avec dégout.

« Lâchez-moi putain ! » hurla le lycéen après avoir mordu la main qui retenait jusque-là sa bouche.

« Ah parce que ça ne t'excite pas quand tu es à la place de la victime !? » lança un des garçon dans son dos avec sarcasme.

« Mais je n'ai rien fait ! » cria-t-il désespérément.

« Ne fais pas l'innocent », gronda un lycéen aux cheveux noirs dans son dos. « On sait de source sûre que tu as attaqué Sasuke, hier. »

Naruto blêmit. Non ! Sasuke l'avait vendu. C'était lui qui lui était sauté dessus cette fois-ci, avait-il vraiment fait ça uniquement pour se moquer de lui ? Le blond sentit un poids lourd lui tomber sur l'estomac. Ce qu'il pouvait être stupide, se dit-il ! Et dire qu'il y avait encore quelques minutes, il espérait que son ancien ami ressente quelque chose pour lui.

« Alors tu ne vas même pas essayer de nier ? » Fut surpris un des garçons qui s'était posté en face de lui.

Naruto lui envoya un regard colérique. Il sentit en quelque seconde sa tristesse se transformer en rage sourde et ressentit à nouveau un picotement dans le creux de sa main.

« Lâchez-moi. » Répéta-t-il d'un ton froid et sans équivoque.

« Tu asl'impression que tu es en position de nous donner des ordres », cria un de ses assaillants qui était dans son dos en jetant un coup de pied derrière le genou du blond qui chuta.

Le blond voulut se relever, mais fut retenu par 2 paires de mains sur ses épaules qui le maintenirent à genou.

« Lâchez-moi ! » Gronda Naruto qui fronça le nez, se laissant emporter par une rage animale et démoniaque.

« Ta gueule ! » hurla un des garçons dont la peur commençait à se lire dans son regard.

Dans des mouvements qu'il ne contrôla plus du tout, le captif se retourna dans une action vive et réussie à libérer une de ses mains pour taper dans les parties génitales d'un des garçons qui le maintenait. En se retournant, son dos claqua contre le sol, mais il ne sentait absolument plus la douleur. Pas quand la bête prenait le contrôle. Il profita de sa position pour jeter un coup de pied au deuxième lycéen qui essayait de se redresser et eut un petit rictus fier quand il le vu s'écrouler au sol.
Directement, il roula pour s'éloigner légèrement de ses agresseurs et se relever. À peine fut-il sur ses deux pieds qu'il reçut un nouveau coup violent frappé sa mâchoire suivie du ventre tandis que plusieurs personnes essayaient de le maintenir. Ayant sa main droite de libre il frappa dans l'oreille l'un qui lui tenait son bras gauche, avant d'asséner un coup de genou vers l'adversaire qui lui faisait face.

Il ne sentit même pas le coup qu'on porta à son crâne et continua à se débattre comme un lion en cage. Quand on lui porta un coup de coude brutal dans sa nuque, il se sentit à nouveau chuter et se retrouva à quatre pattes sur le sol. Il voulut se redresser, mais plusieurs coups de pied viennent frapper son dos et il finit par s'écrouler à plat. Il ne perdit pas pour autant sa rage et attrapa le pied de l'un de ses assaillants avant de le faire tomber lui aussi. Il sentit malheureusement sa rage diminuer en sentant les violents coups de pied frapper son corps. Il encercla sa tête de ses bras pour éviter une commotion et essaya au mieux de contenir ses cris et ses sanglots.

« Je pense que tu ne comprendras jamais tant que tu n'auras pas eu une bonne leçon », lui dit un des bourreaux en croisant le regard en larmes, mais néanmoins furieux du blondinet. Il fit rouler une batte dans ses mains avant d'ordonner qu'on le déshabille.

La fureur laissa place à la panique dans les yeux bleus et il se tortilla comme un ver pour échapper à ce qu'il comptait faire.

« Noooon ! » cria-t-il en sentant son jean être agrippé.

« Marc attend ! Ça va trop loin là. » Essaya de raisonner un des garçons qui s'était montré plus passif.

« Il a raison, on devait juste lui donner une leçon et il l'a eu », ajouta un roux assez baraqué.

« Si vous n'êtes pas content, vous n'avez qu'à sortir », gronda un blond qui était au côté du lycéen à la batte.

« Putain ! Mais les gars, vous vous rendez compte de ce que vous voulez faire ! »

« Oui ! » hurla le dénommé Marc avant de le pousser du bout de la batte de baseball. « Dehors » ordonna-t-il d'un ton intransigeant.

« John ? » essaya-t-il de raisonner cette fois son acolyte blond.

« Si vous ne voulez pas assister à la suite, vous pouvez sortir », répondit-il simplement d'une voix forte.

Quatre garçons n'en demandèrent pas plus et partir dans un même mouvement.

« S'il vous plait » couina Naruto qui avait maintenant son pantalon et caleçon à ses pieds toujours maintenus par 2 colosses.

Le rouquin essaya de raisonner une nouvelle fois les lycéens en entendant la plainte du blondinet, mais lui et son ami furent jetés dehors par les deux leaders de l'investigation. Après quelques cris plaintifs et quelques pleurs en essayant de décourager ses bourreaux, ils entendirent un cri aigu qui leur déchirèrent les entrailles.


Shizune faisait un tour de routine à travers les couloirs du lycée pour vérifier que rien n'avait été oublié. Elle refermait des portes à clefs, éteignait des lampes restées allumées, et inspectait que les dispositifs de sécurité étaient toujours à sa place. La brune soupira lourdement, elle avait encore surpris la directrice en train de verser de la liqueur dans sa tasse de café. Par moment, elle avait vraiment l'impression de faire du gardiennage pour la blonde à forte poitrine.

Elle soupira une nouvelle fois en passant la tête dans le gymnase. Elle remarqua très vite qu'une lumière avait encore été oubliée dans un des vestiaires. Il se dirigea naturellement vers celui-ci en se faisant une note à elle de réprimander le professeur responsable de la salle dans la dernière heure.

« Oh mon dieu ! » souffla-t-elle en ouvrant la porte.

Ses yeux s'étaient directement posés sur le corps du blond qui gisait au sol, le pantalon et sous-vêtement baissé tandis qu'un filet de sang était visible un peu plus haut.

Elle accourut vers lui se laissant tomber à côté de lui. Un frisson d'effroi lui parcourut la colonne vertébrale en remarquant le regard éteint du blond au-dessus duquel elle vit des larmes qui lui couvrait la figure. Instinctivement, elle posa une main sur le bas du visage du blond et lâcha un soupir rassuré quand elle sentit l'air lui chatouiller la paume.

« Naruto, tu m'entends », demanda-t-elle.

Elle n'eut aucune réponse.

« Naruto ? » essaya-t-elle à nouveau en voyant que le blond n'avait même pas cillé depuis son entrée.

« Et merde » grogna-t-elle en attrapant son portable.


« Putain, mais c'est quoi ce bordel ! » avait hurlé la directrice en découvrant Naruto porté dans une civière.

Depuis cette image la hantait. Elle ne pouvait s'empêcher de se dire que c'était en partie sa faute, qu'elle aurait dû faire quelque chose.

Après avoir accompagné le blond à l'hôpital, elle avait contacté la mère du garçon et quand elle avait dû expliquer les évènements aux parents qui l'avaient rejoint à l'hôpital quelques minutes plus tard, elle s'était sentie en colère en voyant les regards anéantis des deux parents. Pourquoi n'avaient-ils rien vu ? Pourquoi n'avaient-ils pas réagi ?

Mais elle se rend bien vite compte que sa colère était retournée vers les mauvaises personnes.

Elle s'était alors promis de faire tout ce qu'elle pourrait pour arranger la situation au mieux et faire pour une fois les choses bien.

La directrice dirigée par sa colère décida dans un premier temps de faire le nécessaire pour s'occuper du parcours scolaire de son étudiant préféré. Sachant qu'il n'était plus envisageable qu'il reste dans son école où il avait vécu tant d'horreur, elle chercha plusieurs établissements respectables où le transférer. L'un d'entre eux attira tout particulièrement son attention. Elle pesa le pour et le contre quelques minutes avant d'attraper son portable.


Quand Jiraya arriva à l'hôpital, il essaya de faire son possible pour ne pas grimacer et être le plus naturel.

« Salut gamin » dit-il nonchalamment en passant la porte.

Malgré sa résolution, il ne put ni retenir un frisson d'effroi le parcourir ni la tristesse s'afficher sur son visage.

« Salut » répondit sans conviction le blond d'une voix atone.

Jiraya ne put que remarquer à quel point son filleul semblait absent. Le blond semblait complètement éteint. Il était couché sur le ventre le regard vissé sur l'écran, installé pour le moment à sa gauche.

« Qu'est-ce que tu regardes ? » demanda l'adulte en évitant, le plus délicatement possible, la question du « comment vas-tu ? »

« Hum… » fit Naruto en se concentrant sur les images qui défilaient. « Captaine America ». Répondit-il de manière toujours aussi apathique.

Son parrain comprit immédiatement que le blondinet ne regardait pas réellement le film, mais n'en fit aucune remarque.

« Ah ouais ! C'est ton genre de film ça ? Les comics ? » demanda-t-il en essayant toujours d'engager un semblant de conversation.

Malheureusement, celui-ci répondu simplement d'un haussement d'épaules.

« OK » soupira Jiraya en s'installant à côté de son filleul. « Écoute gamin, il faut qu'on parle. Tout du moins, j'ai quelque chose à te proposer ». Il se racla la gorge avant de reprendre. « J'aimerais que tu viennes vivre avec moi, chez moi. »

Naruto haussa un sourcil et porta son regard dans les yeux de son interlocuteur qu'il avait pris soin d'éviter jusque-là.

« Je pense que ça te ferait du bien de prendre du recul. Et ne t'en fais pas pour le lycée, Tsunade a déjà prévu les démarches pour te transférer. Et puis, je sais qu'en ce moment tu n'as pas envie d'affronter le regard de tes parents, ce que je comprends. Ça te permettra de pas les avoirs tout le temps sur ton dos. Mais évidemment je ne te dis pas du tout de couper le contact avec eux. Juste d'y aller progressivement en prenant un nouveau départ ».

Le blond avait les yeux écarquillés et la bouche légèrement entre ouverte. Après quelques secondes il hocha lentement la tête.

« Ça veut dire que tu es d'accord, tu viens vivre avec moi, dès que tu pourras sortir ? » demanda Jiraya d'un sourire bienveillant.

« Oui » répondit le blond avec une légère lueur de reconnaissance visible au fond des pupilles.


Après avoir réglé le problème initial concernant Naruto, Tsunade avait décidé de s'occuper de traquer les petits fumiers qui s'en étaient lâchement pris à son chouchou. Elle avait donc commencé par convoquer les personnes qui lui étaient venues instantanément à l'esprit avant de poursuivre son enquête.

Et après deux jours d'investigation Tsunade avait récolté toutes les informations dont elle avait besoin. Elle avait été effarée d'apprendre le nombre de garçons qui s'était ligué contre le blondinet. Et d'autant plus, sur la suite du récit. Elle avait décidé que tous les responsables écoperaient de 7 jours de renvoi minimum. Et chacun d'entre eux devrait suivre des cours particuliers de science sociale sur le harcèlement et tout ce qui en suit.

Bien sûr ceux qui avaient assisté à l'horreur finale se voyaient tous renvoyer définitivement de son établissement et comme elle avait partagé toutes ses découvertes avec la police, il était fort à prévoir que ses derniers auraient de nouvelles lignes dans leur casier judiciaire et devrait aller en maison de correction.

Malgré ce qu'elle avait espéré, retrouver les bourreaux de Naruto ne la rendait pas heureuse ni satisfaite, mais au contraire elle se sentait toujours aussi inutile et en colère qu'avant. Elle se massa les tempes avant de soupirer lourdement.

Tout en versant une large rasade de liqueur dans son café elle eut une réflexion qui lui traversa l'esprit. Peut-être que si elle se sentait toujours aussi mal c'est parce qu'elle n'avait pas fini d'accomplir sa rédemption. Bien qu'elle se sentirait toujours en partie coupable pour son manque d'actions préventives/punitives, elle était convaincue qu'elle devait faire mieux. Et après avoir trainé plusieurs heures sur le net. Elle était convaincue d'avoir trouvé une partie de solution manquante.

Et tandis que sa souris défilait sur la page du Hachibi Dojo, un centre sportif thérapeutique où le sport est vu comme un outil thérapeutique pour une bonne santé mentale et de réadaptation optimale, elle attrapa son portable et composa le numéro de son vieil ami, Jiraya.


Il était 2h30 quand Sasuke ouvrit les yeux encore groggy. Il ne se souvenait plus trop ce qu'il s'était passé. Il se souvint qu'il s'était installé dans le dortoir et avait profité de son temps libre pour réviser plusieurs matières. Mais rien ne lui indiquait dans ses souvenirs brumeux comment il avait pu atterrir ici.

« Mais c'est quoi ce bordel !? » grogna un autre bizut qui venait à son tour de se réveiller en se massant le crâne.

« Je crois qu'on a été en quelque sorte drogué puis transporté ici », expliqua Chojiru qui faisait le tour de la pièce.

Sasuke essaya de se lever à son tour, mais un poids l'en empêcha. Il se retourna et remarqua sur quoi il était en partie couchée et enchainée.

« Pu… Putain de merde, mais c'est quoi ce bordel ? » se tortilla-t-il en essayant de se libérer en vain.

Son cri rameuta les autres à ses côtés qui furent tous plus ou moins horrifiés.

« Il est mort ? » demanda un blond accroupi du porc auquel avait été attaché l'étudiant.

« Il n'a pas l'air très vivant si tu veux mon avis », argumenta Suigetsu.

« En tout cas, vu la chaine de malade qu'ils t'ont mis on va avoir du mal à t'en débarrasser sans trouver la clef du cadenas » constata un autre.

« Si le cochon est mort, on peut juste essayer de le découper. » Réfléchis l'un d'entre eux.

« Aucune chance que je fasse ça désolé. En plus, rien ne nous dit s'il l'est ou pas » maugréa Chojuro qui n'aimait pas la tournure que prenait ce problème.

« Il n'a pas l'air de respirer et il ne bouge pas d'un cil. Désolé de supposer qu'ils l'ont ficelé à un porc mort »

« Il n'y a pas 36 façons de vérifier. » S'amusa Suigetsu qui sortit un canif de sa bottine avant de planter la petite lame dans le ventre de l'animal.

La réaction fut immédiate, le cochon se mit à grouiner et bouger de manière incontrôlée.

« Putain de merde ! T'es un malade. » L'insulta Sasuke qui avait été valdingué par l'animal.

Finalement, le porc se recoucha et sembla se rendormir.

« Ah cette galère… » soupira. Jugo qui avait été jusque-là silencieux.

« Les gars venez voir ! » cria l'un d'entre eux. Il s'était éloigné et regardait par une des fenêtres qui laissait filtrer le peu de lumière qui était propagé dans la pièce.

Tous les bizuts mis à part Sasuke se regroupèrent à ses côtés et chacun eut la même expression surprise tandis qu'il regardait un homme qui portait un énorme masque ultra réaliste de sanglier.

« OK c'est très bizarre. » Souligna enfin l'un d'entre eux.

« Tout est bizarre », soupira un autre avec lassitude. « À savoir combien de temps on va être enfermé ici. »

« Je pense que c'est plus que ça. » Dis Chojuro en fixant une grande horloge au bout du mur. « Regardez », dit-il en pointant l'heure du doigt qui indiquait 5h pile. « Je pense que c'est le temps qu'on a pour libérer Sasuke et sortir d'ici. Et à mon avis, l'homme-sanglier est là pour nous mettre la pression ou vérifier ce qu'on fait. » Expliqua-t-il.

« Putain si c'est ça, on a intérêt à se bouger ! » repiqua l'un d'eux avec une énergie soudaine.

« Ouais à mon avis on n'a pas de temps à perdre. » Confirma à son tour Jugo.

« OK la seule porte qu'il y a est ouverte mais elle donne sur plusieurs couloirs. Je propose qu'on se sépare en deux groupes » continua Chojuro.

« Ça marche ! » s'enthousiasma Suigetsu.

« Une ou deux personnes devraient rester avec Sasuke et surveiller les alentours d'ici. » Ajouta-t-il.

« Je vais rester », se proposa Jugo sans hésiter.

« Je peux rester aussi », se proposa un blond.

« OK super ! On se dit qu'on est tous de retour ici dans 40 min pour faire le point avec ce qu'on a trouvé. » Suggéra Chojuro.

Les bizuts hochèrent la tête avant de partir en deux groupes de deux côtés différents.


35 min plus tard, le premier groupe était revenu vers le bizut toujours attaché et ses deux acolytes.

« Alors vous avez trouvé quelque chose ? » demanda le blond

« Ouais. » Dit l'un d'entre eux en ouvrant un sac qu'il tenait en main. « Des lampes torches. Vu qu'ils nous ont piqué nos portables, c'était compliqué au début d'avancer à l'aveuglette. On a aussi trouvé des piles de rechange donc on est bon à ce niveau-là. »

« On a aussi trouvé une tenaille. » Expliqua Suigetsu en montrant l'objet dans ses mains. Je ne suis pas convaincu que ça marche parce que la lame me semble fort fine, mais on peut toujours essayer », expliqua-t-il en s'accroupissant à côté de son ami.

Il prit soin de bien mettre la maille de la chaine entre les lames et essaya avec toutes ses forces de la faire céder, mais comme il l'avait imaginé la lame céda avant, ne laissant qu'une griffe sur la maille.

« Fais chier », soupira Sasuke.

« Dommage » reprit l'un d'entre eux. « On a aussi trouvé plein de vivres dont un stock de bouteilles d'eau et de médoc. J'ai d'ailleurs pris plusieurs bouteilles avec nous. »

« Oui bonne idée » acquiesça Jugo.

« Et ici il y a eu du neuf ? Vous avez trouvé quelque chose ? » demanda Suigetsu avec lassitude.

« En fait, oui. » Répliqua le blond en se redressant. « Enfin on n'a rien trouvé, mais il y a bien eu du neuf », expliqua-t-il en désignant les fenêtres.

Instinctivement, les bizuts s'approchèrent des fenêtres et ils partagèrent un frisson d'effroi et remarquant la quinzaine d'hommes-sangliers supplémentaires qui les regardaient de l'autre côté de la fenêtre.

« C'est… flippant. » Tenta Suigetsu.

À ce moment, les autres arrivèrent et remarquant le groupe colée à la fenêtre les rejoignirent immédiatement.

« Oh bordel ! » répliqua l'un d'entre eux dès qu'il remarqua le nombre accru d'hommes-sanglier.

« OK on n'a pas de temps à perdre » reprit Chojuro en se posant à côté de Sasuke où les affaires que l'autre groupe avait amené était disposé. « On a trouvé quelques trucs, dont ceci » dit-il en agitant un jeu de clef. « On a déjà trouvé ce que plusieurs d'entre elles peuvent ouvrir, mais on s'est dit que peut-être l'une d'elles correspondrait au cadenas », expliqua-t-il en pointant la chaine du doigt.

« Merci » dit Sasuke en attrapant les clefs et essayant de déverrouiller ses chaines.

« Pas de quoi… On a trouvé une cave souterraine qui mène à l'autre aile du bâtiment à mon avis. La sortie accessible est par là. Sinon dans le noir on n'a pas trouvé des masses de trucs. » Soupira-t-il.

« Hum… nous on a eu tout le temps de fouiller notre côté. On devrait peut-être tous se rendre du vôtre pour trouver plus d'indices. Avec les lampes de poche, ce sera plus facile. » Reprit Suigetsu.

« Ouais bonne idée on va faire ça » si Chojuro en se relevant et attrapant au passage une bouteille d'eau. « OK on se donne 30 minutes et on revient ».

Et sur ces bonnes paroles, le groupe laissa les 3 autres bizuts aux pas de course.


« Yo ! » fit Suigetsu en passant la porte. « Wôw putain, ils sont encore plus nombreux ceux-là ». Ajouta-t-il en voyant par la fenêtre la quarantaine d'hommes-sangliers qui s'étaient largement rapprochés des fenêtres.

« Ouais. Je pensais que c'était les frères. Mais j'ai l'impression que c'est plus que ça maintenant. » Expliqua le blond avec appréhension.

Suigetsu hocha les épaules avant de s'approcher de Sasuke.

« Ça va toi ? » lui demanda-t-il.

« Mouais… Et toi pourquoi t'es tout seul ? »

« On pense avoir trouvé la sortie. Mais elle est ensevelie par une tonne de merde. Du coup, ils sont en train de déblayer là-bas. Et pour ne pas perdre de temps, ils m'ont envoyé vous faire le topo. » Expliqua-t-il avec lassitude.

« Je vais te relayer. Je pense qu'à ce niveau je leur serai plus utile » décida Jugo.

« Ouais, vas-y monsieur muscle. » Dit-il avec dédain.

« Tu pourrais au moins lui indiquer le chemin », gronda Sasuke.

« OK papa. Je vais lui montrer. » Dit-il en se relevant.

« Je viens aussi », décida le blond. « Je pense qu'une personne est suffisante pour te tenir compagnie et surveiller les alentours. »

« Ouais OK » dit Sasuke sa tête toujours posée sur le cochon.

5 minutes plus tard, Suigetsu revient lui tenir compagnie et lui expliqua en long et en large ce qu'ils avaient trouvé et fait. En soi, ils étaient plutôt bien partis. Ils avaient trouvé un nouveau jeu de clef qui déverrouillait les portes de l'autre aile du bâtiment. Ils n'avaient malheureusement toujours pas trouvé la clef qui relâcherait l'étudiant ni la clef qui devait certainement ouvrir la porte d'entrée, mais il lui expliqua qu'ils avaient décidé de former une chaine dans un premier temps pour débloquer le passage avant de se mettre à chercher activement les clefs de leur libération.

Sasuke écouta attentivement le récit de son compagnon et soupira. Ils avançaient peut-être, mais lui en était toujours au même stade. Et au point où il en était, il se demandait si les autres continueraient à chercher la clef qui le délivrerait s'ils avaient la possibilité de partir avant.

Tandis que Suigetsu s'était relevé pour constater le nombre toujours accru d'hommes-sangliers, une alarme tonitruante sonna dans tous le bâtiment. Son compagnon se bouchait les oreilles pour essayer d'amoindrir le bruit assourdissant, mais Sasuke qui était ficelé ne put que coller qu'une oreille contre la peau de l'animal, sentant avec douleur l'autre tympan subir le choc.

Dès que le bruit s'arrêta, une pluie chaude s'abattit sur eux.

« Putain c'est quoi ce délire ! » cria Suigetsu en regardant ses mains. « Ce n'est pas de l'eau ça ! »

Sasuke qui était allongé sur le dos avait du mal à ouvrir les yeux tant que les dispositifs anti-incendie fonctionnaient. Il prit donc son mal en patience comme il le faisait depuis le début de l'épreuve.

Son ami continua à s'insurger pendant ce temps. Il alla regarder dans les couloirs et constata que le dispositif semblait être activé dans tout le bâtiment.

10 minutes plus tard, les jets s'arrêtèrent et Sasuke put rouvrir les yeux. Il comprit enfin ce que Suigetsu avait essayé de lui crier. Un frisson d'effroi le parcourut tandis qu'il baignait dans une mare de sang.

« Ils ont du boucher les conduits d'évacuation. » Expliqua-t-il en remuant la flotte de sang par endroit pour trouver une bouche d'évacuation. « Fait chier, fait chier, fait chier. » Continua-t-il à maugréer.

« Ça va les gars ? » revint Chojuro en courant.

« Ouais on s'éclate ici ! » répondit Suigetsu de manière sarcastique.

« C'est pareil dans tout le bâtiment, on baigne tous là-dedans » expliqua-t-il.

« Ouais je m'en suis douté quand j'ai vu que ça tombait dans l'autre couloir »

« Ok. La bonne nouvelle c'est qu'on a quand même réussi à finir de déblayer la porte. La mauvaise c'est que pour retrouver les clefs ça va être plus compliqué vu qu'on doit tous patauger là-dedans et qu'on est trempé. » Poursuivit-il.

« OK… t'as une idée du temps qu'il nous reste avec tout ça ? » demanda Sasuke avec appréhension.

Chojuro pointa sa lampe de poche sur son poignet. « Si ma montre ne me ment pas, il nous reste 33 minutes ».

« Et eux ont presque le groin collé à la vitre » montra Suigetsu en pointant les fenêtres tachées qui laissaient encore filtrer quelque peu l'image des hommes-sangliers qui encerclaient la pièce.

« Hum… pas de temps à perdre alors ! » dit-il avant de repartir aussi vite qu'il le put.


20 minutes plus tard, Jugo et Chojuro arrivèrent à grande enjambée dans la pièce.

« On a trouvé une clef ! » expliqua de manière excitée leur jeune leader.

« On pense que c'est celle du cadenas. » expliqua à son tour Jugo avec un large sourire.

« Oh putain oui ! » s'enthousiasma l'étudiant enchainé.

Chojiru se précisa sur le bizut et se dépêcha à essayer la clef. Quand le clic significatif de l'ouverture du cadenas se fit entendre, tous laissèrent passer un soupir de soulagement.

« Enfin ! » soupira de joie Sasuke qui se dépêtrait avec la chaine pour la retirer. Au bout de deux minutes, il réussit enfin à s'en débarrasser et il tangua quelque peu en se mettant debout. Son corps était groggy et courbaturé d'être resté allongé dans cette position. Il se massa l'épaule en regardant à son tour par la fenêtre.

Tous les hommes-sangliers étaient agglutinés contre ces dernières et ceux qui étaient les plus proches tapaient légèrement leur tête contre les vitres.

« OK on bouge de là maintenant ! En plus, il faut toujours qu'on trouve la clef de la porte principale. » Les pressa Chojuro en partant vers la sortie.

Tous le suivirent en approuvant et quand ils rejoignirent les autres ils entendirent des cris d'euphories.

« On l'a trouvé ! » hurla l'un d'entre eux en montrant une grande clef.

« Super ! » s'enthousiasma Suigetsu.

« On attend quoi alors !? » s'empressa Sasuke.

Les bizuts accoururent vers la porte principale et quand il réussir effectivement à la déverrouillé, ils explosèrent de joie.

Ce à quoi ils ne s'attendaient certainement pas c'est que leurs cris d'exaltation attirent l'attention des hommes-sangliers.

« Oh putain, ils sont là ! » hurla l'un d'entre eux avec effroi.

« On court ! » ordonna Chojuro en lançant le mouvement.

Tous se mirent au pas de course. Ils étaient ralentis pour leurs vêtements trempés, mais avaient grâce aux entrainements quotidiens de Gros Sourcil une très bonne endurance. De plus, il semblait que les masques des hommes-sangliers soient trop lourds ou imposants pour suivre leur rythme. 15 minutes plus tard, ils arrivèrent dans la cour des Delta Phi où plusieurs frères dont Neji, Rock Lee et Shikamaru les attendaient.

« Félicitation les gars, vous êtes arrivés cinq minutes plus tôt que nos pronostiques » s'enjoua Neji. « De plus, vous semblez être au complet. Nous sommes très fières de vous ! »

« Oui parce que si vous devez retenir quelque chose d'important, c'est qu'une fois que vous serez admis, si vous êtes admis, vous serez des frères. Et des frères ne s'abandonnent jamais et se soutiennent quoiqu'il arrive. » Expliqua avec ferveur Gros Sourcil.

Les premiers hommes-sangliers apparurent derrière eux, l'air légèrement exténués.

« Alpha Gamma Omega ! » hurla un étudiant non masqué tandis qu'une partie des hommes-sanglier se regroupèrent vers lui.

« Zeta Psi ! » hurla un autre créant le même mouvement.

« Theta Xi ! » cria encore un autre.

La partie des hommes-sangliers restants se regroupa vers les bizuts qui étaient tous inquiets.

« Vous avez certainement besoin d'une explication. » Reprit Neji de sa posture de leader. « Chaque année une épreuve de sang est organisée avec les autres fraternités du campus. Cette épreuve varie quelque peu, mais est souvent identique. Bien que nous, Delta Phi, aimons rajouter une particularité spéciale réservée à nos bizuts. C'est ce que vous venez de vivre et cette partie est inédite tous les ans. »

« Ne vous plaignez pas, l'année dernière nous avons dû boire chacun 2 litres de sang de bovin. Alors oui c'était plus court, mais on en garde tous un souvenir affreux. » Frissonna Kiba qui avait retiré sa tête de sanglier.

« Maintenant, cette partie finie, vous allez tous repartir pour la deuxième », reprit Neji. « On vous laisse les têtes de sanglier et vous allez tous être enfermés, à nouveau, dans l'ancien abattoir dans lequel vous étiez. Et donc si vous avez bien compris vous serez en compagnie de tous les bizuts des fraternités du campus. On viendra vous chercher 1h avant les cours. »

Et tandis que Neji expliquait cela, les frères Delta Phi avaient retiré leur masque pour le mettre à un bizut.

Sasuke eut le temps d'apercevoir le sourire sadique de Naruto quand celui-ci lui enfonça la tête de sanglier qui sentait la bête crève et la transpiration.

Et comme l'avait dit Neji, ils retournèrent tous dans le vieux bâtiment pour y être enfermés deux heures supplémentaires.


Voili voilou. Bon, je vous rassure le prochain chapitre est en cours d'écriture et est déjà bien entamé. Vous ne devriez pas attendre hum 6 mois avant d'avoir la suite… Désolé.

Prochain chapitre : Y'a du soleil et de l'ananas

À la prochaine !

Voilivoilou :

Merci beaucoup du commentaire. Je suis tellement désolé de le publier seulement maintenant. Il faisait partie des chapitres que je redoutais… Bref euh même si bon je suis carrément à la bourre pour te le souhaiter : bonne année à toi aussi xD

Guest :

Merci beaucoup ! )

Ansoso19 :

Elle est enfin disponible, merci pour l'attente.

Naomi-narusasu :

Salut à toi et bienvenue ! Comme tu peux le voir, je l'écris toujours. (J'avais juste un problème avec l'écriture). Je confirme il ne va pas s'ennuyer. Arf, je ne sais pas trop si ce genre de comportement extrême existe vraiment. Quoi qu'il en soit, je voulais juste faire le parallèle entre Naruto et Naruto shippuden de cette façon. (Je me comprends.)
De toute façon, tu n'as pas à t'inquiéter cette histoire ce termine bien. Il faut juste être patient…
En tout cas merci beaucoup pour tes multiples messages.