Mes remerciements à : Choupy, la choupette tyrannique, Susan de Sade, Manon (donnes-moi ton adresse e-mail la prochaine fois, pour que je t'envoie l'extrait puisque tu n'as pas de compte) fanfantasy07, Cha Darcy, titesouris, Umbris et Istehar.

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J'ai commis un petit changement pour ce chapitre, en effet j'avais indiqué précédemment un certain passage avec Neville en classe, mais pour les besoins de ma fic, j'ai décidé de le reculer dans le prochain chapitre, ce sera plus judicieux.

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Bonne lecture à tous ;)


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Chapitre 12 : Fog

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Côtes à côtes, James et Sirius rentraient de leur dernier cour de la journée, la botanique. James pensait que cette matière l'aurait calmé, mais au vue de la pauvre plante charcutée par son ami, elle n'avait eu aucun effet bénéfique sur ses nerfs. Au contraire. La raison de cet énervement soudain était-elle Otter, la jeune poufsouffle située pile en face de Sirius durant le cour, ou bien Armand qui l'avait supplanté dans la grande salle auprès d'elle? Rancune ou jalousie?

Au fond, James savait parfaitement que la seconde raison était exclue d'office, car il n'avait jamais montré de vif intérêt pour Otter. Alors pourquoi lui en voulait-il, car il en était certain, c'est de cela qu'il s'agissait. De la rancune envers elle. Mais n'y avait-il pas un peu de jalousie également? Mais envers qui? James refusait de se poser clairement la question. Il jeta un coup d'œil vers son ami qui avançait d'un pas lourd mais rapide. Non, ça ne ressemblait absolument pas à Patmol. Quelque chose clochait. Il avait remarqué les brefs regards noirs que lançait ce dernier sur la jeune fille pendant le cour. Et maintenant il marmonnait dans sa barbe des paroles incohérentes, faisant abstraction de James. Puis subitement il le prévint de continuer sans lui, assurant qu'il le rejoindrait plus tard. Peut-être que Lunard y verrait-il plus clair?

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Sirius se dirigea vers le terrain de Quidditch, c'était l'heure de l'entraînement des blaireaux et elle y serait sûrement, étant une fervente fan de l'équipe. Et c'est sans se tromper qu'il l'aperçut dans les tribunes. Il lui fit signe de le rejoindre, et une fois fait, l'emmena dans un coin à part du terrain pour la plaquer contre lui, forçant l'entrée de sa bouche avec sa langue. Passage qu'elle lui laissa volontier.

Samantha se réjouissait de sa venue, ça faisait un moment depuis la mauvais blague du couloir, et il lui manquait affreusement. Bien sûr il n'en savait rien. Elle sentait la frustration émaner du corps de son amant, ses gestes se faisant rudes et pressés. Il l'allongea expressément sur l'herbe humide, défit son pantalon et lui arracha pratiquement sa culotte avant de la pénétrer brutalement. Elle poussa un cri de satisfaction, mêlé de douleur, elle avait toujours aimé les rapports brutaux et Sirius savait y faire. Surtout aujourd'hui.

Il ne la ménageait pas, mais ça ne lui suffisait pas. Il la retourna sur le ventre, soulevant son bassin à son niveau, sa virilité s'y introduisant à nouveau pour le plus grand plaisir de sa partenaire. Il adorait cette position, elle faisait ressortir l'animal en lui, la retenue n'étant pas pour lui. Leur peau claquait l'une contre l'autre. Il soutenait sa taille d'un bras pendant que son autre main se glissa le long de son dos jusqu'à atteindre sa chevelure. Il enroula plusieurs mèches autour de ses doigts et les tira d'un geste brusque, la faisant se cambrer plus encore, la pénétrant plus loin. Ses gémissements le poussèrent à augmenter la cadence, et sentant que les parois de son antre se resserrèrent autour de son membre, il se fit plus agressif, lui arrachant des cris de surprise et de plaisir intense. Il parvint à étouffer de sa main son cri lors de l'orgasme, ne voulant pas s'attirer une meute entière d'élèves, alors que celle-ci plantait ses ongles dans la terre molle. Après un dernier coup de rein, il se vida en elle, ne laissant échapper de sa bouche qu'un long grognement rauque.

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Étendus au sol, le corps de Samantha reposant à moitié sur le sien, Sirius fumait tandis qu'elle traçait des arabesques sur son torse. L'odeur aigre dérangea la jeune fille et elle s'en plaignit.

- Mais qu'est-ce que c'est que ce truc Sirius?

- Une cigarette.

- C'est moldu? Supposa-t-elle avec une grimace.

- Oui.

- Alors tu ne devrais pas.

- C'est fait exprès.

- T'es au courant pour Moïra et Dela?

- Dela?

- Oui, gloussa-t-elle, tout le monde l'appel comme ça maintenant.

- Ah. Il eu un pincement désagréable à l'idée que Poudlard entier se soit approprié son surnom.

- Alors?

- Alors quoi Samantha? Pourquoi Merlin mutait-elle en pipelette après leur partie de jambes en l'air?

- Ben Moïra et Dela?

- J'étais aux premières loges, alors oui je suis au courant. Sa réponse fusa comme le claquement d'un fouet et il commença à rassembler ses affaires, voulant éviter de s'éterniser.

- Comme quoi ces deux-là se sont bien trouvés, ajouta-t-elle en se attrapant une de ses mèches de cheveux en l'enroulant dans son index. Perso, il n'est pas mon genre, une carrure trop frêle pour un homme digne de ce nom, énonça-t-elle en le tirant vers elle, lui faisant perdre l'équilibre. Se positionnant sur lui elle fit glisser ses mains sur son torse en de lascives caresses. Ce qui le laissa de marbre.

Se dégageant de ses mains, il se redressa et après avoir plus ou moins noué sa cravate, il planta son visage près du sien et déclara sèchement:

- Perso, il est trop bien pour elle. Otter ne le mérite pas. Et avant qu'elle n'ait pu répliquer, il se dirigea prestement vers le château.

Et je vais le prouver.

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Remus attendait au coin du feu le retour de Sirius, la tête plongée dans son devoir de sortilège. James lui avait fait promettre de lui toucher un mot après qu'il lui ait fait part de ses inquiétudes concernant les réactions étranges de Sirius. Lui-même l'ayant déjà remarqué, ses humeurs se faisaient changeantes selon celles d'Armand. Rien de bien visible, seulement de petits détails. Pour lui, c'était surtout une forme dérivée d'affection et d'amitié. Quelque part, Armand et Sirius se ressemblaient et Patmol l'avait semble-t-il compris. La souffrance peut prendre bien des masques, seul le comportement diffère selon la personne. Et Sirius avait su voir en Dela un reflet à sa propre douleur cachée, et cela avait fait naître en lui une sorte de complicité unique qui se traduisait par un subtil rapprochement.

Mais de là à le voir réagir brutalement face à l'annonce du nouveau couple Armand-Moïra, il y a tout de même un fossé.

Décidément Armand ne laissait personne indifférent, il surprit même quelques coups d'œil insistants vers lui par de rares garçons. Dont Sirius. Et il ne saurait définir les raisons, mais malgré lui, il trouvait Dela intriguant, voire même…fascinant. Et il était clair qu'il n'était pas le seul à le penser. Des notes moyennes, une présence discrète, pas réellement doué sur un balai d'après ses dires et pas vraiment la stature d'un garçon en pleine croissance ni d'un jeune premier. Rien qui ne sortait de l'ordinaire. Mis à part une aura.

Remus soupira en penchant la tête en arrière. Voilà que lui-même s'y mettait aussi. Pourtant ses sens accrus lui dictaient qu'il dissimulait quelque chose. Bien que Remus ait toujours était d'une nature curieuse, il ne cherchait pas à savoir pour Armand. Lui-même n'étant pas totalement honnête avec les autres. Il comprenait parfaitement le besoin d'Armand de se réserver des autres, et il ne souhaitait pas prendre le risque de le froisser. D'habitude, les autres élèves l'éviter, peut-être qu'inconsciemment ils le sentait dangereux. Mais Dela et ses amis n'avaient jamais eu de mouvements de recul durant sa présence. Rien, pas même un battement de cils en trop. Jamais un geste déplacé ni de nervosité à son encontre.

Et il était bien dans ces moments là. Pouvoir partager des histoires amusantes, autre qu'avec les maraudeurs, le confortait dans sa normalité. Pour un homme de sa condition, cela suffisait, en demander plus serait pure gourmandise exagérée. Oui c'était bien suffisant.

Ce fut à ce moment que Sirius passa l'entrée de leur salle commune. Il serait passé devant lui sans le voir si Remus ne l'avait pas interpellé en direction des escaliers. Revenant sur ses pas, Sirius lui offrit un grand sourire qui ne lui disait rien qui vaille. Il connaissait cet air par cœur, et généralement rien ni personne ne pouvait le faire revenir sur sa décision une fois prise. Il finit par s'asseoir à ses côtés, l'air pensif, et il brisa le silence:

- Quel devoir?

- Sortilège.

- Pourquoi ne le fais-tu avec Dela? Traduction: où est-il?

- Je crois qu'il est avec Moïra. Sirius se rembrunit imperceptiblement et commença à jouer avec une plume qui traînait.

- Elle n'est pas faite pour lui, affirma-t-il sans détour. Remus leva les yeux de sa copie et le fixa, perplexe.

- Que veux-tu dire?

- Et bien, j'imagine qu'il n'est pas difficile de comprendre pourquoi elle s'est rapprochée de Dela, devant le visage interrogateur de Remus, il ajouta, la popularité, et ce baiser franchement, c'est un bon moyen pour elle de sortir de l'ombre. Exit la pauvre petite poufsouffle sans intérêt.

- Armand est populaire? Le ton incrédule de Remus laissait clairement entendre que son avis ne rejoignait absolument pas celui de son ami.

- A sa manière je suppose. Il revient souvent dans les discussions après tout. Remus choisissait scrupuleusement ses mots, voulant lui faire entendre raison.

- Patmol, je ne sais pas ce que tu as en tête, mais il est évident qu'Armand apprécie beaucoup Otter, et je ne crois pas que ce serait judicieux de t'en mêler. Et combien même elle se servirait de lui, ce que je doute fortement, Armand est loin d'être stupide.

- Il est fragile Lunard, insista-t-il les poings serrés, je le sais et toi aussi, bien plus qu'il ne veut le montrer. Elle en profite!

- Pas la peine d'hausser le ton Patmol, j'ai saisi. Mais je reste sur ma position. Ils se défièrent un instant du regard, et Remus souffla péniblement:

- Est-ce vraiment la raison pour laquelle tu ne la supportes pas?

- Explique-toi. Demanda-t-il lentement, ne sachant pas où voulait en venir son ami.

Se raclant la gorge, Remus hésitait à poursuivre, mais James avait placé en lui une idée qu'il n'osait prononcer à haute voix. Sirius était un homme d'une fierté excessive.

- Ne serait-ce pas de la…jalousie? dit-il en trébuchant sur le dernier mot.

Sirius pris une minute pendant laquelle il réfléchit aux paroles de Remus, les sourcils froncés, et comprenant le sous-entendu, il s'exclama stupéfait et amusé:

- Remus, tu devrais pourtant savoir qu'entre les femmes et moi, c'est une grande histoire d'amour!

Ce dernier en profita pour se glisser dans la brèche et déclara posément:

- N'est-ce pas toi qui, le jour de la rentrée, le comparaît à une fille?

- Je ne sais pas ce que tu essayes de me dire Remus, et je ne veux pas le savoir, alors oublie de suite tes suppositions fantasques, répliqua-t-il avec sérieux, en se levant brusquement.

- Ecoute, fais juste en sorte de ne pas t'attirer d'ennuies ok? Et se levant à son tour, et laisse Armand tranquille. Si comme tu le dis il est fragile, alors ne le pousse pas à bout. Il ne cherche pas les problèmes et il a su nous montrer plus d'une fois sa capacité à se défendre seul.

- Mais tu te trompes mon cher Lunard, je n'ai pas du tout l'intention de gêner Dela. Seulement lui ouvrir les yeux sur sa… nouvelle moitié, concéda-t-il avec amertume. Elle trompe peut-être son monde, mais pas moi. Pour le reste, ma belle gueule devrait faire l'affaire, comme toujours, ricana-t-il. Tu verras.

Sans en attendre d'avantage, Sirius se faufila dans les escaliers, tandis que Remus se laissa choir sur sa chaise, désespéré par le sous-entendu de mauvaise augure de Sirius.

Soudainement, il laissa échapper un cri rageur qui retentit dans la salle, faisant se retourner vers lui plusieurs élèves occupés à étudier. Pourquoi fallait-il que Sirius complique toujours tout ?

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La semaine de cours passa très vite, et la première sortie programmée pour Pré-au-lard en réjouissait plus d'un. Moïra était l'une d''entre eux. Enfin une journée de libre avec Hermione. Elle était tellement heureuse. Elle adorait passer ses soirées en sa compagnie, bien que les amis d'Hermione ne soient apparemment pas du même avis. Ils ne souhaitaient pas la partager avec elle.

Elle sentait régulièrement des regards sur son dos et, oh comme par hasard, il s'agissait souvent de ses trois pots de colle, surtout Sebastian qui ne la quittait pas des yeux lorsqu'elle s'incrustait parmi eux à la bibliothèque. Elle le soupçonnait même d'espionnage envers sa propre personne. C'est avec délice qu'elle se remémora un bref souvenir datant de deux jours auparavant, où les deux serpentards s'étaient fait féroces, lui reprochant cette idée stupide de baiser qui ne leur ramènerait que des problèmes. Et sans se démonter, elle leur avait expliqué qu'il ne fallait jamais sous-estimé un poufsouffle, car les blaireaux de leur monde, contrairement à ceux moldus, se nourrissaient exclusivement de serpents. Alors à bons entendeurs.

Les yeux ronds de Blaise et le visage vide de Drago devant sa répartie la faisait encore se tordre de rire. Elle voulait les faire réagir, mais elle ne s'était pas attendu à ça. Et puis qu'elle bonne surprise de constater à quel point Sirius pouvait se montrer agréable avec elle. Toujours très charmant à son encontre.

Et maintenant elle attendait, les mains dans le dos se tenant contre le mur dans le hall du château qu'Hermione la rejoigne. Elle espérait la voir arriver bien couverte, voulant à tout prix lui faire visiter entièrement le village. Elle trépignait d'impatience, ce serait une première pour elle de sortir avec une amie, enfin. La solitude ne l'avait jamais pesé, mais là c'était différent, elle pourrait réellement s'amuser.

Elles avaient mis au point le baiser, qui était de loin la meilleure solution pour renforcer la couverture d'Hermione, mais également la présence de Moïra auprès d'Armand. Les adolescents entretenaient rarement des relations très proches avec le beau sexe sans arrières pensées. Désormais tout était clair pour les élèves. Et de temps en temps, elles échangeaient un autre simple baiser, signe officielle de pudeur anglaise, pour garder intacte l'image d'Hermione et de leur pseudo couple. Tous n'y voyaient que du feu. Peut-être à part Sirius et ses sourires moqueurs, mais il ne pouvait pas savoir pour l'identité de son amie.

C'est avec bonheur qu'elle se redressa lorsqu'elle aperçut Hermione au bout du couloir. La sortie pouvait enfin commencer.

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Moïra et Hermione passèrent l'après-midi entier à se promener, leurs pas les menant à Zonko, Honeydukes, et même à la cabane hurlante ce qui amusa grandement Hermione qui écoutait Moïra lui conter la légende de la maison dite hantée par de terrifiants fantômes. Elle aurait pu y croire si elle ignorait sa véritable fonction, et si elle n'avait perçu la lueur d'amusement dans les pupilles de sa conteuse qui se tortillait sur place pour illustrer ses propos.

Le vent s'engouffrant à travers leur manteau, et ensemble bras dessus dessous, elles se dirigèrent "Aux Trois Balais". Mais au dernier moment, Moïra se rappela de poster une lettre et lui désigna la taverne du doigt, lui assurant qu'elle reviendrait rapidement.

Entrant à l'abris du vent, Hermione se frotta les mains pour les réchauffer et rechercha une table de libre. Malheureusement à cette heure, la salle était bondée et pas une table vide. Elle se résigna donc à se poser au bar où il restait des places libres.

Une fois assise, elle commanda à une Rosemerta jeune et ravissante deux bièraubeurres. Lorsque cette dernière les lui apporta, un jeune homme à belle allure s'installa souplement au tabouret d'à côté avant de tirer d'un boîtier en argent un cigarillo.

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La capuche de sa cape dissimulant son faciès, Evan Rosier marchait à travers le village pour se rendre Aux Trois Balais, lieu favori des élèves en cette froide journée. Il y avait de grandes chances qu'il ne trouve pas son homme, mais il aimait les enjeux à faibles réussites. Une fois entré, il scruta attentivement la salle, mais il ne le trouva à aucune des tables. Il était encore tôt, alors il se posa pour l'attendre le temps nécessaire. Les heures passaient et les tables se remplissaient, mais aucun signe de son cher ennemi. Peu importe, il patienterait le temps qu'il faudrait. De sa position, il ne manquait aucun nouvel arrivant, le poste idéale pour observer sans se faire remarquer. Vers 16h00, la taverne fut pleine et son attente fut finalement récompensée. Une jeune personne se dirigea vers le bar, le même visage délicat ancré dans sa mémoire, ainsi que ce regard aux nuances chaudes.

Voilà l'occasion rêvé pour faire connaissance.

Il prit place près de lui, et retira délicatement ses gants. Il sortit un cigarillo et l'alluma, attirant volontairement l'attention de son voisin. En voyant la tenancière apportait deux boissons, il comprit qu'il avait peu de temps pour se rapprocher de son ennemi.

- Rosemerta, tu les mets sur mon compte, héla-t-il en indiquant les bièraubeurres devant le visage étonné de son voisin et ravie de la jeune femme.

- Pas de problème Evan. Elle lui lança un clin d'œil ferme et éloigna vers un autre client en roulant des hanches. Puis il se retourna vers lui.

- Merci, c'est aimable à vous mais je ne peux accepter, on ne se connaît pas.

- Je suis Evan. Et vous? En lui présentant sa main droite en signe de salutation.

- Armand, lui répondit-il en lui serra la main platement.

- Enchanté Armand. Et bien voilà, nous nous connaissons maintenant! Tandis qu'il commandait la même chose, il baissa sa capuche qui délivra sa longue chevelure cuivre, et enleva sa cape. Hermione en profita pour l'analyser. Des bottes arrivant à mi-cuisses, des mitaines sûrement en peau de dragon, un ensemble noir de pantalon et chemise près du corps. Un homme qui bouge, ne supportant pas la stabilité. Elle nota aussi que sa chemise était ouverte au-devant. Il utilisait ses charmes pour s'attirer les faveurs des femmes, certainement sensibles à cette coquetterie masculine. Alors qu'elle remontait son regard, elle tomba sur le sien qui la détaillait également minutieusement. Restait à savoir lequel d'entre eux allait tourner les yeux en premier.

Avec un sourire éclatant, Rosier coupa l'échange et fixa devant lui le paysage derrière les fenêtres.

- Armand, vous êtes donc français? Pourtant vous n'avez aucun accent.

- Mes parents sont français, mais nous vivons en Angleterre depuis plusieurs années. Déclara-t-il avec un naturel déconcertant.

- Bien sûr, bien sûr, puis tirant une autre bouffée, peut-être ne serait-ce pas une si mauvaise chose pour vous et vos parents d'y retourner. Notre pays est dans une situation…compliquée depuis peu, et je ne pense que cela va s'arranger. A moins que vous ne soyez de sang pur, lui chuchota-t-il distinctement dans l'oreille en se penchant vers lui. Hermione s'écarta vivement, le contemplant froidement, ses iris attisant Rosier.

- Je suis un né-moldu et j'en suis particulièrement fier. Celui qui renie ses origines est un fou. Son ton impérieux et son visage accusateur fit légèrement frémir d'excitation Rosier. Il perçut cependant comme une signification derrière sa réplique.

- Je suis d'accord avec vous, jeune homme, approuva-t-il en écrasant son cigarillo dans un cendrier.

Moïra choisit cet instant pour entrer et elle se dépêcha de retrouver Hermione.

- Enfin je suis là, déclara-t-elle en soufflant lourdement, ces incompétents de la poste… puis s'adressant à Rosier, je suis Moïra Otter.

- Evan, en lui offrant un sourire poli. Et bien je vais vous laisser. Et avec une légère pression de la main sur l'épaule d'Armand, peut-être nous reverrons-nous un de ces quatre, notre rencontre fut brève mais intéressante. Au plaisir. Puis il fit demi-tour avec élégance en se couvrant de sa cape.

- Tout à fait charmant, ne trouves-tu pas? Lui demanda joyeusement Moïra, avant de boire avidement sa boisson déjà prête.

- Je n'aime pas son odeur, rétorqua Hermione en fixant sa bièraubeurre sans y toucher.

- Ah bon? Moi j'ai pourtant trouvé qu'il sentait très bon.

Nous ne parlons pas de la même odeur.

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Le vent dans le dos, Rosier marchait, un air de pure satisfaction collé à son visage, un sourire carnassier. Oh oui, ce fut une rencontre intéressante et enrichissante. Il transplana dans le salon de son manoir où crépitait déjà un feu et se laissa tomber dans son fauteuil préféré près de la cheminée. Près de lui, un meuble sur lequel était posé une bouteille de bloody scotch, plus fort encore qu'un whisky pur feu, et après s'être servi un verre, il observa les flammes dansaient.

Plus aucun doute ne subsistait. Son maintien ne trompait pas, et encore moins ses traits trop délicats ainsi que ses lèvres trop pleines, ni son épaule trop frêle pour un homme, même pour un ado. Oui il avait senti sous ses doigts sa chaire tendre. Sa némésis était une femme. Et brûlante avec ça. Une gryffondor d'après son blason. Mais une lionne à la langue bien pendue comme un serpent. Cela promettait de belles rencontres.

Parfait, absolument parfait.

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Hermione laissa Moïra rentrer seule à mi-chemin du château, prétextant qu'elle avait oublié son bonnet à la taverne. Pourtant elle s'écarta du chemin principal du village pour se glisser vers un bar à l'aspect plus suspect.

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Clopin-clopant, le barman de la « Tête du sanglier » nettoie d'un chiffon miteux ses tables à l'allure similaire. Une barbe blond-rousse en forme de bouc donne au visage une forme anguleuse qui fait ressortir deux orbes bleues, distinctives autrefois de deux frères. Il renifle en voyant passer ses portes un adolescent au bonnet enfoncé jusqu'à ses yeux, probablement pour se la jouer auprès de ses idiots de copains. Il faut dire que son établissement n'a pas vraiment bonne réputation. Mais aujourd'hui, c'est le désert total, pas vraiment le lieu où l'on vient se réchauffer après un après-midi de shopping, mais plutôt pour comploter. Complots qu'il entend par inadvertance, cela va sans dire.

Néanmoins le jeune freluquet marche dans sa direction, avec grâce et légèreté. Comment ça avec grâce et légèreté?? Ses traits se font plus distincts alors que quelques mètres les séparent encore.

- Par le minou de Morgan…

- Ne jure pas!

- Toi…ici…

- On dirait bien, à moins qu'il ne s'agisse d'une projection astrale de mon esprit, railla-t-elle malicieuse.

- Je t'interdis de te faire ma tête, gamine!! Et la morigénant plus bas, et que fais-tu ici à cette époque?

- Moi qui pensais que tu serais heureux de me revoir. Ses épaules s'affaissèrent, mais le poisson ne mordit pas à l'hameçon.

- Pas de ça avec moi gamine! Montons, je vais fermer plus tôt, de toute manière ce n'est plus maintenant que la clientèle va arriver.

Le salon est plus confortable que celui de son époque, et elle fixe d'un œil attendri le grand tableau d'Ariana, qui lui sourit chaleureusement en secouant sa main d'un signe amical.

- Ce sera long.

- Tu n'auras qu'à emprunter mon passage pour rentrer, répond-t-il posément en allumant sa pipe.

Hermione sourit simplement. Une impression de déjà vue, devant un même regard, mais avec une lueur différente, moins malicieuse, plus meurtrie.

- J'ai besoin de toi Aberforth.

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Le plus jeune des frères Dumbledore l'écoute sans l'interrompre, hochant la tête de temps à autre, fumant sa pipe les yeux au loin. Puis le silence remplace le monologue d'Hermione.

- Qu'en pense mon frère? Pour la première fois depuis le début, il concentre son regard sur elle.

- Il m'a donné son aval. Et son soutient.

- Le contraire m'aurait étonné, et après quelque secondes de pause, pourquoi n'es-tu pas venu me voir plus tôt? Sa voix n'est pas accusatrice, seulement nostalgique.

- Nous ne nous sommes pas vraiment quittés en bon terme, toi et moi. Et tu es rancunier. J'ai pensé que tu me repousserais.

- Pourquoi maintenant?

- Tu sais pourquoi.

- Et moi, je t'ai manqué?

- Vous m'avez tous deux manqué Aberforth. Celui-ci se renfrogna au « tous deux ».

- C'est vrai, avoue-t-il grognon, je t'aurais repoussé…une fois. Histoire de t'emmerder. Puis après…

Hermione l'entoure de ses bras et reposant sa tête sur son épaule, lui murmure:

- Promis, je viendrai plus souvent. J'amènerai même mes compagnons. Ils vont sûrement te plaire, rigola-t-elle en le serrant plus fort contre elle.

- Ouais ben ils ont intérêt à savoir se tenir, ici c'est un établissement respectable mademoiselle, quoi qui s'en dise ailleurs. Et les malotrus, je leur botte le cul!

- Tu ferais bien attention à ce que je ne botte pas le tien Albert, dit-elle en rentrant dans son jeu.

- Ouuuuh je tremble de peur, regarde mes fesses frissonnent! braille-t-il en se levant et se dandinant devant elle, qui part dans un éclat de rire. Et ne m'appelle pas Albert!!

- Espèce de vieux rabougris.

- Je t'emmerde ga-mi-ne! J'ai pas encore cent ans, moi.

- Tu deviens vulgaire.

- Toujours quand je suis soul.

- Tu es soul?

- Non.

En examinant sa montre, elle constate qu'il se fait tard.

- Bon il faut que j'y aille. Mais peut-être veux-tu me raccompagner à Poudlard?

- C'est ça, et ensuite j'irai ramener des petits fours à mon très cher frère en sautillant. Pardonne-moi Hermione, j'aurai dû savoir qu'il ne faut jamais fumer à côté des enfants.

Alors qu'elle passe par le tableau d'Ariana en lui souhaitant une bonne soirée, elle lança avant que le tableau ne se referme:

- Vieux grincheux!

- TETE DE BUISSON!

- Plus maintenant Albert!!!

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Severus tourna une énième page d'un livre jauni et corné par le temps « Pouvoir de potions oubliées », installé discrètement dans la réserve. Malgré son contenu, son esprit ne quittait pas l'image d'une Lily concentrée sur sa potion afin d'éviter de lui adresser la parole. Ce partenariat forcé par Slughorn tombait à pic, une occasion en or pour apprécier sa compagnie puisqu'elle ne pouvait pas le fuir ou l'ignorer comme elle le faisait lorsqu'elle le croisait au détour d'un couloir. Les cours ne comptaient pas, étant toujours à plus d'une distance raisonnable, elle y veillait.

D'un commun accord, ils avaient choisi la potion du pardon, dite Venia iae, bien que Lily n'était certainement pas prête à le lui fournir. Désormais elle agissait avec lui comme avec n'importe quel inconnu, bien que ses yeux n'étaient jamais avares de reproches silencieux.

Quant à lui, il se plongeait depuis avec vigueur dans les secrets de la réserve, cédant totalement à la magie noire tel un diabétique devant un énorme gâteau. Plus rien ne le retenait devant ce flot incessant de pouvoir. Ce n'est pas le mal qui le passionnait en soi, mais la puissance et la reconnaissance de ses capacités. Une reconnaissance que son père lui avait refusé depuis sa venue au monde, sa mère courbant le dos.

Lily avait su lui redonner confiance, l'acceptant tel qu'il était, peu importe serpentard ou gryffondor. Elle se fichait bien des quand-dira-t-on, et des limites officieuses entre les maisons. Elle désapprouvait certains de ses choix mais jamais ne l'avait jugé et lâché, malgré ses fréquentations peu recommandables. Par sa présence, elle lui insufflait l'air qui lui manquait lorsqu'il se trouvait face aux maraudeurs. Elle était Ses limites, celles à ne pas dépasser avec Avery et Mulciber.

Mais Potter et Black avaient tout foutu en l'air. L'humiliation a été si grande, que ce fut plus fort que lui, et sa fierté d'homme blessé devant elle, la seule ayant de l'importance pour lui, il la blessa à son tour, ne voulant surtout pas de son aide, qu'elle comprenne qu'il était fort, assez fort pour ne pas qu'elle intervienne. Mais les mots dépassèrent sa pensée. L'erreur impardonnable, sous forme de trois petits mots: sang-de-bourbe.

Elle acheva de piétiner son cœur cette même soirée, alors qu'il venait se faire pardonner. Encore. Mais pas cette fois. Son regard dur et méprisant le lacéra de part en part, aucun masque ne dissimulant sa douleur, jamais devant elle. Il la supplia, et elle lui tourna le dos, brisant une fois pour toute leur relation.

Une fois dans son dortoir, il prit conscience qu'il venait de la perdre définitivement, plus aucun retour en arrière possible. Alors à l'abri dans la salle de bain, il pleura comme jamais, l'eau de la douche se mêlant à ses pleurs salés, le bruit étouffant ses sanglots. Plus jamais elle ne lui accorderait ses sourires délicieux, son rire doux et chaleureux, son réconfort une fois de retour chez eux, ses plaisanteries..

Seule l'indifférence la plus cruelle remplaça sa fougueuse Lily. Plus de sentiments pour lui, plus d'amitié, ni même de reproches. Plus rien.

Il n'avait eu qu'elle.

Il ne l'avait plus.

Des dizaines de camarades de classe, aucun ami.

Il voulait juste être reconnu, ne pas être détesté, seulement accepté.

Mais qui, des aigles, des blaireaux, des lions ou des serpents, sa propre maison, voudrait d'une chauve-souris?

Ce serait son but, et ce, par n'importe quel moyen.

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Severus soupira, referma son livre, fit craquer délicatement ses doigts, pliant son cou de haut en bas puis de gauche à droite. Plus un bruit dans la sombre bibliothèque, éclairée par de rares torches. Ce fut un autre élève, celui-ci se serait dépêcher de rentrer dans sa salle commune, peu rassuré par l'ambiance lugubre qu'offrait la bibliothèque et les couloirs à cette heure tardive, mais lui n'en avait cure. Severus n'était pas un élève à prendre à la légère, les maraudeurs l'ayant parfaitement assimilé puisqu'ils s'en prenaient toujours à lui groupés.

Les gryffondors, courageux?

Bêtes et téméraires, assurément. Mais courageux… Vive la veuve et l'orphelin.

Tout en rangeant à sa place exacte le livre ancien, il repensa encore à Lily, qu'elle seule méritait cette comparaison. Mais tous les autres… bien que De Lagrange ne manquait pas de ressources contre les maraudeurs, comme il le constata avec Black.

Secouant sa tête comme pour effacer l'hérésie d'un gryffondor quelque peu sympathique, il sortit et se dirigea vers sa salle commune. Mais n'avait-il fait trois pas, qu'il se figea devant deux silhouettes mal éclairées, dont les ombres se mouvaient étrangement sur le mur auquel ils se reposaient nonchalamment. Prêt à dégainer sa baguette, une voix apaisante derrière lui le força à interrompre son geste.

- Ce n'est pas nécessaire Severus. Nous ne te voulons aucun mal. Tu as notre parole.

Faisant face vivement, ils se retrouva devant deux nouvelles personnes dont une s'approchait doucement. Le geste nerveux, il dirigea sa baguette vers l'élève qu'il reconnu comme De Lagrange. Quand on pense au loup.

Compréhensif de cette réaction, Armand leva les mains en l'air en signe de bonne foi.

- Severus, tu vois bien que je ne te suis pas hostile, alors ne sois pas grossier et baisse ton arme. La demande résonnait pourtant impérativement, même si son attitude restait neutre. Pourquoi le prendre en embuscade?

- Me laissez-vous vraiment le choix? Il abaissa prudemment sa baguette.

Un sourire en coin de Lucian lui indiqua que ce n'était que subjectif.

- Severus, on doit parler.

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Albus caressait Fumseck sur son perchoir, attendant la visite d'Hermione. Lorsque sonna minuit, elle fit irruption et sans plus de détour, elle s'affala dans un canapé marron au fond de son bureau.

Épuisée, elle se massa les tempes, pendant qu'Albus s'approcha. Lorsqu'il fut à proximité, elle monta ses jambes pour lui permettre de prendre place sur la canapé, et les rabaissa sur les siennes une fois fait.

- J'ai vu Aberforth aujourd'hui. Commença-t-elle de but en blanc.

- Comment se porte-t-il?

- Il se porte bien Albus, très bien. Et je lui ai dit la même chose à ton sujet. Mais vous le sauriez si vous ne vous obstiniez pas à vous ignorer!

- Hermione, il ne veut plus me voir. Et c'est parfaitement compréhensible. Pas même toi ne le fera changer d'avis.

- Je peux toujours essayer, répliqua-t-elle calmement.

- Non, il ne me pardonnera qu'à ma mort. Et encore, je n'en suis pas certain, énonça-t-il amèrement. Mais sa voix laissa transparaître une mélancolie. Parfois il m'arrive de repenser à notre jeunesses avec Ariana. Il était bien plus protecteur envers elle que moi.

- Tu étais obnubilé par tes idéaux, délaissant ton frère et ta sœur à la mort de ta mère. Et tu ne voyais en elle… Hermione interrompit sa phrase, par crainte de s'enliser dans des sables mouvants.

- Dis-le. Dis-le Hermione. Toi tu sais, alors tu peux le dire, réclama-t-il d'un timbre doux, en cherchant tout de même du réconfort comme l'avait sûrement fait avant lui son frère.

- Tu aimais ta famille, mais tu ignorais à quel point. Quoique tu fasses Albus, Ariana est morte et ne reviendra jamais.

- Par ma faute.

- En partie oui. Mais tu as depuis entrepris de grandes choses. Rien ne peut remplacer la perte d'un être cher, mais tu peux faire en sorte d'éviter à d'autres que cela arrive. Et c'est-ce que nous faisons, les aurores, les manticores, toi, moi et bientôt l'Ordre du Phoenix. Penses-tu que j'ignore les raisons qui te poussent à refuser inlassablement le poste du ministre de la magie, ou encore celui du président du magemagot ?

Elle le força à tourner sa tête vers elle en attrapant son menton délicatement.

- Tu te refuses d'accepter tout poste ayant un certain pouvoir, un certain contrôle sur la population magique. Directeur de Poudlard lui-même était ta limite. Mais, en connaissance de cause, tu sais que c'est à l'adolescence que nous prenons le plus souvent la voie qui déterminera qui nous serons ainsi que nos choix, comme cela le fut pour toi. Tu gardes un œil sur les élèves, espérant qu'aucun ne deviendra comme toi dans ta jeunesse. Seulement Albus, tu sembles oublier que la vie n'est pas faite que de notre enfance, mais aussi de maturité. L'âge adulte fut ton tournant. Si tu avais poursuivit tes idéaux, je ne serai pas là, avec toi, installée confortablement sur ce canapé. Des tragédies, outre les guerres, changent un homme, et celle d'Ariana t'a transformé à tout jamais. Elle hésita, se mordant la lèvre inférieure, puis poursuivit, tu peux penser que je suis cruelle, mais sans sa mort, tu ne serais pas l'homme d'aujourd'hui, mais un tyran, alors oui quelque part sa mort fut bénéfique pour des milliers de sorciers Albus. Il n'y pas de gâchis, seulement des regrets.

Sa voix se fit plus dure vers la fin. Il comprit qu'elle assimilait la situation d'Ariana avec celle de son époque, tant de vies sacrifiées pour la folie d'hommes au sang soi-disant pur.

Elle se redressa et en croisant les jambes face à Albus, elle changea de sujet, ses yeux dans les siens:

- Je me suis occupée de Severus ce soir.

- Et les garçons?

- En mission. Ce fut court, ils n'ont rencontré aucun problème.

- Et pour toi?

- Cela lui fut difficile, mais devant son regard perçant elle lâcha, non en réalité ce fut bien pire.

- A-t-il su te toucher?

Ses émotions avaient été mises à rude épreuve en cette journée, elle qui croyait ne plus en avoir.

- Au-delà de tout. C'est un écorché vif Albus.

- Tout comme toi, et alors qu'il serra sa petite main, désormais la machine est en marche.

- Oui, Walkyrie peut débuter.

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Encore un chapitre clos! Alors, sauvage notre Sirius, non?? Ce n'est pas un lemon long et détaillé, je préfère l'érotisme que le langage cru, mais un lemon plus alléchant arrivera plus tard, et certainement pas avec Samantha ;) Ce fut court pour démontrer que Sirius ne tire qu'un coup. Rappel: que du sexe avec monsieur.

Et Rosier, l'aimez-vous toujours? Moi plus que jamais^^ Et enfin voici Aberforth, totalement à l'opposé de son frère. J'espère que Severus aura également su vous toucher.

Dans le chapitre 13 : "Le prix de la douleur" :

- Neville (et je m'y tiens)

- le flash-back de Severus et Armand

- le retour de notre sombre Regulus

- l'apparition de centaures

- une partie des horcruxes

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A bientôt

Hilaidora