Barbara et Cat, merci beaucoup pour les reviews !
Il y a quelque chose que je voulais préciser à propos de la scène finale du chapitre 10. Je l'ai écrite en pensant à celle de la dispute dans l'épisode 11 S6 (« Lovers in a Murderous Time »). Julia y disait, s'adressant à William, qu'il aurait dû la choisir mais qu'il ne l'avait pas fait. J'avais toujours souhaité que William puisse s'exprimer à ce sujet.
Voici maintenant l'épilogue promis. Je vous souhaite bonne lecture.
EPILOGUE
-« …Julia Ogden, acceptez-vous de prendre pour époux William Murdoch, de l'aimer, de le chérir jusqu'à ce que la mort vous sépare ?»
-Oui, je le veux !
-Par les pouvoirs qui me sont conférés, je vous déclare mari et femme ! Le marié peut embrasser la mariée !
Allongée dans le grand lit à baldaquin de la chambre nuptiale de l'hôtel, pressée tout contre le corps de son époux encore endormi, Julia revivait pour la nième fois, la cérémonie au terme de laquelle William et elle, avaient enfin pu être unis pour la vie !
Le mariage avait eu lieu le 18 mai 1901 en la cathédrale Saint Michel de Toronto. Ils l'avaient célébré entourés de leurs parents et de leurs amis, en particulier ceux du poste quatre.
Quelques jours après la discussion dans le parc, William avait invité Julia à une balade à la campagne. Et là, « dans leur petit coin à eux », comme ils l'appelaient, il avait fait sa demande. Sans hésiter, Julia avait répondu oui, bien sûr !
Tout s'était enchaîné ensuite : les démarches légales, les invitations, les préparatifs du mariage…
Par-dessus tout, durant cette période, ils avaient apprécié le fait de pouvoir se montrer ensemble ouvertement.
Ils s'étaient vus régulièrement, parfois pour un dîner.
Julia venait au poste de police, dans le bureau de William, de temps en temps avec un petit cadeau pour son fiancé... qui la remerciait par un tendre baiser...
William était un homme transformé ! Tous au poste s'étaient réjouis pour lui et l'avaient félicité pour son futur mariage.
Le Toronto Gazette avait publié les conclusions de l'enquête. La vérité sur le docteur Garland fut présentée au grand jour.
Ainsi, la réputation de Julia fut lavée aux yeux de tous. Elle put reprendre sans difficulté son travail à l'asile.
William lui faisait la surprise d'une visite à son cabinet, parfois pour les besoins d'une enquête en cours mais le plus souvent simplement pour la voir, lui apporter un petit présent, la regarder s'extasier devant et puis l'embrasser encore et toujours.
Au mois de mars, la maison du docteur Garland fut vendue. Julia hérita de la moitié de la somme obtenue. Elle fit le projet de l'utiliser pour créer une structure médicale pour venir en aide aux femmes. Elle se dit ironiquement que Darcy finalement y aurait contribué !
C'est à Ruby qu'était revenu le privilège d'être la demoiselle d'honneur et à Georges celui d'être le garçon d'honneur.
Higgins quant à lui fut chargé de filmer l'évènement avec la caméra. Les futurs époux avaient en effet émis le souhait de garder un souvenir animé du plus beau jour de leur vie !
Julia avait choisi pour la circonstance une robe bustier en satin beige rosé avec des manches cap en fine dentelle et un joli décolleté en V. La robe se prolongeait en forme de queue de sirène jusqu'aux genoux, ce qui soulignait la finesse de sa taille et lui donnait une silhouette élancée. Elle s'achevait plus évasée avec une petite traîne.
Julia avait le port d'une princesse… Elle rayonnait de beauté !
Le jour du mariage, quand il la vit s'avancer vers l'autel, William eut le souffle coupé ! Ses yeux ne pouvaient se détacher de son beau visage souriant.
Hypnotisé par son doux regard bleu, il avait lui aussi répondu « oui, je le veux ».
Leur premier baiser en tant que mari et femme fut tendre, long et langoureux... Georges dut se racler la gorge pour rappeler William à l'ordre.
Après la cérémonie religieuse, il y eut une réception à la résidence Ogden. Le père de Julia avait accepté le remariage de sa fille avec celui qui lui avait déjà sauvé deux fois la vie. Il se rendait bien compte que seul William pouvait la rendre heureuse et il acceptait ce fait. En voyage au moment où le procès s'était déroulé, il n'avait pu revenir à temps pour intervenir en sa faveur. La nouvelle de sa condamnation l'avait plongé dans un profond abattement dès lors qu'il avait réalisé qu'il ne pourrait plus jamais lui parler, l'embrasser… Il était reconnaissant à William d'avoir tout risqué pour sauver Julia.
Monsieur Ogden était veuf et la situation tragique qu'il venait de vivre, l'avait amené à reconsidérer ses relations avec sa fille. Il souhaitait maintenant renouer avec elle. La perspective d'avoir des petits-enfants n'était peut-être pas étrangère à ce vœu !
Une ambiance joyeuse avait régné à la fête. C'était Ruby qui s'était occupée du repas de noces. Elle aussi était très loin du Canada au moment de la condamnation de sa sœur. L'éventualité de perdre Julia l'avait profondément marquée. Les deux jeunes femmes étaient désormais plus proches que jamais.
Au cours du repas, l'inspecteur Brackenreid avait porté un toast et fait un petit discours en l'hommage des mariés. Il salua les qualités personnelles et professionnelles de chacun d'eux. Il leur souhaita une longue vie de bonheur et un petit Murdoch pour l'année prochaine !
Dans la chambre d'hôtel réservée pour leur lune de miel, Julia était bien éveillée maintenant. Elle décida de se lever pour commander le petit-déjeuner. Il lui tardait d'avaler une tasse de thé.
Elle jeta un coup d'œil vers William qui dormait paisiblement, un petit sourire aux lèvres. Elle admira ses longs cils bruns, sa mâchoire carrée bien dessinée.
Elle l'embrassa doucement sur la joue, lui caressa légèrement le torse puis souleva délicatement les draps pour sortir du lit.
Elle ne put le faire : William l'avait saisie de ses deux bras et avec un grognement de plaisir la serrait tout contre lui.
Il l'embrassa dans le cou et lui dit : « vous me quittez déjà madame Murdoch ? Où allez-vous si pressée ? »
Julia éclata de rire : « William, je crois qu'il est déjà onze heures ! Je voulais aller commander un peu de thé et quelques toasts ! »
« Hum… il y a mieux à faire ici pour le moment » répondit-il, avec un regard et un sourire enjôleurs.
« Mais William… » Julia ne résista pas bien longtemps. Il la couvrait déjà de baisers... sa main commençait à glisser le long de son corps... Alors elle s'abandonna totalement avec un petit cri de plaisir aux tendres assauts de l'homme de sa vie …
FIN
Merci à tous ceux qui se sont intéressés à cette fiction, à travers plus d'une quinzaine de pays.
Ceci prouve que « Murdoch Mysteries » est une série appréciée un peu partout dans le monde et aussi que le français est lu dans de nombreux pays …
Pour ceux qui aimeraient peut-être avoir quelques précisions, j'ai joint quelques notes extraites de mes recherches.
A bientôt…peut-être…
QUELQUES NOTES …
-JAMA : Le Journal of the American Medical Association ou JAMA est une revue médicale internationale existant depuis 1883.
-Emil Adolf von BEHRING (1854 – 1917) : médecin et bactériologiste allemand. L'un des fondateurs de la sérothérapie. Il reçoit en 1901 le premier prix Nobel de médecine.
-La thermographie infrarouge a des applications médicales pour détecter des anomalies de températures locales (tendinites, inflammations, fièvre…)
-La société « les Anti-Toxin Laboratories » fondée en 1914 par John G. Fitzgerald, Ph. D au sein de l'Université de Toronto, est la première société canadienne qui commence à produire des antitoxines et des vaccins contre la rage, la diphtérie, le tétanos et la variole.
En 1917, les laboratoires sont renommés Connaught Antitoxin Laboratories and University Farm en l'honneur du Prince Albert, le Duc de Connaught, ancien Gouverneur général du Canada de 1911 à 1916.
-En Ontario uniquement, 36 000 enfants sont morts de diphtérie entre 1880 et 1929. (je peux envoyer un lien en message privé)
- l'université de Toronto existe sous ce nom depuis 1849. Elle est réputée pour son pôle de recherche scientifique. Plusieurs prix Nobel ont été attribués à d'anciens élèves ou à d'anciens professeurs.
