Bonne rentrée à tous et bonne lecture!
Chap 12: une vie qui n'est pas faite pour moi.
Pov Edward:
La voix de Angela montait dans les aigues à mesure qu'elle paniquait.
- et elle a bien mangée ? Elle a tendance à sauté les repas, elle est tellement enfermée dans ses réflexions solitaires qui j'en suis sur son loin d'être gaie. Et tu sais si elle a bien dormit ? Calmement ? Assez longtemps ?
Une vraie mère poule, même pire que moi. Comment pourrais je lui répondre, j'étais incapable de deviner les pensées de ma belle et celle ci était si douée pour cacher ses malaises. Donc reprenons ses questions:
- elle a dormit, au moins sept heures, c'est bien non ? Par contre je crois qu'elle a fait un cauchemar. Et ensuite je suis partis avant de la voir manger.
Elle me détailla pas du tout satisfaite. Elle pensait réellement à me brûler sur un bûcher pour voir si cela suffisait à me tuer. Cette confirmation de son savoir sur ma condition me rendit un peu anxieux, il est vrai, mais après tout elle le savait depuis deux ans, et n'en avait que faire.
Elle me trouvait plus aussi bien pour Bella à présent. Pour elle, je faiblissait vraiment à prendre soin de son amie, que dis je de sa soeur de coeur.
Et la honte me submergeait. Il fallait que je sache, les question sortaient de ma bouche à toute allure comme un raz de marrais déchaîné. Elle eut un regard sévère mais chercha tout de même à m'aider. Elle sortit un petit bloc note et m'entraîna vers notre prochain cours qui par chance nous était en commun. Je prenais des notes pour elle et elle me faisait la liste de tout ce à quoi je devrais faire attention pour le côté humain de Bella: sa nourriture préférée et celle qui lui été bénéfique même si elle appréciait moins de l'avaler, ses petites manies, et bien d'autres choses.
Je rentrais même au déjeuner pour la voir. Mais elle était rentrée chez elle avec Esmée pour prendre ses affaires. Une journée entière sans la voir, sans la toucher, ni avoir son odeur qui se collait à ma peau, je me sentais amputer de quelque chose de bien plus profond que cette âme si absente chez notre race.
Jasper m'évitait même dans les couloirs, tellement j'étais une boule de nerfs qu'il n'avait pas intérêt à frôler avec son contrôle plus qu'instable. Mais Alice lui redonnait heureusement un peu plus de légèreté en pensant déjà à la nouvelle garde robe qu'elle allait faire pour sa nouvelle parente.
J'aurais voulus savoir qu'elle voyait Bella comme sa nouvelle soeur mais cela aurait été un peu rapide en besogne. Comme tout le clan elle doutait, un fille des Volturri, si distante, si puissante... En vérité aucun d'eux ne savait comment réagir. Rose étant la plus sûr de toute car celle qui détestait le plus cette « intruse » parmi nous. Je voulais leur en tenir rigueur mais je n'en avais pas le droit. De plus tout ce qu'ils pourraient dire ou pensé n'allait rien changer, j'étais avec Bella ou je n'étais juste plus rien.
Je me voyais déjà fuir avec elle ma famille pour n'être plus que nous, sans plus aucun artifice, juste nos vrai nous avec la nature de chacun, bien plus qu'humaine.
Quand on rentrait au soir, je n'avais pas adresser un mot à mes frères et soeurs, de même que je rejoignais Bella en saluant vaguement Esmée, qui elle aussi était nerveuse en présence de Bella.
Ma belle était dehors un peu loin de la villa. Je me doutais que sa présence dérangeait ma famille autant que la leur la mettait aux augets. Elle somnolait aux pieds d'un vieux chêne. J'esquivais à temps un coup de talons au plexus.
- Edward ? Soupira t elle de soulagement, désolée. S'il te plait, à l'avenir, ne t'approche pas ainsi en catimini.
- pardon, je ne voulais pas te réveiller.
Elle opina avec un fin rictus, peu être une pensée ironique qu'elle ne partagea pas.
Pov Bella:
C'était un espace plus petit que ce que j'avais imaginée. Plus oppressant aussi, tous ces regards qui me suivaient comme attendant quelque chose, l'ennuis c'est que j'ignorais tout à fait ce que c'était.
J'avais dû venir plus tôt que les autres. Je sentais Edward pas loin. C'était une sensation agréable, celle de savoir que quelqu'un s'inquiétait à chaque instant si vous alliez bien, où vous étiez, ce que vous faisiez.
Cela faisait trois jours que je vivais sous le toit des Cullen. Aujourd'hui même je faisais ma rentrée en cour d'année. Dans une aussi petite bourgade inutile de vous dire que cela était remarquer.
Et le bilan personnel que j'en avais tirer n'était pas terrible. Il avait cette oppression constante sur ma cage thoracique qui m'empêcher peu à peu de vivre. Que je masquais courageusement, car je ne voulais pas blesser Edward ou lui imposait un choix qui lui serait difficile. Cet amour, ou du moins le nom que j'en avais déduit, ce puissant sentiment qui m'attirait sans cesse vers lui et qui me faisait disparaître lorsque j'étais loin de lui. Il me faisait survivre encore un peu. Mais je ne me faisais pas d'illusion, cela ne durerait pas.
Peu être avais je seulement peur de prendre une décision et de laisser le choix à Edward, car comment pourrait il me choisir, moi au lieu d'eux... Si parfait, si unis, sa famille...
Encore une chose qui nous différencié et creusait un peu plus le gouffre qui nous séparait.
Cependant, je jouais le jeu, je sauvais les apparences comme me l'avait expliquer Carlisle. Sa famille me surveillait comme une tâche dans le paysage, celle qui faudrait effacer mais ils n'avaient pas encore trouver comment. Ce ne serait tarder... Je me savais pas à ma place mais ce n'était qu'une question de persuasion, j'étais douer pour me convaincre du contraire.
« lâche », ce mot raisonner en moi comme un appel à l'aide, j'avais le mal du pays dirons certains. Mais c'était un venin bien pire qui s'insinuer en moi comme la gangrène car je n'étais pas fait pour tout cela. Tout ce quotidien au côté d'Edward, ce n'était même pas que cela c'était juste ce monde autour de moi qui était complètement en décalage avec moi. Aro après tout ses siècles d'existence avait peut être comprit quelque chose d'essentielle, j'étais faite pour ma cage pas pour être proche des autres.
Alors que je m'étais un pied devant l'autre pour avancer dans ce couloir à l'atmosphère si pesante, je me questionnais. Humain, vampire, j'étais l'un avec l'autre, j'étais ni l'un ni l'autre à la fois. Alors quoi ? Qu'est ce que j'étais en fin de compte ? Pourquoi exister si c'était pour être aussi... Unique et différent.
Autant de pouvoir... cela devait bien avoir un sens. Je ne croyais pas à grand chose, dieu, diable peu importe mais je croyais en quelque chose qui me fasse agir et avancé: la simple volonté à vrai dire. Ma volonté et mon libre arbitre.
Alors qui dupais je à présent ? Edward ? Sa famille qui ne m'accepteront probablement jamais tout à fait ? Ou moi ?
On peu dire autant de mensonge ou de vérité détournée, que l'on veut, les hurler ou prétendre avec conviction de leur justesse, ils n'en resteront pas moins des mensonges.
Je ressortais de mon premier cours, j'avais été seule. Pas de Cullen, d'Angela ou de Edward à l'horizons pendant toute une heure, pendant soixante minutes, alors que je savais qu'ils étaient là quelque part. C'était comme si ils m'avaient fait défaut. Et en réalité mon existence ne se résume qu'à cela, je connais des gens à la fois proche et loin de moi et ensuite il y a tout ces visages inconnus qui me dévisagent...
L'un d'eux prit son courage à deux mains et s'approcha.
La règle en elle même était facile. Les humains questionnais, nous on mentait, moi y compris, moi encore plus qu'un autre.
Il était grand, un peu blond, très fade par rapport à l'éclat d'un immortelle. Beau sûrement pour ses camarades. Il soutint mon regard pensif, et s'introduit sans embarras, sûr de lui.
- tu es la nouvelle, Isabella, c'est ça ?
- Bella, corrigeais je mécaniquement.
- Mike. Tu sais où aller pour le prochain cours parce que sinon...
Mais il fut interrompu par Edward qui déboulait dans mon dos avec une fausse décontraction pressée.
- Bella, tu étais là ?
Il me prit la main et m'entraîna dans son sillage ignorant la présence de Mike sans gênes. Bien des regards suivirent notre progression vers la salle qui accueillait mon cours suivant.
C'était de la biologie, une matière qui m'était prédestinée il faut croire, j'étais un phénomène biologique à moi toute seule.
Une seule place était libre, à la paillasse de mon petit ami.
Il avança son tabouret le plus possible de mon côté de la table. J'aperçus du coin de l'oeil, Angela et Ben plus au fond de la pièce.
Le professeur parlait. Edward jouait distraitement avec mes doigts. Moi, j'étais présente physiquement, il n'avait rien d'autre à ajouter. Pas de pensées parasite, pas de cheminement interne, juste un vide inconfortable.
Le professeur me posa une question, il me rattacha un peu au moment présent. Edward fronça les sourcils, sans doute frustré de ne pouvoir pénétrer mon esprit, il le faisait souvent, j'avais apprit à le reconnaître.
- ça va ? S'enquit il alors qu'on faisait la queue à la cafétéria avec Angela et Ben.
POV Edward:
C'est un éloignement que je sentais irrémédiable. Elle partait ailleurs où je ne pouvais l'atteindre.
Elle mit du temps à répondre ou peu être à saisir mes mots trop perdue dans sa tête. Elle me rassura avec l'ombre d'un sourire. Je l'entraînais vers une autre table que celle de ma famille. Je voyais bien qu'elle était la seule à y mettre du siens alors que les miens étaient sur la défensive. Carlisle ne m'avait pas cacher la déception que cela lui faisait même à l'encontre d'Esmée qui était d'ordinaire si chaleureuse avec tous.
Même si Bella le masquait je la voyais peu à peu se noyer. Elle grignota plus qu'elle ne mangea, mais se força sous l'oeil inquisiteur de sa meilleure amie et du mien.
Depuis trois jours qu'elle était chez nous, elle avait passé ses heures dehors ou lorsqu'elle était avec moi à l'intérieur, les autres trouver un quelconque prétexte pour sortir s'aérer.
Elle ne disait rien. Et eux ils trouvaient cela normal peu à peu ils me mettaient hors de moi.
Elle se frottait nerveusement ses paumes sur son jean, je la tirais dehors pour nous isolé un peu. Elle sembla mieux respirait, plus apaisé, on entra un peu dans la forêt alentour du lycée.
Je la forçais à s'allongée un peu sur moi au beau milieu de la mousse verte luxuriante. Mes doigts cherchaient toujours contacte avec sa peau, une caresse sur son avant bras si fin qu'il me semblait qu'il allait se briser en morceaux aux moindre choc, ou mes doigts juste posé chastement sur la courbe de sa gorge.
- explique moi, suppliais je en un murmure intime que je en voulais livré à personne d'autre qu'elle.
Elle soupira lourdement.
- je ne sais pas comment... Je ne comprends pas trop moi même...,avoua t elle sur le même ton comme si cela avait était un faiblesse honteuse. Je suis juste un peu égarée, rassures toi. Il faut juste que je m'habitues...
Moi même, je ne croyais pas en cette dernière phrase, alors elle croyait elle vraiment ce qu'elle disait... J'en doutais.
Je me creusais la tête pour trouver les mots qu'il fallait mais ne dit rien. La journée se finit comme elle avait débuter pesante, Bella et moi à l'avant de ma Volvo grise alors que Alice et Jasper étaient crispé à l'arrière.
Je freinais violemment au virage en épingle juste avant d'arriver à la villa.
- sortez ! Ordonnais je intransigeant.
Alice allait objecté mais Jasper sentait l'ébullition de rancoeur qui montait en moi et la sortit à coup de prudence. Son pouvoir avait du bon parfois.
Je partis en trombe, et alors que les kilomètres s'accumulait sous mes roues je me sentais de plus en plus libéré. Pas seulement pour elle mais pour moi aussi.
Elle me tendit alors un réelle sourire, un sourire salvateur pour mon coeur.
Pov Carlisle :
Je me sentais bien depuis une semaine à présent alors que toute la famille avait une mine funeste. Bien sur ce quotidien n'était pas vraiment euphorique mais c'était celui qu'il fallait. Savoir Bella et Edward tout les deux, était un profond soulagement et une grande fierté. Il m'en fallait avec tout ce qui m'entourait qui me semblait bien étrangers ces derniers jours.
Rose disait à voix haute à qui voulait l'entendre, que Bella avait juste été une sorcière qui lui a enlevé son frère. Elle était jalouse aussi, pour la première fois quelque un attirer plus d'attention qu'elle. Chaque soir Angela m'appelait tout de même inquiète bien que satisfaite de ce déroulement.
Je n'avais pas le même don qu'Edward pour pouvoir m'avancer à ce que penser les autres à la villa de la disparition soudaine d'un des leurs.
Pov Edward:
Des décennies que l'on se connaissait et pourtant j'avais prit cette séparation avec un détachement presque mauvais. Ils l'avaient rejeter, très bien, c'était comme si ils m'avaient rejeter moi. Et c'est pour ce détachement que je ressentais alors tellement de culpabilité.
Il faisait une nuit de pleine lune, celle ci éclairé de manière assez féerique notre petit logis d'amoureux, un petit mobile home de bois sur une plage de grèce. Elle glissa ses bras autours de mes hanches. En réalité tout était de plus en plus simple avec Bella à mesure que nous apprenions. Bella était une personne vive d'esprit et simple par nature, il ne lui fallait qu'un peu d'isolement par rapport aux humains pour être à son aise, elle devenait moins sur la défensive et bien plus douce et tactile. C'était la vrai Bella, elle, un peu plus insouciante et confirmant chaque jour mon amour pour elle. J'en étais fou à chaque instant de complicité que l'on partagé. Son rire léger était une mélodie enivrante.
On parlait beaucoup mais pas de son passé, ni de sa famille ou de la mienne.
Notre rapprochement n'était pas seulement au niveau de notre communication mais aussi physique. Je prenais de plus en plus confiance en moi. Comprenant, apprenant sa volupté, les formes de son corps, les pores de sa peau , je voulais savoir ce qu'elle aimait. Tout ce qu'elle aimait.
- je suis désolée, chuchota t elle comme refusant de briser notre douce ambiance apaisée. Tu devrais appelé Carlisle au moins, il doit être inquiet...
- tu reste avec moi, resserrais je l'étreinte de mes bras sur les siens.
- bien sur, sourit elle telle une promesse.
Mais alors que je m'approchais de mon portable, celui ci sonna. Un SMS, juste un petit texto qui me terrifia...
Je me doutes que ce n'était pas vraiment la suite que vous imaginiez ou du moins, j'espère vous surprendre, biz.
