Between Heaven and Hell

Auteur : Angelscythe

Genre : Shonen-ai, romance, torture, sadomasochisme, adultère.

Couple : Greed/Al et Edvy

Disclaimers : Tous les personnages de cette fic appartiennent à Hiromu Arakawa. Je me contente de les lui kidnapper =D

Note : Je dédie cette fic à ma chérie, ma chtite Tweek que je love. T'en es toujours raide dingue de ce couple ? Alors cadeau =D

Réponse de Rewiew :

A Yumi : Bien sûr que oui, la voici la suite. Merci pour ton compliment sur mon style, ça fait très plaisir =D. Pour notre Edward national, faux avouer que c'est un peu mon « trip ». Un certain personnage de FMA déteins sur moi u.u

Kisu

Angelscythe


Chapitre 12 : Un seul faux pas.

Envy arpentait la pièce depuis un moment, se mordant le pouce par moment, à la recherche d'une idée pour garder son Edward. Ce dernier était allongé dans le lit, nu, cheveux détaché, menottes mises et il faisait tourner tant bien que mal d'autre menotte dans ses mains, il était allongé sur le flanc, les jambes étendues et le regard rivé sur les menottes qui occupaient ses mains.

- Bon dieu, vas-tu arrêter avec ses foutues menottes ! S'énerva soudainement Envy.

Edward se figea et lâcha les menottes avant de se mettre assit dans le lit et d'observer son amant. Ce dernier semblait des plus stressés de la future perte de l'amour de sa vie. La porte s'ouvrit soudainement et un cri de gêne et de stupeur sortit de la bouche d'Edward. Pride venait d'ouvrir la porte.

- Que veux-tu ? Soupira Envy.

- Tu ne désirais pas le rapport de l'évolution de la pierre philosophale ? Interrogea le vieillard.

Envy soupira et tendis la main. Pride y mit trois feuilles agrafées.

- J'ai une idée ! S'écria Edward.

Envy referma sa main sur les feuilles et fixa son regard sur le blond.

- Et bien…si je vais travailler…je ne serais pas porté disparu, et si tu doutes encore de moi… Le Généralissime pourrait me surveillez ! Proposa Edward.

Un sourire étira les lèvres d'Envy. Il tourna ensuite la tête vers Pride et lui donna l'ordre d'être près dans vingt minutes à partir avec Edward, mais surtout de lui ramener un uniforme qui pourrait lui aller. Sur cet ordre, l'orgueil partit et ne revint que dix minutes plus tard pour donner l'uniforme au blond, avant de repartir.

Envy retira les menottes d'Edward et l'aida à s'habiller tout en lui caressant le corps. Une fois qu'il fut prêt, natte refaite par le vert. Ce dernier l'emmena en bas. Il le colla contre lui et l'embrassa. Le blond répondit avec plaisir à ce baiser. Envy sépara leur lèvre bien trop tôt au goût de l'alchimiste qui émit un léger grognement. Il observa le visage de son amant, ce dernier fit signe à Pride de l'emmener. Envy lui fit un baiser papillon juste avant que King Bradley ne l'emmène. Edward suivit le mouvement du Généralissime.

Il aurait désiré rester bien plus longtemps avec Envy, dans ses bras, n'importe. Il aurait voulu être avec lui, et c'était tout. Mais de toute manière, il était temps pour le vert de travailler. Ça leur occuperait les temps morts à tout les deux.

Edward comprit bien vite, qu'arriver auprès du Généralissime n'était peut-être pas des mieux. On le dévisageait tout en saluant le supérieur de tous. Le blond suivait le mouvement de son aîné ignorant si il devait saluer tout le monde ou pas. Pride s'arrêta devant une porte, frappa et entra. Edward entra à sa suite. Toutes les personnes présentes dans la pièce cessèrent leur occupation, se levèrent et firent un salut militaire impeccable.

- Colonel Mustang, je viens mettre le Commandant Elric sous votre commandement. Annonça King Bradley avant de forcer Edward à avancer d'une pression sur son dos. Soyez exemplaire Commandant ! Lui dit Pride avant de partir.

Edward lui fit un salut militaire impeccable et soupira quand la porte se referma. Le Colonel se dirigea vers le blond. Il lui fit savoir combien il était content de le voir, et savoir combien il était plaisant de savoir qu'il n'était plus disparu.

Edward prit donc son service, remplissant de la paperasse comme les autres. Ses pensées prises parce que lui avait fait Envy la nuit d'avant. Ce qui lui avait encore donné trop peu d'heure de sommeil. Il était en train de se demander si il ne devait pas parler de problèmes de sommeil à Envy lorsqu'une main lui toucha l'épaule. Il eut un sursaut accompagné d'un cri avant de remarquer qu'il ne s'agissait que de Mustang. Ce dernier lui expliqua qu'il semblait inquiet de le voir regarder la même feuille depuis une bonne demi-heure, alors que cette dite paperasse dont s'occupait Edward était censé être finie en justement une demi-heure. Et puisque Edward ne semblait pas avoir des problèmes de lecture.

A la remarque du Colonel, les joues du blond s'empourprèrent et il tâcha de s'atteler à sa tâche, ce que visiblement Roy ne faisait pas, car occuper à regarder autre chose, un petit livret ou quelque chose du style. Edward se leva, une fois son travail finit, il se figea, il venait de remarquer qu'il était tous les deux seuls. Situation qui étrangement le gênait, et comme-ci ses poignets étaient entravés dans les menottes, il se mit à les tordre. Mustang releva la tête.

- Un problème ? Demanda-t-il.

Elric jeta un regard à ses poignets, il les sépara et eut un air gêné. Il secoua vivement la tête, attrapa les dossiers et s'approcha de son supérieur. Edward eut un sursaut quand leurs mains se frôlèrent. Envy ne lui avait pas donné de gant et il n'allait pas se formaliser pour si peu, mais Roy non plus n'avait pas ses gants. Edward eut une mine gênée. Roy le remercia d'un signe de tête et fit un mouvement qui fit tomber un coupe-papier. Il tomba sur le poignet bien en chair du blond. La douleur fut vive, presque brutale et un peu de sang s'échappa de la plaie provoquée par le coup.

Edward regarda son poignet avec étonnement. La douleur avait été fulgurante. Encore une vague de plaisir supplémentaire. Lui qui croyait qu'Envy était le seul à le mettre dans un état de pareille extase. Edward releva bêtement les yeux vers Roy. Celui-ci plongea son regard légèrement inquiet dans celui du plus jeune. Edward ne pu se contenir et embrassa fougueusement le Colonel. Ce dernier sursauta face au comportement de son subordonné, mais ne refusa pas le baiser. Il prit même un certain plaisir à embrasser le jeune blond. Cela faisait un moment qu'il était intéressé par ce dernier, et personne n'était dupe. Les regards qu'il lançait à Edward n'avaient échappé à personne. Sauf à l'intéressé, bien entendu. Il ne c'était donc pas douter une seconde que le baiser qu'il lui avait donner désespérément, lui serait rendu. Mais Edward ne chercha pas plus loin, excité comme il ne l'avait jamais été, sauf avec Envy. Le brun repoussa tout le matériel gênant sur son bureau et profita du baiser pour attraper le plus jeune par les hanches et le poser sur son bureau. Le Colonel n'attendit pas longtemps, trop excité pour résister à la tentation, et déchira d'un coup sec le haut d'Edward.

Edward eut un léger sourire, dans son baiser qui n'arrêtait pas, quand Roy lui déchira ses vêtements. Il aurait du mal à terminer son service sans vêtement mais tant pis. Il mordilla la lèvre de Roy pour l'inciter à mordre ses lèvres. Roy comprit le message, mordit doucement les lèvres du blond, puis se dirigea vers son cou qu'il mordit sauvagement. Edward cria de plaisir tandis que ses mains s'agrippèrent aux épaules du Colonel. La douleur restait bien en lui car Roy ne lâchait pas son cou. C'était une pure extase, juste comme il aimait, et qu'il était habitué à supplier pour avoir. Edward bougea doucement son bassin contre celui du brun, l'incitant à aller plus loin. Roy se demanda quand même si Edward était sérieux, si il voulait aller si loin et si vite. Il ne lui avait jamais semblé que le petit blond soit comme ça. Mais il ne l'avait peut-être jamais vraiment connu.

Mais Roy ne fit rien de ce que demanda Edward et passa lentement sa langue sur le torse du plus jeune. Celui-ci était déjà bien excité, et cette langue contre sa peau ne l'aidait pas. Son bassin bougeait frénétiquement contre celui de Colonel, qui mordit un téton de son subordonné avec envie. Le bassin du blond se frottant toujours énergiquement contre le sien, Roy se redressa et embrassa Edward à pleine bouche, le goûtant encore une fois. Edward lui mordit à nouveau les lèvres, pour l'inciter à le mordre encore une fois. Pourquoi ne lui offrait-il pas de douleur ? Il n'attendait que ça ! Roy soupira doucement, puis plaqua Edward dos au bureau afin de pouvoir mieux se frotter son lui. Edward tenta de l'inciter à venir en lui en ouvrant l'ouverture éclair du pantalon de Roy. Roy enleva rapidement son pantalon, son boxer, puis fit de même avec ceux du blond.

Edward attira Roy à lui, mettant ses bras autour de ses épaules, et pour l'inciter à venir maintenant, tout de suite et pour qu'il ne se dérobe pas. Et surtout parce qu'il ne voulait pas que son cher Envy aie des maladies, il demanda.
- Tu as un préservatif ?

- Oui, ne t'en fais pas.
En un clin d'oeil, Roy sortit un sachet de préservatif de la poche de son pantalon, qui avait été envoyé à l'autre bout de la pièce. Edward eut un léger sourire. Il ne se rendait même pas compte de son gêne, en cet instant comme son désir était bien trop présent. Il écarta légèrement les cuisses pour inciter Roy à venir. Il n'en pouvait plus d'attendre. Il avait besoin de violence sexuelle et maintenant. Et il espérait que Roy la lui donnerait. Mais Roy, qui faisait attention au blond sous lui, tendit trois doigts à Edward, qui pour toute réponse les mordit doucement.

- Colonel, ne soyez pas tendre avec moi. Je vous en prie, allez-y franchement.
Roy lança un regard étonné à son subalterne. Le ton d'Edward avait été suppliant. Et le geste qui avait accompagné cette demande passionnelle. En effet, Edward avait fait glisser, avec sensualité, sa main vers sa verge déjà gonflée et tendue du désir que lui inspirait le jeune alchimiste. Roy ne tint pas très longtemps il enfila le préservatif rapidement en dévorant Edward des yeux dans cette position si tentante et s'enfonça d'un seul coup dans l'intimité du blond, qui hurla de douleur et de plaisir. Plus par habitude que par la cause de douleur, Edward enfonça ses ongles dans la peau de Roy en accrochant ses bras derrières les épaules de son supérieur.

Roy prit son temps avant de commencer de lents et profonds coups de reins, faisait doucement gémir Edward de plaisir, qui en demandait plus.
- Plus fort...
Roy soupira et accéléra ses coups, s'enfonça encore plus dans le blond. La douleur et le plaisir sexuel se mélangeaient pour donner à Edward des frissons de plaisir et d'extase tandis que Roy continuait ses coups de boutoir. Edward criait sous les coups de reins de Roy, de plus en plus puissants, de plus en plus profonds. Roy mordit violemment l'épaule du blond pour s'empêcher de crier, provoquant des spasmes de plaisir chez celui-ci. La puissance des coups de Roy et de la profondeur qui leur donnait rendait fou de plaisir Edward. La brutalité qu'il attendait tant était là. Il pouvait la savourer sans cesse et la montrait par ses cris. Un nom s'échappa de ses lèvres alors qu'il jouissait.

- E…Envyyy. Cria Edward dans un gémissement de plaisir et d'extase.

Roy jouit dans le même temps, non sans surprise quand il entendit que le nom crié par le blond n'était pas le sien. (1) (2)

Contre toute attente, alors que Roy était encore en Edward, la porte s'ouvrit. Mustang laissa savoir qui venait d'ouvrir en disant « Généralissime » Elric tourna la tête vers le vieillard et lui lança un regard suppliant.

- Pitié ! Ne lui dites pas ! Supplia Edward.

Mais la porte se refermait déjà. Le blond se mordit la lèvre inférieure tandis que Roy se retirait de lui. L'homme regarda anxieusement l'adolescent qui se relevait pour s'habiller. Mustang pensa à imiter son cadet et se r'habiller. Edward regarda bêtement autour de lui. Son regard se reposa sur son supérieur.

- C'était une erreur…Colonel. Je n'aurais jamais dut faire ça. Expliqua Edward mal à l'aise.

- Je comprends FullMetal ! Dit Roy tristement.

Edward s'excusa plusieurs fois, et usa d'alchimie pour réparer son haut et le remettre. Il retourna ensuite au travail. Il travailla sans arrêt jusqu'à vingt heures où le Généralissime entra dans la pièce, faisant faire un salut à Roy, Edward, Havoc, Riza et Fuery présent dans la pièce.

- Commandant Elric, Venez !

- Vous lui avez dit…Murmura Edward.

Pride hocha la tête. Le blond soupira à fond. Il avait peur de la colère d'Envy, mais il l'avait méritée. Il suivit alors le Généralissime. Ils regagnèrent tout deux, le bureau du vieillard, et ils prirent l'ascenseur. Quand, il s'arrêta et s'ouvrit, la première chose qu'Edward vu, fut Envy. Ce dernier lui lança un regard noir, l'attrapa par le bras et le tira à sa suite sans même se soucier de lui. Il le fit rentrer dans la chambre en le poussant violemment. Le blond tomba au sol. Il eut un hoquet sous la douleur et le plaisir qui en découla en tombant sur le sol.

Le blond put entendre la porte claquer. Il ferma les yeux avant de les rouvrir et de tourner la tête vers Envy. Celui-ci lui lançait un regard des plus noirs, des plus glacés, et il descella dedans une tristesse sans fin. Envy ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais il ferma la bouche, se pencha, releva le blond et le jeta contre le mur. La douleur lui fit fermer les yeux. (3) Il les r'ouvrit au mauvais moment, juste quand le poing d'Envy frôla sa joue pour s'abattre sur le mur et le faire craquer.

La peur que lui procurait Envy à cet instant même lui faisait augmenter sa respiration, mais malgré cette dite peur, il regardait le vert dans les yeux, comme pour lui prouver une chose qu'il ignorait. Un coup de genoux dans le ventre et il tomba à genoux en crachotant du sang. Il n'eut pas le droit à un répit, Envy le releva en tirant sur sa natte, le forçant à affronter à nouveau son regard. Une question échappa des lèvres d'Envy.

- Pourquoi as-tu fait ça ? Interrogea Envy acide.

- Je…ne sais…pas. Lui répondit Edward le souffle court.

Envy leva la jambe et lui frappa dans le flanc, le renvoyant à terre. Edward tenta de se relever, ce fut vain parce que de son pied Envy le força à rester sur le sol. Le blond cessa alors de se battre et resta au sol. C'était stupide de penser qu'Envy laisserait tomber si aisément. Il le releva pour le coller au mur.

- Par…don…Murmura le blond.

- Pardon ? Pardon ? Tu OSES me dire pardon ? Mais t'es malade ! Lui cria Envy en lui tapant la tête contre le mur.

- Je…ne sais… Commença Edward.

- Tu sais pas ce qui t'as pris de t'amuser à aller me tromper c'est ça ? Interrogea Envy d'un ton sec.

Le blond hocha la tête, trouvant trop dur de parler. Envy émit un ricanement presque horrible.

- Tu es pitoyable et je te déteste. Lui dit le vert.

Il lui redonna un coup de genoux dans le ventre, le faisant recracher du sang. Envy le relâcha le faisant tomber au sol. Il lui shoota ensuite dans le flanc quand le blond fut à terre.

- Tu m'avais dit…que tu m'aimais ! Cracha Envy d'un ton venimeux.

Edward n'eut aucune réaction, ne chercha même pas à se relever, ni rien.

- Ca y est…tu t'avoues vaincu ? Interrogea Envy acide.

De nouveau aucune réaction, ce coup-ci le manque de réaction d'Edward l'inquiéta. Il s'approcha de lui et l'appela. Aucune réaction. Envy se laissa tomber à côté de lui, il chercha son pouls quand il vu qu'Edward avait les yeux fermé. Sa respiration était lente, mais le pouls était bien présent. Envy mis Edward sur le flanc, le pensant inconscient et en étant presque sûr. Il eut du mal à retenir ses larmes avant de se lever et crier à Pride qu'il fallait absolument emmener Edward à l'hôpital. Le seul problème était qu'aucune ambulance ne viendrait jusqu'ici.

Pride, avoir appelé une ambulance pour qu'elle vienne aux quartiers général de central, monta pour le signaler à Envy, celui-ci tourna la tête vers le vieillard, un regard noir.

- Il est inconscient ! On ne peut pas le bouger ! Lui dit Envy.

- Les ambulanciers ne pourront pas venir jusqu'ici, il faut au moins le monter jusqu'à mon bureau…Lui dit Pride. A moins que tu ne tiennes pas à lui…Ajouta à ses risques et périls

- Je sais pas, va leur demander comment faire…Dit Envy en observant Edward.

Pride hocha la tête et laissa Envy seul avec Edward. Le vert avait la respiration courte sous la peur et vérifiait souvent la respiration du blond ainsi que son pouls. Ce ne fut pas Pride qui revint mais Lust, avec une planche aux mesures suffisantes sur Edward. Elle attacha le blond à la planche sous le regard effaré du polymorphe.

- Il faut qu'on le transporte ! Lui dit la luxure.

Envy se releva et aida Lust à transporter Edward. Ils l'emmenèrent jusqu'à l'ascenseur, et dans ledit ascenseur, où l'orgueil les accompagna. Le vert dut ensuite aider la luxure à sortir Edward du bureau du Généralissime et enfin les secours prirent le relais. Les ambulanciers, après avoir pris toutes les mesures adéquates, emmenèrent Edward sous le regard de Pride, Sloth, Lust et Envy.

Le vert secoua la tête et hésita à aller voir ou pas. Il préféra d'abord redescendre, aller dans le manoir, regagner sa chambre, attraper quelque chose et aller jusqu'au téléphone dans le salon. Il composa un numéro les doigts dérapant sous le stresse et la peur. Il plaqua le combiné à son oreille et écouta les sonneries. Enfin on décrocha.

- Allô ?

- Dolchatte ? Interrogea Envy.

- Ah, Envy…Attends ! Fit l'homme-chien.

Envy put l'entendre appeler Greed et le vert du attendre. Il eut presque un sursaut en entendant la voix du brun dans son oreille.

- Quoi encore ?

- Je…Greed…j'ai fait une connerie.

Le ton d'Envy était triste, presque à la limite des sanglots dans la voix. Ce qui se fit radoucir la voix de Greed qui avait eut une voix énervée.

- Raconte-moi, ce qu'il ne va pas. Dit-il d'un ton presque doux.

- J'étais en colère…je pouvais pas supporter…je pouvais pas…qu'il m'aie trompé…que j'étais plus le seul et unique à ses yeux…qu'il ne m'aimais plus…et…et je l'ai frappé, je voulais pas qu'il recommence, je voulais qu'il souffre comme moi…j'arrivais plus à contrôler ma haine pour ce qu'il avait fait…tu me connais, ce mur que je me suis crée, c'est devenu mon caractère dominant alors quand il peut jaillir…Quand…quand j'ai repris conscience de ce que je faisais…Edward…Edward était inconscient…Il…

Envy ne put finir sa phrase car les sanglots dans sa voix l'empêchaient de parler. Il s'était laissé tomber au sol. Il tentait de ravaler les larmes pour qu'elles ne ruissellent pas sur ses joues. Il hoquetait, il se sentait mal et avait la nausée, il se haïssait de ce qu'il avait fait à Edward.

- Ecoute…Calme-toi…je suppose qu'il est à l'hôpital de central…je viens avec Alphonse, et je m'occupe de toi…D'accord ? Lui dit Greed.

- Oui. Gémit Envy entre deux sanglots.

Il se releva lentement, raccrocha et se dirigea vers l'hôpital de central, à peine dans la rue, il tira un paquet de cigarette de sa poche, il en sortit une cigarette et l'alluma à l'aide d'un briquet avant de se mettre à fumer. Le cœur lourd, toujours aussi nauséeux. Il arriva rapidement a l'espace libre devant l'hôpital et il se laissa tomber sur un banc devant, il ne s'arrêta pas de fumer. Dès qu'une cigarette était finie, il l'écrasait sur sa main, la jetait dans la poubelle à côté de lui et en prenait une autre. Il était déjà à cinquième cigarette quand Greed arriva avec Alphonse.

Le châtain s'approcha d'Envy, à pas lent à cause de la peur que lui faisait le vert. Ce dernier releva le regard vers Alphonse, une cigarette en bouche.

- Il est…dans quelle chambre ? Demanda le jeune Elric.

- Je sais pas…j'ai pas…été voir… Murmura Envy.

Greed et Alphonse échangèrent quelques mots, puis, le plus jeune se dirigea vers l'hôtel.

- Je n'ai pas dit à Alphonse que tu étais la cause qui a mené Edward à l'hôpital.

- Merci. Murmura Envy.

Une larme glissa sur la joue du vert, le tonnerre gronda et une grosse pluie s'abattit. Le vert serra les poings avant de ramener ses pieds sur le banc et d'enrouler ses bras autour de ses genoux. Il se mit à pleurer comme jamais il n'avait pleuré. Des sanglots et des hoquets sortaient de sa bouche. Greed fit passer son bras autour de la taille du polymorphe et l'attira à lui pour lui porter soutiens. Alors Envy relâcha ses jambes, enroulant ses bras autour de la nuque de Greed, enfui sans visage dans son cou et se mit à pleurer sans relâche. La pluie les trempant. Envy avait laissé tomber sa cigarette qui était tombée sur le sol et c'était éteinte avec la nuit.

Greed passa ses bras autour de la taille d'Envy et le serra contre lui en lui murmurants des mots réconfortant qui n'avait sans doute aucun effet. Un coup de tonnerre se fit entendre comme un grondement des plus puissants. Envy eut un gémissement et se releva piteusement. Il se frotta ses yeux rougis en regardant Greed.

- Ca va aller ? S'inquiéta l'avarice.

- Je veux pas qu'il meurs. Gémit Envy.

- Je sais ! Il va s'en sortir. Lui dit Greed d'un ton compatissant.

- Si il meurt, j'aurais plus de raison de vivre, il n'y a que lui…qui puisse…me rendre heureux. Avoua Envy avant de se cacher les yeux dans les mains.

Greed lui prit les mains avec douceur, il les lui baissa, puis l'emmena vers l'hôpital. Envy se laissa entraîner. Greed alla demander à la secrétaire où était Edward Elric. Elle ne répondit pas, trop occupée à regarder la pluie dégoulinée de leur corps pour faire une petite flaque à leur pied.

- Vous ne pouvez pas aller dans les chambres comme ça ! Leur annonça la femme.

Envy tourna les talons pour partir. Greed l'attrapa par la taille et l'emmena à lui.

- T'as pas entendu, on peut pas aller comme ça ! Lui dit Envy.

- Te défiles pas !

-Messieurs…Edward Elric, va sortir assez rapidement. Son frère a été le voir, mais comme il s'est réveillé, il va pouvoir partir… Les informa la secrétaire.

- Ah…ah oui ? Fit Envy.

La femme hocha la tête, Greed emmena Envy pour qu'ils s'asseyent. Le vert eut un soupir et son regard se posa sur son confrère homonculus qui était déjà occupé à l'observer. Une remarque cinglante faillit s'échapper de ses lèvres mais il se souvint comment il l'avait aidé et se tut.

-Alphonse refusera de laisser Edward avec toi, tu n'auras qu'a venir au Devil's Nest avec nous et Ed ! Lui dit Greed.

- Hors de question, c'est vous qui venez ou c'est rien ! Fit Envy.

- Avec tout tes homonculus !

- Et toutes tes chimères !

- Tu voudrais aller où alors ?

- Resembool ? Fit Envy d'une petite voix.

- Tu t'y es fait ? Tu les aimes bien ?

- Mais…il y a père… Dit Envy doucement.

- Ah…c'est un problème…si tu fumes un paquet de clopes par jour on va vite être en pénurie. Plaisanta Greed.

- Je sais pas pourquoi…mais je me sens bien…là-bas…Murmura Envy les joues rouges de honte.

Greed dut retenir un rire. Il n'avait jamais vu Envy honteux et encore moins se sentir bien quelque part…et surtout aimer. C'était bien la première fois qu'il avait vu le vert pleurer comme ça. D'habitude une seule larme était la preuve de sa tristesse.

Alphonse arriva et observa Greed et Envy bizarrement. Il fallait avouer que Greed était penché vers Envy qui avait les joues rouges. L'avarice assura à l'adolescent qu'ils étaient simplement en train de discuter.

- Nous allons aller à Resembool, le temps qu'Edward soit rétablit. Expliqua Greed.

- Excellente idée ! Dit Alphonse.

Envy avait ses yeux fixé sur les jambes de Greed quand il entendit un bruit de pas se rapprocher, il releva donc les yeux pour voir ce qui arrivait. Son cœur rata un battement en voyant Edward. Il semblait gêné, mal à l'aise, il avait un plâtre au poignet.

-Envy…je…pardon ! Fit Edward.

- Voyons Edward, tu n'as pas fait exprès de faire une pareille chute. Dit Alphonse.

- Edward…je…je vais déjà dehors, je retourne préparer nos affaires, Greed je te le confie ! Fit Envy avant de se lever et de partir.

Le blond lui lança un regard, en le regardant partir. Greed haussa les épaules en soupirant. Il se leva et emmena les frères Elric dehors. Il les emmena à la gare et paya un ticket pour Dublith de manière à ce que lui et Al prépare leur affaire. Après une longue heure de voyage pendant laquelle Ed se morfondait, ils arrivèrent. Edward resta dans le bar avec Dolchatte comme compagnie, pendant que son frère et Greed préparaient leur sac.

Le téléphone sonna, Edward se leva pour aller le prendre espérant que c'était Envy, mais Dolchatte le pris avant lui. Laissant un blond surpris dans son geste pour prendre le téléphone. L'homme-chien, tendit presque immédiatement le téléphone à l'adolescent.

-Allô ? Fit-il.

- Edward ?...je…putain excuse-moi…je suis même pas capable de te le demander en face…je pourrais pas…je t'ai fait tant de mal…excuse-moi…Je…Commença Envy.

- C'est ma faute !...Je me doute de tout le mal que tu as eu à cause de moi…je l'ai mérité…j'aurais pas du faire ça, je sais pas ce qui m'a pris. Dit-il d'une voix douce.

- On a qu'a faire comme-ci rien ne c'était passé. Dit Envy avant de rire nerveusement.

- C'est une idée…j'ai mérité tes coups, je m'en accommode, par contre, ce que je t'ai fait…je…sais pas si tu seras…

- Ca…Ca va…tu m'aimes ?

- Plus que tout au monde ! Lui répondit Edward.

- Je t'aime.

- Je t'aime. Répéta Edward.

- Ah merde…mon train…j'y vais, on se revoit à Resembool !

Sur ces mots Envy raccrocha. Edward se sentait soulager, le cœur battant la chamade. Il raccrocha. Il se sentait étonnement bien. Alphonse descendit. Il confia son chat à Dolchatte qui c'était pris d'amitié avec le félin, puis vint voir son frère. Edward lui fit un large sourire. Greed arriva bientôt, il comprit, au sourire de l'aîné des Elric, que lui et Envy c'était réconcilié. Il eut un sourire avant de confier son bar à l'homme-chien et de partir avec les frères.

Ceux-ci le suivirent. Arriver à la gare Greed consentit, encore une fois, à payer. Le train était déjà en gare, ils y allèrent. Dès une place trouvée Alphonse profita de l'étreinte de Greed pour dormir. Il était déjà aux environs de minuit. Edward les observas, sans un mot. Il était heureux pour son frère, ils semblaient s'aimer. Et l'avarice semblait quelqu'un de bien après tout. La première fois qu'il l'avait rencontré, même après le kidnapping de Al, il ne lui avait pas sembler mauvais, mais plutôt trop sûr de lui.

Quand à Envy, il n'aurait jamais cru pouvoir aimer quelqu'un qui lui avait fait tant de mal, qui avait été son pire ennemi. Mais quand il avait été face à lui, Envy c'était montré d'abord comme il l'avait toujours été puis, si doux, si attentionné. Tant qu'on aurait put se demander si c'était la même personne.

- Ca va ton poignet ?

Edward sortit de ses pensées et mis du temps à comprendre que c'était Greed qui venait de poser cette question. Il hocha donc lentement la tête. Le brun lui offrit un sourire qu'Edward rendit avant de tourner la tête vers la vitre et faire semblant de regarder le paysage, alors que dans le noir c'était impossible.

- Il y a eut quelque chose entre toi et Envy…je me trompe ? Fit Edward.

- Ouais…Y a eu quelque chose…Dit Greed.

-…Il y a longtemps ?

- Non ! Il y a trois semaines encore…rien d'affectif, juste du charnel… Expliqua calmement et sans gêne Greed.

- Vous vous êtes déjà aimez ?

- Oui…mais ça remonte il y a plus de 150 ans…on s'est découvert qu'on était incompatible et on a juste continuez à couché ensemble pour le fun. Expliqua l'avarice toujours sur le même ton.

Edward observa ses mains, un peu mal à l'aise.

-Il est raide dingue de toi. Je devrais pas te le dire, ça va casser son image mais…il croyait qu'il allait te perdre, je ne l'ai jamais vu pleurer comme ça. Il t'aime, c'est sûr ! Lui dit Greed dans un sourire.

Un sourire illumina le visage d'Edward, il sentit mieux tout d'un coup. Il finit par s'endormir et Greed soupira. Le train s'arrêta 3 heures plus tard. L'avarice mis Al sur son dos s'assura qu'il était bien accroché, il prit Edward dans ses bras et réussit à prendre les valises. Il sortit ensuite du train en prenant garde au frère Elric, au grand bonheur du brun, Envy attendait sur le quai. Il vint immédiatement prendre Edward dans ses bras.

Greed fit passer Alphonse dans ses bras et reprit les valises. Envy et lui se dirigèrent, bagages et les frères Elric dans les bras, vers la maison de Pinako. Le vert fut forcé d'utiliser son pied pour sonner à la porte. Celle-ci s'ouvrit après longtemps sur une Pinako énervée, en kimono.

- Il est 4 heures du matin ! Cria-t-elle.

- Excusez-nous Grand-mère. (4)Dit Envy.

- Vous revenez déjà, après un jour…S'étonna Pinako des plus surprises de les voir.

- Edward a eut un accident…

- « Accident » ouais. Fit Greed.

- On pensait que Resembool était plus idéal pour qu'il se rétablisse. Expliqua Envy gêné.

- Qu'est-ce qu'il a ? S'étonna Pinako.

- Je suis tombé de deux mètres, quatre côtes cassées et le poignet aussi. Expliqua Edward qui c'était réveillé.

Pinako le regarda effaré. Edward se releva un petit peu et embrassa les lèvres du vert.

-Salut toi ! Lui dit-il amoureusement.

- Je t'aime. Lui dit Envy le voyant réveiller.

- Je t'aime ! Répondit Edward.

- Vous êtes bien mignon, mais il est quatre heures du matin, on est en plein hiver, alors rentrez.

Pinako se poussa de devant la porte et les laissa rentrer. Greed fut le premier à rentrer, il déposa les valises d'Al ainsi que les siennes près du divan et Envy, une fois rentrer, installa celle d'Ed et les siennes près du sapin.

-Vous voulez quelque chose ? Les chambres n'ont pas été défaites, vous pouvez les regagnez.

- Ne vous dérangez pas pour nous Grand-mère ! Dit le vert.

Greed avait déjà monté Alphonse dans la chambre. Pinako haussa les épaules et remonta. Envy eut un soupir et emmena Edward dans la chambre, il le coucha dans le lit, lui embrassa les lèvres et le laissa dormir.


(1)Lemon écrit, encore une fois, avec ma chère Wravy. Eyh j'ai plutôt écrit pas mal dessus non ? C'est cool =D

(2)J'ai l'impression que Edward passe pour un homme facile…non ?

(3)Vous m'excuserez, je ne note plus qu'il en découle du plaisir ou ça va gâchez la scène de violence, sachez seulement que le plaisir est bien là, et que je le noterais si il venait à disparaître.

(4)Souvent repris pour appeler une personne âgée qu'on aime bien au japon.