Pairing : 1827.

Bonne lecture ^^

Un grand homme a dit "Ce n'est pas la sphère hérissée qui compte, mais le pétage de fion."

« Hum… »

Tsuna, un sourire béat incendiant ses traits, savourait avec extase le massage que lui prodiguait Hibari. Son dos était noué par leurs fréquents et sauvages ébats. Les mains assurées et précises de son amant le comblaient, détendant avec soin ses muscles douloureux, un à un, et caressant au passage ses fesses en boxer et ses cuisses douces et nues.

« Je t'aime… »

Hibari eut une expression de tendre satisfaction que Tsuna, à demi enfoui dans l'oreiller qu'il enlaçait juvénilement, ne put percevoir. Il effleura les omoplates de son petit-ami afin de le faire frissonner et, dégageant ses cheveux, embrassa sa nuque tiède.

« Tu es vraiment trop tendu… Il te faut un soin un peu plus violent, je pense. »

Il sentit Tsuna se raidir de crainte sous ses paumes.

« Ne t'en fais pas, je ferai attention. »

Cette promesse aurait laissé dubitative toute personne connaissant un tant soit peu Hibari, mais Tsuna conjuguait l'amour et la confiance, aussi le crut-il sans hésitation. Il attendit que son amant trouvât l'accessoire qui lui faisait défaut pour remédier à ses élancements, se remémorant qu'initialement, il ne souhaitait pas les lui avouer. C'étaient des braiments inopinés de douleur pendant le sexe qui avaient conduit Hibari à débusquer le problème et il avait contraint Tsuna à se soigner. Tout d'accord qu'il fût, Tsuna ne voulait cependant pas que quiconque le touchât en dehors d'Hibari et c'était pourquoi son amant en personne jouait les kinésithérapeutes.

Tsuna soupira de bienêtre quand Hibari caressa délicatement sa joue et embrassa son front. Puis le contraste avec une nouvelle sensation le roidit totalement. Mélange de déchirure et de broyage, l'instrument torturait sa peau, diffusant la souffrance à travers sa chair. Par ailleurs, Hibari lui prodiguait force caresses et baisers, manifestant sa volonté d'amoindrir les tourments de Tsuna.

Après de longues minutes de traitement, ce dernier s'était accommodé aux sensations désagréables, fondues dans son esprit à celles plaisantes en un paresseux tourbillon de saveurs piquantes. Hibari frottait doucement son bassin contre ses fesses, follement excité par les gémissements qu'il poussait, inspirés initialement par la douleur et plus troubles à mesure que le plaisir grandissait. Cette marque de désir précipita la rupture et Tsuna perdit le fil de décence qui guidait habituellement ses actes, retrouvant l'être d'instincts, masochiste et sans honte, qu'il pouvait incarner auprès d'Hibari seul.

Il se cambra quand Hibari tira son boxer le long de ses jambes, embrassant ses reins et appliquant la minuscule sphère hérissée destinée aux massages sur ses côtés, légèrement, suscitant le frémissement plutôt que la peine. Finalement, il l'apposa à nouveau sur la nuque contractée de Tsuna, le masturbant de l'autre main après avoir extrait son propre sexe de ses vêtements qui frottait alors contre les fesses si attrayantes de son amant. D'un seul mouvement souple et adroit, il se glissa en lui. Tsuna était perclus de sensations contraires : âpreté de la sphère sur sa peau, chaleur du pénis d'Hibari en lui, éclat de sa fureur traduite en coups de hanches, précaution manifestée par les roulements contenus de la sphère qu'il lui faisait subir, ne souhaitant pas le blesser. Du moins, pas ainsi.

Cette myriades de perceptions diverses corrompit entièrement Tsuna et son corps s'embrasa d'une extase diabolique. Affecté par son plaisir, Hibari subit à son tour les affres délectables de la jouissance. Pantelant, il lâcha la sphère et enlaça Tsuna, parsemant sans discontinuer son épiderme doux de baisers volatils et passionnés. Puis, de la main gauche, il palpa les muscles dorsaux de son amant.

« Tout est à refaire », annonça-t-il résolument.

Tsuna ne fut pas maintenu longtemps dans l'ignorance de ce que signifiaient ces mots : quelques secondes plus tard, Hibari le retournait et s'emparait de lui, toute velléité médicale dissoute.