Salut la compagnie ! Chapitre un peu plus actif avec des monstres, un monarque démoniaque qui n'a pas changé depuis Skyward Sword et un célibataire plutôt connu dans les opus 3D de la série. Comme LoH va explorer plusieurs époques et que chacune possède ses types de monstres avec parfois le même nom, j'ai décidé de mettre entre parenthèse l'opus qui correspond à leurs apparences et capacités. Dans le cas de cette fois, SS.
Autre chose : on a dépassé le cap des 1 200 vue au total depuis le début de la parution de cette fic ! C'est génial ! Pour les septiques, voilà d'où je tiens ce nombre (que j'ai recueillit hier) : 492 sur le site que vous visitez actuellement [non visible] ; 151 sur Archive of your own [visible] ; 480 sur fannfiction. fr [visible] ; 133 sur fanfics-fr. net(pas le même site) [visible] ; et 19 sur le Domaine des fanfictions Zelda [visible]. Ce qui fait un total de 1 275 vues ! Incroyable non ?
Ensuite, juste un petit mot sur les commentaires. Qu'il soit bien clair que je ne forcerai jamais les lecteurs à commenter un chapitre. Quand je lis une fanfiction et que je vois les auteurs qui disent "fonctionner aux reviews", et donc nous inciter à en faire, ça a le don de m'horripiler. Il est vrai que cela fait toujours plaisir de voir des retours, d'avoir des avis, des critiques qui nous permettent de nous améliorer, ou simplement un "c'est bien, mais il n'y a pas assez de description" (je plaide coupable ^^), mais c'est au bon vouloir des lecteurs. Aussi, si vous venez écrire une review sur cette fic, veillez écrire quelque chose qui a un tant soit peu de pertinence. C'est vrai que ça peut être amusant de taper sur son clavier des lettres au hasard, je le fais aussi, mais s'il vous plaît, faites-le ailleurs qu'ici. On est sur un site sérieux avec des auteurs qui travaille sur des textes parfois plusieurs jours, voir des semaines, même si ce n'est pas tout à fait mon cas. Respectez au moins ça.
Fini le blablatage, place à l'histoire !
Link avançait d'un pas rapide. Le tunnel végétal n'en finissait pas et, malgré la lumière agréable et la tranquillité qui y régnaient en maîtresses absolues, le jeune homme commençait à se demander s'il pourrait tenir la cadence encore longtemps. Mais heureusement pour ses pieds, il arriva enfin à la sortie. Ou plutôt l'entrée, car le passage s'élargissait légèrement et entrait dans un tronc d'arbre complètement creux et assez grand pour laisser passer des gens debout. Au-delà, seules les ténèbres étaient visibles, et la végétation n'offrait pas plus de visibilité. Il était arrivé au cœur de la forêt, devant les mythiques Bois Perdus. Il approchait de son but. Plus question de faire marche arrière désormais. Mais avant, il devait faire une petite sieste. Plus de trente heures sans sommeil, c'était mauvais pour la santé, les Déesses en conviendraient. Ensuite, il lui faudrait en apprendre plus sur sa tâche. Et quoi de mieux qu'un livre mystérieux et illisible pour en savoir plus ?
Ghirahim s'impatientait. Son armée de moblins et de bokoblins avait atteint la forêt où le Héros se trouvait sûrement. Le monarque démoniaque savait que celui-ci cherchait la lame purificatrice. Et elle reposait dans les bois depuis que le précédent Héros l'avait replanté dans son socle, selon les informations qu'on lui avaient donné. Cette fois, il l'empêcherait de l'atteindre et de leur nuire. Mais les bokoblins semblaient avoir des doutes quant à l'utilité de chercher quelqu'un dans ce fatras de tronc, de branches et de feuilles qu'était la forêt au lieu de la brûler et de faire table rase. Il était bien d'accord, mais là n'était pas le problème. Le problème, c'était que ses bois étaient vivants. Les arbres pouvaient bouger à leur guise selon une limite approximative - inconnue de tous - et le feu normal n'avait aucun effet sur eux. En plus, un esprit gardien veillait à son équilibre et à sa pérennité. La seule façon de parcourir les bois en toute tranquillité était de posséder une sorte de talisman ou de ne montrer aucun signe d'agressivité. Il existait bien une autre alternative, plus dangereuse : trouver et occire l'esprit protecteur.
Mais encore fallait-il l'atteindre.
Ghirahim avait donc décidé que l'armée entrerait par petits groupe non armés qui devaient se rejoindre par la suite. L'unité d'élite des lézalfos (SS) avait pour mission de trouver le Héros et si possible l'esprit gardien et y mener les troupes. Après de dures explications aux bokoblins, l'armée se scinda en attroupement de trois à sept combattants. Petit à petit, tous les groupes se fondirent dans les bois et il ne resta bientôt plus que Gihrahim et quelques moblins blindés (SS/HW).
Une fois à l'intérieur de la forêt, les bokoblins débutèrent l'installation d'un camp provisoire. Les lézalfos avaient quant à eux commencé à ratisser les bois de fond en comble, mais leurs recherches n'avançaient pas vite. En effet, l'Arbre Mojo mettait tout en œuvre pour les perdre, mentalement aussi bien que physiquement. Néanmoins, les monstres étaient malins, peu enclins aux jeux d'esprit, et le protecteur dût redoubler d'effort pour les arrêter. Malheureusement, ce ne fut pas suffisant. Les lézards approchaient dangereusement de Link, et il ne pourrait bientôt plus rien faire... il était temps de jouer sa dernière carte.
Mes amis, mes frères, levez-vous ! Des monstres ont pénétré notre territoire. S'ils atteignent le Héros, tout est fini ! Nous devons le protéger et repousser ses intrus ! Mes enfants... partez, retournez dans la forêt Kokiri... Et prévenez nos amis que nous avons besoin d'eux.
La forêt toute entière fut parcourue d'un frisson collectif. Les arbres se mirent à bouger. Ils encerclèrent le camp des bokoblins, ainsi que les lézalfos, ne laissant qu'un étroit sentier pour les diriger en dehors de la vaste forêt. Ils firent ensuite entendre leurs voix.
Partez... Partez avant que vous ne vous ayez à subir les conséquences de votre présence…
Malgré leur - minuscule - intelligence, les montres rouges ne bougèrent pas de leur position, même s'ils avaient compris le message. Quant aux lézalfos, ils continuèrent d'avancer, malgré les murailles vertes qui se dressaient devant eux, les racines les faisant trébucher, les ronces piquantes et les branches fouettant leurs corps sans répit.
Pendant ce temps, devant les Bois Perdus, Link se réveilla de son sommeil bienfaisant autant que court. Avec un bâillement, il se redressa du matelas mou improvisé, composé de feuilles d'arbres jeté en tas sur le sol, et s'étira. Complètement revigoré par sa petite excursion au Royaume des Rêves, l'Hylien ne perdit pas de temps à sortir de ses poches le livre mystérieux. A peine eut-il cependant parcouru la première ligne qu'il releva la tête : les arbres agitaient leurs branches pour attirer son attention, et le jeune homme compris qu'un danger approchait. Il rangea donc le manuscrit avec un soupir et dégaina son épée, brandissant son bouclier.
Et il fit bien : quelques instants plus tard, les lézalfos l'encerclait. Bien qu'écorchés et affaiblis, les monstres était en surnombres et toujours dangereux. Le jeune homme se mit en garde, prêt à défendre chèrement sa peau. Mais il n'en n'eut pas le temps : il fut assommé par derrière. Un autre lézalfos l'avait discrètement contourné et attaqué d'un coup de bouclier sur l'arrière de la tête. Pour la troisième fois en à peine une semaine, Link perdit connaissance.
La douleur arracha à Link un grognement. Le réveil n'était vraiment pas confortable, et il aurait bien voulu se replonger dans les bras de l'inconscience. Il avait un horrible mal de crâne, pire encore de celui de la veille. Ou de l'avant-veille ? D'il y a trois jours ? Le jeune homme ignorait combien de temps s'était écoulé depuis qu'il avait été attaqué. Assez pour me ramener dans leur camp. songea-t-il en jetant un coup d'œil autour de lui. Il ouvrit les yeux et voulut se redresser, mais son corps ne lui obéit pas ; il était paralysé ! Comment les monstres s'y étaient-ils pris ? Quelques instants plus tard, il entendit un étrange son, comme un raclement de métal, puis des pas s'approcher. L'Hylien ferma les yeux et simula l'inconscience, pressentant qu'il valait mieux pour lui de ne pas montrer de signe de changement d'état par rapport à son arrivée ici. Une voix se fit alors entendre.
"Enfin... Le Héros est à moi !" Ces deux premières phrases avaient été prononcé dans un murmure, presque sensuellement, amoureusement. Link frissonna. Seul un déséquilibré pouvait parler sur ce ton en prononçant ces mots. "Xanto et ce stupide Yiga vont regretter de s'être mit en travers du chemin de Ghirahim le Magnifique. Le Maître va être ravi !" Puis, brusquement, le ton changea, plus sec, tranchant, sadique. "Bokoblins ! Surveillez-le. Qu'il ne s'échappe pas ! Prévenez-moi quand il se réveillera. Il me tarde de jouer avec lui... Levez le camp, on rentre !"
Sur ces paroles bienveillantes, le monarque démoniaque autoproclamé s'éloigna. Link frissonna à nouveau. Il avait bien fait de faire comme s'il était encore dans les pommes. Prenant le risque que ses geôliers ne le remarque, il rouvrit les paupières et retenta de bouger. Il ne put que remuer un peu la tête, mais cela lui permit tout de même d'observer attentivement son environnement. Il était enfermé dans une cage surélevée, peut-être posée sur un chariot, faite avec des os qui avaient dû appartenir à une bête plus grande qu'une maison. Ils luisaient d'une légère lumière noire. Autour d'elle patrouillait quatre monstres, qui devaient être des "bokoblins". Une peau rouge maladive, un couvre-chef de tissu noir, et des peaux d'animaux crasseuses, qui formaient des parodies de gilets et de pantalons. Une ceinture retenait une machette aux arrêtes coupantes comme du silex et une corne, probablement pour prévenir leurs semblables en cas de tentative d'évasion de sa part. La cage se trouvait au centre d'un simulacre de campement, avec des tentes biscornues et des feux éparses. La disposition des tentes ne suivait absolument aucune logique, formant un dédale de toile sale, mais les monstres semblaient pourvoir s'y repérer facilement. S'il arrivait à sortir de sa cellule, rien ne lui assurait qu'il pourrait s'échapper du camp.
Link resta encore un moment à observer les aller-venues des troupes ennemies, les yeux mi-clos. Il avait un problème plus urgent. Pourquoi ne pouvait-il pas bouger ? Il observa plus attentivement les barreaux de sa prison. La lueur ténébreuse qu'ils dégageaient était discrète, mais on pouvait tout de même distinguer les arabesques inquiétantes des runes qu'elle formait. L'adolescent eut un éclair de génie : la cage était ensorcelée et c'était son maléfice qui le paralysait ! Mais alors, comment pourrait-il en sortir si elle l'immobilisait ? Il allait avoir besoin d'une aide extérieure. La forêt était son amie, elle devrait pouvoir le sortir de là. Néanmoins, elle devait avoir une bonne raison pour ne pas être intervenue plus tôt. Le jeune homme eut bientôt la réponse à ses questions : le chariot, car il se trouvait bien sur un chariot, fut déplacé et il put voir son ancien emplacement. La vie y avait complètement déserté les plantes. Non seulement les os immobilisaient leur prisonnier, mais en plus ils absorbaient l'énergie vitale des êtres qui les approchaient - bien que ce phénomène ne semblaient pas affecter les monstres. Déesses, il s'était mis dans un sacré pétrin !
Le moral au plus bas, Link attendit, les yeux toujours entre-ouverts. Quoi donc ? Il l'ignorait. Un miracle sans doute. Peur-être les Déesses entendirent-elles sa détresse : quelques minutes plus tard, alors que le lugubre convoi allait se mettre en marche, il entendit des explosions au loin. Un vent de panique souffla sur les monstres, et le son grave des cornes se répercuta tout autour de lui. Les détonations se rapprochèrent. Tout à coup, Link put voir des bombes tomber du ciel ! Il entendit ensuite une voix au-dessus de la cage, puis celle-ci se brisa sous le choc provoqué par l'une des bombes. Enfin libéré du sortilège, Link se redressa. Devant lui, ou plutôt au-dessus de lui, un petit homme, un nain, aux traits pour le moins... sans réel charisme, habillé d'une combinaison verte ridicule, se lamentait sur une carte maculée de boue et de poussière.
"Saleté de monstres ! Ils vont payer pour avoir gâché mon travail ! Dire que j'aurai pu facilement en avoir au moins trente-trois rubis…
– Merci de m'avoir délivré." le remercia avec reconnaissance le Kicoricois.
"Tiens, un voyageur. Ça te dirait d'acheter une de mes cartes ? Elles sont très bien faites et ne coûte que la modique somme de quarante rubis !
– Euuh... Non merci.
– QUOI ! Insinuerais-tu qu'elles sont mal faites ?!
– Non non !
– Mais j'y pense... Puisque je t'ai sorti des griffes de ses monstres, tu dois me récompenser. Fais briller les rubis!
– Mais je n'ai pas d'argent !
– On va s'arranger.
Le lutin loufoque aperçu le Talisman de la Forêt sur la poitrine de l'Hylien et ses yeux brillèrent de convoitise.
– Cette chose a l'air de valoir son pesant d'or. Je la prends.
– Ce n'est pas possible !" Paniqua Link. Voyant que le nain ne faisait rien pour reculer, il expliqua : "Sans ce talisman, je ne pourrais pas trouver les Bois Perdus, et si je ne les atteins pas, je ne pourrais pas obtenir l'Épée de Légende, et si c'est le cas, mes amis vont être traqués, capturés par ces monstres, et je ne pourrais pas les aider !"
Le jeune homme avait parlé avec son cœur, qui battait trop vite pour son propre bien. Quelques instants plus tard, à sa grande surprise, un torrent de larmes sortit des yeux du lutin. Celui-ci posa un genou à terre et prit une pose qui aurait pu être gracieuse si quelqu'un d'autre l'avait fait et lui pris les mains. Link rit presque de la situation tant elle avait de comique, pire que les spectacles humoristiques des troupes ambulantes qui passait à l'occasion dans Kicorico.
"Quel héroïsme ! Je suis si ému... J'accepte que tu deviennes mon fan numéro un ! Dorénavant, tu auras une remise de prix pour tous les produits Tingle - marque déposée. Au fait, moi, c'est Tingle.
– Je m'appelle Link. Merci encore !"
Quelques instants plus tard, Tingle s'éloigna dans le lointain, accroché à son ballon. "Drôle d'olibrius, celui-là." songea Link en regardant autour de lui, le soulagement inondant encore son être. Des os brisés de la cage se déversaient une fumée noire par ses bouts brisés, preuve qu'un sortilège les enchantaient. Le jeune homme explora ensuite les ruines du campement qui semblait avoir été déserté. Il y retrouva, tout à fait par chance, les armes qu'il avait emporté avec lui, jeté par terre, à côté des restes fumants d'un tente à moitié éventrée. Le jeune villageois put bientôt en sortir et se retrouva plongé dans la semi-pénombre des sous-bois. Il marcha au petit bonheur la chance et se retrouva très vite sur un petit sentier. Avec un sourire, il adressa un bref remerciement aux arbres. La réponse lui parvint par un bruissement des branches et des feuilles alentours. Il s'engagea sur la sente forestière et arriva peut-être une dizaine de minutes plus tard environ devant l'entrée des Bois Perdus. Cette fois-ci, il ne perdit pas de temps et pénétra directement dans le cœur de la forêt.
Si vous avez joué à Twilight Princess, sachez que la cage en os était approximativement de la taille et de nature de la cage thoracique de Humbaba. Pour ce qui est du chapitre suivant, il y aura aussi possible repoussage de publication. Et puis, qui sait ? Peut-être que vous verrez un autre personnage connu de la saga ?
