Salut!
Je suis contente que le chapitre précédent ne vous ait pas paru trop compliqué. J'avais peur que ce soit un peu trop d'informations d'un seul coup. J'ai longtemps hésité avant de le publier, me demandant s'il ne vallait pas mieux supprimer certaines choses. Finalement j'ai décidé de le laisser tel quel. Et, heureusement, il vous à plu. Je suis soulagée.
Merci pour vos reviews, elles m'aident beaucoup.
Trève de bavardages, voilà le nouveau chapitre.
Ps: Ah oui, la première partie de ce chapitre est un falash-back, ce n'est peut-être pas évident.
Chapitre 12:
RÉUNION.
Du haut de son trône, Aizen regarda Ulquiorra s'approcher à pas lents et mesurés. L'arrancar avait demandé à le voir au sujet de l'humaine placée sous sa garde. Intrigué, le traître avait accepté de lui accorder un entretient. Ulquiorra s'inclina respectueusement devant lui et leva les yeux, attendant que son maître parle le premier. Ce dernier fit durer le silence pendant une longue minute, occupé à juger son serviteur du regard. Il se demandait ce que l'arrancar voulait lui dire à propos de la fille. Depuis qu'il était en charge de sa sécurité et de son bien-être, il ne s'était pas plaint une seule fois, raison pour laquelle le traître était surprit de le voir devant lui, bien qu'il s'attacha à n'en rien montrer.
- Parles, Ulquiorra, pourquoi voulais-tu me voir? Demanda-t-il après un moment.
- Seigneur, je voulais savoir si vous accepteriez de me libérer de ma mission et de désigner un autre espada pour prendre soin de la femme.
Aizen haussa les sourcils et le scruta attentivement. Conscient qu'il risquait sa vie et celle d'Orihime, Ulquiorra se força à garder une expression plus glaciale et indifférente que jamais.
- Et pourquoi voudrais-tu te séparer de cette charmante jeune personne?
- Elle m'agace! Répondit l'arrancar, suivant le scénario qu'il avait élaboré avant de venir.
- Mais encore?
- Elle parle, elle parle, elle parle ... Elle n'arrête pas de parler. Elle me saoul à longueur de temps avec ses discours ridicules sur ses amis, sur les stupidités de sa vie sur terre, sur l'espoir, sur l'amitié, sur l'amour. Des tas de choses avec lesquelles je ne veux pas avoir à faire. Les arrancars n'ont pas besoin de savoir ce qu'est l'espoir, ni l'amour, ni l'amitié. C'est vous qui me l'avez dit.
- C'est vrai! Admit Aizen avec un sourire moqueur.
Il resta muet un moment avant de demander:
- C'est tout ce qu'elle fait, ou y-a-t-il quelque chose d'autre dont tu voudrais me parler?
- Elle me pose des tas de questions complètement idiotes, elle me désobéit, elle refuse de manger quand je lui ordonne, elle ne se tait jamais, elle me prend pour l'un de ses amis, elle a même voulu que je joue aux devinettes avec elle.
- Terrifiant! Commenta Aizen, sarcastique.
Ulquiorra nota le sarcasme mais fit semblant de ne pas y prêter attention:
- Cette femme est une source d'ennuis, asséna-t-il, comme un coup de grâce.
- C'est aussi la source de formidables pouvoirs qui vont me permettre de mette à genou ces imbéciles de la Soul Society. Tu comprendras qu'elle m'est très précieuse, pour le moment.
- Oui, seigneur!
Aizen lui lança son horrible petit sourire de prédateur:
- Sais-tu pourquoi je t'ai choisi toi, plutôt qu'un autre.
Ulquiorra dénia silencieusement d'un signe de tête:
- Parce que je te fais confiance ...
« Crois à celle là et je t'en raconterai une autre! » songea l'arrancar moins sensible au charme du traître qu'auparavant.
- ... Parce que je sais que tu sauras prendre soin d'elle au nom de mes intérêts, continuait Aizen imperturbable, que tu sauras garder ton calme légendaire quelque soit la situation et que tu ne lèveras pas la main sur elle quand je l'interdis.
- D'autres en sont autant capable que moi, objecta l'arrancar. Stark ou Hallibel, par exemple!
- Oses-tu me contre-dire! Gronda soudain Aizen.
Son réiatsu augmenta d'un seul coup, forçant Ulquiorra à courber l'échine et à tomber à genoux, le souffle court.
- Réponds! Ordonna le traître
- No ... Non, Aizen-sama.
L'ancien shinigami réduisit son reiatsu permettant à l'arrancar de se relever. D'un geste, Ulquiorra essuya le sang qui coulait au coin de ses lèvres.
- Si je ne leur ai pas confié cette mission c'est parce que je n'ai pas confiance en eux pour ça, reprit le traître. Stark est bien capable de s'endormir en laissant la porte de sa cellule ouverte, ou d'oublier de lui apporter ses repas au profit d'une sieste. Quand à Hallibel, et bien ... C'est une femme. Je ne l'ai pas choisi parce que je pensais qu'Orihime pouvait se sentir plus proche d'une autre femme et que ça la réconforterait certainement. Je préfère qu'elle soit surveillée par quelqu'un qu'elle craint, ça l'aidera à garder à l'esprit où elle se trouve et ça l'empêchera de faire des bêtises ou d'essayer de s'évader. Tu comprend, n'est-ce pas?
Ulquiorra acquiesça tout en pensant que son maître avait un sens de la logique légèrement tronqué. Il ne connaissait pas grand chose des humains mais il se doutait qu'Orihime serait moins tentée de s'évader si elle était gardée par quelqu'un en qui elle pouvait avoir confiance.
A ce moment-là, les yeux fixés sur cet homme qu'il trouva soudain détestable, Ulquiorra changea complètement d'avis. Qui mieux que lui pouvait protéger Orihime de ce fou? Il devait rester près d'elle pour la protéger.
- Tu comprends donc aussi que je refuse d'accéder à ta demande Ulquiorra, reprit Aizen.
- Oui, seigneur!
- Très bien! Prends bien soin de notre invitée, je compte sur toi. Et si elle recommence à t'ennuyer avec ses bavardages inutiles, souviens-toi que cela ne sera pas éternel, une fois qu'elle aura servit le destin que je lui réserve, tu seras débarrassé d'elle, définitivement.
Un frisson remonta le long du dos de l'arrancar qui s'appliqua à faire comme si de rien n'était.
- Je m'en souviendrai, promit-il.
Aizen lui lança un sourire puis le congédia d'un geste nonchalant de la main. L'arrancar se retira comme il était venu, lentement et calmement. Lorsqu'il eut fermé la porte derrière lui, Aizen se tourna sur sa droite et demanda:
- Qu'en penses-tu, Gin?
- Ma foi, j'en sais rien! Répondit l'intéressé en sortant de sa cachette dans l'ombre. Qu'est ce que j'dois en penser?
- Tu ne trouves pas ça étrange? Ulquiorra ne se plaint jamais de rien.
- La fille doit vraiment être une emmerdeuse de premier ordre!
Aizen lui lança un regard agacé en se demandant si son acolyte faisait exprès de ne pas comprendre où il venait en venir.
- Il me cache quelque chose, accusa le traître.
Pour toute réponse, Gin haussa les épaules.
- Tu vas le surveiller discrètement, ordonna Aizen. Je veux savoir ce qu'il me cache. Il n'est pas venu me trouver sans raison, il doit bien manigancer quelque chose. Il est hors de question de laisser les pouvoirs de cette gamine me filer entre les doigts. Hors de question de les perdre.
- Il te vient pas à l'esprit qu'il est p'têtre vraiment agacé par les blablas de cette fille!
- Tu te fous de moi? Rugit Aizen.
Gin ne sursauta même pas.
- Contentes-toi de faire ce que je t'ordonne et épargnes moi tes stupidités pour une fois. Je veux ton premier rapport ce soir.
- Et qu'est ce que j'cherche?
- Tout ce qui sort de l'ordinaire! Et garde les yeux ouverts!
Nullement fâché par cette dernière réflexion, Gin tourna les talons et se dirigea vers la porte de la salle en faisant signe de la main à son supérieur.
- Mouais! Fit-il alors. Deux précautions valent mieux qu'une, pas vrai?
Aizen ne daigna pas répondre et Gin quitta la salle en lâchant un petit rire moqueur qui sembla raisonner sous la voûte plus longtemps qu'il aurait dû.
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La voix paresseuse de Stark raisonnait sous le haut plafond de la salle de réunion tandis qu'il faisait le récit de sa dernière mission. Assit dans son siège en bout de table, Aizen n'y faisait pas attention. Le menton posé sur le poing, il observait Ulquiorra qui semblait écouter son camarade, les yeux fermés. Le traître ne pouvait s'empêcher de repenser à la conversation qu'il avait eut la veille avec l'arrancar. Le premier rapport de Gin sur le comportement et les activités d'Ulquiorra n'avait rien permit de découvrir. Après l'entrevue, l'arrancar s'était rendu chez la fille puis l'avait emmené aux bains, comme il le faisait tous les deux jours. Il n'en était rien ressortit d'étrange à en croire Gin, mis à par un incident avec un miroir auquel Aizen n'avait pas comprit grand-chose.
L'arrancar n'avait pas réagit quand il lui avait annoncé un peu plus tôt qu'il lui confiait une nouvelle mission. Il avait juste hoché la tête en répondant « Oui, Aizen-sama » ce qu'il faisait à chaque fois. Il n'avait pas eut l'air soulagé d'être séparé de sa charge pendant quelques temps, pas plus qu'il sembla affolé ou révolté par cette idée. Aizen voulait tester ses réactions avec cette annonce mais ça ne lui avait rien apprit de plus. Les soupçons du traître à propos de la loyauté de son serviteur ne s'en trouvaient pas soulagés pour autant. Gin allait devoir se charger de cette surveillance jusqu'à ce qu'il découvre quelque chose de concluant. Ce qui ne semblait pas le déranger outre mesure.
Aizen se détourna lorsque Stark se rassit à la fin de son rapport. Le traître ne fit aucun commentaire, il aurait eu du mal étant donné qu'il n'avait rien écouté. Il se contenta d'afficher un air étrange, à mi chemin entre la satisfaction et l'ennui. D'un geste de la main, il invita le suivant à prendre la parole et Szayel se leva à son tour. Aizen l'écouta dire qu'il n'avait toujours pas trouvé de moyens satisfaisants de créer de nouveaux arrancars sans demander d'aide à Turel. A partir de ce moment, Aizen cessa d'écouter les résultats de ses expériences hasardeuses et reporta son attention sur Ulquiorra, comptant sur l'assiduité de Tôsen pour lui faire un résumé de ce que ses marionnettes avaient dit durant la réunion.
Les yeux toujours fermés, Ulquiorra écoutait Szayel faire l'apologie de ses dernières recherches. Il était conscient que le regard de son maître pesait sur lui mais il faisait comme si de rien n'était. Il faisait semblant de se concentrer sur la réunion mais il n'avait pas vraiment la tête à ça. Pour la première fois, il ne faisait pas attention à ce qui se disait. Il était inquiet. Il venait de recevoir un ordre de mission de la part d'Aizen et devait se rendre sur Terre le jour même. Il ne reviendrait pas avant plusieurs jours. Sachant qu'il lui fallait encore plus qu'auparavant faire attention à ses réactions, il s'était forcé à rester calme, glacial et indifférent, comme il l'était avant. Il avait prit soin d'accepter sa mission, comme il avait accepté toutes les autres, avec obéissance et respect envers son « maître ».
C'était la première fois qu'il quittait Las Noches depuis qu'il avait ramené Orihime avec lui. Ca lui déplaisait profondément. Il se demandait qui allait prendre soin d'elle pendant son absence. Maintenant qu'il savait que son maître ne voulait la confier ni à Stark ni à Hallibel, il ne pouvait que s'inquiéter. Il ne restait plus que les pires espadas, ceux qui n'auraient aucune hésitation à la blesser malgré les ordres. Elle était si fragile, qui sait ce qu'ils pourraient lui faire. Tant qu'il était à proximité, personne n'osait approcher, mais s'il tournait les talons, que se passerait-il? Il avait vu ce sourire répugnant sur la face de cet abruti lubrique de Noïtora lorsque Aizen avait donné les ordres pour sa nouvelle mission. Il fallait éloigner Orihime de ce monstre. Il devait la protéger.
Inconsciemment, il chercha le reiatsu familier de la jeune-fille comme il le faisait souvent depuis quelques temps pour s'assurer qu'elle se trouvait toujours dans sa chambre et qu'elle allait bien. Son coeur fit un bond quand il le sentit loin de ses quartiers. Il comprit qu'elle se promenait librement dans les couloirs. Il lui fallut faire un effort considérable pour ne pas bondir de son siège et courir la récupérer sur le champ, abandonnant la réunion. Inquiet, il surveilla le reiatsu d'Orihime comme pour garder un oeil sur elle, tout en faisant semblant de s'intéresser à ce que disait Szayel. Il savait toujours faire preuve de patience mais il avait vraiment hâte que ça se termine pour pouvoir aller la chercher et la ramener en sécurité dans son appartement.
Il était furieux. Elle était sortie de chez elle! Quelle femme stupide! Comment osait-elle se mettre ainsi en danger? Pourquoi fallait-il qu'elle fasse ce genre de bêtises? Pourquoi ne pouvait-elle donc pas s'empêcher de désobéir? Elle s'était pourtant tenu tranquille ces derniers temps!
Szayel s'était tut et un silence pesant planait sur la salle. Bien que conscient que tous les regards étaient tournés vers lui, Aizen bu quelques gorgées de thé, les yeux fermés. Tous les espadas attendaient l'autorisation de quitter la salle. Leur maître posa tranquillement sa tasse sur la table puis les regarda avec un sourire satisfait. Ulquiorra serrait les dents et faisait tout son possible pour ne pas montrer son impatience et ne pas attirer l'attention d'Aizen.
- C'est tout pour aujourd'hui! Annonça le traître avec un geste de la main.
Les arrancars se levèrent et se dirigèrent vers la porte. Ulquiorra se força pour ne pas se précipiter dehors. Il le regretta lorsqu'il entendit la voix d'Aizen s'élever:
- Ulquiorra, Grimmjow; restez un instant j'ai à vous parler.
Se maudissant intérieurement, Ulquiorra obéit docilement. Grimmjow, qui était déjà arrivé devant la porte fit demi tour et s'avança, un air farouche sur le visage. Les autres s'en allèrent en silence. Aizen attendit que la porte se referme avant de demander.
- Alors, Ulquiorra, comment se porte notre invitée?
Il se demandait si, en remuant le couteau dans la plaie, l'arrancar n'allait pas laisser échapper quelque chose qui trahirait les véritables raisons pour lesquelles il avait voulu se décharger de sa mission. Cependant, à sa grande déception, Ulquiorra resta parfaitement stoïque et sa voix était toujours aussi calme et froide lorsqu'il répondit:
- Elle va bien, Aizen-sama!
- Mais encore?
- Elle s'ennuie, je pense, mais elle n'attend plus que quelqu'un vienne la libérer. Elle semble s'être résignée. Comme je vous l'ai déjà dis, elle n'obéit pas toujours à mes ordres, mais elle ne cherche plus à se rebeller.
Aizen resta un instant muet, cherchent une émotion, un indice sur le visage figé de l'arrancar, mais il ne vit rien qui sortait de l'ordinaire.
- Où en est sa loyauté?
Encore une fois, le visage d'Ulquiorra resta impassible.
- Elle est dévouée corps et âme, sa loyauté ne fait aucun doute, mentit-il.
Ca fit rire son maître.
- Dévouée? Envers qui? Toi ou moi?
Encore une fois aucune réaction sur le visage de son serviteur.
- Sauf votre respect, Aizen-sama, cela fait-il une différence? Répondit Ulquiorra en maîtrisant un frisson glacial lui remontant le long du dos. Même si c'est envers moi que va son dévouement, ça ne contrarie en rien vos plans. Vous connaissez parfaitement ma loyauté envers vous.
Aizen fut surpris de cette réponse. C'était comme si l'arrancar connaissait les doutes de son maître à son égard et qu'il avait voulu les faire taire. Un sourire indéchiffrable apparut sur les lèvres du traître. Ulquiorra décida de changer de sujet.
- Excusez moi, Aizen-sama, mais pour la faire taire, je lui ai dit que je l'emmènerai peut-être faire une promenade hors de sa prison. Me donnez-vous votre autorisation?
Aizen ne répondit pas tout de suite.
- Soit, tu as mon autorisation. Mais tu l'accompagneras et tu garderas un oeil sur elle.
- Cela va de soi, Aizen-sama.
- A la moindre bêtise, elle sera enfermée chez elle sans espoir d'en sortir à nouveau. Est-ce clair, Ulquiorra?
- Bien sur! Répondit l'arrancar en s'inclinant respectueusement.
Aizen ferma les yeux un instant puis se tourna vers Grimmjow qui attendait de savoir ce que le fourbe shinigami lui voulait cette fois.
- Grimmjow, merci d'avoir attendu.
L'arrancar aux cheveux bleu laissa échapper un grognement qui signifiait que de toute façon, il n'avait pas eu le choix. Aizen n'y fit pas attention.
- Je veux que tu te charge de notre invitée quand Ulquiorra sera sur terre.
- Hein!!
Trop absorbé à observer la réaction d'Ulquiorra, Aizen ne fit pas attention à celle de Grimmjow. Le traître pensait que confier la fille à l'espada pour lequel Ulquiorra avait le plus de mépris et de haine l'obligerait à réagir et à trahir ses réelles intentions. Il se trompait cependant et Ulquiorra resta aussi indifférent et froid en apparence que s'il lui avait annoncé l'heure. Grimmjow cependant n'était pas aussi diplomate et stoïque que son comparse.
- Chuis pas une putain de babysiter! Grogna-t-il, vaguement vexé.
Cette phrase lui attira un regard assassin de la part d'Ulquiorra. Leur réaction fit naître un sourire sarcastique sur le visage du traître.
- Je sais, Grimmjow, mais ça ne change rien. Tu veilleras sur la princesse en l'absence d'Ulquiorra. Et gare à toi s'il lui arrive quelque chose.
Un nouveau grognement mécontent accueillit les paroles de l'ancien shinigami.
- Je te déconseille de prendre cette mission à la légère, susurra Aizen sur un ton effrayant. Considère qu'à partir de maintenant et jusqu'au retour d'Ulquiorra, ta vie dépend de celle de cette fille. Qu'il lui arrive quelque chose et tu t'en mordras les doigts. Suis-je clair?
- Ouais! Grogna Grimmjow, furieux.
- Oui, Aizen-sama! Répondit Ulquiorra en s'inclinant à nouveau.
Un sourire triomphal naquit sur le visage du traître. Ulquiorra essaya de ne pas montrer son impatience mais il avait hâte que l'ex-capitaine le laisse partir. L'arrancar n'avait pas oublié que sa protégée se promenait dans les couloirs de la forteresse et que, maintenant, plusieurs espadas étaient libre de se lancer à sa poursuite. Il voulait sortir au plus vite et la retrouver avant que quelqu'un comme Noïtora ne mette la main sur elle.
- Vous pouvez y aller! Accorda le traître après un moment de silence.
Les deux arrancars se dirigèrent vers la sortie. Une fois que la porte se fut refermée derrière eux, Ulquiorra se tourna vers Grimmjow et le foudroya du regard:
- Si jamais tu ...
- Ca va, j'devine! Interrompit l'arrancar aux cheveux bleu en s'éloignant.
Il n'accorda pas un seul regard à Ulquiorra avant de disparaître dans le couloir.
L'indiscipline de son « camarade » l'agaçait. On aurait dit que Grimmjow savait exactement quoi faire pour l'irriter un maximum en prononçant un minimum de mots. D'un coté, Ulquiorra détestait Grimmjow pour son insubordination et sa foutue liberté d'esprit. Quoi que fassent ou disent Aizen, lui même ou n'importe quel autre ex-shinigami ou espada, Grimmjow semblait toujours rester bien au delà de leur sphère d'influence, comme si personne ne pouvait avoir de prise sur lui. D'un autre coté, Ulquiorra ne pouvait s'empêcher de l'admirer pour la liberté qu'il osait s'octroyer dans des circonstances si périlleuses. Grimmjow savait qu'Aizen ne l'appréciait pas mais il s'en moquait et continuait à agir comme il l'avait toujours fait. C'était à la fois courageux et stupide du point de vu d'Ulquiorra.
D'un hochement de tête furieux, il chassa le Sexta de son esprit et se tourna vers son principal sujet de préoccupation: Orihime. Poussant un bref soupir, Ulquiorra ferma les yeux et se concentra sur le reiatsu de la jeune-fille afin de déterminer sa position. Lorsqu'il l'eut trouvé, il s'élança dans cette direction en se demandant s'il était le seul à avoir repéré la jeune fille ou si d'autres espadas s'étaient mis en chasse.
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Et voilà le travail.
Aizen se doute de quelque chose. Combien de temps Ulquiorra pourra-t-il le tromper?
Grimmjow n'est pas du tout coopératif avec son supposé maître!
Dans le prochain chapitre, Ulquiorra annonce sa mission à Orihime et Turel se retrouve nez à nez avec Gin.
Je vous laisse pour cette fois.
N'oubliez pas les reviews, please!
Bonne vaccances à ceux qui partent (moi, je reste, vous en avez de la chance )
A samedi.
Bises
