Bien bonjour tout le monde !
Je vous ai manqué ? Comment ça « non » ? lol. Je suis désolée pour le « petit » retard de ce chapitre, mais j'ai en ce moment une baisse de régime, j'ai l'impression que ce que j'écris est moins bien. Mais ne vous inquiétez pas, je ne me décourage pas !
Cette fic aura une fin coûte que coûte ! Je suis une warrior ! (lol...) 10580 hits ! Vous y croyez ? Moi pas...
Ah oui, alors JE RAPPELLE pour ceux qui n'auraient pas lu les précisions au début de la fic qu'elle est INSPIREE d'un téléfilm « Désideria et le prince rebelle » mais pas plagiée car elle est bien différente quand même.
Sur ce, PETIT WARNING pour le début de ce chapitre : il va y avoir un baiser entre les deux jumeaux... Pour ceux qui ne tolèrent pas l'inceste à ce point, veuillez quitter cette page s'il vous plait. Cela n'ira pas plus loin, le baiser répond juste à un besoin de l'histoire.
Sur ce bonne lecture !
¤ Chapitre 11 ¤
Marchant d'un pas lourd, les épaules affaissées, soupirant de temps en temps, Drago avançait. Il avançait vers son destin, même s'il n'en avait pas envie. Ces quelques pas qui séparaient la tente du Tournoi lui semblaient infranchissables.
Harry s'était endormi. Mais pas lui. Il n'y était pas arrivé...
Il ne connaissait que trop bien leur futur, ce qui allait les déchirer, les séparer, pour toujours. Ressassant ses idées noires, il marchait dans la forêt, le coeur lourd. Il aurait pu transplaner, mais il avait besoin de réfléchir. De se perdre.
Et pour la première fois de sa vie, il se posait inlassablement une question. Pourquoi lui ? Pourquoi n'avait-il pas été maudit ? Pourquoi était-il né unique, humain ? Ou plutôt... d'apparence humaine.
Car il était persuadé que sous sa chaire, se trouvait un démon, un être maléfique et répugnant. Sa beauté n'était que surpercherie. Au fond, il se savait sale. Il avait tellement fait de coups bas à Harry qu'il se demandait encore comment celui-ci avait pu le laisser lui faire l'amour avec tant d'intensité.
Il n'était pas humain. Juste le fils d'Asthar. Juste l'enfant des Ténèbres. Alors pourquoi aimait-il à en mourir ? Pourquoi avait-il l'impression qu'on pressait son coeur avec une telle force que des larmes de sang se déversaient en lui ? Ce sentiment... n'était pas normal. Il aurait dû naître loup lui aussi. Il n'aurait jamais dû aimer.
Perdu dans ses pensées, il ne remarqua pas Draco Slytherin arriver sur son cheval ni le hénissement que ce dernier poussa lorsqu'ils s'arrêtèrent juste en face de lui.
Drago continuait simplement à avancer, tête baissée, sa longue tunique violette encore ouverte au niveau de son torse. Ses cheveux étaient restés décoiffés depuis que son frère avait passé la main dedans pour l'embrasser. Et surtout, témoins de sa douleur, des sillons de larmes sèches étaient tracés sur ses joues, lui donnant l'air d'un enfant perdu et abandonné.
« Mon prince ? Est-ce que vous allez bien ? »
Cette voix lui paraissait lointaine. Drago avait la tête qui tournait. Il se sentait mal. Il avait envie de vomir... De dégoût. De peine. De rage.
Et s'il se retournait ? Et s'il se mettait à courrir et revenait dans la tente pour serrer son grand frère avec amour ? Et s'il lui proposait de fuir, loin, très loin, dans un royaume où ils pourraient vivre en paix, ensemble. S'il faisait tout cela, Harry accepterait-il de laisser son rebelle ?
« Mon prince ? », l'appella de nouveau Draco, plus qu'inquiet.
Il descendit de son cheval, et, voyant que l'ange blond semblait paralysé dans sa torpeur, il le serra dans ses bras. Drago écarquilla grand les yeux mais ne bougea pas. Car juste devant lui, derrière un buisson, il voyait deux yeux scintiller. Les yeux de son père, Asthar.
« Nous nous sommes fait tellement de souci pour vous. Vous étiez avec le Roi James et la Reine Lily puis lorsqu'ils se sont retournés vous aviez disparu. Nous avons pensé qu'un des princes participant au Tournoi vous avait enlevé... », expliqua le rebelle, plongeant ses yeux bleus dans les prunelles grises de Drago, qui fuyait son regard. « Que s'est-il passé ? »
Tout ce que j'ai fais ne doit pas être vain. Je n'ai pas fait tant de mal à Harry pour renoncer si près du but, pensa inlassablement Drago en fermant les yeux.
Il pouvait sentir à travers ses paupières le regard sévère du loup sur lui. Il savait ce que son père attendait. Il attendait que Drago se laisse entraîner par le rebelle, qu'il retourne au château, qu'il l'épouse et qu'ainsi il s'empare du sceau du dragon.
« Je... Un paria m'a capturé... », mentit-il. « Et j'ai réussi à lui échapper... Mais je vais bien maintenant. J'étais juste en état de choc. »
Drago sourit timidement, bon acteur, et constata qu'il faisait une tête de moins que Draco Slytherin. Il ne put s'empêcher de penser avec ironie qu'au moins, ils avaient une différence physique autre que les cheveux et la couleur des yeux.
« Je me suis tellement inquiété », souffla le rebelle en resserant son étreinte.
Drago se tendit en sentant le souffle chaud de cet homme contre son cou. Ce n'était pas Harry. Il ne voulait pas de lui, il n'en avait rien à faire ! Et si ce stupide rebelle s'inquiétait pour lui ; c'était uniquement parce qu'il était ensorcelé, et qu'il se croyait amoureux de Drago.
« J'ai participé au Tournoi et j'ai gagné, mon prince. Le Roi n'a pas été très content mais les règles sont les règles », sourit Draco en passant une main dans les cheveux déjà ébourriffés de son homologue. « Je vais pouvoir vous épouser, mon prince, si vous êtes d'accord, cela va de soit. Je ne vous forçerai jamais... »
Tendrement, le rebelle s'empara du menton de Drago et le regarda intensément. Sincèrement.
« Je vous aime... »
Et Drago sentit sa gorge se nouer. Le rebelle était tellement persuadé de son amour, tellement sincère. La culpabilité s'empara de lui à une vitesse affolante. Si le rebelle savait que ces trois mots furent destinés à Harry pas moins d'un jour plus tôt...
Puis Draco posa son front contre celui de son prince tant aimé et les yeux brillants d'amour, il effleura les lèvres de Drago. Pétrifié, ce dernier se laissa faire, son coeur battant la chamade. C'était horrible ce qu'il faisait. Il était en train de voler l'amoureux d'Harry. Pourtant, pourtant... ce n'était pas comme s'il avait le choix. Il pouvait sentir le regard d'Asthar posé sur eux, attendant que son trésor, son fils adoré, satisfasse ses désirs.
Alors, lentement, Drago se détendit et laissa cette bouche tendre le caresser, l'embrasser avec douceur. Il laissa même la langue du rebelle s'insinuer en lui, songeant qu'elle avait embrassé Harry quelques heures plus tôt et Drago se mit à répondre fermement au baiser. Retrouver le goût de son Griffindor lui semblait être le seul intérêt à ce baiser. Et peut-être aussi, l'envie de l'oublier dans les bras de son futur époux...
A cet instant-là, alors qu'ils échangeaient une étreinte enfiévrée, tous deux ignoraient une chose capitale. Ils étaient jumeaux. Frères de sang.
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Harry fulminait contre Zacharias Smith, ce stupide prince qui le désirait comme s'il était un vulgaire objet. Il se rappelait très bien la façon dont il l'avait déshabillé du regard lors de la fête où Drago avait bu jusqu'à en être ivre. Cet homme ne vivait que pour satisfaire ses désirs, égoïste et assoiffé de sexe et de pouvoir.
Ainsi, alors que Zacharias écumait de rage après avoir perdu au Tournoi contre Draco Slytherin, retournant à son campement pour se changer, il tomba sur le prince déshérité, qui tentait de s'éclipser sans que personne ne le remarque.
Un sourire conspirateur s'était alors étiré sur le visage de Smith, qui aurait reconnu entre mille la silhouette d'Harry, malgré que ce dernier était vêtu d'une cape et recouvert d'une capuche.
Il désirait le corps de cet adolescent plus qu'il n'avait jamais désiré personne. Le caractère impulsif et rebelle du brun l'excitait au plus haut point. Zacharias faisait parti de ces hommes qui aimaient les défits, les interdits, et Harry en était un de taille.
« Allons, allons jeune prince, où crois-tu aller ainsi ? »
La voix moqueuse s'était élevée dans l'air, prédatrice, glaciale. Harry s'était figé et l'avait foudroyé du regard, abandonnant l'idée de cacher son identité puisqu'apparement Smith l'avait reconnu. Prenant son courage à deux mains, le brun avait pris une profonde inspiration et avait décidé de se battre.
Il devait empêcher Drago de s'emparer du trône et ce n'était pas cet homme qui contrarierait ses plans. Cependant le corps à corps ne dura pas longtemps, car Harry était désarmé contrairement à Zacharias et il était beaucoup plus jeune, donc beaucoup moins expérimenté en combat. Il fut plaqué au sol par cet homme au regard gourmand qui esquissa un sourire carnassier.
« Alors jeune prince, on abandonne si vite ? Je te croyais plus résistant, plus dur... », le provoqua Zacharias en commençant à bouger d'avant en arrière au dessus de lui.
Harry pouvait sentir son érection contre le haut de sa cuisse et tenta de se dégager, horrifié. Toutefois au plus il essayait de se débattre et au plus le prince poussait des cris de plaisir, signe qu'il appréciait la résistance du brun.
Cela semblait l'exciter et Harry s'arrêta de bouger, le coeur battant avec frénésie. Peut-être que s'il faisait semblant de se laisser faire, le désir de Zacharias diminuerait ?
Effrayé à l'idée que quelqu'un d'autre que Drago entre en lui, les yeux verts se détournèrent. Ses poignets lui faisaient mal tant Zacharias les lui broyait pour le maintenir immobile et les coups de poings qu'il lui avait infligé pour le garder sous lui le déchiraient de douleur.
Toutefois ses espoirs retombèrent bien vite lorsque le prince tenta d'insinuer sa langue dans sa bouche et Harry serra les dents avec force. L'avoir à sa merci l'excitait visiblement davantage. Zacharias jubilant à l'idée de réfréner les ardeurs d'Harry.
« Petit fauve », susurra t-il sensuellement à son oreille. « Laisse-toi faire... Sois sage... »
Harry tenta de se débattre une nouvelle fois et son mouvement brusque rapprocha le corps du prince contre lui et frotta leurs intimités. Zacharias poussa un grognement sourd à ce contact, ses sens s'embrasant totalement.
Brusquemment, il cogna à nouveau son membre brûlant contre celui d'Harry, et pas qu'une fois. Il entama de rapides va-et-viens et sa victime ouvrit grand les yeux en sentant son propre sexe commencer à réagir involontairement aux assauts de Zacharias.
Au comble de l'horreur, des larmes coulèrent sur les joues de l'adolescent qui se mit à crier à l'aide. Son cri déchira le silence de la forêt avant qu'une gifle magistrale ne s'abatte sur sa joue, l'abrutissant totalement. Zacharias bouillonait et lui avait plaqué une main sur la bouche, le regard menaçant.
« Si tu dois crier, ce sera uniquement lorsque je te pénètrerai et ce sera un rugissement de plaisir, mon petit fauve... D'accord ? »
N'attendant pas sa réponse, il profita de l'état d'ahurissement d'Harry qui sentait encore sa tête tourner après la violente gifle. Il en profita en glissant sa langue dans l'antre chaud de son fantasme vivant. Et si sur le moment, le brun ne répondit pas, trop stupéfait, il enroula finalement la sienne et répondit au baiser.
Evidemment qu'il était écoeuré. D'ailleurs il se faisait violence pour ne pas grimacer de dégoût. Mais il avait une idée...
Essouflé, Zacharias mit fin au baiser et plongea ses yeux marrons dans les émeuraudes qui semblaient briller de plaisir. Il ne savait pas qu'Harry simulait. Il était trop bête pour cela.
« Alors, mon petit fauve, on devient sage ? », murmura t-il, un sourire satisfait sur les lèvres.
« Je... »
Harry fit mine d'être gêné et détourna la tête.
« J'ai envie... », dit-il tout bas et il savait que Zacharias tomberait dans le panneau. « Mais... pas ici... »
« Et pourquoi ça ? », demanda la prince, sceptique.
Entendre dire de son fantasme vivant qu'il avait envie de lui venait de le déshiniber totalement. Cependant il avait peur de se faire dupper et ne voulait pas laisser Harry s'échapper... Pas avant de lui avoir fait l'amour jusqu'à épuisement.
« Parce que... », bégaya Harry, les joues rougies, « nous sommes proches des tentes et si mon père nous surprenait... »
« Ton père se fiche de toi ! », répliqua Zacharias, agacé de perdre autant de temps en paroles inutiles. « Faisons le ici... », proposa t-il, la voix rauque. « Si tu en as envie, ça ne devrait pas poser de problème. »
« Mon sort est peut-être indifférent à mon père ; mais il n'aimerait certainement pas savoir qu'un guerrier digne de votre rang ait une telle attitude envers son fils. Même s'il ne me considère plus vraiment comme tel... Il serait choqué d'une telle débauche de votre part et vous perdriez son respect. De plus je... »
Le brun retint sa respiration, comme s'il allait annoncer quelque chose d'important. Puis il se souleva légèrement et rencontra les lèvres de Zacharias, qui se sentait mourir de désir.
« J'ai l'intention de reprendre le trône qui m'est dû et renverser mon frère », déclara t-il sérieusement. « Et peut-être qu'ensuite je pourrai vous choisir... comme époux... »
Zacharias ouvrit la bouche avant de la refermer, abasourdi. Cette proposition était... plus qu'intéressante. Posséder Harry jusqu'à la fin de ses jours. Détenir le pouvoir du sceau du dragon. Acquérir le trône des Griffindor en plus de celui de son propre royaume. La luxure à l'état pur.
Voyant que le prince réfléchissait trop, Harry effleura à nouveau ses lèvres et prit l'air le plus innocent, le plus enfantin possible. Il se força à penser aux choses que lui avaient faites Drago contre le tronc d'un certain arbre et il se mit à rougir.
« Vous êtes tellement bon... », murmura t-il.
Se laissant complètement avoir, Smith se releva brusquemment et attrapa la main d'Harry pour le guider ailleurs.
« On va aller au château », dit-il fermement, au comble de la frustration tandis qu'Harry souriait dans son dos, rassuré.
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Se faufilant comme des voleurs dans les couloirs de Hogwarts, Harry et Zacharias filaient, main dans la main, essayant de faire le moins de bruit possible. Zacharias affichait un sourire monstrueux, ravi que sa proie semble si consentante et se disant que son charme était définitivement irrésistible pour que son petit fauve ait autant envie de lui.
Draco Slytherin pouvait épouser Drago ; le blond le faisait beaucoup moins fantasmer que le brun. Harry lui tenait d'ailleurs la main fermement, comme s'il ne voulait pas qu'il s'échappe et le guidait dans le château.
Qui pouvait connaître mieux que lui les secrets de Hogwarts ? L'aîné des deux princes avait toujours été curieux et impulsif ; ce qui l'avait poussé à sortir fréquemment de sa chambre quand il était enfant pour faire quelques escapades nocturnes. Une fois Drago l'avait découvert et avait tout rapporté à son père et Harry ne put s'empêcher de grimacer à ce souvenir. James n'était pas allé de main morte quant à sa punition.
Harry bifurqua et remerçia intérieurement l'agitation du Tournoi qui rendait le château pratiquement vide et désert à cette heure-là. Il contourna une armure et appuya sur une pierre. Le mur s'enfonça aussitôt pour laisser place à une embouchure, un passage secret, et Zacharias s'y précipita en premier.
« Dépêche-toi ! », s'exclama t-il comme un enfant excité à l'idée d'ouvrir son cadeau.
Zacharias avança et poussa une porte au bout du passage. Mais aussitôt avait-il tourné la poignée ; qu'il hurla et disparut du champ de vision d'Harry.
Le brun réprima un fou rire mal venu et pencha la tête dans l'entrebaillement de la porte. Un Zacharias recouvert de boue, baignant au milieu d'une dizaine de cochons grimaçait en se massant les fesses, conséquence de sa douloureuse chute.
« Oups, j'avais oublié que ce passage secret était condamné. Amusez-vous bien avec les cochons cher prince. Je ne pense pas que vous aurez beaucoup de mal à communiquer avec eux, vous êtes de la même espèce », sourit-il innocement.
Puis Harry perdit son sourire hypocrite, un peu effrayant, et cracha hargneusement : « Vous n'êtes qu'un sale porc ! » avant de se détourner et de fermer la porte derrière lui.
Ses yeux s'écarquillèrent de surprise lorsqu'il sentit un morceau de tissu contre sa bouche et son nez. Il ne pouvait plus respirer, étouffé. Il put sentir l'odeur ennivrante du chloroforme juste avant de s'endormir.
« Belle chasse Miss Teigne », félicita la voix d'un homme dans son dos, soulevant le corps du brun dans ses bras. « Très belle chasse... », rajouta t-il, un sourire dément sur les lèvres.
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Dans la forêt, un loup courrait à en perdre haleine. Il l'avait senti. Le danger. Le danger de réveiller le dragon. Cela ne devait pas arriver. Car sinon, il perdrait la vie de celui qu'il considérait comme son fils, Drago. Car sinon, il perdrait sa seule chance de redevenir humain.
Il ne s'arrêta que lorsqu'il arriva près d'une cascade et d'un lac qu'il ne connaissait que trop bien. Asthar s'inclina devant les eaux enchantées du royaume et demanda à parler à la Fée du Lac. Aussitôt, celle-ci apparut à travers l'eau ruisselante de la cascade, ses cheveux et ses vêtements séchant à mesure qu'elle avançait vers lui.
Les yeux d'Asthar brillèrent d'une lueur étrange. Cela faisait longtemps qu'ils ne luisaient plus de cette façon. Il n'y avait plus de vice. Plus de mal. Il la trouvait si belle...
« Ma Fée », murmura le loup en soutenant son regard.
« Bienvenue Asthar », l'acceuillit la jeune femme avec un sourire timide.
Sous ses pas, l'eau se durcifiait, comme si elle marchait sur de la terre. Elle vint s'agenouiller auprès de l'animal et lui caressa le flanc.
« Tu m'as beaucoup manqué... »
« Vous aussi, ma Fée », souffla le loup en détournant le regard. « Vous n'auriez jamais dû me faire cela, nous n'aurions jamais été séparés. »
Hermione se releva et épousseta les pans de sa robe argentée, un sourire étrange sur les lèvres. Elle avait l'air pensive.
« Peut-être. Peut-être que si j'avais été mortelle, j'aurais accepté de passer avec toi dans le camp du mal. Mais j'avais beau être amoureuse, j'avais un devoir à accomplir. Je devais rétablir l'équilibre entre le bien et le mal et tu n'as pas voulu m'écouter. Tu n'as pas voulu arrêter. Pourquoi ? », demanda t-elle en plongeant ses yeux dans les siens. « Tu disais m'aimer, toutefois tu étais incapable d'abandonner ta soif de pouvoir pour rester auprès de moi. Ne viens pas me blâmer de t'avoir transformé en animagi. Je n'avais pas le choix. C'était le seul moyen de t'arrêter... Tu étais devenu si incontrôlable », murmura t-elle douloureusement.
« Quand nous nous sommes rencontrés, dans ce village, tu n'avais pas encore conscience de tes pouvoirs. Tu n'étais qu'une enfant mortelle, humaine. A cette époque, tu aurais pu me suivre. Mais tu n'as jamais voulu accepter le mal en moi. Tu ne m'as jamais aimé entièrement, Hermione. »
« J'avais treize ans, j'étais effrayée ! », s'exclama t-elle. « Ma mère ne t'aimait pas. Elle te trouvait trop impétueux. Elle me préparait soigneusement à mon rôlée de Fée. Elle m'a obligée à te... à t'arrêter... quand tu as... »
La jeune femme détourna le regard, des larmes au bord des yeux. Cette histoire était si vielle... Des centaines d'années, peut-être plus ; et pourtant, elle la rongeait toujours.
« Quand tu as tué ces gens », termina t-elle d'une voix tremblante. « C'était horrible... »
« Ils n'étaient rien », siffla le loup comme s'il s'agissait d'une explication suffisante. « De pauvres paysans différents qui n'avaient pas le moindre pouvoir magique. Insignifiants. Comment peux-tu regretter leur mort ? »
« Différents ! », cria la Fée d'une voix aigu.
Autour d'elle, l'eau du lac s'agita quelque peu, créant de fines vagues qui allèrent sur heurter sur les rochers de la cascade.
« Et moi, n'étais-je pas différente ? N'étais-je pas la petite fille destinée à finir enchaînée dans les eaux echantées du royaume ? Ne possédais-je pas, à mon plus jeune âge, des pouvoirs à faire trembler les murs ? Pourtant cela ne t'a pas dégoûté quand tu m'as touchée ! Quand tu m'as fait l'amour ! »
« Mais tu étais belle... J'étais si attiré par toi... Tu n'étais pas comme ces moldus inutiles. »
« Ma beauté est donc la seule chose que tu aies aimée en moi. », coupa t-elle sèchement. « Ma mère avait raison... Tu n'étais pas lui. Tu ne l'as jamais été. »
« Lui ? »
« Un homme qui m'aimera en un seul regard. Un homme qui acceptera de rester avec moi pour l'éternité. »
« Cesse de rêver au grand amour, il n'existe pas », fit Asthar d'une voix glaciale. « Lutter contre ce sentiment et faire régner le mal peut te protéger contre ce fléau. »
Hermione soupira puis toute sa tristesse sembla quitter son visage qui retrouva une allure sereine, paisible.
« Tu es perdu, Asthar. Tu ne crois plus en rien... »
« Je crois aux pouvoirs du sceau du dragon. Il me rendra humain. Mais pour cela il faut que Drago réussisse. L'as-tu senti toi aussi... ? »
La Fée hôcha lentement la tête, l'air songeur.
« La magie que tu lui as confiée crépite dangereusement en lui, tout autour de lui. Elle devient incontrôlable. Je ne peux rien faire pour empêcher le dragon de se réveiller. Je t'avais prévenu Asthar... Si tu utilisais trop de ta magie, cela réveillerait un monstre. Tu n'avais pas le droit de la donner à Drago. Elle va le détruire... »
A suivre...
Et là, tout le monde se demande quelle fin de fou l'auteur va nous pondre ! Eh bien vous verrez haha !
Ca vous a plu ? Si oui, laissez-moi une petite (ou grande) revieeeew !! Même pour dire « j'aime », ça me fait très plaisir ! (Oui, il m'en faut pas beaucoup...)
Merci à tous d'aimer cette fic et j'espère au prochain chapitre. Bisous tout plein !
